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My skin is burning [Feat. Aerynn] | Terminé
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Mer 14 Juin - 4:19
Aerynn
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My skin is burning
« Putain il fait trop chaud. »

Les mots sortent vivement de tes lèvres gercées, faisant froncer les sourcils d’une petite fille à quelques mètres de toi. Tu la regardes, elle te dévisage, puis, dans un commun accord silencieux, elle prend son seau rose rempli d’eau et traîne ses petits pieds dans le sable loin de ta personne. Il lui faut le double du temps pour se rendre jusqu’à son père dont le gros ventre absorbe les rayons brûlants du soleil. La simple idée de te retrouver sous la cuisante étoile jaunâtre te fais grimacer. Une perle de sueur se glisse au même moment contre ton nez rond et tu l’essuies d’un revers.

La plage, les baigneurs, les enfants qui courent… de tous les endroits tu avais décidément choisi le moins tranquille.

Oui, bon. Tu te trouvais chanceux de t’être présenté sur le lieu à une heure assez convenable. En réalité, tu n’avais pas prévu t’écraser contre les gros grains de l’île. Au contraire, par une soif étrange de lumière, tu t’étais plutôt décidé de t’aventurer hors de ton appartement. Les jours étaient longs et ennuyeux. Avec ta jambe toujours endolorie, tu avais été exempté de te trouver un emploi. Les sous qui arrivaient par la poste compensait ton inaptitude à travailler, mais surtout ta mauvaise humeur. Ton amie rouquine avait eu la gentillesse durant les dernières semaines à t’aider avec l’épicerie, le ménage et te supporter du meilleur qu’elle le pouvait. Mais ne pouvant pas toujours être présente – tu doutais qu’elle voyait un autre mec mais tu préférais ignorer cette idée ridicule, à l’instant où tu te retrouvais seul dans ton appartement, ton cœur s’alourdissait et les sombres images de cette course nocturne mélangées aux souvenirs de ta défunte Élizabeth hantaient tes pensées.

Ta jambe t’avais mis des bâtons dans les roues. À peine après avoir traversé le pont de l’île, tu avais senti les muscles de ton mollet se resserrer douloureusement. Péniblement, à la recherche d’une place confortable, tu avais fini par trouver un coin à l’ombre, à mi-chemin entre la terre sèche et le sable. À l’instant où tu avais posé tes fesses, tu étais tombé sous le charme de ses grosses vagues qui engloutissaient l’horizon ainsi que le firmament pur.

Tu avais aussi décidé une chose que tu n’avais pas trainer depuis longtemps. Ton carnet à dessin. Gros comme ton torse, tu avais déposé dans un sac tes crayons feutres, à mine ainsi que quelques crayons de couleurs pour faire des esquisses. L’entièreté des dessins qui se retrouvaient dans ta chambre comportait des lignes effrayantes noires et épaisses, rappelant les traits du visage d’un monstre, monstre que tu ne savais pas féminin ou masculin. On t’avait recommandé de prendre le temps de dessiner d’autres formes moins obscures pour t’aider à te changer les idées. Tu n’étais pas contre cette proposition, surtout que de nouvelles conceptions artistiques t’aideraient sûrement à mieux contrôler tes amis les poussières.

Une chose qui était certainement étrange c’était l’apparenté entre les particules et le sable. Étant donné que ce dernier était produit par la désintégration de roches, tu avais la possibilité avec un concentration énorme de pouvoir faire tourner quelques-unes de ces dits débris. Tu ne t’en rendais peut-être pas compte, mais lorsque tu traçais une ligne, certains grains tournoyaient autour de tes oreilles et de tes pieds nus.

La chaleur était accablante. Tu n’avais pas pu t’empêcher d’ouvrir ta chemise, lançant entrevoir ton torse dont les cicatrices reflétaient ton pauvre état. Glissant une mèche de tes cheveux à l’arrière du peu de peau de ton oreille brisée, tu fais des vas et des viens de tes yeux afin de terminer les courbes de l’enfant qui t’avais jugé quelques minutes plutôt. Ces mèches blondes virevoltent de droite à gauche tandis que le ventre épais de son père se gonfle au rythme de son sommeil. Alors que tu finissais les boucles de l'enfant dans ton cahier, un corps lourd s’écrase brusquement à tes côtés, faisant revoler ton cahier. « Wow! Qu’est-ce que..? » hurles-tu, le cœur battant à la chamade. Une fille à la peau blanchâtre aux cheveux clairs... contre le sol.

- Hé! Je peux savoir qu’est-ce que tu fou?! Beugles-tu en voyant quelques-unes de tes esquisses s’envoler au vent. Mes dessins putain!

Tu te disais bien aussi que la journée ne pouvait aussi bien se dérouler. Fais chier quoi…

ft. Harry
Forester
My skin is burning [Feat. Aerynn] | Terminé
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Mer 14 Juin - 9:33

ft. Harry

ft. Aerynn

「My skin is burning」
Un très beau jour qui passait lentement. C'était le bonheur à l'état pur selon une jeune dérivée. Elle pouvait sortir, profiter du soleil, se promener seule le long de la plage au sable blanc. Mais cela ne se ferai jamais sans sa cape blanche qui couvrait sa tête et sa peau laiteuse des puissants rayons du soleil.

Aerynn prenait son temps, respirant l'air marin. Elle humait cette douce odeur salée et semblait apaisée. Pour une dérivée, ce n'était pas plus mal d'être calme. Surtout pour elle.
Son corps tout entier la remerciait de cette initiative. Après tout, avec le mauvais temps de ces derniers jours elle n'avait pas pu sortir au risque de faire une crise d'angoisse en public. Elle se retrouvait enfin loin du stress et de ses peurs nocturnes qui la tourmentaient.

Tout en avançant lentement sur la plage aux grains de sable si fins et doux, elle regardait tout ce beau monde s'amuser de loin. Elle ne comptait pas s'approcher d'eux, de peur de les effrayer. Ses pieds continuèrent de s'enfoncer dans le sol au fur et à mesure de ses pas et elle remarqua, au loin, une silhouette assise dans l'ombre d'un arbre. La silhouette en question l'intrigua fortement. Que faisait-elle ? Pourquoi était-elle seule ? Peut-être était-ce quelqu'un comme elle. Un semblable.

Mais plus elle s'approchait, plus elle sentit que cette personne n'était pas comme elle.
Elle le sentait, il n'y avait pas tout ce concentré de rage qui pouvait bouillir à tout moment en lui. Sans vraiment y prêter attention elle s'approchait toujours plus près de cette intrigante personne. Le jeune homme semblait par ailleurs dessiner, ce qui la rendit encore plus curieuse qu'elle ne pouvait l'être.

Aussi discrète qu'un chat, Aerynn se planta juste derrière l'artiste. Elle zieuta longuement les coups de crayon qui s’enchaînaient presque frénétiquement sur le papier blanc. Le dessin plus que brouillon se précisa de plus en plus, il devint d'abord une forme, puis une expression avant d'enfin arriver à un tout formant le portrait presque abstrait de l'enfant au bouclettes blondes qui était juste sous leurs yeux. Les yeux de la gracieuse petite espionne regardaient l'un et l'autre presque ensemble. Elle sentait néanmoins tout l'écart que l'artiste mettait entre lui et l'enfant, tant il le représentait de loin. Elle eut un pincement au cœur en se disant qu'il était peut-être aussi seul qu'elle.

Ses lèvres se pinçaient et elle soupira silencieusement. Elle semblait compatir, persuadée par son hypothèse. Elle reprit néanmoins contrôle de sa conscience et se dit qu'il fallait partir à présent. Avant qu'il ne la voit et la juge, ou se mette à l'insulter. On ne sait jamais,
même si elle en avait l'habitude elle évitait les situation comme celles-ci tout comme elle éviterai la peste ou le choléra. Et puis de toute manière, elle commençait à avoir vraiment trop chaud. Ses joues étaient légèrement rosies.

Elle reprit sa route, mais bien trop concentrée à tenter de percevoir une dernière fois le visage de l'artiste l'ayant touchée par son coup de crayon elle ne vit pas ce qu'il y avait devant elle. Il y avait un arbre. Justement l'arbre sous lequel s'était posé l'artiste. Et cette maladroite jeune femme se le prit de plein fouet,
tout en poussant un couinement de douleur étouffé avant se lamentablement s'étaler au sol. Pour un départ discret, c'était en réalité une entrée fracassante qu'elle avait effectué à la perfection. En effet, s'éclater la tête contre un arbre puis le sol granuleux ne pouvait être que fracassant. Et la blessure sanguinolente sur son front le faisait bien voir.

La jeune fille n'osa pas relever la tête directement après sa chute. Parce qu'en plus d'après les cris rauques qui lui étaient destinés, le jeune homme ne semblait pas particulièrement heureux de sa soudaine apparition. Mais après un soupir lui donnant un peu de courage,
la jeune femme se redressa en baissant sa capuche pour s'excuser convenablement. Elle laissait par ailleurs clairement voir son sang dégoulinant le long de son visage fin. Ses yeux remontèrent lentement de ses mains au visage du jeune homme et ses joues prirent une teinte plus vive qui était due à la gêne plus qu'à la chaleur.

Elle remit rapidement quelques mèches rebelles de ses cheveux gris pleins de sable derrière une de ses oreilles et essuya un peu le sable qui collait à son visage. Puis elle ouvrit la bouche, laissant un instant sa voix en suspens. Mais celle-ci ne resta pas muette bien longtemps. Elle était peu audible mais bien présente.

"Eum... Je... Je suis désolée."

Elle avait presque murmuré ces paroles et détourna le regard. Mais elle reprit la parole aussitôt.

"Je ne souhaitais pas vous importuner dans votre activité. J'ai tout gâché. Pardon. C'était un accident."

Cette fois-ci, elle se tut. Elle avait justifié l'action du mieux qu'elle le put tout en réussissant à garder son calme. Du moins, sa façade gardait on calme. Son cœur, lui, tambourinait dans sa poitrine. C'était pas bon. Elle était effrayée.
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Mer 14 Juin - 19:52
Aerynn
Ceeb
My skin is burning
Tu ne savais pas ce qui t’avais donné plus la frousse : entendre les feuilles de ton carnet s’éparpiller ou le son ferme produit par le contact du crâne de la jeune fille contre le sable. Bien sûr, voir un corps féminin brusquement s’étendre violemment n’aidait en rien à calmer tes palpitations cardiaques. Tu crus pendant les premières secondes qu’elle était morte. Aucun des muscles de son corps de ne bougeait. Cette idée aspira toutes les couleurs aux teintes rouges de ton corps pour laisser place à un blanc cassé.

Tu fus soulagé de voir sa tête légèrement bouger. L’image de devoir pousser un cadavre pour récupérer tes biens t’avait donné la nausée. Sachant qu’elle était vivante – le reste ne t’intéressait pas, tu te mis à attraper les esquisses épargnées du vent à tes côtés, les froissant dans ton énervement. Tu constatas que la plupart d’entre elles se situaient sous le ventre de l’inconnue. Or, à ton malheur, d’autres traversaient la plage, risquant de croiser le ressac des vagues. Le soupir de la fille à tes flancs te force à observer sa condition. Elle relève enfin la tête, penaude. Le peu de vie qui restait dans la couleur de ta peau disparait à la vue de la longue trace de sang sur son visage pâle. Elle replace ses cheveux grisâtres à l’arrière de son oreille avant de marmonner des mots incompréhensibles. Tu fronces les sourcils, la jugeant de toute ta capacité. Non seulement elle avait écrasé ton carnet, mais elle ne savait pas parler la fille!

- Je ne souhaitais pas vous importuner dans votre activité. J’ai tout gâché. Pardon. C’était un accident.

Un accident, oui, bon. Tu pouvais lui laisser le bénéfice du doute en raison de ce long coulis brunâtre qui glissait sur l’une de ses tempes.

- Ramasse les feuilles sous toi avant qu’elles se froissent si tu es désolée! Hurles-tu si fort que certains regards au loin vous dévisage. Elles vont s’envoler sinon!

Au même moment, une bourrasque de vent traverse vos deux têtes et tu constates qu’il ne reste pas beaucoup de tes dessins à l’horizon. Paniqué, tu te relèves, grommelant sous la douleur produite par ta jambe. Tu boites, mais tu parviens à récupérer deux autres esquisses sous le soleil chaud de la journée. « Je n’en reviens pas… » grognes-tu en voyant les autres disparaitre au loin.

Tu allais l’étrangler de tes mains nues cette sale conne.

Tu rebrousses le chemin, frappant de tes pieds les grains dorés contre le sol, le visage rouge. Elle, toujours assise dans l’ombre, laisse couler le sang de son front sur son visage ainsi que sur sa capuche quasi transparente. Lorsque l’ombre se fait sentir sur tes pommettes cuisantes, tu prends une grande respiration avant de lui crier vigoureusement : « J’espère que c’était un accident ». Tu avais même de la difficulté à gober l’idée que la situation avait été un pur accident. En même temps, il aurait fallu beaucoup d’énergie pour parvenir à tel résultat si ce dernier avait été calculé.

Le flot de sang sur son visage s’écoule dangereusement en direction de tes autres feuilles. Sans la quitter du regard, tu attrapes ton sac avant d’en ressortir une bouteille froide et de l’enrouler avec ta chemise. C’était ridicule. Tu devais te mettre torse nu pour une pauvre maladroite comme elle. Tu te mets à son niveau, lui plaque la bouteille glaciale et enrobée contre son front et la force à tenir cette dernière entre ses mains.

- Essuie-moi cette sale blessure avant que tu ne salisses mes autres affaires, grognes-tu en diminuant toutefois le ton de ta voix cette fois-ci.

ft. Harry
Forester
My skin is burning [Feat. Aerynn] | Terminé
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Jeu 15 Juin - 0:48

ft. Harry

ft. Aerynn

「My skin is burning」
Elle se taisait, subissant chaque parole du jeune homme. Un coup,
deux coups, et bien d'autre coups. Elle avait cette dure impression d'avoir des poignards enfoncés dans le cœur. Ses mots secs, tranchants, lui faisaient du mal. Aerynn n'aimait pas ce genre de rencontre. Elle aurai aimé lui dire son nom, elle aurai aimé rire, et non souffrir. Si elle n'avait pas eut de courage, elle aurai probablement fuit en pleurant comme une enfant.

Ses jolis yeux d'un bleu glacial exprimaient une douleur énorme et elle semblait terriblement désolée, meurtrie d'avoir gâché un tel talent par sa maladresse. Elle se sentait toute bizarre, le malaise s'emparait de son ventre et sa tête la lançait terriblement fort. Mais elle fit profil bas et garda son calme bien qu'elle avait les larmes aux yeux.

Il vint tout de même au bout de plusieurs minutes lui presser une bouteille fraîche enroulée dans un tissu blanc afin de soigner sa blessure. Ou du moins de sauver ses feuilles de dessin. Elle regardait les croquis, elle ne devait pas pleurer. Si une de ses larmes tombait dessus... Elle soupira. Elle releva ma tête avec un petit sourire. Malgré tout, elle appréciait le geste. Elle vint poser sa toute petite main sur le poignet du jeune homme et repoussa doucement celui-ci de son visage. Elle se leva par la suite, tenant sa tête à l'endroit de sa blessure. Ses mains sir blanches se tâchèrent du rouge sombre qui coulait de celle-ci.

Une fois totalement relevée, elle fixa gentiment le jeune homme et lui demanda de patienter à l'endroit précis où il se trouvait. Elle lui souriait toujours aussi radieusement, elle aurai pu faire de l'ombre au soleil si sa beauté immaculée n'était pas souillée d'un liquide vital. Puis sans rien dire de plus elle partit en courant de toute ses forces en manquant de trébucher un bon nombre de fois. Elle était déterminée. Et elle espérait franchement qu'il reste là où il était.

Une bonne dizaine de minutes plus tard avec un petit sachet dans les bras. Elle était essoufflée et toute en sueur. Sa blessure avait formé une croûte à la coagulation du sang qu'elle n'avait pas prit la peine d'enlever. De toute façon cela partirai assez rapidement.
Du moins, elle l'espérait. Elle savait qu'il devait la prendre pour une extraterrestre en ce moment même. Mais elle s'en fichait éperdument. Elle abordait son joli sourire fier et heureux et elle avait hâte de lui donner ce qu'elle venait d'aller chercher.

Elle reprit encore sa respiration et s'étira légèrement pour détendre ses muscles endoloris.
En effet, son corps humain n'avait que peu de capacités physiques par rapport à son corps sous la transformation dérivée. Elle glissa sa main toute tremblante à cause des efforts dans le sachet de papier kraft et en sortit un petit carnet aux pages blanches d'une qualité exceptionnelle. Le petit carnet était d'un bleu royal et portait en son centre une jolie petite pierre blanche. Quant aux bordures des pages et du cahier, elle étaient délicatement dorées. Elle lui tendit délicatement, les mains tremblante de peur qu'il lui jete lamentablement à la figure.

"Je vous ai prit un dédommagement... Je trouve que ce modèle vous convient parfaitement,
car dans le bleu profond de ce cahier vous êtes comme cette pierre se démarquant. Vous êtes l'artiste. Alors... Voilà..."


Elle lui souriait un peu apeurée. Comment allait-il réagir ? Et ses paroles étaient peut-être en trop. Elle rougissait, mais elle trouvait réellement que ce jeune homme avait le don de se démarquer de tout le monde. Il était différent, et sa différence le rendait fabuleux.
Une merveille vivante. Loin d'Aerynn qui était un monstre.

Le vent soufflait dans ses cheveux, l'air était doux et le silence régnait à nouveau sur la plage désormais vide en cette belle fin d'après midi.
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Jeu 15 Juin - 7:34
Aerynn
Ceeb
My skin is burning
Colérique.

C’était un vilain défaut qui te bousillait les neurones. À force de t’énerver par toutes ces situations qui ne s’effectuaient pas comme tu le souhaitais, tu allais finir par te transformer en une larve de haine. Encore tu te trouvais bon d’avoir régurgité l’envie de serrer tes phalanges contre la gorge de la femme aux cheveux grisâtre à tes avants. Cela ne t’avait toutefois pas empêché de rudement coller contre la blessure de cette dernière l’eau fraîche de ton sac. Ce n’était pas vraiment l’aider, mais plutôt éviter qu’elle ne se mette à gâcher définitivement les dessins sous ses cuisses.

À peine quelques instants où tu déposes la bouteille froide contre sa peau qu’elle glisse ses doigts frêles sur ton poignet. Tu es surpris de la voir esquisser un léger sourire. Se moquait-elle de toi? Elle repousse gentiment tes mains loin de sa personne avant de se lever. Glissant ses doigts sur la lésion, elle te fixe doucement. Tu écarquilles grossièrement les yeux lorsqu’elle te spécifie de ne pas bouger et qu’elle se met à déguerpir. « Eh oh! » lances-tu tandis que les jambes de la demoiselle sautillaient loin de toi. Stupéfait, tu la regardes s’évader loin de toi, te laissant vis-à-vis un amas ridicule de feuilles éparpillées. Lorsque son ombre disparue de ton champ de vision, tu ramasses avec minutie chaque de tes dessins, portant attention à ceux étant brisés ou plissés, car après tout, tu en avais rien à foutre d’une gaffeuse comme elle.

Ton carnet est foutu. Le poids de l’inconnue avait brisé la page couverture de ce dernier ainsi que les anneaux usés dans les recoins. Tu masses le cartilage de ton nez en inspirant férocement. La journée où tu décidais d’ouvrir à nouveau ton petit monde à toi celui-ci était abimé par une sale sotte au sourire naïf. Serrant tes gencives énergiquement, tu rattrapes les quelques crayons contre le sable, déroules ta bouteille d’eau et observe l’état de ta chemise blanchâtre. La saleté rougeâtre sur le devant n’est pas aussi grosse que tu te l’imaginais, mais bien assez présente pour que tu sois dans l’obligation de jeter ton chemisier. Et hors de question de le revêtir. Tu allais devoir te promener torse nu jusqu’à ta demeure.

Alors que tu t’écrases en soupirant brutalement, la silhouette de la maladroite s’inscrit dans le coin de ton œil. « Mais qu’est-ce qu’elle me veut putain… » marmonnes-tu tandis que tu fermes les yeux en espérant qu’elle disparaisse pour toujours. Tu ne gardes pas longtemps tes miroirs clos, la curiosité grugeant ton estomac vide. Tu entrouvres l’un te des yeux pour constater qu’elle se tient à quelques pas de toi, un sac brunâtre entre ses paumes. Elle ne sort un petit carnet, te le présente et te mentionne que :

- Je vous ai prit un dédommagement… Je trouve que ce modèle vous convient parfaitement, car dans le bleu profond de ce cahier vous êtes comme cette pierre se démarquant. Vous êtes l’artiste. Alors… Voilà…

Han?! Tu fronces les sourcils en essayant d’analyser chacun des mots qu’elle vient de te mentionner. Cette figure de style douce qu’elle t’avait lancée comme compliment te rend perplexe. D’où sortait-elle pour te dire une telle chose? Tu fais des vas et des viens entre le carnet et ses commissures retroussées nerveusement vers le haut avant d’étirer ton bras et d’attraper doucement ledit dédommagement aux couleurs froides. Tu l’ouvres et caresses les fines pages blanches.

- Je suis pas un artiste, je gribouilles. Et les pages sont plus fines que mon carnet, dis-tu sans grande expressivité dans ta voix.

Oui, bon. C’était la première fois qu’une fille, outre ton amie rouquine, te donnait quelque chose. Tu observes les joues rosâtres de l’inconnue ainsi que le sang séché sur son front. Elle avait dû bien se cogner la tête pour que sa peau fende. Tu plisses tes lèvres en massant ton front avant d’adresser un regard sans animosité à la jeune fille.

- Mais il est bien, ton dédommagement – tu marques une longue pause. Excuse-moi de t’avoir crié dessus.

Tu ne regrettais pas les mots que tu lui avais dit, mais la manière dont tu t’étais exprimé. Si tu avais adopté un timbre de voix plus agréable, tu n’aurais probablement pas blessé – enfin tu la croyais blesser, la maladroite. Vous restez en silence pendant un court moment. La situation est inconfortable à tes yeux. Tu ne te vois pas lui demander de quitter les lieux après ce qu’elle vient de t’offrir. Prenant ton courage à deux mains, tu plisses les yeux avant de lui faire signe de s’installer contre le sol :

- Assis-toi. Tu dois avoir un sacré mal de tête avec la chute que tu as faite… Veux-tu de l’eau?

Attendre qu’elle se sente physiquement mieux et par la suite vous vous séparerez pour toujours. C’était un deal que tu pouvais supporter pour quelques minutes.
ft. Harry
Forester
My skin is burning [Feat. Aerynn] | Terminé
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Mar 20 Juin - 6:21

ft. Harry

ft. Aerynn

「My skin is burning」
Il aimait son présent. C'était tout ce qu'elle avait retenu. Et n'ayant rien écouté de plus elle le fixait avec des yeux de merlan frit, son visage avait un sourire béat et radieux d'affiché. Elle se mordit même la lèvre inférieure pour contenir le bonheur jaillissant de son être. Son cœur, quant à lui, s'emballait de joie. Oh oui, elle se sentait particulièrement bien. Elle ne répondit même pas à la question que lui posait l'artiste devant elle.

"Merci !"

Ce furent les seuls mots qu'elle prononça, de but en blanc, avec pour seule raison son état actuel de joie intense. Mais ça, personne ne le devinerai à part elle. Et malgré le regard morne de l'artiste, elle ne pouvait s'empêcher de le regarder gentiment, presque comme si elle souhaitait le voir sourire lui aussi. Elle appréciait naïvement sa personne, bien qu'il souhaitait du plus profond de son être qu'elle parte et qu'il lui voue une aversion totale. De toute façon, elle ne savait rien. Et qui sait si un jour elle le saurai, Aerynn était naïve et il aurai bien tout le temps de profiter de sa gentillesse et de sa tendresse.

Si son regard pouvait transpercer, alors Harry serait certainement empalé actuellement. S'en rendant compte ses joues rosirent très légèrement. Il était le premier à lui porter un minimum d'attention, et à ne pas avoir peur d'elle. Bien qu'elle ne sache quoi faire dans le moment présent, elle souriait. Et la gêne que devait ressentir le jeune homme, elle ne la ressentait pas le moins du monde.

Un bruit attira son attention, c'était une vague qui venait de s'écraser contre un rocher non loin de là. Elle détourna don la tête pour la regarder, intriguée. Elle remarqua par la même occasion le soleil couchant, et elle trouve cela magnifique. Ses cheveux prirent une teinte orangée, voire dorée et virevoltaient avec le vent ambiant. Ses yeux quant à eux devenaient bien plus profonds avec la douce lumière du soir, il semblaient plus irréels encore. Elle huma un instant l'air marin qu'elle aimait tant et retourna lentement sa tête vers lui. Elle se demandait à quoi il pensait, s'il voulait dessiner, s'il l'aimait bien. Car après tout, c'était la seule raison de vivre d'Aerynn. Elle qui avait été seule toute son enfance, enfermée par ses parents et rejetée par le monde après leur mort; elle ne souhaitait plus que ça. Avoir un ami, un frère ou une sœur, un grand amour. Elle voulait de la vie sociale mais cette dernière semblait fuir la jeune dérivée comme la peste.

Calmement et gracieusement comme si elle avait peur de le blesser ou de le toucher, la jeune fille vint prendre les mains du jeune artiste pour les tenir toute deux dans ses frêles petites mains pâles. Elle le regarda droit dans les yeux, déterminée. Et elle prononça quelques paroles pouvant refléter les précédentes.

"Merci beaucoup. Vous venez d'éblouir ma journée. J'espère qu'on se reverra."

Et elle ne mentait pas sur ses mots. Elle prit son petit carnet, le cœur tambourinant dans sa poitrine. Elle était perturbée par les contacts physiques mais était fière d'avoir fait autant d'effort pour parler à quelqu'un. Et elle ouvrit le dit carnet à la dernière page pour y noter, très légèrement afin de ne pas trop salir la feuille, son nom et prénom afin qu'il ne l'oublie pas. Car elle, elle ne l’oublierai pas. Elle reviendrai ici autant de fois qu'il le faudrait, elle attendrai, mais elle souhaitait renouer avec le social.
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Sam 24 Juin - 4:24
Aerynn
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Elle te fixe dans le blanc de tes yeux lorsque tu lui proposes de quoi lui rafraichir la gorge. Tu aperçois tous les muscles de son visage s’étirer afin d’esquisser sur son visage pâle un immense sourire. Tu entraperçus l’une de ses canines mordre le coin de sa lèvre inférieure. Tu sentis ton corps se pétrifier. Allait-elle te sauter dessus et d’arracher de tes mains ta bouteille d’eau? Ta générosité l’avait peut-être poussée à avoir des idées totalement absurdes. Calmant tes pulsations cardiaques, elle se contente de te remercier. Tu hoches de la tête timidement tandis qu’elle s’installe à tes côtés.

Le silence.

Tu n’es pas du genre bavard et tu attends patiemment qu’elle réponde à ta question. Mais les secondes s’écoulent pour devenir de longues minutes et tu finis par comprendre que seuls ses yeux posés sur ton visage feront la conversation de la fin de la journée. Tu te redresses à de multiples occasions, inconfortable aux côtés de la jeune fille, toujours à la recherche d’une activité ou d’un mot à glisser. Mais rien ne sort de ta bouche asséchée. Ces petites perles sombres ne cessent de te regarder, te scruter et cela fait rougir tes bajoues. Cela t’apprendrait à être gentil. Tu n’avais qu’à endurer son regard lourd et pesant.

Le silence finit par devenir tolérable, à tel point que tu te décides à jouer dans le sable sans prêter attention à la blessée à tes flancs. D’ailleurs, tu te demandais comment pouvait-elle supporter la blessure à son front? Cela devait chauffer atrocement. Tu pouvais très t’imaginer la sensation de la douleur, le sang s’écouler dans les muscles et les os brisés. À l’image du long couteau enfoncé dans ton mollet, tu frissonnes et secoues la tête. Tu étais ici pour te changer les idées, non pour te rappeler de lui. Et puis tu en avais rien à foutre de cette inconnue, bientôt, vous seriez de véritables étrangers.

Cela ne t’empêchait pas de te poser des questions. Tu avais envie de lui demander pour quelles raisons s’était-elle affaissée à quelques centimètres de toi. Cela voulait dire qu’elle t’observait depuis un long moment à tes arrières? L’image d’avoir des petits yeux au-dessus de tes épaules te rend blême. « C’est totalement creep… » marmonnas-tu si bas que tu ne sentis même pas tes lèvres mouvoir. Le soleil se couchait et tu commençais à trouver le temps long. Il te faudrait, un jour ou l’autre, lui adresser un mot. Tu avais déjà parlé à des filles dans ta vie, ça ne devait pas être si complexe après tout. Au moment où tu choisissais méticuleusement les mots que tu pourrais utiliser, les phalanges froides de la demoiselle viennent caresser les jointures de tes mains. Tu paniques prime à bord, mais son regard déterminé te force à la regarder dans le plus profond de ses yeux.

- Merci beaucoup. Vous venez d’éblouir ma journée. J’espère qu’on se reverra.

Han?! Mais qu’est-ce qu’elle raconte? Tu venais de l’insulter et vous veniez de passer plus d’une trentaine de minutes en silence, elle à te dérober des yeux. Comment avais-tu pu éblouir sa journée…? Tu ne constates que lorsqu’elle se lève et marche vite loin de ta personne qu’elle a noté son nom dans son présent : Aerynn Ceeb. Tu n’as même le temps de lui adresser un mot que sa silhouette disparait déjà au large. Tu es confus, puis, tranquillement, tout s’éclaircit. Une fille venait de te laisser son nom, cela ne laissait pas beaucoup d’options. Tu frissonnes, déchires la page de ses anneaux et la plisses avant de la lancer loin de ta personne.

Hors de question, c’était trop flippant cette histoire.
Le soleil pratiquement couché, tu te décides à ramasser tes effets et d’apposer ta chemise sale contre tes épaules, puis, par la suite, ton sac. Tu fais un premier pas pour quitter l’endroit, hésitant. Tu jettes un coup d’œil à la boule de papier qui nage dans les grains de sable. Tu n’allais tout de même pas… Tu soupires, cours chercher le morceau et le ranges dans tes poches.

Ce n’était qu’un nom après tout. Tu n’allais plus jamais la croiser dans cette immense ville… pas vrai?
ft. Harry
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