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Fini - Mission | Une Pureté Lunaire
Humain
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Dim 8 Oct - 12:12
Une Pureté Lunaire

C’était une matinée comme les autres, les oiseaux avaient tout de même chanté pour l’arrivée du soleil. Celui-ci dévorait progressivement le ciel, pour irradier sa lumière entre les pauvres nuages qui osait le défier. Moi, j’avais fermé les yeux un instant, m’enroulant dans ma couette comme une vulgaire enfant. Je refermais mes paupières pour sombrer une nouvelle fois dans les ténèbres. Mais, malheureusement, il était trop tard pour pouvoir rester encore un instant sur cet amas de paille. Je m'étirais donc, levant les bras dans les airs, tournant légèrement les hanche, avant de me lever et d’affronter la froideur matinale. Je frissonnais légèrement, avant de greloter, je n’étais pas encore totalement habituée à ce genre de température. J’attrapais donc mes vêtements de maid, pour les enfiler avec dextérité. Une fois les boutons refermés, et la poitrine bien rembourré, je me dirigeais d’une démarche gracieuse vers mon miroir brisé. Je soufflais un court instant, avant de venir coiffer mes cheveux en chignon. Je venais ensuite masquer mes cernes, pour éviter que mon patron s’énerve.

Une fois les vingt minutes de préparation écoulée, je déjeunais rapidement, tout en mangeant le moins possible pour ne pas paraitre grosse. Je saisissais ensuite mon manteau qui était accroché sur ma porte d’entrer, et venais l’enfiler sans perdre plus de temps. J’ouvrais la planche de bois, usant de ma force pour pouvoir sortir. La brise du vent, bien que chuchotant, avait fait fuir les oiseaux chantants. De plus, il venait ébouriffer ma chevelure incarnate, que j’avais soigneusement coiffé. Néanmoins, je n’avais pas le temps de faire marche arrière, j’étais déjà en retard pour le travail, j’en avais même oublié mon sac. Je parcourais maintenant la ville, tout en observant le peu d’animation que l’on pouvait trouver. Je m’arrêtais un instant à la vue d’un cracheur de feu, cela me rappelait tant de souvenir douloureux, j’en avais même un pincement au cœur. Ma vie avait commencé à cause des flammes, et j’avais perdu par la même occasion mon âme. Elle s’était envolée pour saluer mes parents, et n’était jamais revenu. Je posais ma main droite sur ma poitrine, baissant mon regard incolore sur le sol imparfait. Je parcourais les lignes sans vraiment y faire attention, avant de tomber sur un gamin étrange. J’avais l’impression que c’était mon reflet masculin. Il était seul, abandonné dans la rue, livré à lui-même. Il semblait faire la manche, et sa maigreur témoignait de sa souffrance. Prise de pitié, je mettais diriger vers oui, pour lui imposait mon étreinte. Je l’abordais ensuite pleine de compassion, avec une voix susurrante.

« Bonjour, petit garçon. Je suis désolé de t’avoir fait peur, mais je te jure je ne te veux aucun mal. Tu m’as juste rappelé une période difficile de ma vie et… ça m’a donné envie de t’aider. Alors, si je peux faire quoique ce soit pour toi, n’hésite pas. »

A peine les mots souffler à son oreille, que le jeune homme me pointait de son index sa pancarte. Je relâchais donc l’enfant, pour me rapprocher des écritures blanches. J’avais réussi à lire « Pour Papa » et je ne comprenais pas réellement ce qu’il entendait par là. Voulait-il dire que son père était mort, ou une chose dans ce registre-là. Je ne savais pas, je n’arrivais pas à discerner ce qu’il voulait dire. Mais, alors que je me torturais l’esprit avec des questions sans réponse, le gamin m’éclairait sur cette énigme, qui n’en était pas une.

« Bonjour Madame… Je ne sais pas si je peux vous faire confiance, mais si ce que vous dites est vrai, aidez mon père s’il vous plait. Je vous jure que Maxime vous sera grandement reconnaissant, et serait même près à devenir votre esclave pour cela. S’il vous plait aidez mon père. »


Je le regardais prise de pitié, m’agenouillant pour mieux l’entendre, et pour le réchauffer. Celui-ci continuait son récit, me parlant d’une légende biscornue, dont j’ignorais l’existence jusqu’à ce jour. Il m’avait expliqué qu’une sorte d’animal fantastique surnommé « Reine de la Forêt » avait la capacité de soigner entièrement une personne. Malheureusement, celle-ci se trouvait au ventre de la forêt, mais ce n’était pas la seul contrainte, le passage en prime ne s’ouvrait qu’au cœur pur, et je doutais grandement sur la pureté du mien. Je grimaçais donc, je n’avais pas le droit de le laisser comme ça, je me devais au moins d’essayer.

« Très bien, prend ce casse-croute. Je vais essayer de sauver ton père, alors je vais me rendre à la forêt pour trouver cette Reine. Je vais donner mon maximum, tu en as ma parole. Je reviens tout de suite Maxime, attend moi ici. »

Je lui donnais mon sandwich avant de partir à vive allure en direction de la forêt. Je la connaissais que trop bien, mais je ne m’étais encore jamais aventurer vers le centre. Il semblerait que c’était une partie bien trop dangereuse pour une humaine telle que moi. Mais qu’importe, je devais l’aider, et sauver son père à tout prix. Je n’avais pas pu sauver les miens, alors je me devais de sauver au moins les siens. Prise de fatigue, je marquais un temps d’arrêt tout en haletant bruyamment dans le repère des milles saules. Je n’aimais pas trop cet endroit, les bruits des feuilles, les hurlements qui peuplait les lieux, ne m’avait jamais réellement rassuré. De plus, la pluie venait se mêler à cette tragédie.

Trempé, après quelques minutes de marche, je me rendais compte que j’étais partie tête basse. Je n’avais pas mes armes, seulement six couteaux répartis sous mon uniforme. Et pourtant, je me trouvais dans le camp ennemie, peuplé de bête assoiffé de sang. Je passais ma main décorée d’engelure, dans mes cheveux mouillés pour écarter la mèche rebelle qui c’était hisser devant mes iris. Je tremblais, abandonnant ma robe sur le sol qui ne faisait que de me ralentir. Je dévoilais donc mes armes attachées à ma jarretière, et mon soutien-gorge pourpre qui masquait ma dernière lame.

Mais, plus j’avançais, plus mes pas étaient lourd. Je n’arrivais pas à trouver ce maudit passage, pourtant ça faisait une heure que je gambadais dans le centre de la forêt. Je perdais espoir, et j’arrivais même à m’en demander si le gamin ne m’avait pas fait une farce. Je secouais ma tête, non, c’était impossible, je connaissais se regard, et cette attitude, c’était vrai et je ne devais pas abandonner. Puis, comme par magie, j’avais aperçu une fontaine au loin. J’accourais donc vers l’objet qui n’avait pas sa place dans l’endroit où je me trouvais. Je la détaillais un moment, le magnifique renard de pierre qui crachait de l’eau. La pluie c’était tue, et le soleil illuminait l’endroit comme par magie. Je regardais autour de moi, avant de tomber sur le sol prise d’étonnement. Il y avait plein d’animaux qui peuplait l’endroit, qui vivait en harmonie dans cette endroit féerique. Le rythme de mon cœur s’accélérait, je ne comprenais moi même pas pourquoi je devenais si nerveuse. Oui, c’était sûrement cette chose qui occupait le trône. C’était donc une renarde à neuf queues aussi nommé « Kitsune » dans les légende. Je t’entais de me rapprocher de celle-ci, d’une démarche gracieuse et silencieuse. Je maintenais mon souffle pour éviter de faire paraitre mon infériorité devant la reine. Une fois au pied du trône composé de racine, je m’étais agenouillé un moment, avant de plonger mes iris dans celle de l’animal. Puis, étonnamment la rousse m’abordait, avec un langage que je comprenais.

« Bienvenue humaine, relève toi, tu n’as pas à être si clémente devant moi. Tu as prouvé à tous, à tous les animaux présents dans mon royaume que tu avais un cœur pur et digne de ma confiance. Je vais donc te demander Kira, qu’elle est ta requête, que veux-tu accomplir. »

Son timbre mélodieux, avait eu raison de mes oreilles. J’avais l’impression de rêver, ça n’avait rien de réel. Je tentais de me calmer, je ne devais pas m’éloigner de mon objectif principal. Alors, confiante, je m’étais relevé pour me mettre à la hauteur de la créature. Je posais une main sur ma poitrine, avant de m’exprimer.

« Bonjour et merci de m’avoir accueilli. Je vais être franche, je ne suis pas venu ici pour un quelconque pourvoir, mais plutôt par désespoir. J’ai besoin de votre aide ô reine. Un enfant va perdre son père, et je me suis rendu ici dans l’optique de le sauver. Vous avez apparemment le pouvoir de le sauver, alors je vous en prie, aidez-moi à le sauver. Peu importe le prix, et même si je dois sacrifier ma vie pour sauver la sienne, je m’exécuterais sans broncher. »

Je faisais taire ma voix, la regardant d’une mine déterminée. Je n’avais fait que conter la vérité, et donc je n’avais pas à m’inquiéter. Il me suffisait d’attendre sa réponse, son jugement.

Fiche par Sánsa
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Sam 4 Nov - 21:40
Une Pureté Lunaire

« Une cause noble, et je respecte ce choix, et donc accepte ta requête. Un cœur si pur, une personne si mure mérite d’être récompensé. Je vais donc t’aider Kira, je vais faire tout ce qui est en mon pouvoir pour sauver cet homme. Mais pour ça, il faut que tu me montres le chemin, alors guide moi, je vais t’accompagner. »

Je m’inclinais à l’entente de ses dires, elle était vraiment la reine de la forêt de par sa sagesse, et de son attitude qui était très loin du commun. Je me relevais ensuite, en adressant une dernière la parole à la renarde, d’une voix plus douce.

« Je vous remercie pour votre amabilité. »


Je marquais un temps de pause avant de reprendre.

« Je vais vous amener jusqu’à la personne concernée, suivez-moi, je vous prie. »


Je ne perdais pas de temps, la renarde m’ouvrait le chemin, et nous quittions ensemble cet endroit féerique. J’avais l’impression de vivre un rêve, ou encore être dans un compte. Moi qui ne croyais pas du tout les légendes, et encore moins les paroles d’un gamin. Mais, il se trouvait qu’il avait raison, et que grâce à cela, nous allions pouvoir sauver son père.

C’était avec le sourire que je m’étais remise en route, pour faire le chemin inverse. Par magie l’embrun avait disparu, et l’on pouvait apercevoir le soleil entre les branches des chênes. Les rayons illuminaient la clairière de la forêt, c’était vraiment magnifique. Je ne savais pas si c’était l’aura de la reine qui déclenchait un tel spectacle, mais en tout cas, mes yeux appréciaient ce moment haut en couleur. Je marchais donc, une mine émerveillée, j’avais l’impression de redécouvrir la nature, et d’être aussi excité qu’une gamine qui attendait ses cadeaux.

Puis les minutes passaient, les nuages, et le soleil disparaissaient dans la nuit noire, et la lune régnait en maître. Pour moi, c’était le plus bel astre de l’univers, simple, lumineux, il avait tout pour charmer les êtres peuplant Ariesten. Le vent, et les hiboux s’étaient mis à chanter notre retour, le retour des héroïnes, qui allait sauver la vie d’un condamné, et c’était à cette pensée, que moi et la reine parvenions à nous échapper de la forêt aux mille saules.

J’entrais dans la ville, avec une impression de légèreté, c’était une sensation étrange, comme si je revenais après des années. Je tentais de me remémorer le chemin que j’avais emprunté, et ce n’était pas gagné. Dans ce labyrinthe, peuplé de ruelles interminable, ce n’était pas gagné de retrouver un gamin, mendiant sur le sol, surtout s’il n’était pas resté à l’endroit où je l’avais rencontré. Mais par chance, j’apercevais une chandelle avec ce néant. Je me précipitais immédiatement, persuadé que c’était le jeune homme. Par chance, c’était bien lui, je pouvais le confirmer, car la proximité était suffisante pour le discerner complètement dans la pénombre. Je n’avais même pas eu le temps d’ouvrir la bouche, que l’enfant s’avait déjà ce que j’allais lui dire.

« Merci mesdames, de vous être données autant de mal pour sauver mon père. Il est dans une grange non loin d’ici, suivez-moi ! »

J’hochais donc la tête, en direction de la reine, avant d’accompagner le garçon dans un petit passage obscur qui menait nulle part. Je n’y voyais rien, et je venais à me demander, comment le petit-enfant arrivait à voir suffisamment pour ne pas se cogner contre les murs de pierre qui nous entourais. C’était après une bonne dizaine de minutes de marche, que nous arrivions au lieu qu’avait décrit le jeune mendiant. Une grange, plutôt imposante, qui semblait être sur le point de s’effondrer. Je me redressais, avant de me décider à rentrer dans la grange. C’était spacieux, mais le tout faisait très ancien, et les poutres étaient rongé par les mites. Mais, ce n’était pas le plus choquant, en effet, le père était au milieu de ce dépotoir, éclairé par la lune. Il avait l’air souffrant, ses respirations étaient bruyantes, et inquiète, je n’avais pu m’empêcher de m’abaisser, et de prendre sa main.

« On va vous soigner, tenez bon. »


Je tournais ma tête vers la fameuse renarde, et celle-ci s’approchais du malade d’une démarche gracieuse. Néanmoins, ce qu’il se passait n’était pas ce que j’avais prévu. J’avais entendu la reine murmurée qu’elle offrait sa vie pour sauver celle de l’humain. Une larme s’était mise à couler de mes prunelles, puis une deuxième, je m’étais mise à pleurer. Je me sentais vide, je voyais que l’ambiance était lourde, et même si tout le monde était en pleine forme, aucun n’était pour autant heureux. Je voyais le gamin, plonger dans les bras de son père, qui avait été guéri par le sacrifice de la reine. Moi, je restais là, bouché bée, je ne pensais pas qu’une personne aussi gentille existait, et serait prêt à échanger sa vie et son titre, juste pour un vulgaire étranger.

Les secondes passaient, et le petit saisissait mes deux mains. Je posais mon regard sur lui, une mine interrogatrice, et celui-ci venait me dire des paroles sages.

« Je ne pense pas que la reine voulait te voir dans cet état. Elle préférerait qu’on la remercie en souriant, comme ça tu vois. »


Le petit posait mes mains sur mes joues et me forçait à sourire.

« Voilà, c’est mieux en plus tu es plus jolie. »


Je lui souriais, tout en plissant les yeux. Le petit avait raison, ce n’était pas le moment de déprimer.

« En tout cas je te remercie pour ton aide, sans toi mon papa ne serait plus là. Alors tiens. »

Le gamin me tendait un pendentif, je l’attrapais donc, avant de me le mettre autour du cou. Je prenais l’enfant dans mes bras, pleurant une dernière fois, avant de repartir en direction du manoir, sans même un en revoir. Cette journée avait été pleine d’émotion, c’était le moins qu’on puisse dire.

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