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❝ ... Et si ce froid ne s'arrêtait jamais ? ❞ -- Ryo.
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Dim 10 Jan - 4:25
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「 Seul, le loup dépérit. 」

Cette fois-ci, la neige était bien là. Froide, vierge, parfaite. Elle recouvrait silencieusement la forêt tout en entier depuis quelques jours seulement. Mais déjà, elle étendait son manteau parfait avec quelques bons centimètres. Ici, contrairement à la ville, personne ne déneigeait, même pas sur les chemins de passage. Et c'était tant mieux... Ragnar n'aimait pas la ville aussi pour ce fait ; Tout y était régulièrement contrôlé et la nature n'y avait pas vraiment sa place. En même temps, comment pouvait on circuler avec de la poudreuse ? C'était quasiment impossible à un haut degré. Encore la semaine dernière, le blond avait rechigné à s'y rendre parce qu'il appréciait de moins en moins le bourdonnement ambiant qui émergeait de la cité. C'est ainsi qu'il se rendait compte que plus le temps passait, plus il éprouvait une répulsion étrange pour tout ce qu'il y avait 'la-bas'. Devenait-il dédaigneux ? Non, Ragnar l'était malheureusement déjà, n'importe qui aurait pu voir ce sauvage plisser le nez lorsqu'il se devait d'aller s'approvisionner en nourriture dans les magasins. Il ne pouvait quand même pas aller chasser les animaux de sa propre forêt, ça aurait été un sacrilège ! Il était certes une bête, mais pas à ce point là... Du moins pas tout le temps.

C'est alors qu'un frisson grimpa sur ses avant-bras. Le protagoniste s'arrêta un bref moment de marcher pour regarder ses pieds, puis un peu en arrière pour visionner ses traces de pas, comme si une force extérieure l'interpellait. Encapuchonné comme à son habitude, il remarqua alors qu'il n'avait pas vu âme qui vive dans le coin depuis que la neige était soudainement tombée. Les flocons aurait-ils kidnappés les citadins à son passage ? Cette idée aurait presque pu faire sourire le si stoïque Ragnar ; Si ça avait été le cas, ils auraient pu les garder. Quel rabat-joie il faisait ! Son visage se relevant au final, il soupirait avant de reprendre sa marche. Aujourd'hui, pas de patrouille, juste cette petite mission vitale qu'avait été de récupérer du bois pour sa cheminée. Le loup n'était pas connu pour être frileux (étant en plus un hybride à sang chaud, sa température corporelle était plus élevée que la moyenne), mais l'humidité était son pire ennemi. Ragnar pouvait être aussi peu frileux qu'il le voulait, si la neige était en contact avec ses vêtements c'était la fin... Pas possible de sécher ses habits et il n'aurait pas pu non plus se réchauffer, au passage ! Et seul le Tout-puissant sait à quel point il aurait été en contact avec la neige plus tard... Normal, lorsqu'on travaille exclusivement à l'extérieur.

Cette fois-ci, il avait été loin pour reprendre les  petites bûchettes qu'il avait dans les bras. La paresses avait fait en sorte qu'il avait préalablement fait des petites réserves diverses un peu partout dans la forêt sans pour autant les rapatrier toutes vers l’objectif ; Sa maisonnette. Ragnar ne pouvait que s'en prendre à lui-même ! Faire tout ce chemin pour rien, il l'avait mérité ! La tête rentrée dans ses épaules pendant qu'il maugréait intérieurement, le fin brouillard qui commençait à tomber n'allait pas lui rendre la tâche aisée, d'autant plus qu'une fine neige persistait à tomber, comme réticente elle aussi à laisser son champ de vu intact. Un autre souffle, comme plus agacé cette fois-ci.

Le pré adulte arrivait encore à voir le chemin de pas qui s'était formé pendant son premier itinéraire. Éphémère cependant, ce dernier commença à se volatiliser comme si rien n'était... Très bientôt, il sera recouvert par un fin voile blanc... Comme un peu Ragnar qui sentait la neige se former sur le dessus de sa capuche vu qu'il marchait assez lentement. Se transformer en bonhomme de neige n'étant pas sa priorité, il lâcha d'une main les morceau de bois qui étaient logés dans ses bras pour enlever le surplus blanc sur le haut de son crâne, mais comme il portait des choses plutôt conséquentes dans ses bras juste quelques secondes auparavant, l'une des petites bûches s'échappa pour tomber au sol, dans un bruit silencieux. Ses pas s'arrêtant donc, il s'était penché pour ramasser son bien lorsque quelque chose attira son œil, un peu  loin plus vers la gauche. Distinctement, il arriva à voir un autre petit chemin de pas qui n'était le sien. Mais contrairement à lui, il ne s'agissait pas d'empreintes  humaines... Mais animales.

Très intrigué, le blond posa alors ce qui l'encombrait un moment au sol pour se relever et s'approcher de très près. Frappé par l'incompréhension, ces traces étaient … Étranges. Il n'avait pas l'impression de les avoir déjà vu par ici. Il ne s'agissait pas d'un animal qui vivait normalement dans les environs...  Ayant bien peur de comprendre, Ragnar s'était ensuite redressé comme un piquet pour regarder autours de lui, ses sens se mettant aux aguets.

Quelque chose... Était passé par ici il y a quelques bonnes minutes environs, vu que la neige étouffait déjà bien les marques ancrées sur la surface blanche.

La situation ne lui plaisait pas du tout. Peu importe ce qui était là, il lui fallait voir ce que c'était, très vite. Oubliant aussitôt ce qu'il était entrain de faire, le garde forestier s'était mit à suivre la direction des empreintes  avec précaution, marchant à côté pour ne pas les recouvrir avec ses propres pas. Pressé cette fois-ci, l'hybride remarqua sans mal que la ligne se faisait de plus en plus nette, comme si il se rapprochait du but. Avant qu'enfin, il puisse remarquer une forme dans le lointain, cachée légèrement par la brume au travers des arbres.

Son premier réflexe fut de s'arrêter dans l'immédiat et de poser un genoux au sol, accroupit ; Si il s'agissait bien d'un animal, son but n'était pas de le prendre par surprise afin de l'effrayer ou de le rendre agressif par mégarde. Par contre, il se rendait bien compte que le vent qui frappait légèrement son dos devait apporter son odeur à la bête qui rôdait dans le lointain... Enfin... Si il s'agissait véritablement d'une bête ? La main posée dans la neige pour se tenir en équilibre, Ragnar ne pouvait désormais qu'attendre et observer.
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Dim 10 Jan - 18:12

Ragnar & Ryo

Au milieu de la rue.

La fureur prenait ses tripes, enflammant tout son être. Cette sensation de haine profonde qui remontait alors jusqu'entre ses lippes. La rage brûlait sa peau, arrachant les cris de la bête. Des crocs acérés se dévoilaient lentement, ses babines vibrantes. Et entre les flocons qui venaient mourir sur le sol, les orbes rougeâtres de l'animal perdaient peu à peu son côté humain.

On apprend souvent des autres. On grandit au contact de ceux que l'on croise dans la vie en plus de sa famille. C'est ainsi qu'évolue un être humain. Et pourtant, il arrive inévitablement que certaines personnes ne sachent jusqu'où les limites sont raisonnables. Être franc n'a jamais été une tare en soi, bien au contraire, mais être médisant avait un côté enrageant. Si le commun des mortels réagissaient dans la limite des règles de bienséance de la société, la bête n'avait pas eu ce luxe-là dans la vie. Parce qu'un rien pouvait menacer la tranquillité de son esprit.  Qu'est-ce qui énerve ou non ceux qui nous font face ? Jusqu'où peut-on toucher des points sensibles même sans savoir de quoi l'on parle ? Cette question... Peut-être auraient-ils dû se la poser avant que le tigre aussi grand et imposant que son espèce le permettait, ne se présente finalement sous leur yeux.

Dans son esprit, alors que ses pattes le portait jusque dans la forêt, poussé par le peu de conscience qu'il restait encore, la raison de tout ceci devenait floue. N'avaient-ils pas parlés de sa mère pour le provoquer ? N'avaient-ils pas insinués quelque chose à son sujet ? Mais plus les pensées se tournaient dans cette direction, plus la bête enrageait lentement, laissant la colère se propager et les pulsions prendre le pas.

Il manquait de temps.

De temps pour fuir aussi loin que possible. De temps pour ne blesser finalement personne. De temps pour ne pas commettre la même erreur que son jeune frère. Et cette seule idée ne faisait qu'engendrer des pulsions plus fortes encore. La vision de cette famille décimée, de sa réaction de défense qui avait tué son frère, le dernier encore debout des siens. Mais dans le fond, n'était-ce pas mieux ainsi ? Qu'aurait-il alors vécu si la vie s'écoulait toujours dans ses veines ? Cette idée avait travaillée longtemps le tigre, mais n'avait jamais aidé à calmer cette culpabilité qui le rongeait si fortement. Cette solitude et cette culpabilité qui ne calmaient en rien cette haine. Une haine si grandissante que peu à peu, elle prenait tellement de place dans son inconscience que cela le changeait irrémédiablement.

Il suffoquait.
Ce monde le faisait suffoquer.
Cette vie le faisait suffoquer.
Qui pouvait encore l'aider ?

A en perdre haleine, la bête courrait, s'enfonçait dans la forêt dont la brume brouillait légèrement son chemin. Une chance finalement. Ainsi peut-être ne pourrait-il pas retourner si facilement en ville par la suite. Lorsque sa conscience finirait de s'envoler pour laisser place aux instincts, peut-être que le climat l'aiderait. C'était son souhait. Oui, son seul souhait que de n'avoir pas à vivre le même cauchemar qu'Ervin. Que ses orbes ne s'ouvrent finalement sur ce monde en réalisant que le sang qui orne ses mains, n'est pas le sien et que les cadavres s'empilent non loin. Une vision qui effrayait inévitablement l'homme, le condamnant à plonger plus profondément parce qu'il n'avait pas réussi à éviter cela aux siens.

Inutile.

Et finalement, une crevasse lui attrapait vicieusement une patte, le faisant trébucher et rouler plus loin. Alors se redressant en soufflant bruyamment de sa course effrénée, les orbes rougeâtres avaient plongés. L'humain n'était plus. Seule la bête subsistait encore. Sa pire crainte qui revenait. Cela faisait alors si longtemps que ce n'était plus arrivé, que cette situation n'avait plus pris ses tripes à ce point.

Ainsi furieusement, la bête se mettait à attaquer tout ce qui lui semblait vivant, mais pourtant rien ne se profilait à l'horizon vu le temps. Des branches d'arbres eurent à souffrir de sa haine, de sa rage. Des troncs également et des flocons illusoires. Rien n'était à sa portée encore et cela ne pouvait le calmer.

Ses orbes balayaient les lieux, cherchant un chemin à prendre, reniflant également les odeurs. C'est à ce moment-là qu'une odeur parvenait à ces dernières, lui faisant tourner le regard. Au milieu de la brume se dessinait une silhouette. Probablement que tous deux devaient se voir sans pour autant pouvoir se distinguer.

Un grognement déchirant mêlé entre une colère sans borne et une souffrance résonnait, s'avançant déjà lentement vers cette entité non-loin de lui. Et c'est finalement une course qui voyait le jour, une course pour lui sauter à la gorge et déchiqueter la chair. Arracher tout ce qui passerait entre ses dents pour apaiser cette bête acharnée.

Quelqu'un devait payer.    

(made by voodoo doll)


[HRP : Bon ça ne fait pas vraiment avancer le récit, cependant je te laisse le droit de "contrôler" Ryo. De toute façon, il va s'acharner à l'attaquer. Et tu peux donc aussi dire -selon ce que tu veux faire, si Rag le piège ou quoi- qu'il se prend un arbre ou qu'il le repousse ou autre ! ^^]
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Dim 10 Jan - 23:50
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「 La bête guette. 」

Il avait encore le temps. Celui de se détourner et de prendre les jambes à son cou pour ne pas se confronter à la bête qui rôdait dans le lointain. Ça aurait été plus sage, sans nul doute. Il n'y avait qu'un homme dénué de bon sens pour rester aussi près d'un élément qui pouvait s'avérer dangereux pour un futur prochain. Cet homme, il s'agissait de Ragnar en ce moment même. En effet, la curiosité picotait l'ensemble de son corps depuis qu'il avait vu ces traces dans la neige... De quoi il pouvait bien s'agir ? La forme était plus imposante qu'un loup mais aussi, moins large qu'un ours. Au final, il n'y avait qu'une seule solution pour le savoir,  mais c'était au dépend de sa propre sécurité. A vrai dire... Ce n'était pas si dérangeant...

Le Loup n'avait pas vraiment froid aux yeux.

Déjà à l'âge de 6 ans, il adorait s'aventurer où il ne fallait pas. Grimper des rochers escarpés ou bien passer un violent courant d'eau, il l'avait déjà fait un bon nombres de fois. C'était sans doute pour ça qu'il donnait un violent mouron à sa mère qui, à l'époque n'hésitait pas à le réprimander quand il rentrer complètement dépareillé voire même blessé. Le sauvageon avait toujours été égal à lui-même dans ce domaine là ; l'adrénaline était une dope naturelle, après tout. Cette même adrénaline, il en était encore plus addict depuis qu'il vivait seul dans cette forêt. Peut-être parce qu'elle était la seule à le faire se sentir... Vivant. Et puis de toute façon, qui serait venu s'inquiéter pour lui si il venait à être mal en point ? Son frère ? Non. Lui, s'était finalement mit à le craindre comme le restant de ses connaissances. Il était devenu comme tout le monde, à son tour.

Soudainement, son cœur s'était mit à battre plus rapidement dans sa poitrine. Alors que sa vision était mauvaise par cette brume, la forme noirâtre s'était finalement arrêtée de bouger. Lentement, les lèvres du jeune homme s'étaient ouvertes, attendant le dénouement de cette rencontre qui pour le moment, était silencieuse. Seule la chute des flocons berçaient la scène, faisant croire qu'il s'agissait d'un moment presque surréel, doux. Sans s'en rendre compte le blond eu bientôt la capacité d'entendre son propre souffle et le sang taper dans ses tympans ...  C'était comme si ses propres ressentiments animaliers lui dictaient de partir. On raconte que les animaux pressentent plus rapidement le danger que les humains... Peut-être était-ce le cas en ce moment même ? Bien que tout les signes avant coureurs se montraient sinistres, les muscles du blond se contractaient quand à eux, déterminé à tenir sur place.

L'échine de Ragnar s'était redressée un peu lorsqu'il parvint à voir la masse se mouvoir de nouveau. Et soudainement, un rugissement à glacer le sang frappa son audition... Elle l'avait vu, sans surprise. Sans réfléchir, l'hybride eut un sursaut si violent qui lui avait permis de se remettre sur ses jambes. Bien sa faute à lui ; Il était trop tard pour faire demi-tour. Le garde forestier cru voir la bête se ruer sur lui aussitôt que cette dernière avait sonné la charge. Quelques pas maladroits le faisant reculer, l'une de ses mains s’agrippaient vers le col de sa cape pour tirer d'un mouvement très sec dessus, faisant craquer la ficelle qui permettait de la tenir originellement sur ses épaules. Le protagoniste avait déjà eut droit à une charge d'un ours, dans le temps... Et il savait très bien qu'il avait très peu de temps  pour réagir. Il savait aussi qu'on ne pouvait pas raisonner les animaux en leur parlant, ce qui rendait sa défense très faible. Mais son pire cauchemar n'était pas encore là... Le pire oui, c'était bien de ne pas savoir ce qui allait lui sauter à la gorge.

Le tissu à la main, il grimaça. La forme, qui prit consistance dans une forme orangée s'était approchée à toute allure. Sans prendre le temps d'analyser la situation, il jeta alors sa cape sur la tête de l'animal pour chercher à le désorienter et à lui bloquer la vu pendant quelques secondes qui auraient pu s'avérer crucial. La bête était bien plus grosse de près, bien plus terrifiante. Le blond n'avait jamais encore vu rien de tel auparavant. Si il courait maintenant, il allait se faire rattraper. Se cacher ? Où ? Le prédateur sentait son odeur à plein nez, une mauvaise idée en plus. Aucune échappatoire digne de ce nom n'était accessible en ce moment même. A la limite, si il avait pu se transformer en loup... Au delà de la grande probabilité de se faire déchiqueter en morceau, il aurait pu peut être fuir assez vite... Mais fallait-il déjà avoir le temps de se métamorphoser, ce qui était impossible.

Le temps, c'était ce qu'il n'avait pas.

Son réflexe premier fut alors de courir très rapidement pour contourner quelques arbres afin d'en trouver un qui aurait pu être à sa porter pour y grimper. La chance était de son côté pour ce coup là, il trouva son bonheur juste à côté de son point de fuite. Athlétique, Ragnar prit suffisamment d'élan pour arriver à que sa paume attrape une branche basse, bien que sa main se fritta fortement contre l'écorce de l'arbre. Toutefois, il était très loin d'être sortit d'affaire... Son corps pendant dans le vide, l'animal avait dû se relancer à sa trace quelques secondes après lui aussi. Arrivant à grimper sur la première branche qui était basse, il tâcha d'essayer de se hisser sur la seconde, ne sentant même pas ses paumes irritées, ses uniques pensées se focalisaient sur le fait de rester en vie. Monter... Monter au plus haut... La lèvre mordue, Ragnar n'avait pas encore conscience que, ses jambes pendant dans le vide, était encore bien à la portée de l'animal qui avait l'air de le traquer.  

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[HRP : De même, je te laisse le choix... Ryo peut très bien attraper l'une des jambes de Ragnar (si il est toujours à ses trousses ) pour le mordre et le faire tomber. C'est toi qui voit /o/ juste, si possible, j'aimerais qu'il ne meure pas tout de suite//PAN//)Après le blesser et etc, c'est pas dérangeant !
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Mar 12 Jan - 19:30

Ragnar & Ryo

Au milieu de la rue.

L'inconscient humain se terrait à présent dans un coin de son être, seule la bête courrait encore dans ses veines. Ses pattes frappaient furieusement le sol, courant après cet intrus pour le dépouiller. Le dépouiller de sa vie, de sa chair, de sa liberté. Le traquer comme une proie ordinaire. Non, cela n'avait rien d'ordinaire tant sa haine brûlait tout son corps. C'est sans pouvoir y réfléchir que sa course avait commencée, se ruant littéralement vers cette personne qui n'avait rien demandée.

Au mauvais endroit, au mauvais moment.

Il n'y avait alors pas plus juste comme expression à présent. Dans le fond de cette forêt, isolé de la moindre aide possible, seule deux âmes respiraient encore. Au milieu de cette brume épaisse et de cette froideur hivernale, deux respirations seulement. Pourquoi ? La bête n'était-elle pas allée assez loin pour n'y trouver plus personne, plus aucune âme ? Pourquoi fallait-il toujours que l'Homme se montre trop curieux au point d'en arriver-là ? Bien que toutes ces questions ne pouvaient s'imposer assez fortement à son esprit pour l'arrêter, lorsque la conscience reviendrait... Si cette personne était morte alors cette culpabilité se retournerait à nouveau sur l'humain. Oui, pourquoi tout le monde ne pensait qu'à eux ?

Un rugissement survenait, fendant l'air lorsque sa vue se trouvait tout à coup brouillée.Un vêtement semblait avoir coupé court à sa traque, l'obligeant à s'arrêter pour pour s'en défaire. Sa rage prenait une ampleur grandissante alors que ses pattes se débattaient violemment pour déchiqueter la cape. Ses crocs se plantaient lourdement dans cette dernière, arrachant des morceaux, les faisant alors volés au milieu des flocons qui chutaient légèrement au sol.

L'acharnement jusqu'à ce que finalement, il ne reste plus que des morceaux qui flottent.

Les orbes rougeâtres étaient repartis en quête de sa victime. L'odeur, l'instinct de chasse, la vision... Il ne fallait guère plus de quelques secondes pour retrouver sa trace. La masse se remettait à courir, l'apercevant entre la brume épaisse. Une forme indistincte, mais visible. C'est un peu par hasard, alors que ses pattes arrières prenaient appuie, que son saut lui faisait atteindre la jambe de son opposant. Ses crocs se plantaient violemment dans la chair, faisant déjà jaillir le goût du fer entre ses lippes, repeignant légèrement la blancheur immaculé qui glissait sur le sol. Un rouge teinté qui tombait pour se mêler à cette dernière. La couleur de ce paysage allait peu à peu changer avec sa rage.

Mais déjà la voilà qui retombait, posant quatre pattes au sol. Néanmoins, sa mâchoire avait su entraîner le corps avec lui. Comme un chien qui ne lâche jamais une fois qu'il vous attrape, sonnant la fin si personne n'intervient. Si c'était une bête et seulement cela, peut-être aurait-ce tinté les cloches de la mort, mais lorsque ses orbes se plantaient véritablement sur le faciès de son adversaire, les crocs s'étaient desserrés. Était-ce alors la vision de ses traits qui ne semblaient guère inconnu à l'humain qui arrêtait son geste ou le fait de savoir que ce n'était pas un animal ? La réponse se donnait d'elle-même alors que s'avançant lentement jusqu'à son visage, reniflant bruyamment son odeur en grognant, plus rien ne semblait survenir de plus de sa part.

Est-ce la conscience de la bête qui se débattait alors l'inconscience humaine ? Un grognement sourd fendait le silence pesant de la forêt, faisant reculer le tigre. Chancelant, sa tête se secouait furieusement de droite à gauche, essayant visiblement de chasser ce qui subsistait encore de Ryo. Cette personne, le dérivé l'avait déjà vu.

Une certitude.

Son attention se détournait pour mieux y revenir, le fixant à nouveau en grognement violemment, secouant par la suite à nouveau son museau. Un combat intérieur qui ne cessait de prendre de l'ampleur. Qui pouvait bien gagner entre la bête et l'humain ? Qui était plus fort que l'autre ? C'est cette colère, ce sentiment si envahissant et néfaste qui le rongeait à présent. Une souffrance probablement, mais ce ne fut peut-être rien face à la morsure de cet homme. On ne peut juger qui souffre le plus. Personne ne le peut.

Redeviens humain.

Une pensée qui lentement redonnait corps nu au tigre, faisant lentement disparaître cette fourrure épaisse, ses pattes, sa queue et ce museau. La fraîcheur de la neige n'arrivait à calmer la chaleur qui brûlait encore ses veines. Ce ne serait que temporaire apparemment. Alors d'une voix lourde, respirant bruyamment, le mannequin ne pouvait lui demander qu'une chose à présent :

« Fuis ! »

Parce que la bête reviendra.
Parce qu'il ne pouvait se contrôler.
Parce qu'ils avaient osés traiter sa mère.
Parce qu'ils avaient réveillés cette culpabilité qu'il essayait tant de calmer.

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Mer 13 Jan - 0:14
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「 Culpabilité. 」

Ragnar savait que sa vie était en jeu. S' il ne grimpait pas ces branches,la bête finirait par le happer et le traîner au sol pour mettre fin à ses jours. Il se voyait déjà subir ses assauts sauvages, sans pitié. Pour finalement n'être réduit qu'en une carcasse informe, tachant la surface immaculée au sol. D'or et déjà, il arrivait à l'entendre ; L'animal était tout juste derrière lui, grognant et avide d'une chair en mouvement. Une chair qui était sienne. Néanmoins... Peut-être que la chance aurait été de son côté cette fois-ci. Plus qu'une banche et il aurait été sortit d'affaire (tout du moins il le pensait). Si il se hissait encore, il serait hors de porté, momentanément rescapé d'une attaque qui aurait dû être inévitable. Le blond avait le souffle court mais rien ne semblait le distraire de son objectif... Encore un coup de l'adrénaline qui lui donnait des pulsions supplémentaires pour ne pas succomber. En y pensant c'était bien vrai, le protagoniste était chanceux à ce sujet. Sous le coup de la peur, il avait de très bons réflexes... Il ne se tétanisait pas non plus, ce qui lui permettait de réagir encore plus promptement.

Toutefois, même avec un cet excellent atout, Ragnar était dans une position très difficile. Et encore, ça n'allait être que pire dans quelques moments. Tandis qu'il réussissait à se hisser encore un peu plus haut dans son perchoir, une décharge violente entoura sa jambe droite. L'impression qu'un piège à loup s'était abattu sur sa chair, si fermement que son corps entier s'était tendu sous la douleur. Très vite, ses doigts avaient glissés à son tour de l'écorce gelée, de ce qui aurait pu lui sauver la vie, tombant lourdement sur le sol sans réussir à récupérer sa chute. Les yeux grands ouverts, le jeune n'avait eut qu'un gémissement de douleur bien audible pendant qu'il tournait son visage vers le hachoir qui avait capturé sa jambe, le corps pour le moment semi-allongé au sol, tremblant de mal être.

Un tigre.

Le cœur de Ragnar était sur le point d'exploser. Ses idées étaient tant mélangées sur l'instant que son seul réflexe fut de reculer alors qu'il était toujours au sol. Un tigre... Comment était-ce possible ? Il n'y en avait pas ici ! Dans l'incapacité de faire quelque chose de concret, la morsure l'immobilisait qu'un peu plus sous la douleur fulgurante qui restait. Ses dernières secondes étaient là, devant lui. Dans quelques instants il n'existerait plus.
L'animal prendra grand soin à l'achever rapidement.

Étrangement, le blond avait toujours les yeux fixés sur la Bête. L'incompréhension le frappait plus que la peur désormais. Le dos calé contre l'arbre dont il était tombé, l'une de ses mains avait violemment prit sa jambe, comme si ça pouvait stopper la douleur qui se propageait lentement dans tout son être. Ses orbes glacées cherchaient à transcender l'animal, tentant de trouver délibérément son regard flamboyant avec le sien. Animal contre animal, hargne contre hargne.

Si il mourait maintenant, ce serait sans grand remord de toute manière.

Personne ne pleure la mort d'un monstre esseulé.

C'est alors que quelque chose se déroula devant ses yeux. Ragnar ne savait plus quoi en penser... Est-ce que le tigre... Souffrait ? Se démenant contre un ennemi invisible, le grand félin rugissait et gigotait comme si il débattait. Les lèvres du garde forestier finissant par s'entrouvrir lentement, profitant de ce moment pour se hâter d'essayer de s'appuyer contre le tronc dans son dos pour essayer de se relever, mais sans résultat, impossible de se tenir sur sa jambe qui se contractait encore âprement de douleur. Venant à en serrer les dents, il glissa même, retombant un peu plus lourdement au sol que prévu. Haletant, son attention se reposa une nouvelle fois sur l'étrange animal qui avait l'air de plus en plus se tasser sur lui-même. Puis, peu à peu, alors que sa vision persistait à être trouble, le magnifique corps rayé se changea pour quelque chose de plus... Anodin.

Un homme. Un homme, tout comme lui.

Un hybride... Mais pourquoi ? Pourquoi un hybride prendrait-il le temps de l'attaquer ?... Et plus encore, pourquoi avait-il l'air si détruit ? Cette scène... Avait un air familier … Quelque chose qu'il avait déjà vu il y a fort longtemps. La tignasse rouge par contre elle, lui donnait une réminiscence plus récente... Un sourire gentil, une main bienveillante qui avait été autrefois, celle qui l'avait raccompagné bien à l'abri chez lui. Une courte promenade, des coups d'oeil curieux et puis un au revoir sans doute précipité. Son cœur se fit alors lourd et son air, fatigué, presque triste. Son subconscient avait fait le lien pratiquement dans l'immédiat alors que son état conscient actuel, était toujours abstrait.

Il avait l'impression de se voir. De revoir un miroir brisé d’antan. De revoir l'enfant apeuré qu'il avait été, qui quémandait à ce qu'on le laisse en paix afin qu'il ne blesse personne. Celui qu'il restait encore aujourd'hui.

Fuir. Le rouquin lui hurlait ceci avec une telle force que Ragnar en eut un sursaut qui lui permit de revenir sur terre. Son reflet meurtrit paraissait prit dans un étau... Mais le blond n'avait pas l'air d'avoir peur. Son visage s'était encore plus adoucit pour y afficher un sourire éteint mais tendre. Lentement, alors qu'il aurait dû fuir, le Loup s'était remit sur ses genoux pour s'y tenir avec une grande difficulté, venant s'approcher d'un peu plus près de l'hybride. La main qui contenait sa blessure, ensanglantée, vient à passer près de sa joue pour l'effleurer, contournant finalement son visage pour venir loger son bras autours de son cou.  Son autre bras, lui, pendait le long de son corps.

Le souffle du blond s'était d'un coup fait plus ténu. Il n'était plus vraiment là. Sa raison s'était enfuie. Il n'avait pas non plus évaluée la très grande probabilité que son interlocuteur le repousse avec violence ou bien repasse à l'attaque après un autre instant de folie. Ragnar n'en était plus à ça... La seule chose importante pour lui à ce moment même, c'était seulement de lui faire comprendre. Le front reposé contre son épaule vu qu'il ne tenait pas très bien debout, le bras qui était autours de ses épaules le serra un peu plus, désirant ce corps endolori par la rage contre lui.

«...Ne t'en fait pas...» Un long soupire l'avait prit, il continua néanmoins « ...Ce n'est pas... De ta faute...Je sais... Que tu ne le veux pas... » Sa voix se faisait de moins en moins forte «... Pardonne moi. »

Un silence. Ragnar inspira un court moment, inhalant une odeur qu'il connaissait déjà.
Une odeur rassurante. Une odeur qu'il appréciait.

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