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Les deux faces de la Justice [Mars]
Ombre
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Messages : 18
Date d'inscription : 25/08/2017

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Avatar: Akira Kurusu - P5
Pouvoir/Hybridité: Manipulation des vecteurs
Âge: Va savoir
Sam 9 Sep - 22:26

Il aimait bien la voir, elle. Il la regardait d’ailleurs souvent, lorsqu’il n’avait pas envie de dormir. Ce calme et cette solitude, il la connaissait bien, et en avait besoin, aussi. Mais aujourd’hui il ne pouvait pas l’apercevoir dans le ciel ; il se devait de trouver une autre occupation nocturne.

Il n’avait pas été difficile à attraper, celui-là. Il le tenait par le col, le soulevant autant que sa force le lui permettait. Mais les jours se ressemblaient de plus en plus. Lui qui n’avait plus vraiment la notion du temps, il voyait cependant les jours défiler avec ce sentiment d’injustice grandir, de plus en plus. Etrangement, il ne se souvenait plus quand est-ce qu’il avait commencé cela. Peut-être hier, peut-être il y a une éternité. Il le tint un peu plus fort, un sourire se dessinant sur ses lèvres. Non. C’était quelque chose de si évident qui ne s’était jamais questionné à ce sujet.

Il se débattait encore alors Bryne fut obligé de le lâcher. Les gémissements de l’homme qui était maintenant à terre et qui peinait à se relever l’énervait ; il faisait trop de bruit. Peut-être était-ce cette coupure qu’il avait réussie à lui faire au bras. Rien de bien méchant, mais cela était suffisant pour lui donner l’envie de jouer un peu plus longtemps que d’habitude avec lui. Par pur plaisir. Pourtant, lui aussi à un moment de sa vie avait eu aussi peur que lui. Il passa la main dans ses cheveux, les dégageant de son visage quelque peu en sueur. Tss. J’commence déjà à me fatiguer… Il remit en place son masque, lui donnant un coup de pied alors qu’il essayait de se relever. En ce moment, c’était lui qui le fatiguait. Il méritait son sort, n’est-ce pas ?

Il ne la voyait pas mais il savait que la lune était déjà haute. S’il continuait à jouer ainsi, il ne pourrait rien faire de plus de cette soirée. Après tout, il devait aussi penser à se reposer un peu, ces derniers temps les journées étaient longues. Peut-être devrait-il poser des jours de congé… Rah, tu vas la fermer, oui ? Nouveau coup. Il était temps d’en finir. Le sang commençait à se rependre un peu trop et bientôt, il allait finir par mourir tout seul. Nouveau sourire. Alors qu’il rampait pour fuir, Bryne activa de nouveau son pouvoir, ses yeux prenant une jolie couleur carmin en un instant. Et l’instant plus tard, le sang jaillit étrangement des blessures de l’homme. Au moins, cela lui faisait un bon entraînement, il commençait à comprendre et à réaliser les calculs de plus en plus rapidement. Un dernier coup d’œil envers la poupée au sol et il se retourna, s’essuyant un goute qui avait été projette sur son visage.

Il s’arrêta après quelques pas. Depuis quand… ? Il se retourna, posant une main sur son masque pour s’assurer que celui-ci était bien en place. Il avait bien vu cet homme au bout de l’allé sombre. Quelques secondes s’écoulèrent dans ce silence nouveau, presque dérangeant. Un comble pour lui.

« Un spectateur… ? »

Il laissa ses mots en suspens, amusé de la situation et à la fois surpris de sa présence. Il ne l’avait pas vu venir ; il n’allait pas pour autant se laisser décontenancer par ça. Ses yeux rouges le fixait, totalement désintéressée de l’autre cible ; il était la prochaine.


Les deux faces de la Justice [Mars]
rang Mars
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Messages : 238
Date d'inscription : 14/01/2016

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Avatar: Len Kagamine de Vocaloid
Pouvoir/Hybridité: Panda roux
Âge: Eternellement 22ans
Jeu 2 Nov - 16:40
La rumeur gronde. Elle enfle, se tord et se répand. Lentement. Surement. Elle charrie les nouvelles d’un monde que beaucoup ignorent, des nouvelles que pourtant nul ne pourra lire dans les journaux, ou alors, jamais en première page. Il y a tant de sujets plus importants à couvrir. Tellement plus, pourquoi s’embarrasser à relayer ce qui ne concerne que ceux qui sont invisibles sur cette Île ? Au mieux, les ventes diminueront, au pire, ceux qui grouillent dans le no man’s land voudront leur revanche. Car ce monde visible par tous et pourtant ignoré est celui où le crime se repait, où il grossit. Il est celui des bas-quartiers, des ruelles sombres où nuls de s’aventurent la nuit sans une bonne raison, ou plutôt, une mauvaise raison. Il est celui que l’on prononce à demi-mot, sans jamais le citer clairement, du peur d’une malédiction. C’est dans cet univers torturé qu’un bastion de la Justice s’est installé. Depuis combien de temps ? Un an ? Presque deux ? Beaucoup plus. Oui, beaucoup plus, mais nul ne s’en souvient. Nul sauf lui, l’habitant unique d’un souplex presque insalubre et poussiéreux. Il faut dire que ‘chez lui’, il n’y est jamais. Quel intérêt quand personne ne vous y attend ? Ses journées, ses nuits, il les passe ailleurs, il les passe au service des autres, mais surtout, au service de la Justice. En échange, il ne demande rien, si ce n’est peut-être un sourire. N’est-il pas un héros ? Un héros ne demande jamais rien en échange de ses bonnes actions. De ça, il en est convaincu. De ça et de dizaines d’autres choses. Persuadé d’agir pour le bien, persuadé d’être soutenu par Ying lui-même dans sa folle entreprise, persuadé qu’il passera son existence entière à défendre ceux qui ne le peuvent. Une existence désormais éternelle.
N’est-il pas Mars, le justicier d’Ariesten ?

Si, il l’est. Il l’est et l’a choisi, embrassant une carrière ingrate et solitaire.

Car peu importe l’énergie qu’il consacre à sa cause, le crime lui, revient toujours. Plus fort qu’avant, plus nombreux qu’avant. Est-ce cela qui l’a poussé à mettre entre parenthèse son devoir le temps d’une soirée ? Non. La raison est ailleurs, plus personnelle, plus intime. Le justicier a été touché au cœur, par deux fois. Par deux fois, pour deux raisons pourtant très différentes, son organe s’est brisé, lui rappelant amèrement sa condition : il a choisi d’être seul sans jamais se couper des autres. Mais Justice, son exigeante maitresse, ne laisse aucun répit à son avatar immaculé. Elle demande et exige sa dévotion la plus totale, se rappelle sans cesse à lui. Alors, après une seule soirée où il a pu se prendre pour une autre, à peine quelques heures en vérité, il est retourné à son devoir. Car des rues et ruelles mal famées qu’il nomme son ‘territoire’, la rumeur est née. Celle qui charrie la peur et la terreur, celle qui fait frissonner et inquiète même les criminels : un tueur sévit. Noir, voilé comme la nuit. Rapide, silencieux comme le vent. Implacable, insatiable comme la Bête. Il vient la nuit et déchaine sa folie. Il repart le jour, et ne laisse que ces méfaits derrière lui. Souvent, même le héros arrive trop tard. Il ne peut que constater les dégâts. Au mieux, appliquer les premiers soins quand il n’est pas encore trop tard, au pire, fermer les paupières sur ce regard vitreux.

Trop. C’en est trop. Ces horreurs en tête, l’oubli de soi porté tel son étendard flamboyant, le Justicier part en chasse de la bête nocturne. Plus que tout, il doit l’arrêter, ramener la Justice en ces lieux qui ne la voit que rarement. Le regard brillant, perçant l’obscurité, l’oreille pointue dressée, analysant le moindre son, la queue duveteuse, battant l’air de nervosité, il est à l’affut. Agile, il passe de rampes en perchoir, de toit en balcon. Il a l’habitude de ces lieux, il connait par cœur chaque itinéraire, chaque ruelle, chaque recoin. Rapide, il sait qu’il ne doit pas perdre de temps. L’alerte lui a été donnée, par un cri si déchirant qu’il en frissonne encore. Il ne sait si c’est lui, il ne sait même ce qu’il va trouver, mais a-t-il seulement le choix ? L’a-t-il seulement encore ? Faibles, des gémissements lui font modifier sa course. Au prochain croisement, il tournera à gauche, glissera le long de la gouttière et sautera avec hâte au milieu de la ruelle sombre, en plein dans la gueule du loup.

Une minute, peut-être deux et il y est. Ses deux pieds claquent bruyamment sur le pavé alors qu’il se redresse. Ce qu’il voit lui retourne encore l’estomac. Deux hommes, l’un au sol, l’autre le toisant. Deux hommes, l’un couvert de carmin, l’autre drapé d’ébène. Deux hommes, l’un à l’avenir incertain, l’autre devenu, en un centième de seconde, son ennemi. Même lui, même après ces mois, ces années passées dans la rue, même lui se fige quelques secondes. Juste le temps que les deux faces d’une même pièce s’affrontent du regard. Le contraste frappe, tant ils ressemblent à deux parfaits opposés. Il est grand, le visage masqué pour que nul ne le reconnaisse. Il est petit, rien ne cachant son identité car la Justice jamais ne se masque. Il est noir, de la tête au pied, aucune couleur ne se dégage de sa silhouette fine. Il est blanc, aussi bien de vêtement que de cœur, son symbole rouge flottant derrière lui comme le plus criard des étendards. Il arbore un rictus mauvais, écœurant de satisfaction. Il est au bord de la peur, trop franc pour cacher ce qu’il ressent. Il le perce de son œil sanglant. Il le soutient de son regard azuré. En cet instant, cet instant figé dans le temps où nul ne parle, tout semble les dissocier. Une seule certitude flotte dans l’esprit de l’héroïque panda roux : il doit arrêter cet homme. Son corps, son instinct de proie tout entier lui dit de se méfier de lui, lui hurle le danger à venir. Volontiers, il le croit, mais jamais il ne reculera.

Cet instant est étouffé par un seul et simple mot, qui brise le sortilège qui fige le héros. Le courage revient, il s’empare de son être et lui fait serrer des dents, les poings. Comment ose-t-il s’adresser à lui aussi normalement ? Ne sait-il pas qu’un homme gît au mieux mourant à ses pieds ? Si, bien sûr que si. C’est bien pour cela qu’il est ici, pour laisser s’exprimer sa folie galopante. Il ne peut en être autrement. Ce carmin ne peut être que l’œuvre d’un fou. D’un fou qui va passer le reste de sa vie derrière de lourd barreau. En cet instant, il se le jura, au nom de la Sainte-Justice qui guide son existence. Mais qui est le plus fou ? Celui qui s’adonne à des actes aussi ignobles, ou celui qui s’approche pour le stopper à main nue ? Quelques pas, le justicier s’avance dans la pleine lumière que produit une lampe très fatiguée, au bord de l’épuisement. Elle ne scintille plus, elle survit, clignotant mollement. Mais cela suffit à surligner la détermination sans faille d’un hybride prêt à tout. Sa mâchoire se décontracte. Il ne parle pas, il hurle. Sa voix tonne, assurée.

« Je suis Mars, le Justicier d’Ariesten ! » Sa main se lève et pointe un doigt accusateur envers la bête sombre. « Enfin, nous nous rencontrons, Ombre noire ! » Il est ce nom que la rumeur a choisi pour personnifier au mieux la menace. « Au nom de la Justice, je te somme de te rendre ! Tu as assez fait de dégâts dans nos rues et il est temps pour toi de rendre des comptes ! »

Reverra-t-il la lumière du jour ? Il ne le sait jamais. Pourra-t-il porter assistance à cet homme dont il ne sait s’il est mort ou vivant ? C’est la seule chose qui le préoccupe pour l’instant.
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