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Lunch matters. [Fauve]
Invité
Jeu 25 Mai - 10:40

Le monde était étrange. C’était ta pensée du jour. Quand tu te penchais dessus, tu trouvais que tes dernières semaines illustraient plutôt bien l’idée. Tu n’avais pas arrêté de jouer les bons samaritains et les patients allaient et venaient pour tes soins. Tu ne t’en plaignais pas, tu étais même ravi. Si tu pouvais venir en aide aux autres, cela te convenais parfaitement. Ne serais-tu pas un peu trop naïf ? Ton épaule et ta main te blâment encore. Oui, les bestioles, ou du moins les personnes pouvant être comme, sont de véritables plaies pour toi. Quand bien même tu ne ressentais pas la gêne d’une telle morsure sur ton épaule offerte par ton varan adoré, ton corps faisait tout comme. Ce fût en ce matin drôlement calme que tu avais décidé d’aller marcher un peu en forêt, laissant ta tente derrière toi, fermée comme à son habitude.

Il fallait dire qu’avec l’immense jardin et toutes les fleurs qui l’entouraient, ce n’était pas la première chose que l’on voyait. Tu l’aimais bien ton chez-toi. Plus que ce vieil appartement où tu avais pu vivre de ton vivant. Sourire enfantin aux lèvres, tu avais entrepris de te percher dans un arbre, laissant le vent secouer les pompons de ton chapeau. Tu étais dans ton monde, comme toujours. En marge de tout. Le ciel était clair, parsemé de rares nuages blancs qui disparaissaient tout aussi vite. Une matinée agréable, vraiment. Tu te laissais pousser la chansonnette. Le temps passait ainsi et il était peut-être temps que tu reviennes sur tes pas et te décides à ranger cet immense bordel qu’est ton chez-toi. Entre tes plantes, tes affaires, ton lieu de vie, de travail, tes outils de médecin, c’était une caverne d’Ali-baba.

Jusque là aucun patient ne s’en était plaint, sait-on jamais. Seulement, une fois arrivé à la hauteur de ta tente, tu t’apercevais qu’un truc clochait. Ne l’avais-tu pas fermée comme à ton habitude ? Plutôt méfiant dans ton entrée, tu délaissais vite cela quand le souci te sautait aux yeux. Une demoiselle, qui pionçait allègrement dans ton lit. Oui, oui. Que tu te rappelles, tu n’avais pas de copine, si ? Ce n’était pas non plus une habituée… Tu t’approchais, perplexe, la détaillant. Elle ne semblait pas blessée. Alors pourquoi dormait-elle dans ton lit ? Ta tente avait la gueule d’une auberge ? Il fallait croire. Tu souriais, haussant les épaules. Tu n’allais pas la dégager, elle n’était pas une menace. Toi qui avais la dalle, tu allais faire la bouffe pour deux.

Tu espérais qu’elle appréciait le thé. Et… La crème de mûres polaires. Ce truc, c’était ton pêché mignon et tu pourrais te tuer pour cela. Tu revenais vers la Belle au Bois Dormant, t’accroupissant pour lui tapoter l’épaule du coude, tasse et bol dans chaque main.

« Du nerf la marmotte ! Je me suis dit que tu devais avoir faim ! »


Tu riais, t’asseyant, attendant que la squatteuse sauvage de lit décoince de son sommeil. Tu as un souci, Ariël. Qui, en ce monde, accueillerait une parfaite inconnue avec de la nourriture, un sourire et un total je m’en foutisme ? Aucune idée.

You are the cheese to my macaroni.

©endlesslove.
Lunch matters. [Fauve]
Terrien
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Mer 31 Mai - 13:00

Lunch matters !


Tu ronronnes, malgré toi. Enroulée dans les draps, tu es aux anges. Ca faisait un moment que tu cherchais un coin en paix où crécher, faute de ton ancien squat’ qui avait retrouvé ses propriétaires. Aussi, quand tu as vu la tente, vide au milieu de nulle part, tu n’as pas hésité. Guidée par ton manque de sommeil grandissant, tu t’es trainée à l’intérieur pour y piquer lit et somme. Tes premières pensées s’envolent vers Faune puis Ying. Ce foutu dieu se cache bien, pas moyen de le pister même avec tous tes talents de papattes à portée de main. Peut-être qu’il n’existe pas, tout comme Yang. Peut-être qu’il sait que t’es Terrienne et que ça lui fout les boules, vu ce que tes compatriotes ont fait dernièrement. Peut-être que tu t’es bercée d’illusions, en venant ici chercher une aide qu’on ne pouvait pas t’offrir ailleurs. Peut-être, mais tu n’as pas envie d’abandonner. Tu y crois dur comme des griffes de léopard et fort comme la mâchoire d’un Komodo. Faune t’a toujours dit que pour que les choses arrivent, il faut croire. Père et Mère non, mais lui oui. Alors t’y crois. Aussi fort qu’un enfant peut s’accrocher aux mythes et héros qu’on lui raconte avant d’aller se coucher.

A peine une minute plus tard, tu dors à point fermé. C’est imprudent, peut être dangereux, mais tu le fais parce que la nuit, ton jumeau est là, tout près. Il parle à nouveau, chasse avec toi et grimpe sur les carcasses de monstre abattus pour prendre la pose pendant que tu ris aux éclats avec le reste du groupe. Tu le revois te taquiner alors que tu testes tes pouvoirs sur les trophées des chasseurs, tu le revois essayer de te dompter dans tes formes papattes et sa frustration d’échouer à t’aider à garder le contrôle quand l’animal est plus fort que toi. Les souvenirs s’enchainent, sans faiblir, jusqu’à ce que le soleil de tes rêves se couche et qu’on te ramène devant votre dernier moment, à tous les deux.
Tu le revois avec son sourire et sa détermination, courant sur les traces de la bestiole au mépris de la prudence. Ou presque, puisque tu es là, derrière, tous tes sens empruntés aux animaux que tu as chassé. Tu sais que tu pourrais le dépasser en un claquement de doigts en prenant la plume de Coureur des Plaines à ta ceinture mais tu ne le feras pas. Il faut toujours que Faune soit le premier, parce que sinon, la chasse échoue, faute d’avoir calmé la bête. C’est aussi parce que, si tu y vas en première, tu risques bien plus ta peau que lui. Tu pourrais, tu l’as déjà fait, quand les papattes ne pouvaient pas succomber au charme de Faune. Pourtant cette fois-ci, tu t’abstiens, comme lui, de sauter par-dessus les fourrés en apercevant la bestiole qui avait décimé la grotte-ferme.

Il n’avait laissé derrière lui que des cadavres de vaches à moitié éventrée et des fermiers morts, pour la grande majorité. Un seul l’avait vu, le qualifiant de dieu du chaos en personne. D’entité envoyée par Ying pour vous décimer. Alors ni une ni deux, les chasseurs ont levé le camp pour se lancer à sa poursuite. Certains pour la gloire, d’autre pour la simple consolation d’apporter un peu plus de sécurité à leur foyer jusqu’à la prochaine fois. Maintenant droite devant lui, sous le couvert des arbres à feuille-lame, tu es certaines que le fermier n’était pas loin de la vérité. Noir de jais, il laissait une trainée fumeuse dans son sillage, allant et venant entre les différentes proies posé dans la clairière. Lorsqu’il en avait assez de l’une d’elle, il la faisait bascule dans le mélange corrosif du petit point d’eau tout proche. Tout en lui, résonnait l’intelligence méthodique du prédateur à son stade le plus évolué. Une première, parmi les créatures locales. Une première aussi pour Faune, qui s’apprêtait à souffler dans son petit ocarina, à l’abri derrière les buissons. Vous êtes restés là bien cinq bonnes minutes à guetter l’ouverture, avant que le blond ne se mette à jouer. Avec les premières notes, ma forêt s’apaise et le monstre semble aussi s’affaisser sur lui-même, prit d’une soudaine fatigue. Comme tous les autres. Un ronflement accompagne bientôt la mélopée, laissant Faune quitter le couvert de la végétation. Comme d’habitude. Il marche jusqu’à la bête, fait le tour puis se tourne et te fait signe. T’attrapes la dent des dragons-sabre et la plume et tu laisses ton don faire le reste. Tu sautes en bas de l’arbre, méprisant les petites plaies bien nettes que te font les feuilles, et tu prends ton élan. Un pas, puis l’autre, tu sors de la frondaison à une vitesse surhumaine. Un pas, puis l’autre, tu sens une goutte de sang qui perlait sur ta joue s’envoler lorsque tu t’approches de la bestiole. Un pas, puis l’autre, tu as tout juste le temps de te propulser en arrière pour éviter ses griffes. Mais seulement toi, pas Faune, qui tombe au sol comme une poupée de chiffon, la peau éventrée de l’épaule à l’abdomen. Et, alors que tu reprends de l’élan pour t’enfoncer dans la bataille, une main te retient. Un poigne étrangère te ramène plus loin, l’esprit embrouillé et encore plongé dans le combat, que tu sais perdu d’avance pour lui et à peine mieux pour toi.

Un cri déchirant sort de ta gorge alors que tu sautes en arrière, saisissant la première partie d’animal en ta possession. Une paire d’oreilles vertes fluo te pousse sur la tête, tandis que tu sens tes yeux devenir larmoyant et les moustaches frémir aux grés des odeurs qui te parviennent depuis ton recoin au fond de la tente. Tu penches la tête, scrutant la zone à la recherche d’un combat qui n’est plus là. Ton nez se met à bouger, attiré par les effluves de cuisine, alors que ton regard se pose sur l’espèce de fou qui t’attend, même si son sourire a légèrement pâli. Tu arques un sourcil, alors qu’il parle et t’as l’impression d’avoir déjà entendu ça quelque part.

« Marmotte ? » Ton estomac gronde. « C’est ce qu’on mange, Marmotte ? » Tu poses une main sur ton bidon, légèrement dérangée par ses cris, alors que tu sembles cherche ton cauchemar dans la tente. « Chez toi ? » Elle attend la réponse, puis poursuit. « Tu devrais changer. Les papattes ne sont pas nombreux, ça veut dire que le coin n’est pas bien. Et puis… » Elle désigne le lit. « Il donne des cauchemars. C’est pas cool . » Son regard revient à l’homme qui l’attend toujours, près de l’entrée. « Moi c’est Fauve. On mange ? »

Lunch matters. [Fauve]
Invité
Jeu 1 Juin - 18:30

C’est qu’elle venait de te péter les tympans, la squatteuse. Péter était un euphémisme. Tu te demandais encore s’ils étaient encore là, à leur place, ou si tu étais définitivement sourd. C’est le crâne bourdonnant, que tu avais crispé tes doigts autour des plats, t’efforçant de ne pas les lâcher sous le coup de la surprise. Pour une surprise, en voilà une première. Ton invitée, si tu pouvais dire cela comme tel… Était particulière… Tu étais perdu entre mourir de rire et te rouler parterre ou rester cois, les pupilles écarquillées. Ces oreilles étaient nouvelles pour toi. Tu n’avais jamais vu cela, livres ou non. Était-elle une hybride d’un nouveau genre ? Une sorte de bestiole à la croisée de l’homme et de l’animal ? Un bestiole radioactive comme Hulk ? La seule chose à laquelle tu pensais en la voyant était ce Film. Et ce surnom.

Tu gloussais doucement avant de rire franchement, posant les plats au sol, devant la drôle d’inconnue. Même sa façon de te parler t’amusais et que tu le veuilles ou non, tu l’appréciais déjà.

« Gizmo… C’est mieux, comme prénom. »

Lâchais-tu moqueur, lui tirant la langue. Tu avais bien des questions à lui poser à la demoiselle. Néanmoins tu comprenais que celle-ci marchait à la bouffe. Et dire que l’on disait uniquement des hommes que pour atteindre leurs coeurs il fallait passer par leurs estomacs. Cette étrangère devait remettre en cause ce précepte.

« Non, pas marmotte. Mûres et thé, si tu connais ? »

Tu lui souriais, amical, lui tendant ses plats. Tu tentais au mieux de lui répondre et de te faire comprendre. Tu avais la sensation de dialoguer avec un animal et non une humaine. Était-ce là un mal ? Comment devais-tu te comporter ? Tu gonflais les joues à sa remarque sur ton chez-toi et ces… Papattes ?

« Il est très bien mon chez-moi… J’y suis en paix... »

Chouinais-tu faussement, dodelinant de la tête.

« Papattes ? C’est quoi ? »

Ta curiosité, inlassablement. Elle était une énigme à elle seule et tu voulais la comprendre. Toi qui adore découvrir de nouvelles choses.

« Mon lit est pas cool, oui. Tu aurais dû dormir dans le jardin. »

Tu lui désignais du pouce l’arrière de ta tente, dégagée sur un vaste jardin, ce fameux jardin où tu allais t’isoler quand ton lit te donnait des cauchemars. Elle n’était pas la seule avec ce poids, visiblement. Tu soufflais, lorgnant ta tasse.

« Ariël et oui, on mange ! »

Tu ne l’attendais pas et entamais ta crème de mûres, réprimant un petit râle satisfait. Tu posais de nouveaux tes pupilles vaironnes sur Gizmo ; dieu que tu allais l’adorer ce surnom, pensif.

« Tu… Tu es quoi exactement ? Un Gremlin ? C’est ton don, ces drôles d’oreilles ? »

Tu n’avais pas ta langue dans ta poche et tu supposais que ton franc-parler ne gênerait pas la demoiselle. Après tout, c’est bien elle qui est venue chez toi, que tu le saches.

You are the cheese to my macaroni.

©endlesslove.
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