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Is this really a good idea ? - feat. Alt' ♥
Gardien Verseau
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Ven 1 Sep - 1:16

Is this really a good idea ?


« Why do I always follow you ? »


Ariesten, la nuit. A chaque fois que je lève les yeux, j’ai l’impression que la voute céleste et le ciel sont bien trop proches de moi. Peut-être le sont-ils ? Nous sommes si haut dans le ciel que je me demande parfois comment ses premiers habitants ne sont pas mort asphyxiés. Mais cette question est complètement stupide en elle-même et la réponse, simple et claire. Ce rocher flottant est sous la protection de sa divinité tutélaire, Ying, qui la préserve de ces petits désagréments. Il aurait été encore plus stupide de sa part de laisser crever ses nouveaux protégés en oubliant ce genre de détails. Quoique... vu la stupidité que c’était d’emporter un morceau de terrain dans le ciel... ça ne m’aurait pas étonné plus que ça en fait. Dire que tout ça, tous ces conflits, toutes ces querelles, l’île, l’intervention de ma divinité tutélaire et même du Tout-Puissant, notre venue au monde, ... tout ça n’est dû à une querelle entre frères. Bande d’idiots. Incapable de dialoguer simplement pour éviter d’envenimer les choses. Est-ce que je décide de faire sécession et de murer l’entrée de ma cellule au temple quand je me prends la tête avec un de mes frères gardiens ? Non, j’crois pas. Et pourtant, ça m’arrive encore fréquemment. Parce que même avec seulement quelque mois d’ancienneté et une carrure de gamin, j’ai deux fois plus sagesse que deux prétendues divinités ‘adultes’ et millénaires réunies. C’est à se demander comment le ‘Tout-Puissant’ a pu engendrer deux fils pareils... J’ai bien conscience que j’existe -que nous existons- uniquement à cause de cette querelle entre frères, mais j’aurai préféré mille fois que leur père leur injecte une once de bon sens. Ça leur aurait évité de montrer les races les unes contre les autres.

...Tch. ‘Ariesten’. Nous voilà bien. Me voilà bien, tiens. Je me demande bien ce que tu comptais trouver de si extraordinaire sur ce morceau de caillou, Rosalyn. Je sais. Pas besoin de me le rappeler. La paix, une famille, une nouvelle vie, des étoiles trop proches ... Je connais par cœur tes raisons, tu me les as gravés à l’âme ! Sauf qu’ici, personne n’est foutu de s’entendre et ces gens que tu as idéalisé t’ont tuée. J’me demande bien qui est réellement le ‘monstre’ dans cette histoire. Alors, elle est où ta paix si belle !? Elle est où ta vie meilleure !? Je vais te le dire, elle est collée sur le bitume et sur les roues de ce camion !

... Excuse-moi. J’sais que je devrai pas m’énerver contre toi, surtout que tu n’es même pas là. Et qu’au final, je ne fais que m’énerver tout seul.

Tu sais, tout n’est peut-être pas rose ici, et ces natifs de l’Île sont peut-être à l’image de leur idiot de Dieu... mais pourtant... quand je scrute ce ciel, que je scrute ses étoiles brillantes, et je n’arrête pas de me dire que tu aurais adoré ce spectacle. Il m’est encore étrange parfois, même si je suis né ici. Tout est différent ici. Le ciel n’est perpétuellement voilé de nuages rougeâtres et brulants. Les arbres sont couverts de feuilles d’un vert tendre. L’air ne dessèche pas la peau et ne craquèle pas les lèvres. Rien de tout ça. Ici, tu aurais pu te promener au milieu de la nuit comme je le fais sans avoir peur d’être attaquée. Tu aurais pu profiter de cette fraicheur nocturne, même si elle aurait alourdi tes ailes. Tu aurais pu admirer les lueurs scintillantes sur fond d’encre comme je le fais. Pour tout te dire, il fait même un peu trop frais, j’ai dû rabattre la capuche de mon pull sur ma tête. Je sais, sortir en short et sandales n’était pas vraiment une riche idée, mais je n’ai pas vraiment eu le temps de réfléchir à une tenue plus adaptée.

...

... Mais qu’est-ce que je fous ici, en fait ?

Sérieusement, qu’est-ce que je fous dehors de mon temple en pleine nuit à me les geler au milieu de nulle part ? L’Île festive est déjà assez bruyante en journée, mais la nuit, elle devient carrément glauque. Je ne suis pas assez mièvre pour apprécier de marcher sous la lueur de la lune ou d’autres conneries du genre. C’est même plutôt le contraire. J’ai toujours la flemme de sortir de mon temple, même pour me rendre à l’école -surtout pour me rendre à l’école. Je me retourne, quittant ma contemplation du ciel pour chercher un point dans l’environnement qui me dirait où je suis. Mon regard s’accroche alors sur une pancarte indicative, plutôt tape à l’œil. Trop tape à l’œil, en fait. Je plisse des yeux pour parvenir à lire ce qui y est écrit... « Bienvenue au Zoo d’Ariesten, un régal pour petits et grands ! ».

Oh... C’est vrai.

‘Il’ est venu me chercher pour me tirer dans cette galère. J’crois que j’ai dû me mettre à un moment ou à un autre en ‘stand-by’ sur le chemin pour protéger ma santé mentale de cette boule d’énergie. Comment il fait ? La nuit, c’est fait pour dormir, pas pour courir les rues... En même temps, tu me diras, je ne dormais pas. Comme beaucoup de gardien du Verseau, je veille très tard, voire, je ne dors pas du tout de la nuit. La nuit, c’est le seul moment de la journée où nous pouvons exercer notre ‘art’ après tout. Donc, oui, je ne dormais pas. Je pliais du papier, comme d’habitude, comme tu me l’as appris. Puis, même si j’avais voulu l’ignorer pour m’éviter cette sortie, je n’aurai pas pu. Tu l’aurais vu sauter partout dans le temple et harceler chacun de mes frères pour savoir où je me trouvais... Tout ça pour se ramener en trombe dans ma chambre -manquer d’écraser trois grues parfaitement pliées- et m’assaillir avec son idée complètement farfelue... Ah... Altaïr. Si ça n’avait pas été toi, j’aurais envoyé chier n’importe qui d’autre qui aurait osé entrer dans ma cellule de la sorte. Mais pas toi. Non, toi, je ne peux tout simplement pas. C’est comme ça. Du coup, j’ai accepté sans trop réticence de le suivre dans son aventure complètement farfelue. Difficile de croire que c’est un Lion qui parvient le mieux à me supporter. Il parait qu’ils sont censés ne pas trop nous aimé, nous autres Verseau... Tch, foutaise. Je me fous bien de ces prétendues ‘affinités innées’, pareil pour les préjugés sur ta race sinon... Sinon je t’aurais laissé crever sans agir comme tous les autres. C’est juste... Hm, il m’a aidé, tu sais ? Après tout ça. Je ne crois pas qu’il se doute une seule seconde de ce qu’il a fait pour moi, mais, si je peux ressortir, si je n’ai pas cherché à te rejoindre dans ton paradis brulé, c’est certainement en grande partie grâce à lui... C’est comme ça. Même si le revers de la médaille est que je me retrouve au milieu de la nuit, à moitié gelé, à attendre à proximité du zoo le retour d’un gardien Lion parti faire je-ne-sais-quoi. P’être que j’aurai dû l’écouter jusqu’à la fin de sa phrase...


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Invité
Sam 2 Sep - 18:51


Il pensait dur comme fer que son idée était la meilleure du monde. Précipité vers la maison du Verseau en toute hâte, ayant prit soin d'enrouler la voûte plantaire de ses deux pieds d'or et déjà abîmés dans des bandages presque usagés, le gamin aux rires infatigables sentait son souffle s'effiler dans sa course. Ses aventures de l'après-midi lui avait donné de drôles d'idées, et il lui fallait le parfait compagnon pour l'assister dans son expédition farfelue. Ne s'étant pas longtemps demandé l'identité de son futur acolyte, c'était dans une joie incommensurable qu'il traçait entre les ruelles, sautant par dessus les petites obstacles tout en contournant les plus grands, jonglant entre des petites foulées et d'autres sprint intermédiaires. Il savait les temples naturellement éloignés de la ville, néanmoins, rien ne pourrait l'arrêter dans son élan ; Altaïr était une fusée, ou plutôt, un oiseau sur le point de décoller. Ah, si seulement ! Ces nobles créatures volantes n'avaient rien à envier à ceux qui arpentaient la terre ferme ! D'un coup d’aile, elles pouvaient sans aucun mal tracer un sillon dans les nuages blancs pour s'y frayer un chemin ! Dieu seul sait à quel point le gardien pouvait convoiter leurs plumes.
Et qui sait ce qu'elles pouvaient bien y voir, tout là haut dans le ciel.

Alors en attendant, il s'amusait juste à s'imaginer les paysage ; Les champs, les rivières et les montagnes. Et puis surtout, les Hommes, qui auraient pu s'immiscer comme des tâches minuscules sur une immense peinture. Altaïr affiche un sourire, émet un rire en sautant par dessus une pierre qui ose lui barrer sa route. Le garnement n'a pas vraiment besoin de réfléchir au chemin qu'il doit prendre pour se rendre à sa destination finale. Il connaît le chemin, bien plus qu'il ne connaît l'itinéraire pour se rendre au temple du Lion. C'est qu'il préfère aller là-bas que s'en retourner chez lui, en ce lieu où il s’ennuie et où les 'adultes' penchent à le réprimander pour son attitude dilettante.  Sa course tends à se ralentir lorsqu'il commence à marcher sur un chemin où les cailloux se font nombreux, sa mine se crispant un peu car les bandages qu'il portait aux pieds n'étaient pas suffisant pour couvrir son mal. Depuis quelque peu, on le forçait régulièrement à porter des sandales, mais rien n'égalait cette liberté qu'il avait lorsqu'il arrivait à fouler le sol à même la peau, quitte à scinder gravement sa chair en deux et à s'infecter par la suite. Il en allait de même pour cette toge légère qu'il ne quittait jamais, sujet de nombreuses réprimandes tournoyant sans cesse autours de sa santé. Ah, c'est qu'il apportait bien du tourment à ses congénères ! Car finalement, c'était toujours lui qui arrivait à avoir le dernier mot, à s'enfuir comme un voleur quand les autres avaient le dos tourné. Il en était de même encore pour aujourd'hui , alors que le temps semblait perdre sa chaleur estivale pour aborder avec douceur la mi-saison. Cependant, ces changements ne paraissaient pas le perturber, bien au contraire.

Les secondes s'arrêtent lorsqu'il fait face au temple de Verseau. Les yeux pétillants, la bouche grande ouverte, il avait toujours la joyeuse impression de redécouvrir ce lieu pour la première fois. Alors qu'il venaient tous de naître de la main du tout-puissant, Altaïr avait l'impression d'avoir à faire à des bâtisses ayant vu des millénaires s'écouler. Sans surprises, il semblait y avoir de l'activité à l'intérieur ( car il était bien connu que les Verseaux étaient plus nocturnes que diurnes ), ce qui rengorgea aussitôt son enthousiasme. Fébrile, il s'avança alors promptement pour placer ses menottes en 'haut-parleur' autours de sa bouche, se mettant à hurler un prénom. Son prénom, celui pour qui il avait fait tout ce chemin, peut-être le seul individu avec qui il passait autant de temps avec Aku.

Myles.

Myles était spécial. Peu importe ce que pouvait dire les autres gardiens Lion concernant les Verseaux, Altaïr l'aimait comme s'il était une deuxième partie de lui. Et malgré les différences, cette divergence naturelle, il s'estimait chanceux d'avoir ce garçon  à ses côtés, se voyait heureux quand il acceptait de partager des moments aussi simple que de regarder le ciel à deux. Alors, il ne pouvait donc pas passer à côté d'une autre aventure en sa compagnie... Surtout pas quand son idée était aussi bonne. Continuant à s'époumoner jusqu'à qu'on puisse le conduire jusqu'à la chambre de son ami, c'est avec une joie démesurée qu'il expliqua brièvement son idée d'expédition lorsqu'il pu enfin lui faire face, s'agitant comme une sauterelle pendant qu'il déblatérait sur les divers stratagèmes pour rentrer par effraction dans la bâtisse concernée. Et en quelques minutes, les voilà déjà sur le chemin du retour, le pauvre Myles le suivant sur ses talons tandis que le lionceau continuait à parler copieusement, la turbine poussée à son maximum.
Il fallait dire qu'il était heureux comme jamais, à ce moment précis. Simplement car il passait un moment avec lui.

L'île festive était un îlot pauvrement rattaché à l'île principale par une sorte de passerelle ( bien sûr réaménagée par les habitant d'Ariesten pour qu'elle soit plus fiable ). Auparavant, Altaïr n'y avait jamais mit les pieds, même si les couleurs et l'abondance de vie avait toujours attiré son regard de marmot curieux. C'est donc plus tôt dans la journée qu'il avait osé faire le premier pas, pour tomber rapidement nez à nez avec un lieu qu'il ne connaissait que de nom... Le zoo. Lui, grand amoureux des animaux, n'avait jamais vu autant d'espèces différentes réunies à un seul endroit. Tout d'abord émerveillé, ce fut qu'après sa sortie que certains problèmes commençaient à se poser à lui. Ces bêtes... N'étaient-elles pas mieux dehors ? Quand il voyait les chats et les chiens errants, ou même certains animaux de la forêt, ces derniers avaient l'air d'être bien plus heureux à l'extérieur plutôt que dans une petite cage ! C'est alors, que de fil en aiguille son esprit s’aiguisa pour ne laisser qu'une seule hypothèse possible ; Il fallait qu'il fasse irrémédiablement quelque chose pour arranger la situation. Et ça, il ne pouvait pas le faire seul.

Son pas s'accéléra lorsqu'il pu voir les portes du zoo se dessiner dans l'arrière plan de son champs de vision. Et devançant son acolyte, le petit gardien se mit à courir, lui hélant qu'il reviendrait sans vraiment savoir s'il l'écoutait. Pauvre garçon, déjà qu'il lui avait parlé tout le long du trajet ! La nuit étant déjà bien tombée, et le parc paraissait désormais fermé au public au vu des lumières éteintes. Ne voyant pas âme qui vive rôder autours des grands murs, Altaïr fit une grimace bien embêtée, commençant alors à rechercher les possibles accès en longeant cette muraille qui semblait infranchissable.  Pas moyen de passer par les portes, même celles réservées pour les employés... Visiblement boudeur, il allait tout juste revenir vers Myles pour lui annoncer la mauvaise nouvelle, lorsqu'il cru percevoir un grand arbre qui paraissait fort heureusement bien trop près du mur. Une analyse rapide en poche, c'est tout aussi rapidement qu'il retourna sur ses pas, un sourire satisfait venant irradier son visage.

Mais il se reprit à venir lui crier son plan (légèrement foireux) lorsqu'il se rapprocha une seconde fois. Dos tourné à lui, le petit châtain semblait ailleurs, ce qui fit naître un rictus espiègle sur le visage du malotru. Lui qui avait toujours vu Myles comme un compère imperturbable, avait peut-être une occasion de l'émoustiller assez pour lui faire un peu peur. S'approchant donc à pas de loup, il prit bien son temps pour se faire silencieux. Ah, il riait déjà intérieurement en voyant son visage se décomposer ! Se concentrant, il crut atteindre au but... Avant que son pied ne percute un petit cailloux qui se mit à rouler bruyamment sur le côté. Immobile, ce sont ses mirettes qui s'ouvrirent comme des billes, s'attendant à ce que son comparse réagisse. Raté ! Altaïr était comme à son habitude, un éléphant dans une boutique de porcelaine. L'autre enfant l'ayant sûrement remarqué, il tâcha alors de reprendre une position plus normale pour ne pas avoir l'air bête. « Myles ! » Il fit bien sûr comme s'il venait tout juste d'arriver, levant l'une de ses mains « Je l'ai trouvé ! Tu sais, l'endroit par où on va passer ! On a beauuucoup de chance !  » Faisant quelques sauts dans sa direction, le petit basané se mit à pointer une certaine direction du doigt;- Là d'où il venait, plus précisément. Il en oublia presque de suite sa petite mission ratée. « Par là-bas ! Viens, viens ! » Ricanant, il avait tendu sa main vers le poignet de son ami pour l'attraper avec une certaine douceur, son autre menotte toujours pointé vers là où ils voulaient se rendre. Le tirant un petit peu avec lui pour qu'il puisse le suivre, veillant à ne pas le traîner non plus à sa suite, la pile électrique arriva bientôt vers l'arbre qui semblait propice à l'escalade. Ne le lâchant pas, il tourna sa tête vers lui. « On va grimper … Là ! A cet arbre ci ! Et ensuite de là, on pourra passer! Y a une grosse branche qui donne directement dessus,  il faudra marcher sur elle pour s'approcher un peu plus près du mur ! » Pour lui, ça semblait clair comme de l'eau de roche. N'ayant pas du tout d’inquiétude quand à la suite des choses, il ne semblait pas non plus impressionné par la taille conséquente de l'arbre. Ce dernier n'allait pas être une partie de plaisir à grimper. Scrutant la moindre réaction du jeunot, il relâcha à peine son poignet, quand tout à coup il le resserra vivement, étonné. « … T'es tout froid ! Ça va aller ? Je peux te passer un bout de mon tissu si tu veux ! » Ne craignant pas vraiment le froid, il avait néanmoins constaté que son adorable ami possédait un contraste avec sa température. Il fallait dire qu'il ne faisait pas chaud, le soir.
BY EDWARD OF OOC
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« Why do I always follow you ? »


Faut que j’m’occupe les mains et l’esprit. N’importe quoi, j’ai besoin de quelque chose dans les mains. Quand je ne le fais pas, je finis toujours par trop penser à toi. Et quand je pense trop à toi, ce... ce n’est pas bon. Ce n’est pas bon parce que cette drôle de nostalgie m’attrape l’âme, et après, cette ‘envie’ de te rejoindre refait toujours surface. Heh, c’est idiot, je sais. Je suis le premier au courant de mon manque de logique pour le coup, mais c’est comme ça. Je ne l’explique pas. J’ai la nostalgie d’un pays où je n’ai jamais mis les pieds, d’une terre qui ne m’a pas vu naitre, d’habitants que je suis censé combattre... Mais plus que tout, j’ai la nostalgie de toi, de ces moments passés avec toi. Toi à qui je n’ai jamais réellement parlé et avec qui j’ai pourtant passé des dizaines et des dizaines d’années... Tant que j’ai perdu le fil de ce décompte depuis longtemps. On fait mieux pour un ‘gardien’, tu ne trouves pas ? On peut dire que j’ai été pris à mon propre jeu et j’en paie aujourd’hui les conséquences. Mais tu sais quoi ? Si je pouvais remonter le temps, retourner à cet instant précis où ‘Fish’ est venu me trouver, je ne changerais rien du tout.

Ou peut-être que si... Peut-être que je changerais tout, justement.

J’en sais foutre rien. Trois jours... J’ai à peine vécu trois jours sans te connaitre ! Et ce sont les trois seuls jours où je n’ai pas eu de regret envers toi, de doute envers mon devoir, de ressenti envers moi... ! Trois jours sur quelques mois, ou plutôt, près d’un siècle. J’sais plus. Tu m’as mis la tête en vrac, tu sais. Je ne sais pas trop où je vais, mais une chose est sûre, je vais devoir y aller sans toi... Ah... je recommence. Que ce soit au temple, à l’école ou au milieu de nulle part, la nuit, quand je ne fais rien, je finis toujours par penser à toi, comme si tu n’étais jamais partie. Et invariablement, j’ai envie de te revoir. Sauf que tu n’es plus là, parce que j’ai lamentablement échoué dans la tâche que m’a confié ma divinité. Je suis le seul de nous deux à être ressorti de ton enfer. De notre enfer. Pathétique, non ? Je suis né spécialement pour une tâche que je suis incapable d’accomplir. C’est presque comme une blague sans chute. Ou alors, c’est justement moi, la chute...

... Merde !

Merde ! Oublie ça, Myles ! T’es pas possible de penser à un cadavre alors que t’attend quelqu’un d’autre ! Sérieux, qu’est ce qui va pas chez moi ? Je secoue lentement la tête de droite à gauche, tentant d’effacer mes sombres pensées et prend quelques instants pour me frotter les yeux. Je ne sais même pas si je suis crevé ou au contraire en pleine forme. Je vais finir par me croire irrécupérable ou complètement cinglé. Je passe mes journées à parler à une morte parce que j’ai été assez c*n pour me laisser emporter par mon propre pouvoir. S’ils savaient, mes frères ‘Verseau’ prendraient un malin plaisir à utiliser cette info contre moi. Forcément. Ce n’était pas assez handicapant de me donner un physique de gamin, il a aussi fallu que je me foute tout seul comme un ‘grand’ dans une merde noire ! Crétin. Idiote. Pourquoi a-t-il fallu que tu crèves !? Pourquoi a-t-il fallu que je sois aussi incompétent !?

Je serre les poings, et ravale non sans mal cette boule de rage qui s’est coincée dans ma gorge. Y’a des jours où j’aimerai être aussi stoïque et vide que ‘Fish’. Vraiment. Sauf que j’ai pas un p’tain de caillou à la place du cœur, moi. Je soupire. Longuement. Avant que le roulement soudain d’une pierre ne me tire de ma rêverie. Qu’est-ce qu’elle fait là ? Elle ne s’est pas déplacée toute seule, je suis dans le monde réel ici, ce n’est pas du domaine du possible. Je relève le regard, et suis le chemin inversé que celui emprunté par cette pierre et tombe... sur Altaïr. Altaïr et son immense sourire. Altaïr et son air pendable, celui qu’il adopte quand une bêtise lui vient à l’esprit. Altaïr et son visage où on peut y lire comme dans un livre ouvert. Altaïr... Qu’est-ce qu’il prépare encore ? Ah... Il a l’étrange don d’arriver toujours au bon moment. Je le pense vraiment. Il a aussi le don de toujours paraitre enthousiaste pour tout et n’importe quoi. Surtout pour n’importe quoi, et aujourd’hui ne fait pas exception à la règle. Peut-être que je vais pouvoir me souvenir de pourquoi je l’attends dans le froid depuis... depuis... Oh, peu importe. Ah ! J’avais raison. Le voilà encore en train de s’exciter, à sauter partout pour... pour ‘ l’endroit par où on va passer’... ? Et il pointe la direction du zoo... ? Oh ! Mais oui ! Quel crétin ! Il était parti chercher un moyen pour qu’on puisse entrer là-dedans ! Heh, je me demande quel chemin de traverse il a encore trouvé. Sans que je puisse trop en placer une -est-ce que j’ai vraiment envie de le couper dans son élan ?-, mon frère du Lion m’attrape par le poignet et m’attire pour que je le suive. Il n’est guère très fort et, très franchement, j’pourrai me soustraire de son étreinte. D’ailleurs, si ça n’avait pas été lui, je l’aurais sans doute fait. En prime que de l’envoyer balader de la manière la moins respectueuse aussi. Mais... C’est Alt’. Et à lui, je ne peux rien lui refuser, ou prendre le risque de casser son délire.

« Ok, ok ! Je te suis ! »

Mais ça ne l’empêche pas de ne pas me lâcher... et me voilà parti à suivre son rythme de pile électrique vivante. Le sport, c’est pas pour moi ! Même si on ne fait que trottiner tranquillement, j’ai juste pas l’habitude de me bouger autant. Ma nature de ‘Verseau’. Ce n’est pas pour rien si mon ‘art’ s’exerce assis et immobile. Mais au lieu de me plaindre, comme je l’aurais fait habituellement, je ne peux retenir ce léger sourire qui s’épanouit sur le coin de mes lèvres. Peut-être que de le suivre dans son aventure complètement farfelue est ce qu’il me faut... ?

...

... Il se fout de moi ?

Ok, je m’attendais à devoir passer sous une grille ou genre par une porte de service mais y’a rien de tout ça ici. Perplexe, alors que la course s’arrête, je regarde ce mur imprenable et ses alentours. C’est sûr qu’avec notre carrure de gamin de dix ans, même si on se grimpait l’un sur l’autre, impossible que l’on passe par-dessus ce mur. J’ai genre zéro en athlétisme et absolument aucune envie de m’échiner pour rien à essayer d’escalader ce mur. Fini de sourire, faut que je réfléchisse... Y’a bien une espèce d’arbre avec des branches qui s’écartent assez fort et assez loin mais... Non, quand même pas. Il ne va pas me dire que sa super idée c’est de grimper sur l’arbre et de s’en servir pour sauter par-dessus la muraille ? Pitié, Alt’, me dit pas que.... Eeet, si. Je me retiens de justesse -et aussi parce qu’il ne m’a toujours pas lâché- de me cacher le visage de consternation pendant qu’il m’explique son ‘super’ plan. J’aurai dû m’en douter qu’il allait me lâcher un truc pareil. Forcément, il en est fier. Je parie qu’il ne pense même pas une seconde à la probabilité qu’on a de se tordre le cou juste en essayant de grimper là-dessus. Sans compter qu’on ne sait même pas où mène cette fameuse branche... La loge du gardien, l’enclos des fauves, le fossé de séparation de l’îlot aux singes... Je compte même pas les dizaines de bestioles qui adoreraient se taper un casse-croute de viande après minuit. J’ai pas la moindre raison de grimper sur ce ‘tueur de môme’... !

Sauf celle de l’accompagner. Je suis certain qu’il montera à cet arbre avec ou sans moi...

Ok, fine. J’en suis ! Il me fera tout faire, j’te jure !

Alors que je sens sa prise se relâcher, il la resserre brusquement. Si j’ai froid ? C’est vrai qu’il ne fait pas hyper chaud ce soir, mais, au final, on est quand même encore en été. Si je me les caille, c’est surtout parce que je sors jamais de mon antre ‘cosy’ au temple... et qu’il fait bien plus chaud sur Terre. Puis...euh... Il a déjà rien aux pieds, alors si je lui taxe en plus sa...cape -ou quoi que ce truc puisse être-, je vais l’achever. Ok, mode rassurant.

« T’inquiètes, ça va aller. J’vais pas en mourir. » Je me désengage de sa prise, en essayant de ne pas le faire trop brusquement, puis m’avance pour faire une première fois le tour de l’arbre. Je l’inspecte, à la recherche du chemin d’escalade à emprunter... C’est...jouable je vais dire. Difficile, mais jouable. Y’a des jours où j’aimerai avoir tes ailes, Rosalyn. Je termine mon petit tour et revient vers lui. « Ok, j’en suis, mais t’as conscience qu’on a la taille et la carrure de deux crevettes ? Si tu veux que je grimpe là-haut, va me falloir un coup de main. »

Je rajouterai bien ‘A charge de revanche’ mais ni lui, ni moi ne tenons les comptes des ‘services’ qu’on se rend. En même temps, si on le faisait, je lui en devrais un bon millier je crois. Sans les intérêts. C’est l’heure de faire preuve d’un peu de courage, Myles. L’idéal est que je parvienne à atteindre cette branche intermédiaire et que je m’en serve pour grimper sur celle qui surplombe le mur... Encore faut-il que je parvienne à m’y hisser, vu que même les bras tendus au-dessus de moi, je ne peux même pas l’effleurer. Attendant tout de même un peu d’aide de mon comparse, j’agrippe les seules branches basses à la hauteur et tente de me hisser à la force de mes bras. Sans aide, sûr que je ne décolle pas d’un centimètre, mais heureusement, je ne suis pas seul. Grâce à Alt’, j’arrive à me hisser assez haut pour lâcher l’une des deux branches basses et atteindre l’intermédiaire. Avec une main, puis avec la deuxième... Ce qui me laisse suspendu par les bras à un peu plus d’un mètre du sol. J’avais pas trop pensé à ça. J’ai l’air fin, je ressemble à un jambon maintenant. Et mon sweat remonte en plus. Quelle idée de merde, j’te jure. J’essaye de me hisser une première fois mais ne fait que gigoter vainement dans le vide. Une deuxième et... au prix d’un effort surhumain quand on me connait un peu, la troisième tentative est la bonne. Fallait juste que je prenne appuis sur le tronc avec mon pied. Peu à l’aise en hauteur, je m’accroche à la branche avec bras et jambes. Je suis passé de jambon suspendu à insecte collé à sa feuille... Je ne suis pas sûr qu’il y ait un mieux. Je suis pratiquement sûr que cette branche pourra supporter notre poids à tous les deux et si pas... un de nous deux devra vite rejoindre la branche ‘traversante’ avant qu’on s’écrase au sol. Je tends ma main vers Alt’. A mon tour de l’aider maintenant.

« Ok, à ton tour maintenant ! Essaie d’attraper ma main ! Je pourrai pas te hisser tout seul mais je peux toujours essayer de t’aider ! »

Je sens l’idée bien pourrie quand même.


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