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[18+][Violence][Mission Halloween][solo] Faites nous peur !
rang mehel
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Messages : 78
Date d'inscription : 18/12/2016

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Avatar: Fukase - Vocaloid
Pouvoir/Hybridité: Vox Imperator: impose sa volonté par sa voix
Âge: entre 12 et 20 ans
Dim 5 Nov - 17:37
/!\ Attention /!\  L'histoire que vous vous apprêtez à lire contient des scènes de violence explicites envers les enfants. Il est conseillé aux âmes sensibles et au jeune public de passer son chemin. /!\ Attention /!\

ft.
Mehel R. Eshi
« Faites nous peur ! »
Be careful what you wish for
Une nuit sans lune s’est installée au-dessus des eaux du lac. Sa surface n’a rien d’autre qu’un ciel d’encre, sombre et vide, à refléter. Toutes les étoiles ont été happée par l’inconnu, disparues de l’endroit où elles s’accrochent désespérément. Qui donc a bien pu voler ces milliers d’étoiles ? Qui donc a bien pu dérober cette lune opaline qui aurait dû être pleine ? Qui donc a bien pu s’emparer de toutes les couleurs ? Oui... Qui donc ? Un mortel ? Un Dieu ? Personne ? La destinée ? Le hasard ? Un peu tout le monde à la fois ? Qui serait assez fou pour priver l’univers de ses teintes ? Quel intérêt de se pencher sur ce qui n’est plus... Tout est calme, si calme en ses abords. Un silence de mort règne en maitre, comme si même la faune nocturne retenait son souffle en prévision d’une nuit d’horreur et de terreur. En ses abords boisés, même le souffle du vent, pourtant présent, pourtant charriant plus tôt les relents de l’hiver prochain, s’est tût. A-t-il lui aussi pressenti l’invisible et l’indécelable ?

Aucun des arbres à moitié décharnés n’ose bruisser de leurs feuilles malades. Ultime flamboiement avant les mois de glace. Aucun animal n’ose froisser le moindre de leurs muscles. Alors qu’ils devraient s’activer à compléter leurs réserves. Aucun insecte n’ose claquer leurs mandibules. Alors qu’un timide et pâle soleil les avaient incités à pousser leur requiem.

Est-ce un jour spécial ? Est-ce une nuit sans pareille ?

Est-ce le temps où Yang se décide à prendre possession de ce qui lui a toujours échappé aux fils des siècles ?

Est-ce l’ultime moment avant que ce morceau de Terre chute et retrouve son emplacement originel ?

Est-ce la dernière seconde avant le retour en enfer ?

Juste une simple seconde, figée, prisonnière pour l’éternité dans un silence, dans un vide étourdissant et infini.

Une seconde brisée par le craquement des feuilles desséchées. Un écho de vie dans un paysage morne. Juste un craquement, puis un second, suivi d’un troisième. L’écho devient bruit de pas, étouffé par le matelas végétal. L’écho résonne, sans autre son pour le calmer. Quelle en est la source ? Qui ose fracasser de sa présence les ultimes instants ? Un adolescent. Rien qu’un adolescent. Plus un enfant, pas encore un adulte. Un être perdu entre ces deux âges. Celui où l’esprit est enfin clair, sorti d’années de brume béate, celui où le corps change pour mieux répondre à son hôte, celui que pourtant tous préfèrent ignorer et étouffer.

La peur de la génération montante.

La peur de la nouveauté.

La peur des crocs de ces jeunes loups affamés dans la gorge des richesses des anciens.

Juste un adolescent, dont la silhouette bicolore tranche le paysage sombre. Le blanc et le rouge semblent lui avoir été jeté au visage à sa naissance. Il est le seul point à avoir échappé à la purge. Blanc si pur, qu’aucune once de boue ne parvient à recouvrir. Rouge si profond, qu’il semble s’être échappé de plaies à vifs. Excentricité marque sa tenue qui rappelle sa peau et ses cheveux. Un savant mélange d’élégance et de bizarrerie, une parure asymétrique qui ne peut venir de l’imagination si convenue des habitants d’en haut. Il le sait. Dans les ténèbres d’encre, il se déplace sans mal. Il voit dans la poix comme en plein jour, et même mieux. La sanguine enchainée à sa chair, scarifiée, pulsatile, décèle l’invisible et le pare de couleurs. Ces mêmes couleurs qu’il a dévoré pour les faires siennes. Sa démarche est assurée, confiante. Jamais elle ne vacille, quelques soit les obstacles qui se dressent sur sa route. Nulle racine, nul monticule, pourtant indécelable à la nuit tombée, ne parviennent à le faire dévier de sa route. Il le sait parfaitement. Il n’est pas un invité en ces lieux, il les possède. Entièrement. Il est chez lui, sans même s’être rendu aux abords du lac glacé avant cette nuit.

Est-ce que tout ce qui existe ne lui appartient pas, justement ?

Est-ce que tout ce qui vit ne doit pas se soumettre à lui ?

N’est-il pas la raison de ce silence de mort ? De ce ciel d’encre ?

Toc...toc...toc. A chacun de ses pas, de son écho qui se répercute sur les troncs souffrant, un jumeau s’élève. Toc...toc...toc. L’accessoire de bois frappe le sol et le marque de son empreinte griffue. Monstrueuse est la trace qu’il laisse derrière lui. Un indice si évident de sa nature profonde. Toc... toc...toc. Chaque écho le rapproche de sa destination. Chaque écho l’amène plus proche encore du miroir onyx. Que compte-t-il y faire ? Quel est le but de cette visite nocturne ? Pourquoi s’éloigner ainsi du réconfort de la ville ? Pourquoi s’enfoncer dans l’inconnu ? Pour le plaisir de la morsure glaciale ? Pour l’envie d’exploration ? Pour retrouver le frisson de ne jamais se sentir en sécurité ? Il le sait, mais nul ne le questionne. Nul n’osera stopper sa marche. Alors la raison s’étiole, vidée de sens.

Toc... ... toc... ... toc...

Ses pas ralentissent.

Toc... ... toc...

Un rire s’élève. Il n’est plus le seul à briser la quiétude.

... toc.

Il n’est plus seul sous le ciel d’encre.

Des êtres grotesques, sorti de l’éther, lui barre la route. Chétives et tannées, les courges, timides lanternes qui percent l’obscurité, sont mues par une volonté qui ne lui appartient pas. De larges grimaces pleines de dents s’ouvrent et de multiples voix d’outre-tombe s’accordent sur une et une seule phrase.

« On a pas peur, on veut avoir peuuuur ! »

Impassible, c’est avec dédain qu’il pose un regard oblique sur ces êtres qu’il considère déjà comme inférieur à lui. Tout lui est inférieur, même les Dieux. Il est contrarié dans sa promenade. Il n’aime guère être contrarié, il le sait. Il le sait. Ses phalanges blanchissent, sa prise se referme sur l’accessoire. Impassible, ses entrailles se labourent pourtant du feu de la colère. Qui ose l’arrêter sans même s’être annoncé ? Qui ose l’empêcher de rejoindre sa destination ? Qui ose perturber ses nobles et augustes pensées ?
Juste des insectes.

Ce sont toujours des insectes face à lui.

« On a pas peur, on veut avoir peuuuur ! »

Une seconde fois, les voix s’élèvent, plus pressantes. Pauvres inconscientes. Un sourire mauvais s’étire sur le visage pâle, masqué par l’ombre projetée de son couvre-chef bigarré. Ces misérables souhaitent connaitre la peur ? La véritable peur ? Celle qui colle, celle qui s’empare de chaque fibre du corps ? Celle dont on ne se détache jamais ? Celle qui écorche la peau ? Soit. Il se détend et, sans un mot, rejoint une souche rongée de champignons. Il sera son trône pour cette nuit et ces bois désenchantés, son château. Une cathédrale végétale théâtre d’une nuit sans pareille.

« Alors je vais vous raconter une histoire. »

Une nuit où un Roi se penche doucement, le sourire carnassier, pour raconter un tendre conte à des sujets qui ne passeront pas la nuit.


******

Parce que toutes les bonnes histoires commencent comme ça...

Il était une fois, dans une contrée lointaine, très lointaine, un homme qui décida de construire sa maison à l’écart de tout.

C’était un homme important dans la contrée lointaine, très important. Il prenait, avec d’autres, des décisions difficiles pour les habitants de la contrée lointaine. La contrée était habitée de monstres terrifiants et, sans ses décisions, personne n’aurait pu y survivre bien longtemps. C’est ce que tous croyaient. Alors, beaucoup de personnes venaient le trouver pour obtenir ses conseils. Sa parole était toujours respectée et écoutée.

« Je veux une grande famille ! » décida-t-il un jour de soleil. « Je veux que mes enfants soient forts, tout comme moi ! » prophétisa-t-il.

Car l’homme était grand et fort. C’était quelque chose d’indispensable pour survivre dans la contrée lointaine remplies de monstres terrifiants. Il était fort et voulait plus que tout que ses enfants le soient. C’était indispensable pour que sa lignée perdure après lui.
Mais malgré sa position très importante, il ne parvenait à garder épouse à ses côtés. Nombreuses sont les prétendantes qui se sont proposées à lui, mais aucune femme des contrées lointaines ne semblait lui convenir pour une vie à deux. Peut-être parce que son travail était trop prenant, peut-être parce qu’il ne parvenait pas à se résoudre de ne choisir qu’une seule et unique épouse. Aussi, pour remplir sa grande maison aux mille et une fenêtres, il décida de changer régulièrement de concubine.

Une différente par année. Il les choisissait avec soin, les couvrait d’or et de bienfaits et n’en changeait que lorsqu’un ventre rond pointait le bout de son nez.

Et à chaque fois qu’elles lui annonçaient la bonne nouvelle, il aménageait une pièce dans sa belle et grande maison.

Les années ont passé, et plus de dix enfants sont venu remplir sa maison. Filles et garçons, l’homme accueillaient tous ses enfants avec joie.

C’est dans cette grande famille que naquit un petit garçon très, très spécial.

En quoi était-il spécial ? Il ressemblait pourtant à beaucoup de ceux qui viennent au monde par ici. Mais lui vit le jour sous la protection d’un chiffre magique, le chiffre sept.

C’est un chiffre tout particulier. Il est dit qu’il porte chance, qu’il amène le bonheur, que tout ce qui lui est associé porte en lui un éclat supplémentaire. Le chiffre sept apporte tout ce dont la contrée lointaine manquait cruellement. Une gaité, une joie supplémentaire... Un peu comme une lumière qui habite le cœur de l’enfant et dispense des bienfaits.

C’est ce qu’il était.

Il est né numéro sept, dans une famille déjà si grande, qu’elle remplissait le large manoir aux mille et une fenêtres. Un manoir caché des yeux des monstres des environs, pour que jamais, il ne soit découvert par les malveillants. C’est ainsi qu’il en fut décidé à sa construction.

L’homme était fier, si fier d’avoir réalisé son souhait, même s’il ne pouvait rester tous les jours avec eux. Trop occupé, trop de travail pour que les habitants de la contrée lointaine puissent survivre. Trop occupé, trop occupé à trouver d’autres concubines. Toujours plus de concubines.

Il laissa donc une et une seule règle à appliquer en toute circonstance, de jour comme de nuit.

« Que les plus forts règnent sur les plus faibles ! Je veux que seuls les forts survivent ! »

Parmi tous les enfants de l’homme, seul le numéro sept avait reçu la bénédiction de son chiffre. Seul lui possédait la lumière dans son cœur. Il était encore si petit quand il entra dans le jeu auxquels s’adonnaient ses ainés. Si petit et encore si doux. Sa lumière était unique mais le rendait aussi faible, très faible physiquement. Il ne parvenait pas à courir aussi vite qu’il le souhaitait. Il ne parvenait pas à porter toutes les choses qu’il souhaitait. Il ne parvenait pas à sauter aussi haut qu’il le souhaitait.

Comme si son corps devait porter un poids supplémentaire, que nul autre possédait à part lui.  

Or, la parole de l’homme est la seule qui avait de l’importance pour tous les habitants de la maison isolée. Et tous appliquèrent sans jamais la remettre en question.

Il n’avait pas la moindre chance.

Le premier coup lui sembla fuser de nulle part. La douleur sourde qu’il ressentit lui coupa le souffle en un instant. Il s’effondra, tiré vers le bas par le ‘poids’. Il s’effondra, cherchant de son regard larmoyant une raison à tout cela. Il ne croisa que celui, dur, de son ainé.

« Lève-toi ! » lui hurla-t-il si fort que ses oreilles en bourdonnèrent. « Lève-toi et montre-moi que tu es fort ! »

De toute la fratrie, l’ainé était sans conteste le plus fort. Plus grand, déjà presqu’un adulte. Plus intelligent, tellement plus instruit. Il faisait la fierté de son père. En retour, il régnait sans partage sur la maison aux mille et une fenêtres.

« Si tu ne te lèves pas, c’est que tu es faible ! Tu ne veux pas être faible, n’est-ce pas ? »

Mais le numéro sept ne comprenait pas. Pourquoi il devait être fort, pourquoi son ainé était soudain si méchant avec lui, pourquoi avait-il si mal... Il ne comprenait pas et sa bénédiction fit rouler des larmes salées sur ses joues juvéniles. La réaction de son ainé ne se fit pas attendre, puisque c’est son lourd talon qu’il claqua sur la petite main qui cherchait de l’aide.

Crac.

Les phalanges cédèrent sous la pression. Et cette fois-ci, un hurlement l’accompagna. Le garçon avait mal, si mal. Il n’aimait pas avoir mal comme ça. La vision embrumée de sel, il chercha frénétiquement de l’aide auprès de ses autres frères, de ses autres sœurs.
Mais il ne reçut que de l’indifférence en retour. Une froideur qui le marqua à l’âme.
C’est l’indifférence qui est le châtiment des faibles.

Dans le meilleur des cas.

« Si tu es faible, cela signifie que je peux faire de toi ce qui me plait ! » Hurla de nouveau l’ainé, écrasant son visage contre le paquet froid de l‘étage.

Et c’est ce qu’il fit.

C’est ce qu’il fit, trainant par le col sa faible proie. Elle se débattait pourtant. Elle se débattait si fort pour ne pas le suivre. Elle hurlait pourtant. Elle hurlait si fort sa détresse que toute la maisonnée fut rapidement au courant. Elle pleurait pourtant. Elle pleurait si fort en l’implorant, en ne comprenant pas.

Mais rien n’y fit.

L’ainé était fort. Il était le plus fort. Il était le plus fort, donc, il régnait sur les faibles. Et le numéro sept était si faible... il n’osait, il ne pouvait lui tenir tête.

Alors, passant l’encadré de la porte de sa chambre, il fit de lui ce qui lui plaisait.

« Arrête grand frère ! » hurla-t-il quand il le jeta brusquement sur le matelas.

La voix brisée du garçon résonna derrière la porte close.

« Pourquoi tu fais ça, grand frère ?! » hurla-t-il quand un à un, tout lui fut enlevé.

Nul ne vint en aide à ses sanglots.

« Non ! Je ne veux pas ! »

Rien ne le fit s’arrêter.

Les cris ne cessèrent que bien plus tard, uniquement parce qu’il se brisa la voix d’avoir tant hurlé.

Et la scène se répéta soir après soir. Jour après jour. Semaine après semaine. Mois après mois. Années après années. Le temps se brouilla, soluble et dissolu dans les heures de calvaire sans nom.

Les heures qu’il ne passait pas dans cette pièce, le petit garçon les passait à servir docilement son ainé. Un esclave à portée de main, docile et obéissant. Tout lui fut arraché, jusqu’à son identité. Il n’avait d’autre nom que celui de son chiffre. Craintif et pourtant souriant quand la terreur ne l’étouffait pas, exprimant toujours sa lumière faiblarde. Luciole prise dans un piège à mouches.

La douleur est devenue son quotidien, si bien que lorsqu’elle ne l’étreignait pas de ses bras d’épines, cette sensation, ce déchirement lui manquait. Alors, dans la solitude de sa cellule froide et humide, le carmin rougissait trop souvent ses ongles sales.

Quand il avait mal, il n’avait plus faim.

Quand il avait mal, il n’avait plus soif.

Quand il avait mal, il ne pensait plus.

Quand il avait mal, il n’était plus seul.

Quand il avait mal, il en oubliait l’envie d’avaler sa langue.

C’était normal pour lui d’avoir mal. C’était normal pour lui d’être docile et soumis. Il était né faible. Faible et sans pouvoir. Il ne recevrait les félicitations de son père que lorsqu’il sera fort.

La force.

La force écrase la faiblesse.

Alors qu’elle était cette boule ardente qui se formait dans ses entrailles ?

Grossis encore et encore. A chaque nuit passée hors de sa cellule à hurler son calvaire aux anges, elle grossissait. Encore, encore et encore. La boule est devenue étincelle, puis braise, puis flammèche, puis feu, puis brasier.

Et à chaque fois que l’ainé attisait les flammes, la bénédiction du chiffre sept se retirait. Encore, encore et encore. Plus loin, toujours plus loin dans les replis de son âme blessée. Au point d’en perdre le sourire, au point d’en perdre le rire, au point d’en perdre l’envie.

Jusqu’à ce qu’il n’en reste plus la moindre lueur.

Pourtant, la contrée lointaine aurait bien eu besoin de cette lumière. Elle en manquait si cruellement qui l’obscurité des terres avait corrompu jusqu’à l’essence de ses habitants.

Mais les belles histoires n’existent pas là-bas, pas plus que la joie, pas plus que l’espoir.

*******

La voix de l’adolescent mourut dans la nuit. Le silence reprit son règne pour de longs, très longs instants. Le temps lui-même semblait suspendu à ses lèvres, retenant son souffle de connaitre la suite, si suite il y avait.

Y avait-il une suite à ce conte malsain ? Ou n’était-ce qu’une de ces histoires sans lendemain, déprimée et déprimante ?

Un rire s’éleva alors, différent du précédent. Non, ce n’était plus les vulgaires courges qui signalaient leur existence de manière grotesque. Non, c’était un rire différent. Un rire froid et sans la moindre joie. Un rire maîtrisé et pourtant si proche de la démence. Un rire d’adolescent, pas celui d’un enfant, pas encore celui d’un adulte. Il rejeta son visage en arrière, son couvre-chef excentrique chuta sans un bruit au sol. Tous purent voir alors ce que la pénombre masquait. Une peau blanche, si blanche, presque transparente. Une peau rongée par la nécrose, par un désordre sanguin pulsatile, mouvant de son propre chef. Un œil rouge, si rouge. Une sanguine monstrueuse scrutant sa proie tel un monstre à l’affut.

Et aussi soudainement qu’il était apparu, le rire agonisa. Le silence s’installa de nouveau. Un sourire malsain et carnassier l’orna. Révulsés, ses yeux monochromes passaient en revue chacun de ses sujets. Avec une lenteur irréelle, il leva sa main touchée par le même mal que ses traits.

Grouille, grouille, grouille l’anarchie des veines et artères.

Danse, danse, danse la valse du sang qui affleure en surface.

Il passa ses doigts fins sur les aspérités de son visage. Doucement, tout doucement, comme lorsqu’on tient la main d’un nouveau-né. Doucement, tout doucement, comme la brise qui s’est tût il y a si longtemps de cela. La délicatesse de son toucher se perdit dans son cou.

Où il y planta ses griffes effilées.

Gratte, gratte, gratte la peau fine et transparente.

Arrache, arrache, arrache les lambeaux de chair.

Rougit, rougit, rougit les doigts qui t’ont blessé.

Savoure, savoure, savoure la douleur qui en est née.

Et dans un soupire proche de la démence, le récit reprit comme si rien ne s’était passé. Une sanglante conclusion.

« L’enfant a survécu. Il a survécu et s’est vengé. Des années durant, au point d’en épuiser les idées de sévices. Au point de se lasser d’entendre les os craquer, d’entendre les hurlements sans fins de ses bourreaux. » De la pointe de la langue, il recueille son fluide vital avant qu’il ne tache les larges manches de son manteau immaculé. Du poignet jusqu’au bout des doigts, l’acier et le sucre ont le même goût pour lui. « Le feu l’a consumé et le consume encore. Il n’est plus que brasier sans fin, mû par un appétit insatiable. »

A aucun moment il ne chercha à empêcher le sang de s’écouler de sa plaie. Non... il préféra laisser le froid mordre plus profondément, l’exposant comme un trophée. Un trophée de douleur qu’il savourait.

« C’est à la gorge des Dieux que je compte bien planter mes crocs désormais. »
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Dim 12 Nov - 20:14

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