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L'essence d'une vie ne se traduit guère par un mets [PV - Fauve]
Invité
Mar 16 Mai - 8:37

「 Walk and find yourself, but don't forget that you're the king of your own life, and just let that life makes you smile 」

ft. Fauve E. Wood

Mes sombres mœurs se nourrissaient d’un songe de minuit, alimentant cet esprit démoniaque qui évoluait en parallèle du mien déjà corrompu. Ma soif de connaissance à son sujet grandissait momentanément, à un point où seul découvrir la nature de cette voix m’intriguait. Mon corps endormi vouait ses déplacements aux règles de ce monde habité par Morphée, s’avançant prudemment vers une ombre des plus mystérieuses. Dans ma confusion, se reflétait un gentil sourire  sur le visage de cet étrange personnage qui occupait mes pupilles.

Ma rapide course perdit de sa vivacité à chaque pas qui me rapprochait de cet énigmatique être aux yeux d’un coloris différent. Une fois proche de lui, sans en connaître la raison, de petites gouttes cristallines coulèrent le long de mon visage, tandis que l’individu recouvert de ténèbres agissait comme un miroir, laissant au même moment des pleures lui venir.

Cet étrange contraste entre lui et moi approfondissait cette répugnante sensation de peine sous l’espoir. Ceci dit, peu à peu, je commençais à comprendre la signification de cette apparition. Dès lors, l’éclat sur son faciès disparut au profit d’ombres contraignante. Levant doucement ma main vers lui, je m’étais mis à l’idée de le toucher, comme pour en examiner sa consistance. Lorsque j’effleurai sa peau, il s’envola tel une simple lumière absorbé par les ténèbres, tandis que mes paupières se rouvrirent, contemplant la fatigue mentale de mon esprit, et celle physique de mon corps.

Perlé de sueurs de toute part, mon brutal réveil n’avait pu me reposer même en étant complètement pris dans les bras de Morphée. Ce dernier m’avait comme aspiré mon énergie vitale pendant ce sommeil, au lieu de me permettre d’en récupérer. Quoi qu’il en soit, nulle question de retourner dans ce monde de pénombres. Même si j’arrivais à encore percevoir l’appel du rêve, je n’étais pas en mesure d’entendre la mélodie qui l’accompagnait. Une autre journée difficile se présentait devant moi… Dame fortune ne me portait point dans son cœur tandis que la déesse de la folie exprimait sans aucun doute tous ses sentiments à mon égard.

… Ce jour-là… Si les morceaux de mon cœur n’avaient tenté de reformer une vie qui me siérait mieux… Moi, et la plupart des membres de la Delta Force, aurions-nous échappé à cette tragédie ? Plus mes pensées s’y perdent, plus je me dis que je suis la raison de l’échec de cette opération. Alors que l’on m’avait gentiment offert une raison de vivre, j’avais douté d’elle et je l’avais rejeté sans m’en rendre compte. J’avais abandonné ma vie de moi-même pour ne plus qu’être une simple coquille vide. Voilà pourquoi je ne pouvais de nouveau joindre mes forces à l’organisation de mon père. En tant qu’Ombre, je n’avais plus le mérite d’être à ses côtés… A leur côté.

Le fantôme de mon passé usait de divers procédés pour me rendre goût à cette vie perdue. Rêves, regrets, remords, douleurs… Et même plaisirs. Toutefois, aucune de ses tentatives ne m’atteignait. Au contraire, celles-ci n’arrivaient qu’à façonner un masque bien plus réaliste et résistant. Cela ne permettait qu’à ce caractère qui m’avait été implanter d’évoluer. Derrière ma routine, derrière ce sourire se présentait un vide. Qu’importe comment je le remplissais, qu’importe comment il le remplissait… Le décor ne changeait point.

D’un soupir, je m’extirpais de l’emprise de mon lit afin de pénétrer dans ce pur lac pour me laver de tout ce mal, exprimé par ce liquide plutôt déplaisant. La parfaite tiédeur de l’eau avait pu me revigorer un minimum pour que je puisse bouger normalement. Devant le reflet de l’eau, je fixais ce visage qui était mien, me rappelant de cette illusion nocturne. Puis, sous un tendre sourire, je quittais les lieux, retournant alors dans ce véhicule qui était mien.

Depuis que j’avais quitté le laboratoire de mon père, je me devais de vivre par mes propres moyens. Il me fut aisé d’emprunter un montant minimum d’argent afin de pouvoir m’offrir ce stand qui agissait autant en tant que moyen de transport que de lieu de travail et de vie. Même s’il était un tant soit peu étrange, j’arrivais à me fournir les besoins premiers grâce à cela. D’une certaine façon, j’avais pu recevoir le titre d’entreprise indépendante. En toute franchise, ce fut avec étonnement que je continuais dans cette voie en premier lieu. En aucun cas je n’aurais pensé que préparer des plats qui raviraient nombres de papilles serait considérer comme un travail à part entière, mais avec cela j’avais un moyen de rémunération, bien qu’il était loin d’être le plus stable. Sans doute était-ce dû au fait que je ne m’étais réellement installé sur un lieu précis, gardant mon cœur nomade à l’abri. Ainsi, il m’était difficile de créer une bonne réputation, malgré les bons retours qui m’avaient été adressé.

Alors que je m’apprêtais à débuter la chasse aux ingrédients, une nouvelle fois, ce fantôme sombre qui me représentait débuta une conversation à l’improviste. « Et maintenant, que vas-tu faire ? Vas-tu rester vide et vivre comme si de rien n’était ? Si tu ne veux pas de nouveau te battre contre ces enfoirés de Terriens, pourquoi ne recherches-tu pas un autre but ? »

Je ne rendis qu’un sourire à cet esprit persistant, l’ignorant par la suite. On m’avait octroyé un caractère chevaleresque… Et pas des moindres. La simple idée de tuer avait quitté mon être. Je ne pouvais redevenir celui que j’étais, alors il était aucunement possible que ce grossier personnage ait de l’influence sur moi, même s’il s’agissait des restes de mon passé. Je ne souhaitais pas sa destruction complète, mais je ne souhaitais nullement interagir avec lui non plus, après tout… Je n’existais même plus.

Si j’étais agencé de sorte à pouvoir récupérer de la nourriture de manière constante, je ne manquais jamais de remplir mes réserves d’aliments que l’on ne me fournissaient point afin de créer des mets bien plus délicieux qu’habituel. Une ronde au marché, un passage aux magasins, et même récolte manuelle dans divers places du pays. Ces mœurs fades étaient mon quotidien. Je n’avais alors plus qu’à trouver une place où m’installer, et commencer la vente.

Et, comme d’habitude, outre les rires des enfants, il m’arrivait d’entendre le chant des oiseaux et la musique de la brise… Mais point les paroles d’un achat. Encore une fois… Cela risquait d’être une journée difficile.
♥ ♥ ♥
L'essence d'une vie ne se traduit guère par un mets [PV - Fauve]
Terrien
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Ven 19 Mai - 21:05

Hungry cats never miss fishes


Tu t’élances. Il n’y a personne, autour de toi, si ce n’est ce magnifique chat géant, d’espèce inconnue. Les toits sont vides de peuple et la majorité de la foule et de l’effervescence qui se déroule en contrebas t’échappe totalement. Pour toi, il n’y a rien d’autre au monde que cette poursuite à l’allure folle avec ce drôle de félin qu’on peut voir sur une affiche placardée un peu partout dans la ville. Ta proie, qui répond au doux nom de Jericho, file comme une fusée de maison en maison avec toi sur les talons. Pour être honnête, tu triches dans cette histoire.
Après une semaine entière passée à la traque, tu connais tout de lui. Ses goûts, ses copains, la couleur des yeux de la chatte en chaleur qu’il va voir aussi souvent qu’il peut et même le contenu de ses repas de fugueur de mémère. Tu obliques à droite, passant sur un chemin parallèle au sien. D’après la position du soleil et la foule en bas, il n’est pas encore midi mais déjà, tu sais ce que ce pauvre Jericho cherche. La petite baraque à roulette, dont les chemins aléatoires t’ont rendu la tâche difficile, ne doit pas se trouver très loin. Tu as vaguement aperçu le propriétaire qui le faisait ronronner à coup de reste, mais jamais, tu n’avais eu l’audace de t’approcher plus près qu’à quelques rues. Pour toi, c’était la traque avant tout et, si tu n’avais pas le joli halo vert fluo sur tes pieds, tu ne pourrais même pas espérer tenir la distance sur le chaton.

Un nouveau saut pour changer de toit et tu t’aperçois que la boule de poil est descendue. En observant un peu les environs, tu le repères aussitôt. De ses grosses pattounes poilues de papatte, il se glisse entre les poubelles vers la sortie du cul de sac qu’il a choisi pour guetter son lieu favori. Ni une ni deux, tu prends ton élan pour descendre et, sans perdre une seconde, tu lui fonds dessus de toute ta vitesse de biche. Vous roulez tous les deux, pêle-mêle au milieu de la rue et sans prévenir, avant que tu ne finisses votre courses dans un truc qui t’arrêtes net. Cul par-dessus tête, les bras tendus en l’air avec Jericho qui te feule dessus toute griffes dehors, tu poses tes yeux sur le cuisinier préféré du chat. C’est ce moment, inopportun au possible, que choisi ton estomac pour gronder de façon fort peu délicate. Son cri d’agonie te rappelle que tu n’as rien avalé depuis près d’une journée, trop absorbée par la chasse au chat de Mamie Proust et la perspective de ses madeleines qu’elle fait refroidir sur sa fenêtre. Si tu es filoute au point de cambrioler ses pâtisseries, tu n’es pas grossière au point de continuer à la faire pendant qu’elle déprime dans sa cuisine. Reconnaissante, tu avais foncé sur l’occasion de récupérer son très cher Jericho et lui subtiliser d’autres délices, avec son consentement cette fois !

Tu clignes des yeux, un peu confuse, lorsque le proprio’ du restaurant sur roue vérifie que tu es vivante. Tu esquisses même un sourire et un vague « Salut » faute de savoir ce qu’aurait choisi Faune, dans cette situation. Tu te relèves, luttant avec ton gros chat des cavernes, quand tout à coup, l’odeur parvient jusqu’à vos narines. Ni une ni deux, vous vous transformez en deux véritables baveurs affamés et, sans plus de cérémonie, tu poses ta proie sur le comptoir et saute sur un des fauteuils. Les yeux pleins d’étoiles, tu avises les différents ingrédients avant de lever le nez vers le gérant. Ta bouille, qui jusqu’à présent était concentrée sur sa tâche, se met à fondre au profit d’une espèce de tête larmoyante et pleine d’espoir. Dans un esprit roublard, tu profites des poils arraché à Jericho pour faire apparaitre les moustaches vertes et les oreilles frémissantes du chat sur ta tronche. A ton grand bonheur, le plus grand talent de ta proie est le quémandage. Ainsi te retrouves-tu, aussi ridicule que ça puisse l’être, en parfait copycat du chat qui ronronne à ta droite. Hypnotisés par la perspective qu’offre l’odeur qui s’échappe du bouiboui, vous restez tous les deux immobiles, sous les yeux médusés des passants et, surement, du gérant de l’établissement.  

HRP:
 
L'essence d'une vie ne se traduit guère par un mets [PV - Fauve]
Invité
Ven 26 Mai - 23:57

「 Walk and find yourself, but don't forget that you're the king of your own life, and just let that life makes you smile 」

ft. Fauve E. Wood

Parmi toutes les zones auxquelles je m’étais situé, celle-ci était tout de même de loin la plus vivante. J’avais bien pour habitude d’entendre un silence merveilleux se plaignant d’un calme limite oppressant, mais cette fois-ci, outre les oisillons et autres petits animaux, il était possible d’y percevoir divers agitations au sein de cette ville. Sans doute était-ce faiblement nouveau pour moi qui ne connaissait que très peu les lieux alors que j’étais censé être né dans ce pays. Cependant, en toute franchise, je me sentais aussi frais qu’un étranger en ce qui concerne la culture d’Ariesten. Non, il serait plus correct d’affirmer que je possédais la connaissance d’un petit enfant, n’ayant pratiquement jamais quitté les bureaux expérimentaux de mon père. Tout ce que je savais faire, c’était ce que mon paternel m’avait appris à faire : me battre, ainsi que toutes les choses qui s’en rapprochaient. J’avais été spécialement formé pour cela, je n’avais jamais eu d’études à proprement parlé, ni même entendu des bafouillages qui me renseigneraient sur l’état actuel du monde, et même sur la vie en général. Je ne suis qu’une marionnette à qui l’on avait accordée une âme, une marionnette qui avait perdu son maître.

Quoi qu’il en soit, je me devais de vivre ma propre existence… Et me voilà encore une fois en pleine réflexion existentielle. J’avais promis d’arrêter cette bêtise mais il semblerait que ce soit bien plus fort que moi. Je ne peux combattre celui que je suis réellement, dans le fond, n’est-ce pas, ancien capitaine de la Delta Force ? Toutefois, bien étrange sensation qui m’envahit que celui de détester sa propre personne. Depuis ma transformation, je ne peux m’empêcher de haïr chaque aspect qui me définissait. Qui aurait cru que je sois aussi aimable désormais, moi qui n’arrivait même pas à sourire de la moindre sorte. Qu’est-ce qui avait pu me permettre un changement pareil ? Ou plutôt, quelle en était la cause exacte ? Tout avait commencé après l’opération pour ma survie, j’en conclus que c’était une conséquence directe de cela mais… De ce que j’avais appris, il était rare de percevoir un tel changement suite à une cybernétisation. Néanmoins, venant des expérimentations de mon père, cela était tout à fait probable. Il aurait très bien pu tenter de manipuler les âmes des gens… M’enfin, je m’y attarderai plus tard.

Semblerait-il qu’une demoiselle se démarque assez pour que j’y prête une attention minimum. Par ailleurs, l’appel de son estomac était aussi clair que précis. Même s’il n’était pas tout à fait l’heure de débuter les préparatifs, je ne pouvais nier cette implicite demande. Difficile fut d’admettre ma faible expérience culinaire, toutefois, préparer des plats aussi exotiques que délicieux restaient de mon ressort. En toute modestie, la plupart des choses que j’entreprenais résultaient en bien. Tout ce dont j’avais besoin n’était autre qu’un mental particulier pour me permettre de rester sur la longueur d’onde adéquate, afin de garder en course ce génie qui ne manquait aucune occasion de s’exprimer.

Quoi qu’il en soit, il était temps de travailler. En premier lieu, je pouvais me concentrer sur les plats froids, ainsi, il était simple de pouvoir servir les clients qui aimeraient ce genre de mets. Toutefois, mes ventes ne se tenait pas uniquement de nourritures simplets, mais aussi de toutes sortes de délicieux repas à déguster. Souvent, disait-on que mon stand proposait une vue différente de ce genre de commerce, étant fréquemment comparé à un restaurant. A mes yeux, il s’agissait de la même chose, cependant une nuance s’y trouvait disait-on. Néanmoins, comme lorsque l’on entre au sein d’une bâtisse servant de taverne, restaurant ou autre de la même famille, je proposais une carte, un menu qui changeait suivant les journées.

Alors que je préparais toutes ces bonnes choses, la voilà qui me fixait avec des yeux quasi-larmoyants. Je faisais de mon mieux pour cuisiner au plus vite, inutile de me regarder avec un visage pareil, je ne pouvais pas aller plus vite. Eh bien, l’interaction avec les clients n’étaient pas mon fort selon moi, mais je devais bien le faire, ou cela risquait de compromettre à mon commerce, même si au final cela m’importait peu. Alors que la demoiselle jouait de son charme félin, un faible soupir se distingua avant que mon sourire ne reprenne la main dessus, tandis que mon regard s’attendrissait en direction de cette jeune dame.

« A votre visage, il est clair d’y percevoir une envie certaine de déguster mille saveurs. Que souhaitez-vous commander ? »

Son attitude ne se perdit point suite à cela, me faisant douter de mes propres propos, comme si j’avais agis d’une mauvaise manière. Ou bien, elle n’avait point compris ce que je venais d’insinuer… Ses actes félins traçaient-ils aussi la nature de cette personne ? J’avais déjà du mal à comprendre comment pensaient les humains, alors ceux qui n’en étaient pas… Non, avec ma pauvre expérience en relation sociale, il m’était tout bonnement impossible de comprendre quiconque. M’enfin, d’une certaine façon, je pensais avoir compris la raison de son regard implorant la pitié.

« Rassurez-moi, vous avez de quoi payer, n’est-ce pas ? »

Un nouveau soupir naquit avant que je ne joigne la demoiselle près du comptoir, gardant un tendre sourire malgré mes paroles.

« Cela n’aurait été que de moi, je vous aurais offert un petit quelque chose mais… La vie de nos jours est plutôt chère. »

Je fermai mes paupières un court instant avant de me laisser envahir par quelques idées. Après tout, avec un tel faciès, il m’était impossible d’ignorer sa quémande. L’argent n’était pas l’unique prix qui pouvait m’intéresser. De son air aventureuse, elle pouvait se rendre utile pour un bon repas, comme elle avait pu le faire avec cette vieille femme si ma compréhension était bonne.

« Pour remédier au manque d’argent, voilà ce que je vous propose. Rien de bien difficile, il suffit juste de faire parler de mon restaurant à tous ceux que vous pouvez croiser, et qui accessoirement pourraient bien les intéresser. En échange de ces petites parlottes, je vous offre le mets que vous aurez choisi sur la carte. Et si jamais mon commerce se voit sous un nouveau jour grâce à vous, je veux bien vous faire profiter de mes talents une fois par semaine, gratuitement. »
♥ ♥ ♥
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