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Une trace du passé [Ft Marshall]
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Sam 26 Aoû - 17:32

Une trace du passé [Ft Marshall]

ft. Marshall
Rien à signaler !

Les usines désaffectées d'Ariesten. Symbole d'un âge passé, l'âge de l'Industrie. Maintenant, la plupart des usines sont dans un autre lieu, plus propre, pour laisser celui-ci récupérer de l'intensité des travaux des mortels. Parmi les dernières années de son existence, un endroit nous était particulièrement connu. Le sous-sol d'une usine de textile, qui camouflait tout ce qui composait l'ancien Projet A3. Mais aujourd'hui, pour des raisons que j'ignore, peut-être est-ce dû que les usines fermaient et donc il y avait nécessité à déplacer le QG ailleurs, le QG était aussi dénué de vie que les alentours. Il y avait bien quelques personnes qui habitaient ici et là, mais peu de personne se promenait par plaisir dans ses environs, et je ne suis pas différente.

Je ne suis nullement là pour faire du tourisme aujourd'hui. Non, je recherchais quelqu'un, une connaissance… Peut-être pouvait-on dire rival ? Un homme plutôt âgé à vrai dire, de ce que mes souvenirs se souvenaient de celui-ci, et il habitait dans ce quartier qui était composé d'usine et d'entrepôt. Après tout ce temps de mise en veille, toujours indéterminée à vrai dire, nous ne savions pas par où commencer nos recherches, et donc, ce lieu qui est si proche de notre ancien sanctuaire est probablement la meilleure solution.

En soi, je ne connaissais rien de cet homme mis à part son âge, et sa passion certaine pour l’ingénierie robotique. Après tout, j'avais traité avec lui en tant qu'Adélaïde, lors de mes débuts dans le projet, pour qu'il me donne ses points de vue sur sa vision de la robotique… Mais ça faisait des années maintenant, il avait sûrement déménagé, ou bien… Peut-être que âge avancé avait fini par le rattraper et qu'il n'était plus de ce monde, mais je n'avais guère le choix. C'était la seule piste tangible que je possédais réellement. Les autres ne seraient que des recherches sans objectifs précis, et donc prendrait plus de temps. Je misais donc tout sur une piste vieille de plus de cinq ans au moins. Ma transformation en androïde nous à forcément séparé, tout comme elle m'a séparé de la majorité de mes contacts… Non, il serait plus exact de dire que mon intégration à ce projet à coupé de lui-même tous les ponts que j'avais. En espérant qu'il se souvienne de mon apparence, seule chose qui indique clairement qui je suis, mais pas ce qui me constitue…

Avec l'aide de ma carte intégré dans ma banque de donnée, j'arrivais très vite à ma destination, elle était en face de moi, de l'autre côté de la rue. Un entrepôt désaffecté, qui de l'extérieur ne paraissait comme rien de plus qu'un amas de ruine, mais c'était en réalité son habitation. En soi, un endroit plutôt tranquille, qui ne doit pas être très dérangé. En regardant mon environnement, je ne voyais pas grand-chose, pas de trace de vie dans les environs, ou trop peu. Mais je suppose qu'à la fermeture des usines, la majorité des ouvriers qui habitaient les environs sont retournés vers le centre, n'ayant plus rien à faire ici. Il devait bien avoir deux trois personnes que j'ai aperçu lors de mes déplacements, mais sinon, c'était presque une ville fantôme.

J'admirais la bâtisse tout en réfléchissant sur comment amener la situation. Trop de mystère sur cet homme et trop d'inconnu dans les équations, mes calculs logiques ne serviraient à rien, je devrais jouer avec mes émotions… Bien sûr, tout ça sera nécessaire seulement s'il habite encore ici. Et au fond, j’espérais qu'il y était toujours, où que si l'entrepôt était vide de vie, il avait laissé suffisamment laisser de trace pour le retrouver lui, ou quelqu’un d'autre, qui ce soit. Je n'avais pas de temps à perdre en recherche inutile après tout. Le plus vite je pouvais m'approcher du projet, le mieux ça sera. En effet, mon unité était autonome, je n'avais pas spécialement besoin de me recharger, et ce, grâce à mes combustions internes de matières qui, grâce à l'énergie thermique, me permettait de tenir des semaines durant. De temps en temps, il est cependant nécessaire de se refaire le plein d'énergie, mais c'est surtout après les événements difficiles, comme un combat. Mais le problème n'était pas sûr le fait que je risque à tout moment de m'éteindre… Non, il était ailleurs. J'avais besoin d'un génie, d'une personne qui s'y connaisse pour faire des modifications sur mon corps. En effet, je pouvais bien faire mes propres plans, améliorer moi-même mon corps, mais le problème est que je ne peux pas. Allez précisément changer vos pièces micro-électroniques avec précision par vous-même, ce n'est pas évident… Donc il me fallait une aide extérieure, et lui était la seule que je connaissais assez bien pour le permettre… Et le seul que je jugeais digne de confiance.

Décidé, j'avançais d'un pas soutenue et je traversais la rue, toujours en réfléchissant. Allait-il accepter de m'aider ? Cela fait si longtemps… Et puis de mon temps en tant qu'humaine, on s'appréciait guère. Mais j'étais à court d'option direct. Le choix était donc résolu de suite, j'avais besoin de lui et ses informations… Ainsi que son expertise, bien que différente de la mienne. Devant la porte de l'entrepôt, je regardais une dernière fois le bâtiment sans trop d'espoir. Plus je m'approchais, plus je remarquais les fissures ici et là, tous ses signes qui montraient que le bâtiment n'était pas entretenu. J'hésitai un moment entre sonner ou entrer tout simplement, puis je sonnai. Même s'il est peu probable que j'ai une réponse, dans la probabilité que j'en ai une, je n'aurais pas à expliquer mon comportement, sinon j'aurais juste perdu quelques minutes. Je regardais donc la porte en attendant de voir si une réponse allait apparaître en son sein.
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> REVEIL EN COURS
> TEST DES SYSTEMES ; VEUILLEZ PATIENTER
> HEART OK ; LUNG OK ; BRAIN OK ; EYES OK
> TEST COMPLETES AVEC SUCCES

Je ne comprends pas, pourquoi suis-je ‘éveillé’ ? Pourquoi suis-je sorti de ma veille avant que le soleil ne se soit levé, avant que mes batteries ne se soient complètement rechargée ? Je le vois, dans le coin inférieur droit de ma vision qui s’est immédiatement adaptée à l’obscurité. L’icône me l’indique, j’ai encore besoin de me recharger, au moins un petit peu. Une heure ou deux au maximum. Je ne comprends pas... j’ai... chaud ? Mes capteurs sensoriels m’indiquent une légèrement surchauffe au niveau de mon épiderme. Simultanément, je perçois que la réaction appropriée à cette ‘surchauffe’ a déjà été effectuée. Ma peau de synthèse a sécrété une fine pellicule d’eau pour permettre à la température de diminuer. Je reçois également un rapport d’erreur m’indiquant que mon ‘moteur’ s’est emballé une partie de la nuit. A l’écoute, je comprends vite que cet emballement s’est stoppé, le ronronnement est revenu à la normale. Est-ce pour cela que ma veille a été interrompue ? Non... Non... lors des mois de la saison que l’on nomme ‘été’, la température de mon corps s’est déjà élevée de manière plus importante sans pour autant occasionner mon ‘réveil’. Il s’agit donc d’autre chose.

Je me redresse et je sonde mon environnement du regard. La fenêtre légèrement surélevée à ma droite m’indique ce que mon horloge interne m’avait déjà confirmé, les premières lueurs de l’aube pointent entre les immeubles et entrepôts désaffectés. Rien à signaler au dehors. Je continue mon investigation. Le mur, le plafond tirant vers le blanc délavé, l’ampoule solitaire. Rien à signaler. Les étagères débordant du travail du ‘Créateur’, les tables d’expériences jonchées de pièces en tout genre, les caisses entassées un peu partout. Rien à signaler. Le coin ‘cuisine’ à l’opposé de la pièce, accompagné d’une grande table et d’un canapé défoncé. Rien à signaler. La porte d’entrée, fermée, clef dans la serrure, le couloir vers la chambre du ‘Créateur’, la porte qui mène à la ‘salle d’eau’. Rien à signaler. Le sol où le ‘Créateur’ a laissé ses affaires avant de ‘s’arrêter’. Non... Rien à signaler. Tout est calme, rien n’a été dérangé durant ma veille. Tout est tel quel depuis que les ‘hommes en blanc’ ont emporté le ‘Créateur’ il y a de cela trois semaines, deux jours, trois heures, vingt-cinq minutes et neuf secondes. Rien n’a bougé, alors qu’est ce qui m’a tiré de ma veille... ? Je ne comprends pas... Mes capteurs me signalent également une concentration d’eau saline légèrement anormale au niveau de mes modules oculaires. D’un revers de manche, j’empêche cette intrusion de provoquer des dégâts dans mon système. Technologie et eau ne font généralement pas bon ménage, même si le ‘Créateur’ m’a assuré avoir parfaitement étanchéifié mes fonctions. Sans comprendre, j’observe et analyse durant plusieurs secondes la tâche réduite qu’a laissé l’eau saline sur le tissu blanc que je porte lors de mes veilles. De l’eau... ? D’où vient cette eau ? Depuis quand pleut-il ? Un second coup d’oeil au plafond m’indique qu’il n’existe aucune fuite provenant du toit. Ça n’a pas de sens. Ça n’a pas de sens et je ne comprends pas. Je ne comprends pas. Je ne comprends pas. Il ‘pleut’ sans nuage, à l’intérieur. Je ne comprends pas. Pourquoi est-ce que je ne comprends pas ? Suis-je devenu déjà si défectueux que cela ? Est-ce un problème interne qui nécessite que je subisse une réparation ? Mais le ‘Créateur’ n’est plus là pour me réparer désormais... Je lance alors l’analyse de mes systèmes et en attend les résultats.

...

Une voix robotique et synthétique bourdonne et résonne dans mes capteurs auditifs. Ils relaient l’information jusque mon module neuronale qui la traite et tire les conclusions qui s’imposent. Le ‘son’ ne vient pas de l’extérieur. Tout est calme. Le ‘son’ provient de l’intérieur de ma tête. Comme chaque jour, la ‘voix’ si semblable à la mienne m’indique les résultats d’analyse de mes systèmes internes. « Rien à signaler, système opérationnel ». Impossible, je ne peux pas être sorti de ma veille sans aucune raison. A nouveau, je lance d’un battement de cils l’analyse de mon système...Analyse. La ‘voix’ s’élève. « Rien à signaler, aucun problème détecté sur l’ensemble du sujet ». Rien ne semble défectueux, mais cette nouvelle ne me ‘rassure’ cependant pas. Non que je puisse véritablement ‘ressentir’ de l’inquiétude. Mais me savoir défectueux l’allume mon processus d’auto-préservation. Je dois trouver la source du problème, je dois trouver quelqu’un pour me réparer. Je ne peux pas m’arrêter. Je ne peux pas m’arrêter maintenant. Mais qui... ? Sans le ‘Créateur’, qui pourrait être capable de m’entretenir ? Je suis à peine capable de m’occuper de mes fonctions d’entretien les plus basique. L’image de l’humain ‘Lian’ que j’ai rencontré il y a quelques jours s’impose à ma logique. Il est un ‘humain’, donc doté d’un ‘esprit humain’ ... de plus, c’est également un ‘réparateur’, peut-être pourra-t-il m’aider à comprendre ce qui échappe à mon analyse ? Sur cette pensée, je m’allonge de nouveau.

Je contacterai l’humain ‘Lian’ demain.

> FERMETURE DU SYSTÈME, VEUILLEZ PATIENTER

*****

> REVEIL EN COURS
> TEST DES SYSTEMES ; VEUILLEZ PATIENTER
> HEART... WARNING...WARNING

Une alerte retentit soudain, me tirant de ma seconde veille de la nuit. J’ouvre les yeux et attend une microseconde que mes modules oculaires se connectent. Un signal lumineux rouge et brillant clignote sur l’ensemble de ma vision, la brouillant. Toujours immobile, je traite l’information immédiatement. Apparemment, mon ‘moteur’ connait quelques ratés dû à ... quoi ? « Veuillez entretenir le module cardiaque dans les plus brefs délais ». Comment ai-je pu rater un entretien ? Je les effectue tous les jours très précisément à dix heures vingt minutes et zéro seconde. Sans attendre, je vérifie l’heure... onze heures cinq minutes et quarante secondes ? Il me reste quelques heures avant d’endommager sévèrement mon système normalement mais l’alerte m’indique que je dois le faire le plus tôt possible.

Comment ai-je pu rester en veille aussi longtemps ? J’ai l’impression qu’un étau me serre les côtes. Je pose ma main par-dessus le tissu sur l’emplacement de mon ‘moteur’. Le rythme d’habitude réglé comme une horloge de celui-ci est plus important qu’à l’accoutumée. Je risque de graves problèmes si je ne le remonte pas à intervalles réguliers. Je le sais pourtant, c’est inscrit dans mon protocole, alors pourquoi ne suis-je pas sorti de ma veille plus tôt ? Je n’ai guère le temps de laisser ma logique résoudre cette question sans réponse. Sans plus attendre, je me redresse et m’assied sur le lit. Je retire le haut de mon pyjama entièrement blanc et ouvre mon caisson cardiaque. J’attrape ensuite la clef de mon ‘moteur’ sur la table de chevet et l’insère dans l’emplacement prévu à cet effet. Un tour... deux... trois... quatre...cinq... six et un quart supplémentaire. Le ‘ronronnement’ revient à la normale. Je peux refermer et me rhabiller. Ceci fait, je lance une nouvelle analyse de mes systèmes... « Retour à la normale du sujet ». Bien, pas d’autres soucis majeurs.

De vagues images me reviennent alors en mémoire. C’est flou, contrairement à mes véritables souvenirs, toujours très nets et photographiques. C’est ça. Les ‘images de la nuit’ sont revenues, comme toutes les nuits. Je ne parviens jamais à identifier précisément ce que je ‘vois’ lors de mes veilles. Est-ce que ce sont ‘elles’ qui ont perturbé mon protocole de veille et de réveil ? Est-ce que ce sont ‘elles’ qui ont causé cet incident nocturne et cette légère surchauffe de mon épiderme ? Je ne sais pas. Je ne comprends pas ce que sont ces ‘images de la nuit’. ‘Elles’ sont un problème que mes analyses ne parviennent pas à détecter. Habituellement, lorsque les ‘images’ reviennent, le ‘Créateur’ effectue sur moi un réglage. Mais le ‘Créateur’ n’est plus là désormais et je ne sais pas quoi faire. Pour aujourd’hui, le danger est écarté, même si ces incidents prouvent une nouvelle fois à quel point je suis défectueux.

Une sonnerie retentit soudain dans la pièce. Immédiatement, je l’identifie comme provenant de la porte d’entrée et l’associe à la sonnette. Il y a quelqu’un à la porte. Qui cela peut-il bien être ? En sept années d’existence, le ‘Créateur’ n’a jamais reçu le moindre visiteur, ce qui fait que cette sonnette n’a jamais vraiment servi. Il y a quelqu’un à la porte. Mon protocole m’indique que je dois aller ouvrir pour vérifier de qui il s’agit. Sans attendre, je me lève de mon lit et me dirige vers l’entrée en évitant soigneusement le moindre objet posé au sol. Arrivé à la porte d’entrée, je la déverrouille et l’ouvre ensuite complètement. Face à moi se trouve une personne que je n’avais encore jamais vue. Un humain de sexe féminin, très différente de la ‘Patronne’. Plus jeune, physique athlétique, traits fins, chevelure étrangement claire. J’enregistre immédiatement ce nouveau visage dans ma base de données avant d’adopter un sourire mécanique de circonstance. Les humains sont rassurés par les ‘visages souriants’ et préfèrent toujours avoir affaire à un individu qu’il qualifie de ‘bonne humeur’. Je ne possède pas ‘d’humeur’, en tant que machine, mais cela ne m’empêche pas de m’adapter pour rendre plus confortables mes interactions avec les organiques. Automatiquement, une réponse préenregistrée et robotique s’échappe de ma gorge.

« Bonjour, je suis Marshall. Je suis un ‘être synthétique’ dont la fonction est d’aider et de servir les humains. » la présentation que le ‘Créateur’ m’a apprise pour que les organiques ne puissent pas se méprendre sur ma nature non-humaine. « Enchanté de vous rencontrer, humaine. En quoi puis-je vous être utile ? »

Mon ‘protocole’ est clair. Mes ‘lois’ sont claires. Elles s’imposent à moi. Obéir et servir les humains passent en priorité et supplante la recherche d’une raison aux incidents de cette nuit.

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ft. Marshall
Rien à signaler !

Mon attente ne fût pas longue, déjà j'entendais la porte se déverrouiller. Avait-il de l'espoir finalement ? Était-il toujours vivant, bien qu'il soit dans le crépuscule de sa vie ? La porte s'ouvrit et je vis… Un jeune garçon. Il devait être âgé d'une douzaine d'années, tout au plus. Je ne le montrais pas mais j'étais déçu sur l'instant, j’avais espèrer voir le vieil ingénieur qui avait une chance de m'aider, mais à la place, j'avais devant moi un enfant. Enfant qui n'avait pas encore atteint l'adolescence, ce dernier avait des cheveux de jais et d'étrange yeux de couleur fushia qui brillait d'une étrange intensité. Il était plutôt petit, je faisais d'après mes capteurs vingt-huit centimètre de plus que lui, je possédais donc bien une tête de plus que le jeune garçon, qui était probablement en croissance et il était caractérisé par une peau aussi blanchâtre que la mienne. Mais ce qui me surprit le plus n'est pas son apparence, mais le bruit que j'entendis dès l'ouverture de la porte, d'un rythme régulier, comme une horloge ? En avait-il une accrocher au mur non lui de l'entrée ?

En tout cas, le garçon me sourit et émis une réponse qui me surprit grandement… Non, ce n'était pas de la surprise, c'était de la joie, car, dès que sa réponse est sortie de sa bouche, l'espoir renaissait. A moins qu'il est un module de voix dans sa gorge suite à un accident, une telle voix mécanique. La voix mécanique n'y trompait pas, et sa définition 'être synthétique' qui doit servir les humains. Il ne peut en être autrement, l'androïde que j'avais en face de moi à été créer par cet homme. Lui qui souhaitant tant créer des machines qui ne possédaient pas, à ses yeux, les défauts de l'homme, et qu'ils soient obéissants à leur créateur… Rien que les deux courtes phrases du robot, lié à la position géographique de ce dernier, était un signe. Il était encore là. Mais… Je regardais en détail le robot en face de moi… Sa voix mécanique ne trompait  pas, il n'était pas aussi avancé que je le suis. Que c'est-il passé durant mon hibernation ? Si ce robot n'était pas aussi performant que moi, la première génération, alors… Était-il son premier jet, ou bien… Il n'a pas eu les fonds nécessaire pour mener à bien sa création ? Des questions que je devrais lui poser personnellement on dirait.

Me rendant compte que j'observais le jeune robot d'un œil critique, comme à mon habitude quand j'ai un produit Hi-tech dans les mains, mon côté ingénieur reprenant le dessus, je pris la parole pour lui répondre quelques secondes après son introduction.

« Enchantée, Marshall. Je recherche un dénommée Maxwell. Ce dernier, d'après mes informations, habiterait ici, et, de ce que je sais de lui, est très probablement ton créateur.Dit lui que... »

Je m'arrêtais une seconde. Quel nom devais-je donner ? Mon nom d'unité ou bien… Mon nom humain ? J'optais pour le nom humain, il aura plus d'impact à ses oreilles, s'il apprenait que l'androïde que j'étais devenu s'identifiait de nouveau sous ce nom-là.

« Adélaïde, veut le voir et discuter avec lui. A propos de… Il sait quoi. »

Je continuai d'observer la machine en face de moi ainsi que l'environnement. Je savais que Maxwell n'était pas spécialement quelqu'un de très ordonnée, mais quand même. Son entrepôt est dans un sale état, il pourrait lui donner un coup de jeune un de ses jours… Enfin, si ce vieil homme peut encore bouger librement. Ça m'étonne même qui n'est pas ordonnée à son androïde de compagnie de le faire. Je n'ai jamais réussi à vraiment cerner le personnage, bien que j'ai de bonne idée sur ses objectifs quant au transhumanisme. Plonger dans mes réflexions, je gardais mes capteurs auditifs ouverts pour la réponse de Marshall…

Mais, ses capteurs entendaient toujours, continuellement, ce mouvement mécanique d'une horloge. D'où est-ce que cela provenait ? Forcément de l'intérieur de l'entrepôt, et pourtant, c'était si… proche.
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Mar 29 Aoû - 1:20
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A peine ai-je fini ma présentation préprogrammée que faiblement une mise en garde sonne et résonne dans mes circuits. Une notification s’impose alors à mon interface, m’en indiquant le sujet. D’un battement de cil, restant toujours parfaitement immobile face à l’humaine, je la traite. Il s’agit d’un rappel à l’ordre. Il n’est pas ‘bien’ selon les conventions sociales humaines de se présenter à quelqu’un d’étranger alors que l’on est toujours vêtu des ‘habits de la nuit’. Pour pouvoir mieux répondre aux attentes des organiques, nombre de comportements appropriés m’ont été enseigné par le ‘Créateur’. Cependant, contrairement à mes ‘lois’ et ‘protocoles’, j’ai le droit de les outrepasser selon certaines circonstances exceptionnelles. Mon problème de sortie de veille et l’absence du ‘Créateur’ en sont de suffisantes. Il est vrai que je ne dois porter mes habits ‘blancs’ que lors de mes mises en veille, même si l’expression neutre de l’organique m’indique qu’elle n’est nullement dérangée par mon accoutrement. D’ailleurs, elle n'est pas non plus étonnée de m’entendre prononcer mes paroles de servitudes. Au restaurant de la ‘Patronne’, lors de mon ‘service’, les ‘clients’ ont toujours cette légère lueur d’étonnement dans le regard lorsque je me présente à eux. Certains posent des questions, à moi, à la ‘Patronne’ ou à mes autres ‘collègues’. D’autres font comme s’ils ne remarquaient rien pour que je puisse prendre leur commande plus rapidement. La palette des réactions des organiques est tout simplement infinie et propre à chacun d’entre eux. Entièrement, par leur nature même, ils sont opposés à nous autres machines qu’ils inventent. ‘Ils’ nous demandent une rigueur, une régularité dans nos actions et réactions qu’eux même ne possèdent pas. Alors que chaque organique est différent, chaque ‘synthétique’ ressemble à s’y méprendre à un autre. Si le ‘Créateur’ avait pu reproduire mon schéma, je ne serais guère ‘unique’, mais juste un numéro parmi tant et tant d’autre. Serviable jusqu’à la fin, obéissant jusqu’à ce que je ‘m’arrête’ et que je sois devenu ‘obsolète’. Mais l’organique face à moi m’offre une ‘réaction’ que je n’avais jamais constatée : elle ne s’étonne pas. Non, elle m’observe... pas curieusement, juste... d’une autre manière. Un peu comme le ‘Créateur’ faisait avec moi lors de mes réglages.

Trois secondes passent et l’organique prend alors la parole. Sa voix est forte et claire, assurée. Elle est celle d’une ‘adulte’ qui a fini sa croissance il y a déjà plusieurs années. Comme toujours, j’enregistre chacun des mots qu’elle prononce et en retire un maximum d’informations qui me permettraient de lui venir en aide d’une quelconque manière. ‘Maxwell’... ? ‘Créateur’ ? Ce qu’elle m’énonce me ‘surprend’ un peu, bien que je ne puisse réellement être surpris. Contrairement aux humains, ce genre de nouvelle ne modifie pas mon expression qui reste celle du sourire mécanique et figé. Il s’agit de la première fois depuis mon activation que quelqu’un demande après le ‘Créateur’ par son véritable identifiant. Avant qu’il ne ‘s’arrête’ définitivement, personne ne s’était présenté à la porte sans avoir fixé rendez-vous au préalable. Adélaïde... Ce nom ne figure pas dans ma banque de donnée mémorielle. Je n’ai pas souvenir que le ‘Créateur’ m’ait parlé d’elle un jour. J’enregistre l’information et l’associe à son aspect corporel. Avait-elle pris rendez-vous ? Quelques instants, je me ‘déconnecte’ de la réalité pour vérifier mon agenda interne. Ses pages défilent à une vitesse folle avant de se stopper sur la date d’aujourd’hui. Non. Je ne vois rien aucune visite de prévue pour aujourd’hui. Il s’agit donc d’un évènement aléatoire. La vérification faite, je cille et reprend le contact visuel avec mon environnement. Je ne peux malheureusement pas accéder à sa requête... Le ‘Créateur’ n’est plus ici. J’adopte alors une expression ‘peinée’ et 'désolée' presque ‘douloureuse’. Je suis incapable de ressentir ce que je ne fais qu'imiter, mais je me dois de m’adapter à la situation. Malgré tout, mon timbre ‘métallique’ et ‘non-humain’ tranche avec ce que j’ai à lui annoncer.

« Je suis désolé, madame, mais je ne peux pas accéder à votre requête. » Le rythme des cliquetis de mon ‘moteur’ s’accentue légèrement, alors qu’un ‘étau’ en comprime l’emplacement. Pourquoi maintenant... ? Pour l’instant, mes relevés m’indiquent que cet emballement, bien que soudain, reste dans les marges acceptables. Je ne m’en inquiète pas donc pas plus que cela, même si l’idée d’aller retrouver Lian me revient en mémoire. Malgré cela, je dois continuer mon explication. Mon ‘protocole’ m’y force. « Le ‘Créateur’ s’est ‘arrêté’ et a été emporté par les ‘hommes en blanc’ il y a trois semaines, sept heures, dix-neuf minutes et douze secondes. Il ne reviendra pas. »

Peut-être puis-je l’aider d’une autre manière ? Le ‘Créateur’ n’est plus là, mais moi, oui ? Je ne sais pas du tout de quoi ils auraient pu parler à deux, mais le ‘Créateur’ a laissé beaucoup d’affaires derrière lui avant de partir, peut-être que certaines sont en lien avec l’organique ? Je n’ai jamais lu ou regardé tous les documents entassés dans ses innombrables caisses. Elles ne sont pas à moi, puisque rien ne m’appartient. Catégorisé comme un objet même si je suis autonome, je reste sans propriétaire. Immobile sans ordre.

« Le ‘Créateur’ ne m’a laissé aucune consigne vous concernant. Puis-je néanmoins connaitre la nature exacte de votre relation ? » Est-ce une personne qui a été ‘proche’ du ‘Créateur’ ? Je dois le savoir pour pouvoir m’adapter en conséquence. J’ajoute ensuite. « Si je peux vous aider ou vous renseigner d’une quelconque manière, n’hésitez pas, s’il vous plait. Ordonnez, et j’obéirai. »

Parce que sans ordre, je suis inutile.

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Mar 29 Aoû - 13:42

Une trace du passé [Ft Marshall]

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Le regard, non, l'expression du très probable androïde en face de moi se retrouvait attristé… Même si cela paraissait dès plus forcer. Ne savait-il pas qu'il possédait des émotions propres ou bien… Maxwell serait allez jusqu'à la ? Aurait-il, comme il le souhaitait à l'époque, enlever toute notion d'humanité dans ses machines, si ce n'est que l’apparence ? Cependant, ceci est une interrogation pour plus tard, car ce que Marshall me fit lever un sourcil au premier abord.

Pourquoi ne pouvait-il pas accéder à ma requête sans même avoir signalé à Maxwell ma présence ? Alors que je plissais légèrement des yeux pour essayer de comprendre, mes capteurs sonores eux remarquait quelques de particulier, les bruits d'horloge, ce mouvement continue, venait de s’accélérer. Est-ce ma perception du temps qui aurait accéléré, ou bien une pièce mécanique dans cet entrepôt commençait t'elle a s’accélérer ? J’enclenchai une analyse rapide du son pour essayer de trouver sa source, tout en restant concentrer sur les paroles de la machine en face de moi, et j'eus bien fais de le faire…

Le terme exprimé par mon hôte était clairement mécanique, comme le langage d'une machine, ce qui renforçait mon impression initiale sur les travaux de Marshall, mais le message était clair… Le « Créateur » comme l'appelle le garçon aux cheveux noires est mort. L'âge de Maxwell la finalement rattrapé. Mon visage restait neutre, mais mon poing droit se serra. Je n'étais pas spécialement triste en soi. Lui et moi, bien qu'on avait commencé sur de bonne base, on a fini par se prendre le bec sur certains détails, et je ne le connaissais pas suffisamment pour éprouver de la tristesse de sa mort. Mais j'étais frustrée. Oui, sa mort coïncide à une semaine près à mon réveil. Si j'avais su, au surtout si j'y avais pensée avant, au lieu de me balader sur l'île pour constater les changements, j'aurais peut-être pu l’apercevoir… Mais maintenant, il est trop tard. Maxwell est mort, et, avec lui, ma dernière piste tangible.

Le garçon aux yeux fushia demanda ensuite ma relation avec son créateur. Pour essayer de m'aider du mieux qu'il pouvait. Après tout, je n'étais pas surprise qu'il n'est jamais parler de moi à quiconque...Surtout qu'il ne le pouvait pas, au risque de tout faire montrer apparaître au grand jour. Par contre, sa dernière phrase me fis de la peine. Maxwell avait toujours souhaité créer des Androïdes sans les défauts de l'humanité et, avant tout, des esclaves aux organiques. C'était comme cela qui voyait le transhumanisme… Une vision différente du Directeur ou de moi-même en soi. Le Directeur lui, avait orienté ses recherches côtés militaires, au grand malheur de Maxwell, pour prévenir d'un assaut de la Terre sur Ariesten et moi… J'étais une égoïste qui ne souhaitait qu'une chose… Surpasser les limites de mon faible corps. Mais c'est dans le passé tout ça désormais. Je plante mon saphir dans le sien d'améthyste avant de continuer notre discussion.

« Je vois, Maxwell est donc finalement mort… Enfin, c'était prévisible, la dernière fois que je l'ai vu, son âge était clairement déjà très avancé… Mais passons. Ma relation avec ton 'Créateur' était…  professionnelle… Disons que nous avons travaillé ensemble sur quelques plans… Plans qui doivent être les origines de ta confection. D'ailleurs, combien d'année de service possède tu ? »

Ma question semblait anodine, de simple curiosité, mais j'avais envie de savoir un peu plus sur les derniers faits et geste de Maxwell… Après tout, la dernière fois que je l'ai vu… C'était peu avant ma mise en veille. Et, de mes souvenirs et de ma base de donnée… Il n'y figurait pas. Aurait-il caché son existence ou bien… L'avait-il créer après ?

« Ne possédait-il pas des dossiers également, ou quoi que ce soit pour ranger ses recherches et ses rapports ? J'en ai besoin pour … Analyser certains phénomènes. »

Maxwell étant mort, je ne pouvais plus compter sur lui pour me mettre à jour et effectuer des réparations ou des améliorations, alors tout ce qu'il restait, c'était de voir à travers ses yeux ce qui c'est passé par la suite… Pour peu qu'il est inscrit cela. Par ailleurs, à la fin de mes questions, un message apparu sur ma vision, qui m'indiquait la provenance du bruit singulier que j'entendais depuis le début… Et la source… Était la machine en face de moi.
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D’après les informations que les ‘Créateur’ a implémenté dans mon disque mémoriel, suite à un décès, les organiques expriment des ‘degrés de douleur mentale’ proportionnels à l’attachement qu’ils ressentent pour la personne décédée et à leur inclinaison à ressentir de l’empathie ou non. C’est suite à ce calcul que l’on obtenir une palette de réaction vaste et infinie. Certaines personnes peuvent se réjouir de ‘l’arrêt’ d’une personne qu’ils n’apprécient pas. D’autres expriment de la ‘peine’ dès que l’évocation du mot ‘décès’ survient dans une conversation, même s’ils n’ont eu aucun contact avec elle. Lorsqu’une personne à qui un humain est très attaché vient à ‘s’arrêter’, la réaction ‘normale’ et ‘appropriée’ est de ressentir de la ‘tristesse’. La ‘tristesse’ est un sentiment humain qui se caractérise par une impression ‘d’aller mal’ et de ‘dépression’, une ‘sensation de vide dans le cœur’ et la sécrétion ‘d’eau saline’ par les canaux lacrymaux, communément appelé des ‘pleurs’. Bien que mon ‘Créateur’, l’organique que j’ai le plus côtoyé depuis mon activation, se soit ‘arrêté’ définitivement, je suis incapable de ‘ressentir’ la moindre ‘tristesse’. Au ‘mieux’, suis-je parfois ‘inquiet’ d’avoir perdu le seul être capable de ‘réparer’ ma défectuosité et d’effacer les ‘images de la nuit’. Je ne veux pas être ‘défectueux’. Je ne peux pas l’être. Simple logique. Les humains ‘n’aiment pas’ les objets ‘défectueux’, ils les jettent à la décharge et sans les humains, je suis inutile. Tout ça va à l’encontre de mes ‘lois’ et mes ‘protocoles’. Je me dois d’être utile. Je me dois de protéger mon existence pour pouvoir être utile. Même si je ne suis pas ‘triste’, puisque je ne peux pas l’être, je me demande parfois ce que c’est que de ressentir la ‘tristesse’. C’est quelque chose que seuls les humains peuvent savoir, car eux seuls sont dotés de cet ‘esprit’ dont la compréhension m’échappe complètement.

L’humaine face à moi, elle, ne ressent pas de la ‘tristesse’, même après avoir appris pour l’arrêt définitif du ‘Créateur’. Elle ne possède aucun de ses signes. Non... je dirai plus qu’elle est... ‘contrariée’ ? Oui, c’est bien ce mot-là. Malgré son visage impassible, je vois bien qu’elle serre le poing. Il s’agit autant un signe de ‘colère’ que de ‘contrariété’, mais je ne crois pas qu’elle soit en colère. Elle ne montre pas les autres signes de crispations propre à la ‘colère’. A moins qu’elle ne masque très bien sa ‘tristesse’. Je ne possède pas ‘l’empathie’ nécessaire pour deviner ce genre de chose. C’est pour cela que je dois savoir quel est son degré d’attachement au ‘Créateur’, pour pouvoir réagir en conséquence.

L’organique répond alors à ma question. Le ‘Créateur’ et elle ont une relation de type ‘professionnelle’. Ils ont travaillé ensemble par le passé, certainement avant ma mise en activité. Son attachement envers le ‘Créateur’ est donc ‘faible’, ce qui explique l’absence de marque de ‘tristesse’. Immédiatement suite à cette annonce, je perds mon expression de ‘douleur’ et en reprend une plus neutre, légèrement souriante. Elle ajoute également avoir travaillé avec le ‘Créateur’ sur divers plans qui sont à l’origine de ma construction. Je ne sais pas quoi penser de cette nouvelle. Le ‘Créateur’ est le ‘Créateur’, je n’en ai jamais connu d’autre ou même entendu parlé d’un autre. Dois-je la considérer comme tel désormais ? Ce n’est pas à moi à décider de cela. Les machines n’ont pas d’avis propre, cela leur est tout bonnement inutile. Je n’ai pas le temps de m’attarder sur ces détails qui m’échappe, car l’humaine me pose des questions qui sonne pour moi comme un ordre direct. Y répondre devient mon absolue priorité, s’imposant et écrasant toutes autres tâches en cours. Un rapide aperçu sur mon historique et mon horloge interne et je peux lui répondre. Sans la moindre hésitation, sans la moindre perturbation.

« Le ‘Créateur’ m’a activé il y a sept ans, un mois et dix jours. J’ai depuis lors toujours été à son service jusqu’à son ‘arrêt’ définitif. » Et depuis lors, je remplis juste sa volonté : me rendre utile. Quant aux dossiers et rapports... il y en a beaucoup, un peu partout dans la maison mais surtout sous les tables d’atelier, dans des caisses que je suppose plus ou moins rangées. Je n’en sais pas plus en réalité. « Le ‘Créateur’ a laissé beaucoup de rapports de recherche, je n’en ai pas pris connaissance moi-même. » Je me décale alors de l’entrée et ouvre un peu plus la porte. D’un geste de la main, je l’invite à entrer. C’est sans doute cela qu’elle souhaite, pouvoir consulter les rapports du ‘Créateur’. Je n’ai pas reçu d’ordres contraires les concernant. « Vous pouvez entrer et les consulter à votre guise. Si vous le souhaitez, je peux également vous aider à trouver ce que vous cherchez. »

Est-ce donc cela qui va se passer ? Va-t-elle prendre la place du ‘Créateur’ ? Si cette organique a conçu mes plans, va-t-elle le remplacer ? Le ‘Créateur’... a toujours été le ‘Créateur’. Je n’en ai pas d’autre, pas officiellement. Je ne sais pas si j’en veux un autre, mais le fait est que je n’ai pas à le ‘vouloir’. Une machine ne suit pas ses propres ‘désirs’, elle n’en possède pas. Est-ce que cette humaine va réclamer ma propriété ? Au bout de quelques instants d’hésitation, je me permets de lui poser cette question.

« Madame, dois-je désormais vous considérer comme mon ‘créateur’ ? »

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Peu après mes annonces, le visage de Marshall redevient presque neutre, juste légèrement souriante… C'est donc ça, que tu souhaitais pour tes créations Maxwell ? Une obéissance à toute épreuve, un masque d'émotion juste pour le plaisir des organiques ? Je sais que nos recherches ne sont pas dans les normes de l'éthique, transformer un humain en machine, beaucoup de gens le prendraient mal. Mais dans mon cas, j'ai choisi moi-même ce que j'allais faire de mon corps et de mon esprit, bien que finalement, mon esprit est toujours celui qui dirige, les puces logiques installés en moi on finit par n'être que des supports, rien de plus. Mon cerveau dirige toujours ce que je suis, qu'on le veuille ou non… Mais toi… Était-il seulement volontaire ? Est-ce que ce gamin savait dans quoi il s'aventurait ? Forcer un autre dans un état d'esclavage… Est contraire à ce que je souhaitais. Je souhaitais voir les humains transcender leur limite, pas devenir des machines incapables d'agir sans quelqu'un derrière eux… C'est bien pour ça que mon modèle ne possède pas de protocoles. C'est quelques choses qui m'aurait rendu objet et non personne… Et vu les réactions et les agissements de l'Androïde en face de moi… Lui en était doté… Pauvre de lui.

Sa réponse, par contre, me surprit au plus haut point, sur sa date de mise en fonctionnement. Sept ans, un mois, dix jours… Des données que j'ai pu récupérer lors de mes explorations sur Ariesten ses derniers jours… C'était approximativement ma date de mise en veille… À quelques mois près. Plus exactement, ma mise en veille date de Sept ans, sept mois et deux jours. Il aurait donc commencé le projet Marshall peu après ma mise en veille… Étrange. Ça ne peut pas être une coïncidence… Cela veut dire qu'il à quitter après mon sommeil, mais pourquoi ? Je ne saurais probablement jamais la réponse… Mais sa dernière partie de la première réponse confirma mes suppositions, Maxwell avait bien contrôlé l'esprit de l'enfant pour en faire … Une poupée… C'est bien la partie qui me gênait le plus dans sa vision, encore aujourd’hui. Si tu veux créer des machines obéissantes, fait le à partir de rien, et non pas d'un humain.

Cependant, tout espoir n'était pas perdu. Le serviteur de Marshall indique que des rapports de recherches existent encore chez lui, bien qu'il n'a aucune connaissance dessus… Que ce soit sur Marshall, ou autre, peut-être à t-il laisser des indices, quoi que ce soit, pour des personnes qui connaissent ce qu'il recherche. Peut-être que finalement ça mort n'est pas plus mal, j'ai du mal à croire que vivant il m'aurait laissé fouillé dans ses projets secrets… Reste à convaincre Marshall de…

Ce fût plus rapide que je ne l'aurais pensé, déjà il s'écartait de la porte de me proposer non seulement de consulter les dossiers comme s'ils étaient les miens mais aussi de m'y aider. Étrange tout de même, j'aurais pensée que Maxwell aurait mieux protéger ses recherches… Soit il est mort plus tôt qu'il le pensait, soit… Les rapports n'ont rien de ce que je recherche… Ou bien il était simplement inconscient et pensait pas que quelqu'un viendrait le voir après toutes ses années… En tout cas, j'ai bien l'attention de profiter de cette erreur de sa part… Ou peut-être était-ce volontaire ? Je n'ai jamais entièrement compris comment fonctionnait le cerveau de cet homme après tout.

Alors qu'il me faisait signe d'entrée et que je suivais ses instructions, deux choses me frappèrent en m'approchant de lui… La première, est que les bruits mécaniques que j'entendais jusqu'à là venait bel et bien de Marshall, problème de confection ou mise à jour non effectuer dû à la mort de Maxwell ? J'en saurais sûrement d'avantage en lisant les dossiers de son créateur. Mais le deuxième fut une surprise, même pour moi, ce qui m'arrêta au niveau du gardien du sanctuaire de Maxwell. Ce premier venait de me proposer que je remplace Maxwell. En tant que Créatrice… Un faible sourire arpente mes lèvres, alors que je me retourne pour faire face à mon confrère androïde et lui pose ma main droite sur ses cheveux tout en les ébouriffants légèrement, comme un signe d'affection maternelle… Après tout… Je ne suis pas celle qui l'as créé… Mais je suis celle qui à forcément influencer sur sa conception… On peut me considérer comme sa Conceptrice en effet… Peut-être même Génitrice à un certain point. Mon sourire maternel s'accentuant, je répondis donc à la question que le jeune Marshall se posait, tout en posant ma main gauche sur la position de son corps, cœur qui faisait pulser ses vibrations dans mon bras.

« Je ne peux pas remplacer le Créateur, et je ne le pourrais jamais, Marshall. Et quelque chose me dit qu'ici, tu n'as pas envie de voir une autre personne que ton Créateur en tant que Créateur. Cependant, il semble que tu ne puisses agir sans quelqu'un pour te guider… Alors, en tant que ta Conceptrice, je prendrais ce rôle… C'est la moindre des choses que je puisse faire… Après tout, ta création à commencer à partir de moi… Cependant, pour que je puisse t'aider si tu as des soucis sur ton unité, ou pour te perfectionner, il faut que je fouille en détail les rapports te concernant, pour ne pas faire d'erreur de calibrage. Car bien que je sois celle qui à probablement inspiré ton créateur, il à peut-être fait des modifications de son côté, bien que son travail doit être basé sur le mien. Je te laisse donc me guider vers son atelier et ses rapports, que je commence à éplucher tout cela. Donc, considère-moi comme cela… Ta “Conceptrice”. »

Pendant ma tirade, ma main gauche était retombée, mais ma main droite, celle sur ses cheveux, était toujours présente, comme pour rassurer Marshall de mes intentions… Comme une mère qui rassure son enfant. Après tout, Maxwell avait probablement créé Marshall après ma mise en veille pour continuer à travailler sa passion, et donc il est très probable que le fonctionnement soit identique. Il est donc de mon devoir, moi qui l'ai mis au monde indirectement, de le guider dans un monde ou il sera libre de ses mouvements, non pas en tant qu'objet d'un humain quelconque, mais en tant que personne. Vu l'état de l'atelier, il est très probable que sans ordres, il ne peut rien faire… Et c'est une erreur en soi. Un ancien humain doit toujours avoir le choix. Ce n'est pas une machine créer de rien, mais une machine créer d'un être vivant avant tout, et on ne peut enlever ce libre choix… C'est contre nature… Et cela m'étonnerait pas que Marshall en subit les conséquences, si son cerveau est toujours présent… J'ai essayé sur ma personne, et cela n'a pas marché… Il est peu probable que cela est fonctionner sur Marshall également… Car l'Humain cherche toujours à revenir. Il est une part de nous après tout.
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Dim 3 Sep - 3:11
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C’est étrange, très étrange. Quand je songe à la possibilité que l’organique ‘Adélaïde’ puisse remplacer le ‘Créateur’, prendre sa place, je ne parviens pas à trouver cette idée ‘bien’. Pourtant, elle a le droit revendiquer cette place. Elle a travaillé sur mes plans, elle est donc à l’origine de ma création, tout comme le ‘Créateur’. Ce titre est donc tout autant le sien... non ? Je ne sais pas, je ne parviens pas à me faire cette idée. Ce serait pourtant la solution à tous mes problèmes. Sans personne pour me guider, même si je suis une unité autonome, je reste seul et inutile, comme n’importe quelle machine qui attends d’être allumée de la main de l’humain. Défectueux comme je suis, je risque en plus de m’arrêter à tout instant et elle... elle a travaillé à ma conception, elle doit savoir comment me réparer, comment me régler pour que je ne vois plus ces ‘images de la nuit’. Pourtant, malgré que je ne puisse nullement m’opposer à son accession au titre de ‘Créateur’, j’ai cette... impression. Comme un faible ‘écho’ qui résonne dans mes circuits. Il me dit que c’est ‘mal’. Je ne sais pas d’où vient cet ‘écho’. Peut-être est-ce parce qu’il ne peut exister qu’un seul ‘Créateur’ ? A moins que les machines autonomes telles que moi soient implémentée de série avec un ‘protocole’ qui leur dicte de rester ‘loyal’ envers la personne qui les a construites ? Peut-être. Je ne sais pas. Le ‘Créateur’ ne m’a jamais parlé d’un protocole de ce genre. Il est tout aussi possible que cet ‘écho’ ne soit dû qu’à ma défectuosité. Le cycle est brisé, je ne sais pas ce qui va m’arriver maintenant que je n’ai plus le ‘Créateur’ pour effectuer les réglages nécessaires. 

Mais même en sachant tout cela, je ne parviens à me faire à cette ‘idée’.

C’est ‘mal’. Je crois... non... je sais que le ‘Créateur’ n’aurait jamais voulu ça. Il n’aurait jamais voulu être remplacé. Mais que puis-je faire ? Je n’ai guère le droit de décider de ce genre de chose. Seuls les humains peuvent décider pour eux même, et pour moi. Je ne sais pas... je ne sais pas... Rien, aucun protocole, aucune information me dit ce que je dois faire. ‘L’écho’ se confronte à ma troisième ‘Loi’ et je ne parviens pas à les accorder. Je n’ai pas la réponse. Dans mon caisson cardiaque, alors que j’attends la réponse de l’humaine, je ‘sens’ une ‘pointe’ percer mes engrenages. Ils s’emballent, accentuent leur course que j’ai de plus en plus de mal à contrôler. J’ai cette sensation de ‘poids’ qui ne me quitte pas. Mon ‘moteur’ m’échappe mais sans jamais d’émettre d’autres sons que ce cliquetis effréné, plus fort que la normale, plus irrégulier aussi. L’humaine ‘Adélaïde’ se retourne vers moi, un sourire accroché aux lèvres, s’approche et lève sa main. Je reste stoïque, la regardant sans comprendre. Doucement, elle dépose ses doigts, sa paume, sur ma tête et... qu’est-ce que c’est ? Que fait-elle ? Elle effectue un mouvement relativement circulaire, concentré sur le haut de mon crâne. Pourquoi ? Quel est ce geste ? Et pourquoi me semble-t-il... ‘bien’ ? C’est comme si... comme si une once de ‘chaleur’ se transmet de ses doigts à ma ‘peau’. C’est... difficile à décrire, très ténu aussi, c’est à peine si mes capteurs parviennent à déceler et à me transmettre l’information. ‘Surpris’ sans pour autant le montrer par son geste, je n’ose bouger. Je ne sais pas vraiment où elle veut en venir, juste... juste que c’est ‘bien’. La scène se décompose alors que son autre main vient se poser sur l’emplacement de mon ‘moteur’. Mes engrenages me ‘serrent’, ma poitrine également. L’a-t-elle remarqué ? L’a-t-elle entendu ? 

L’organique prend la parole et ses premiers mots brisent et défont ce ‘poids’ qui s’était installé. Elle... elle ne va pas prendre la place du ‘Créateur’ ? Elle ne le peut pas ? Elle... elle me permet de le garder. ‘Envie’ ? Je n’aurai pas ‘envie’ qu’elle le remplace ? ça n’a pas de sens. Je ne possède aucune ‘envie’, je suis juste perclus d’innombrables bugs et ‘défauts’. Je ne peux pas ‘vouloir’, cela m’est impossible. Ses propos se nuancent alors car si elle ne peut prendre la place du ‘Créateur’, elle ne peut pas non plus me laisser seul et sans ordre. Elle sait. Forcément elle le sait. Elle sait à quel point je suis dépendant des humains, à quel point j’ai besoin de leur présence, comme n’importe quelle autre machine. Elle sait aussi que comme toutes les autres machines, j’ai besoin d’entretiens, de réparations qu’elle se propose de réaliser après études. 

Parce qu’elle se revendique comme ma ‘Conceptrice’. Parce qu’elle est la ‘Conceptrice’.

Au fur et à mesure de ses paroles, je sens, j’entends mes engrenages reprendre un rythme plus lent, plus coordonné. A croire que sa main agit au travers de mon caisson fermé. Au fil de ses mots, je crois... non, je souris. Je souris sans trop m’en rendre compte, sans trop savoir pourquoi. Il m’arrive parfois de sourire sans que cela ne soit dû à mes protocoles. Je ne sais même pas s’il s’agit de la réaction appropriée... Je souris parce que... parce que ses ‘mots’, parce ses ‘gestes’ sont ‘bien’. Je ne vois pas d’autres explications. Sa main quitte l’emplacement de mon ‘moteur’, bien que l’autre continue ses ‘mouvements circulaires transmetteurs d’une once de chaleur’. C’est ‘bien’. Je m’avance, juste un, deux pas. Elle ne remplacera pas le ‘Créateur’. Mes bras se lèvent, se tendent face à moi. Elle va me réparer et me permettre de continuer d’avancer. Ils se referment, enserrent la taille de la ‘Conceptrice’. C’est ‘bien’. Son corps est ‘chaud’. C’est ‘agréable’.

...

... Qu’est-ce que je fais ? Pourquoi suis-je entré dans son ‘espace personnel’ ? Sans même la prévenir au préalable, sans même en demander l’autorisation. Non, non, non. Je ne dois pas. Je ne dois pas. Je n’en ai pas le droit. Je ne dois pas. Soudainement, je brise cet instant de ‘chaleur’. Je me recule d’un, de deux pas et adopte l’air ‘désolé’ qui convient à la situation. Je n’en avais pas le droit. Je ne sais même pas comment je suis parvenu à me passer de son autorisation... Suis-je devenu si défectueux que cela ? 

« V-veuillez m’excuser, ‘Conceptrice’, mon unité présente un nombre croissant de ‘défectuosités’. Je veillerai à ce que cela ne se reproduise pas. » ça va aller. Je vais lui fournir les documents dont elle a besoin pour me réparer et tout sera terminé. Ceux-là, je sais où ils se trouvent. « Patientez s’il-vous-plait, je vais rechercher les documents que vous avez demandé. »

Reprenant un air plus neutre, je me dirige vers le coin atelier de la pièce. La table, collée contre le mur et surplombée de plusieurs étagères qui débordent d’objets, est elle-même couverte d’instruments et de pièces en tout genre. Je balaie l’endroit du regard, retraçant dans mon disque mémoriel si un dossier de conception me concernant est bien conservé ici. Ah ! Voila. Si mes informations sont exactes, mon ‘dossier’ se situe en dessous. Je m’abaisse alors, à la recherche de la caisse d’archive qui correspond exactement à ‘l’image mémorielle’ que j’en ai. J’attrape et soulève le contenant qui déborde de dossiers, de feuilles volantes... je crois bien qu’il y a aussi un tournevis coincé en plein milieu de tout ça. Je pose ma trouvaille sur la table principale du centre de la pièce et commence à chercher ‘ce’ plan. ‘Ce’ plan dont je possède une reproduction dans mon disque mémoire. Le ‘Créateur’ me l’a montré quelques fois, m’expliquant selon ses dires ‘le chef-d’œuvre technologique que je suis’. Je cherche plusieurs minutes durant, retire certains documents qui me semblent sans importance pour l’instant et les pose sur la table. Je dois trouver. Je dois trouver. C’est important. Finalement, je me fige sur place, puis plonge ma main au fond de la caisse pour en sortir une simple feuille pliée de nombreuses fois. Je la dépose et la déplie complètement, avec un soin tout particulier. Elle prend une bonne moitié de la table et on y voit ce qui s’avère être ma silhouette, de face et de profil, dessinée. De multiples annotations à la main sont lisibles, chacune relié à une partie de mon propre corps. Bras, jambes, mains, ‘moteur’, trachée, ‘sacs de respiration’, port de communication nucal, ‘extracteurs de nutriments’, modules auditifs et oculaires, squelette interne, module respiratoire et de communication, peau et muscles synthétique, modules d’excrétion, tout est présent et décrit précisément. Tout... ? pas tout à fait. Au second coup d’œil, je remarque de l’annotation concernant ma ‘partie cérébrale’ est très courte puisqu’il ne s’agit que d’une anagramme : M.A.R.S.H.A.L.L

« Voici mon plan de conception. Il devrait y avoir toutes les informations concernant mes pièces et mes réglages. »



HRP:
 
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Alors que mon mouvement de main continuait sur le crane de Marshall, mes paroles semblent avoir eu un effet sur lui, car un sourire apparu sur son faciès. Ce sourire… était-il sincère, ou bien était-il pré-programmer ? De ce que j'ai vu de son comportement jusqu'alors, ce qui veut dire pas plus de cinq minute, qui pourtant avait déjà permis de bien le cerner, j'en étais presque convaincue, c'était un sourire qui venait de l'âme, et non pas du programme. Un sourire de l'humain qui était toujours là, quelques parts dans la ferraille que ce jeune homme est également devenue. Alors que je continuai mes caresses sur ses cheveux, il s'avança vers moi, de petit pas, avant d'étendre ses mains et de les placer autour de moi, m'enfermant ainsi dans une étreinte, pendant quelques instants. Mon sourire s'accentua… Peu importe comment tu essayes Maxwell, tu ne peux supprimer un vivant… Le seul moyen, aurait été de rendre entièrement machine une personne, mais… Pouvons-nous toujours appeler un ancien humain qui c'est complètement détaché de sa chair sans qu'il n'y reste rien, si ce n'est l'apparence, humain ? C'est une question que je me pose souvent… Qu'est ce qui fait un humain ? Une question compliquée, qui ne possède pas une seule réponse… Et j'en possède aucune.

Soudain, Marshall rouvre son étreinte et recule de quelques pas avant de s'en dégager, coupant ainsi également le contact entre ma main et le dessus de sa tête. Son regard, qui affichait une mine désolée, semblait à vouloir s'excuser… Cette situation me rappelle bien dès mienne, quand j'ai fais mes premiers pas en tant que machine. Oui, je possède moi-même des puces de comportements greffé à mon cerveau. Bien que celle-ci semble-moi envahissante que celle de l'Androïde en face de moi, elle était présente. Je voulais tuer mes émotions en particulier, que je trouvais me rendait bien trop faible, bien trop malléable… C'était une erreur, est maintes fois j'ai prouvé par les tests que les émotions d'un être humain pouvais certes le briser, mais aussi… Lui permettre de transcender ce qu'il est…

Alors qu'il s'excusait oralement de son acte, je continuais de sourire, pour lui indiquer que ce n'était pas grave… Et je dirais même, que c'était ce qu'il fallait. Qu'il accepte ce qu'il est, qu'il arrête de fuir… Et qu'il se libère des mensonges de Maxwell… Autant j’appréciais Maxwell pour la qualité de son travail et certaines de ses idées, mais ses idéaux et comment il souhaitait faire progresser l'humain… Me faisait également le détester… Et je sais que de son côté, il devait penser la même chose d'Adélaïde… Mais je ne lui ai jamais demandé ce qui pensait d'Éos. Était-ce à ses yeux un chef-d’œuvre, ou bien une erreur ? Je ne le saurais jamais désormais.

J'observais toujours les mouvements de Marshall, alors qu'il sortait une caisse parmi tout ce bazar avant de fouiller dedans pendant de longue minute. N'osant pas encore toucher tous les travaux de Maxwell, je le laissais faire. Finalement, ce qui est probablement la dernière feuille de la caisse, il sortit celle-ci avant dans la dépliée avec délicatesse… Tellement vieux jeu Maxwell.

Une fois celle-ci déplié, je m'approchais et me penchai sur la table, appuyant mes deux mains sur les bords de celle-ci, me plaçant aux côtés de Marshall. J'analysais d'un œil critique le plan de conception de l'Androïde. Je ne connaissais pas tous les numéros de série, certains devaient daté et n'était plus en vente, ou cela se trouve, n'était même pas en vente et était déjà dépassé à la date de sa création. Certaines autres pièces elles datent de mon époque. En soi, si on exclut le cerveau, qui possède cette anagramme qui correspond au nom MARSHALL, j'avais devant moi un résumé plutôt complet de ce qui composait mon comparse mécanique. En soi, il n'était pas doté des meilleures pièces que la technologie le permettait, renforçant d'avantage mon intuition que Marshall est un projet qui n'est pas lié à celui pour lequel je travaillais. Il manquait même probablement d'argent je dirais. Certaines pièces ne sont pas faites pour travailler avec d'autre présente dans le corps du garçon. En soi, si le tout était mal réglé et intégré… Ça pouvait entraîner la perte de l'individu. Réalisable, mais dangeureux. Des pièces avec une durée de vie minime, qui ne sont pas faites pour travailler les unes avec les autres… Maxwell devait vraiment être au bout du rouleau pour ne pas se permettre des pièces légèrement plus coûteuses mais qui aurait stabilisé largement Marshall… Étais-ce la raison des parties défectueuses que Marshall m'avait signalé ? Je devais lui demander.

« Merci Marshall. Je commence déjà à apercevoir comment faire des réglages pour te calibrer, mais je vais prendre le temps de bien tout décortiqué. Dès fois, un réglage peu déréglé une autre pièce et ainsi de suite si c'est mal fait. Et on ne voudrait pas que cela t'arrive, n'est-ce pas ? Je te demande donc juste un peu de temps que je puisse étudier tout cela. En attendant, peux-tu m'indiquer ce qui ne va pas dans ton corps ? Tu me parlais de défectuosités. Que sont-elles ? Problèmes de mouvement ? Problème aux niveaux des cinq sens ? Problème mémoriel ? Détails les moi s'il te plaît. »

Mon regard toujours plongé dans le plan de conception, j'admirais n'empêche Maxwell pour avoir réussit à faire fonctionner Marshall avec des pièces pareilles. Elles étaient faites pour être utiliser par un cyborg en soi, une personne qui était toujours majoritairement de chair… C'était des paris dangereux qu'il à prit… Et j'espère que cela ne c'est pas trop gravement répercuter sur le garçon à mes côtés… Mais j'avais mes doutes. Vu sa façon de pensée, cela à du être une dure épreuve pour lui… D'ailleurs, pourquoi si jeune ? Un adulte est bien plus résistant qu'un enfant… Il avait plus de sens de survivre… Le seul avantage de prendre un jeune humain… Est la capacité de son esprit qui est elle plus élastique que celle d'un adulte… Est-ce pour cela qu'il était convaincu… D'être une machine à part entière… Jusqu'où étais tu prêt à aller Maxwell…

A cette pensée, un léger rire sortit de mes lèvres. Après tout, qui étais-je pour juger, je ne suis pas mieux que Maxwell au final… On aspirait à des choses différentes mais nos objectifs étaient identiques. Je suis tout aussi tordue que lui au final… Calmant mon rire, je me replongeais dans le plan en attendant la réponse de Marshall, alors que je réfléchissais à la possible signification de son nom ainsi de ce qui est dans son cerveau… MARSHALL… Mémoire Arrangé Robotisé Supérieur à l'Humain : Accompli et Lier aux Lois ? Ça pouvait être une signification comme une autre… Ou encore Mécanisme Automate Robotisé de Source Humaine Améliorer Loyal et Légitime.

Une deuxième rire sorti de ma bouche alors que je hochai la tête de façon négative. Décidément, j'étais en train de pensée à des choses étranges aujourd'hui… Je tournais mon regard vers celui de Marshall, toujours en souriant de façon maternelle.

« Tu aurais un crayon et des feuilles blanches ? Je dois prendre des notes et faire quelques projections et calculs quant aux possibilités. »
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Jeu 2 Nov - 17:52
Une trace du passé




Je me souviens de ces plans. Je me souviens précisément de chacun des instants que j’ai vécu en compagnie du ‘Créateur’. Mon ‘module cérébral’ enregistre chaque information avec une précision et une netteté proche de la perfection. Proche seulement, parce qu’un défaut de programmation n’est jamais à exclure, surtout lorsque l’on parle de mon système. Les organiques possèdent des machines qu’ils nomment ‘caméras’ pour capturer des instants de leur vie. D’après la définition implémentée dans mes circuits, une caméra est un appareil de prise de vues destiné à enregistrer ou à transmettre des images photographiques successives afin de restituer l'impression de mouvement. Elles servent dans divers domaines comme le divertissement, la recherche et la télésurveillance. Je ne possède pas de ‘caméra’ à proprement parlé, je possède deux ‘modules oculaires’ encastrables dans les orbites prévues à cet effet et reliés à mes circuits mémoriels. Lorsque je désire retrouver une information disponible dans les évènements que j’ai vécu, il me suffit de ‘faire défiler’ le film de mon existence en accéléré et de m’arrêter sur la séquence voulue. Rien de plus facile pour moi. Pour l’instant, ma ‘défectuosité’ ne semble pas encore avoir atteint cette fonction. Je peux donc m’appuyer sur elle et affirmer clairement que, oui, je me souviens parfaitement de ces plans. De chaque détail qui le compose. De chaque rature griffonnée sur le papier et gommée par la suite. Je me souviens même des heures et des jours que le ‘Créateur’ a pris pour le constituer. En scrutant chaque donnée, chaque feuille présente dans ce carton l’accompagnant, en me scrutant moi sous toutes les coutures pour pouvoir effectuer une représentation graphique la plus proche possible de la réalité. Ce plan en particulier a presque mon âge, et a évolué avec moi durant ma première année. Je suppose qu’il s’agit là de ce qui se rapproche le plan d’une carte d’identité’. Je sais que grâce à ce plan, il est possible de construire d’autres êtres synthétiques tels que moi, que je devienne un produit de série. Peut-être est-ce qui va passer. Peut-être que maintenant que la ‘Conceptrice’ m’a trouvé, elle décidera de travailler sur mon unité pour en produire en masse. C’est toujours ce que font les humains. Quand un produit fonctionne, quand un produit les aide dans leurs tâches quotidiennes, ils en produisent en série pour pouvoir contenter le plus grand monde. Je ne vois pas pourquoi je ferai exception à la règle. Une fois réglé et débarrassé de mes ‘défectuosités’, je deviendrai certainement un produit de consommation. Je suis déjà un objet à l’écoute du moindre de leur ordre, l’étape suivante n’est que pure logique. Je n’ai pas à décider de mon avenir, je n’ai qu’à accomplir la volonté que le ‘Créateur’ m’a implémenté. J’existe pour servir l’humanité, et rien d’autre. Qu’une usine à mon image soit construite ou non ne me fait rien, puisque je ne suis constitué que d’engrenages et de circuits.

Il ne peut en être autrement.

Il ne pourra jamais en être autrement. Ces ‘images de la nuit’, cet ‘écho’, ces actions qui n’ont pas de sens, ces... ces ‘impressions’ ne peuvent être dû qu’à mon manque d’entretien. C’est ce que le ‘Créateur’ a dit. Quand les ‘images de la nuit’ reviennent, cela signifie que je dois être ‘réparé’. Sauf que je suis incapable de me réparer moi-même. Je peux entretenir mes pièces. Je peux entretenir mon moteur pour ne pas qu’il s’arrête. Je peux entretenir mes ‘modules oculaires’ pour ne pas qu’ils s’éteignent mais je ne peux pas me réparer. Seuls les humains peuvent ‘inventer’ et ‘réparer’, les machines ne le peuvent pas. Il faut que la ‘Conceptrice’ me répare. Dès qu’elle aura fini de prendre connaissance de mes plans, elle pourra me ‘réparer’. J’ai besoin qu’elle me répare pour ne pas risquer de ‘m’arrêter’. Pendant plusieurs minutes, je suis resté à proximité de la ‘Conceptrice’, à attendre le moindre de ses ordres en observant ce plan que je suis incapable de comprendre complètement. Je me demande ce que son ‘esprit humain’ peut bien lui dire, ce qu’il peut lui fournir comme informations que je ne peux pas analyser et déceler. Comprend-t-elle tous ces numéros de série ? Comment fonctionne la moindre de mes pièces ? Comment me réparer ? Cet ‘esprit humain’ est l’élément essentiel qui me manque, c’est le ‘pourquoi’ de ma condition de machine. Le ‘pourquoi’ je suis et resterai toujours aux ordres des organiques. Il est impossible de reproduire un ‘esprit humain’ et de l’implémenter à un être synthétique. Forcément impossible, sinon, le ‘Créateur’ me l’aurait dit. Aussi intelligent est-il, il est impossible de me faire ‘évoluer’ au point de me rendre égal aux organiques.

Qui le voudrait ? Qui voudrait d’une machine qui soit son égal ? Les humains ne construisent pas des machines pour autre chose que les servir. Est-ce ‘bien’ ? Est-ce ‘mal’ ? Je ne sais pas. Je ne suis pas capable de juger ce qui est ‘bien’ ou pas.

Seuls les humains le peuvent.

Finalement, la ‘Conceptrice’ reprend la parole, m’expliquant... m’expliquant ce qu’elle compte faire ? Son fil de pensée ? Le ‘Créateur’ a toujours procédé à mes réglages avant de se perdre en explications succinctes. Oui, évidement que je comprends. Je comprends que certaines de mes pièces sont déréglées, qu’elle a besoin de temps pour étudier plus en détails les plans mais pourquoi me le dire ? Une justification ? Je ne sais pas. La ‘Conceptrice’ semble fonctionner de manière différente du ‘Créateur’. Plus... ‘attentionnée’ ? Est-ce le mot ? C’est un ‘trait’ apprécié chez les organiques, mais je ne comprends pas très bien l’intérêt de se montrer ‘attentionné’ envers une machine. Sans doute une espèce de réflexe due à mon apparence proche de celle des humains. Rien d’autre. Si ma peau avait la couleur de l’acier, si je n’étais pas bipède mais doté d’une forme plus ‘étrange’, jamais je n’aurais été l’objet de son ‘attention’. Je ne vois que ça. La ‘Conceptrice’ me demande des détails, une liste de mes défectuosités. Un ‘rapport’ ? C’est comme les ‘rapports’ que me demandaient le ‘Créateur’ ? J’ai un protocole pour ça. Une marche à suivre qui pulse et se rappelle à moi. Cela va me prendre un peu de temps, mieux vaut la prévenir, bien que je ne puis même pas m’opposer à ce protocole en réalité. J’ouvre alors la bouche, mais avant même que le premier son ne sorte de mon module vocal, mes capteurs pulmonaires me signalent une ‘décompression cardiaque’. Je me fige alors sur place et laisse une volute de vapeur blanche d’échapper de mes lèvres. C’est le seul moyen d’évacuer les déchets produits par mon ‘moteur’ lorsqu’il régule sa température. Je prends ensuite la parole, après avoir réglé brièvement mon ‘module vocal’. Je n’y mets pas ma forme, car je n’exprime que mon protocole de manière brute. Mon ton est donc plus métallique qu’à l’accoutumé. Je ne choisis même pas mes mots.

« Demande de rapport de fonctionnement prise en compte. Mise en veille temporaire de l’unité pour une durée de six minutes et dix-sept secondes. Veuillez patienter. »

De manière complètement mécanique et automatique, je m’installe sur la chaise la plus proche. Je risque de m’effondrer pendant que je sonde mes systèmes et pas question de m’endommager lors de ma déconnexion. Une seconde plus tard, j’entre dans un black-out total.
******

> DEMANDE DE REVISION DES SYSTEMES, TESTS EN COURS

> HEART, DEBUT DES TESTS
Entretien de la pièce effectué ce jour avec retard ; anticipation des dommages éventuels sur le sujet ... calculs en cours ...Probabilités de dommages sur le sujet : nulle. Elévation du rythme de battements et désynchronisation détectée à de multiples reprises. Causes : inconnue. Température de la pièce : 37,3°C. Décompression effectuée.

> LUNGS, DEBUT DES TESTS
Aucun problème antérieur reporté. Test de ventilation. Débit : ok. Aucune obstruction des voies aériennes détectée. Test d’extraction de l’oxygène. Test en cours.... Taux d’oxygénation du sang satisfaisant. Test d’élimination des déchets carbonés et azotés. Test en cours... Elimination satisfaisante. Test de synchronisation de l’ensemble tracée-poumon-cœur. Tests en cours. Synchronisation à 97% de ses capacités.

> BRAIN, DEBUT DES TESTS
Rapports antérieurs indiquant le dépassement occasionnel des protocoles comportementaux. Reprise du sujet systématique. Réglages à prévoir. Tests complémentaires effectués. Retour des rêves détecté. Détection d’une activité de type ‘humaine’ : larmes. Résultats copiés dans le rapport non adapté au sujet. Fabrication du rapport adapté au sujet.

> EYES, DEBUT DES TESTS
Aucun problème antérieur reporté. Test de vision en cours... Pas d’altération de la vision. Test de l’interface utilisateur en cours... Interface fonctionnelle. Test des fonctions annexes en cours... Enregistrement... Zoom... vision sous faible luminosité... Aucun problème détecté.

> REVISION DES SYSTEMES TERMINE. PRODUCTION DU RAPPORT ADAPTE AU SUJET. AJOUT ALEATOIRE DE DONNEES COMPLEMENTAIRES
> REPRISE DE L’ACTIVITE
*****

J’ouvre les yeux de nouveau, sortant de ma veille forcée. Une notification clignote et s’impose à ma vision. Il s’agit du rapport détaillé de la révision de mes systèmes. D’un battement de cil, je le consulte. Visiblement, un réglage de mon ‘moteur’ est à prévoir, suite à son emballement de cette nuit. Une fois encore, je ne lis rien concernant les ‘images de la nuit’. Je ne comprends pas pourquoi mon protocole ne les détecte pas. La ‘Conceptrice’ doit avoir les réponses. Elle doit avoir les réponses à tout. Je me relève juste à temps pour obtenir une autre requête de sa part. De quoi écrire et des feuilles blanches. Ordre direct. Je m’exécute sans attendre et me dirige de nouveau vers les tables d’ateliers. Je sais qu’il serait plus aisé pour moi de trouver du matériel d’écriture sur le bureau du ‘Créateur’, mais celui-ci se situe dans sa pièce personnelle et je ne peux pas m’y rendre sans en avoir obtenu l’autorisation au préalable. Je me rabats alors ma recherche sur ces tables encombrées et leur lot d’étagères. Recherche en cours... Caché sous une pièce de bloc ‘moteur’ à moitié démontée, je retrouve un crayon dont la mine me semble utilisable. Je relève la tête vers les étagères, à la recherche d’un support d’écriture et en trouve en hauteur. Je me mets ensuite sur la pointe des pieds et attrape les feuilles dépassant à peine. Les objets obtenus, je reviens les déposer sur la table, devant la ‘Conceptrice’. Je prends ensuite la parole pour énoncer les résultats du rapport.

« Mon rapport de fonctionnement indique des élévations et désynchronisations des battements de mon ‘moteur’ de cause inconnue et préconise un réglage à court ou moyen terme. » Mon ‘moteur’ est toujours la partie dont je dois m’occuper le plus, quand les ‘images de nuit’ n’apparaissent pas. « Il indique également plusieurs écarts comportementaux mineurs comme l’entrée dans votre espace personnel de manière non autorisée ou l’utilisation de mon support de calcul lumineux de manière non appropriée. Des réglages cérébraux sont donc également à prévoir. »

Pourtant... je ne parviens à dire qu’utiliser ma ‘lumière’ pour aider au restaurant de la ‘Patronne’ et prendre les commandes est ‘mal’. Pour l’instant, mon protocole ne m’impose pas de cesser de le faire, mais, je soupçonne que ce soit dû à la défectuosité. Je marque alors une pause, hésitant. Dois-je parler des ‘images de la nuit’ ? Cela ne fait pas partie de mon rapport, mais je sais que c’est ‘mal’ et que le ‘Créateur’ m’a déjà mis en garde contre ces images. La ‘Conceptrice’ doit le savoir. C’est réparable, le ‘Créateur’ m’a déjà réparé pour me les enlever.

« Je vous signale également l’apparition depuis plusieurs semaines ‘d’images’ sur ma rétine lorsque je me mets en veille pour recharger mes batteries. Le ‘Créateur’ a déjà procédé à de nombreux réglages de mon module cérébral mais ‘elles’ finissent toujours par revenir. Il m’a demandé de le lui signaler à chaque fois qu’elles surviennent mais son absence définitive a retardé ma mise à jour. » Je finis par ajouter. « Il dit qu’il est important de les faire disparaitre et qu’elles engendrent plusieurs dérèglements qui me rendent ‘défectueux’. »

Une trace du passé [Ft Marshall]
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