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[Mission Halloween] Quand le passé resurgit feat. Ghost
rang Mars
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Messages : 238
Date d'inscription : 14/01/2016

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Avatar: Len Kagamine de Vocaloid
Pouvoir/Hybridité: Panda roux
Âge: Eternellement 22ans
Mar 7 Nov - 14:48
La nuit tombe sur la belle citée d’Ariesten. Les étoiles naissent dans un ciel d’encre, une lune de satin s’accroche. Tendrement, elle dispense la lueur qu’elle vole à l’astre du jour à qui de droit. Ses rayons caressent et souligne tout ce qui est ici-bas. Ils embellissent la ville, en amplifie la beauté. Chaque parcelle, chaque quartier de la ville n’en est que plus magnifiée. Pourtant, ce spectacle à couper le souffle, il est souvent le seul à le contempler. Ou même à le remarquer. Cette ville est sa ville. Celle à qui il a dédié son existence, celle à qui il a juré sa protection sans faille. Pour elle, pour la justice, son unique compagne depuis maintenant des années, il est devenu l’avatar héroïque. Dès que la lune se lève, il revêt sa seconde peau immaculée. Cette nuit ne fait pas exception aux autres. Ce n’est pas une de ces nuits, où, solitaire, le héros se perd dans l’ivresse facile et les rencontres sans lendemain. Le vague-à-l’âme l’étreint parfois, mais ne reste pas. Il ne peut jamais rester. Car, s’il défaille, s’il trahit sa mission, qui défendra sa chère citée contre les maux qui la ronge ?

Qui la défendra contre ces terribles êtres venus d’un autre monde ?

Qui la défendra contre ceux qui se sont détourné de la bonté infinie de Ying ?

Personne.

Seul, le justicier d’Ariesten se dresse face à l’horreur du monde. Sa candeur portée en étendard, son optimisme couvrant ses poings meurtris, son sourire masquant ses plaies à l’âme. Il est la Justice. Il fait corps avec elle. Obstiné, jamais il ne peut défaillir. Même sous les coups, même lorsqu’il manque de s’effondrer face à l’ennemi ou pire... face à l’allié. Il endure. Il peut tout endurer pour sa chère citée. Il endure. Il peut tout endurer pour sa chère Justice. Il endure. Il n’a plus que ça dans son existence. Il est la Justice, comme Ying le lui a indiqué, ce soir où il se pencha sur son corps refroidi. Il combat pour ceux qui ne le peuvent pas.

Pourquoi se plaindrait-il ?

Sa mission chevillée au corps, il n’oublie pas. Il n’oublie pas ceux qui ont besoin de lui. Ceux qui ont besoin de voir l’étincelle de la Justice éclairer ces quartiers trop souvent oubliés. Mais plus que pour eux, plus que pour sa citée, plus même que pour la justice, Mars n’oublie pas son véritable objectif.

Elle’...

Elle’ dont il n’a plus de souvenir. ‘Elle’ dont il ne sait si elle est en vit ou non. ‘Elle’, devenue obsession depuis près de deux ans déjà. ‘Elle’ dont l’inconnu le guide sur le sentier d’épine de l’héroïsme. Parce qu’Elle... ‘Elle’ a besoin de lui. ‘Elle’ a besoin de lui, il en est persuadé. Entièrement, complètement. A force de se jeter dans l’enfer de la violence, il la retrouvera. Il le sait. Il le sait... Peu importe les coups au corps, les coups au cœur, les coups à l’âme, toujours il se relèvera.

Pour ‘Elle’.

Ce soir ne fait pas exception aux autres soirs. Que la lune soit belle ou de jais, qu’il neige, pleuve, vente, toujours, il sera de sortie. Quel intérêt de rester chez lui, puisque personne ne l’y attends ? Quel intérêt quand personne ne vous y attendra plus jamais ? Le lot des ombres, le lot des héros, il a embrassé sa vie de solitude et de servitude. Une vie devenue éternelle. Une vie où le temps n’aura plus la moindre emprise. Perché sur les toits de son quartier, son regard allumé de la lueur de la nuit scrute les rues et ruelles. Calme... tout est si calme pour l’instant. Le vent se lève et soulève son écharpe écarlate. Il s’amuse avec ses long cheveux blond retenus par un élastique, avec ses oreilles duveteuses à affut. Au milieu des ténèbres, il est l’avatar blanc. Blanc, comme son costume de justicier. Est-ce un de ces soirs où le silence règne en maitre ?
Mais même lorsque les rues sont calmes, son devoir ne s’arrête pas. Il ne s’arrêtera jamais.

La rumeur a enflé, une fois encore. La rumeur charrie toujours de précieuses informations pour lui. Une fois encore, elle lui a été très utile. Car son territoire ne s’arrête pas aux frontières de la citée. Non, il s’arrête plutôt à celle de l’île. Il a tant de personne à protéger... La rumeur a apporté des nouvelles des tréfonds de la forêt. Une brume surnaturelle s’y loge chaque soir, perdant les pauvres hères qui y pénètrent. Si ce n’était que ça... des personnes disparues, il en retrouve chaque jour. Il en a fait sa douloureuse spécialité. Ça et s’inviter toujours aux endroits où l’on souhait que la justice reste à l’écart. Ça, et prendre des coups. Mais ce n’est guère que ça, car toutes les personnes entrées pour l’instant dans la brume sont ressorties.

Mais pas indemnes.

Terrifiées, dit la rumeur. Terrorisées, dit la rumeur. Ces personnes affirment avoir vu leurs morts revenir. ‘Impossible’. Seul Ying possède ce pouvoir divin. Et pour que ces gens s’en souviennent, c’est qu’il ne l’a pas utilisé. Il est bien placé pour le savoir. Avec douceur, ses doigts effleurent doucement la marque qui orne son poignet depuis presque deux ans. Deux années à avoir tout perdu. Deux années à avoir tout subit. Deux années sur une éternité. Le train de ses pensées se brise. Le devoir l’appelle. Il doit enquêter sur cette étrange forêt, cette étrange brume. Sur ces toits, il est chez lui. Il connait chaque gouttière, chaque chemin de traverse. Il sait où sauter, où s’accrocher, où s’appuyer pour ne pas chuter. Acrobate des bas-fonds, son hybridité lui permet des mouvements non-humains. Alors, il saute, s’accroche et s’appuie. Il trace sa route loin de ses quartiers, vers la périphérie de la ville. Là où les immeubles se font plus rares. Là où les immeubles meurent et disparaissent, pour ne laisser que des lieux dépourvus de civilisation.
Cette nuit, la lune souligne tout aussi gracieusement les arbres. Il y est déjà, à l’orée de la forêt. Son instinct animal lui dicte d’aller s’y amuser, d’aller retrouver ses compagnons de jeu. Il aurait aimé pouvoir l’écouter. Il aurait aimé abandonner sa peau de justicier pour grimper sur les hautes cimes. C’est ainsi, il reste autant animal qu’humain, toujours à mi-chemin entre deux univers différents. Mais il ne peut pas. Il est ici pour son devoir, sa mission, son sacerdoce. Il constate sans mal cette brume étrange dont la rumeur lui a parlé. Etrange... ses sens animaux ne décèlent pourtant rien de particulier. Pas d’odeur, pas de bruit, rien qui diffère de la quiétude habituelle de la forêt. Mais cette brume n’est pas habituelle, elle.

Que faire... ? S’enfoncer dans les brumes ? Risquer de rencontrer des disparus ? C’est ce qu’il fera au final.

C’est ce qu’il fait.

Peu importe qu’il se perde, il a déjà tout perdu.
[Mission Halloween] Quand le passé resurgit feat. Ghost
Terrien
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Avatar: Rin Kagamine de Vocaloid
Pouvoir/Hybridité: soigneuse du coeur
Âge: inconnu
Mar 7 Nov - 23:26

Quand le passé resurgit.

Soigneuse du coeur, est-ce qu’à cela que vous passez vos soirées ?
… Voilà des mois que ton cœur n’est plus aussi pur qu’autrefois. Un sentiment profond de regret t’oblige à répéter la même chose à chaque tombé de soleil. Aider autrui ; expérimenter ton pouvoir afin de le faire avec précision la fois d’après. Encore et encore. Ton âme y reste, tes yeux y semblent vitreux. Les yeux rouges par la fatigue ou le sang qui coulent sur tes joues à chaque utilisation de ton don ? Personne ne peut vraiment le savoir. Une voix douce te répète sans cesse de continuer la Justice que tu as, jadis, emportée. Comme du sable s’échappant entre tes doigts, tu as soufflé la vie d’autrui. À présent, sans même y réfléchir, tes nuits se résument à emprunter les maux ; horribles souvenirs d’âme perdues.

La nuit était clémente, l’air était doux. On peut dire que c’était une belle soirée. La lumière de la ville remplaçaient les étoiles que tu ne pouvais voir. Le temps te manquait pour cette tâche. La lumière est bien quelque chose qui pouvait t’hypnotiser… On pourrait presque dire qu’elle-même à un don. Celui d’emporter autrui dans les songes. Tes songes souvent accompagnés de flashs ; de souvenirs horribles qui étaient probablement une bonne partie de ton comportement actuel. Telle une épave, tu continues de déambuler sur Ariesten, cherchant des réponses aux questions posées. Le temps, tu ne l’avais plus. Alors ton ancienne habitude, tu l’avais remplacé par regarder les lumières orangées de la ville. À regarder les lanternes éparpiller en ville. Comme des cadeaux cachés, dès découverts, ces cadeaux sont merveilleux.

Des lucioles endormant Ariesten ;
Elles aident autrui à passer dans un plus beau monde,
Celui des Rêves.


Ce soir, trois souvenirs. Trois souvenirs auront été assouvi. Trois bonnes actions ont été effectuées. Malgré que le toi intérieur exclame que « cette personne » est la dernière, tu continues. Ce soir, un meurtre a été résolu ; Une perte a été oubliée ; une ex s’est effacée. Les souvenirs des hommes sont toujours plus difficile à supporter de ceux des femmes. Sans grandes raisons à cela, c’est ce que tu constatais à perdre plus de sangs auprès des hommes. La haine ou la douleur, personne ne pouvait réellement savoir ce qu’il se passait dans ta tête. Comment tu te sentais après cela ? … Triste à dire, mais l’indifférence sur ton visage ne cachait pas le trou béant dans ta poitrine. L’état d’épave était devenu ton adjectif, comment les habitants te voyait en plus d’être une aide. Au fond, la douleur restait immense. Ton corps hurlait d’arrêter à chaque souvenirs empruntés. Passer tes nuits à ne faire que cela, sacrifier tes nuits à faire régner ce que tu n’aimais pas réellement. Toi, adoratrice de la douleur, tu ne l’aimais pas sur ta personne. Debout, autrefois tu ne pouvais pas le rester après un souvenir. Encaisser plus de trois ce soir était suffisant. Normalement rien ne t’arrête et pourtant, ce soir. Ton regard fût perdu dans la lumière de la ville. Maîtresse raison d’endurer la douleur est la rédemption. Celle que tu souhaitais acquérir. Que tu ne vois pas. Que tu ne peux voir. Tu la sentais, tu espérais. Elle était à bout de bras, elle était proche. Cette voix masculine mais si douce allait un jour s’interrompre. S’éteindre. Comme tu pensais bientôt ton âme. Elle est incontrôlable. Cette voix, elle est étrangère et pourtant si familière. Elle te connaît par cœur, elle te fait penser à lui. Lorsque tu dors, cette voix est celle que tu aimes. Celle qui appartient à ce blond qui se tient de dos, dans tes rêves.

Les yeux coulaient encore, pleurant le sang. « Ô Diable, qu’as-tu fait de la beauté de la Princesse ? » C’est ta blague personnelle. Celle qui ne fait rire que ta propre personne. Celle qui te rassures, celle qui te réconforte après tant d’efforts. Ces larmes prouvent que tu n’es pas un Monstre. Tu es une aide. Celle que la Justice a attrapé. Emprisonnée dans le bien temporaire. La Justice que tu avais adopté. Un nouveau loisir que tu avais. Regarder les étoiles pour ton bien était devenu regarder les souvenirs des gens pour leur biens. Tout héros se doit de penser à autrui avant soi-même. Oui, c’est ce que tu penses. Malgré que ça semble facile d’un premier regard, la différence sur le terrain est bien plus grand. Alors… Soigneuse du cœur, que faites-vous ce soir ? J’effectue une tâche quotidienne. J’aide la Justice.

Hey ! Vous allez bien ?
Vous aussi vous revenez de la forêt ? HA !
Vous me faites rire, cette brume n’est rien.
Encore une histoire du Maire pour les journaux.


Tes pensées étaient obstrués par la démarche de l’homme. Bruyant singe, le repos des lucioles ne feront aucun effet à cause de lui. Hurlant et chantant comme un Jarl saoul. Tes nerfs étaient mis à l’épreuve. La lumière, son pouvoir marchait à merveilles. Mais les humains ont un remède contre. Tes songes s’arrêtaient sur les phrases de cet homme. Il avait l’air ivre et il l’était. Ton attitude ne change pas même après les années. Regard haut, tête haute. Corps droit et regard froid. « Restons froids face à ce qu’on ne connaît pas. » Malgré les questions, il ne répond plus. Comme un trou de mémoire, l’alcool faisait ton travail. Il ne savait plus ce qu’il disait et tout était sans dessus-dessous. Soupir. Tu soupirais après chaque rencontre. Forcée de rester froide, forcée de jouer un rôle. Tu ne voulais pas te montrer faible.

La forêt… Elle fût ton endroit préféré durant un temps, les souvenirs se mélangent si vite que tu en oublies l’endroit. Cette brume était une conversation récurrente depuis quelques jours. Les gens y revenaient terrorisés. L’humain était trop faible pour affronter la brume ? Encore un mensonge qu’on repère à des kilomètres. Tout être est censé affronter des choses pour se forger. La brume doit en être un obstacle des plus simples. Et pourtant, des personnes affirment avoir vu des morts. Des revenants, ceux que Ying n’avait pas fait revenir sur Ariesten. Celui qui avait le pouvoir du souffle de la vie et de la mort se jouait de nous ? Ton avis sur les Dieux ne changeait pas après des décennies, pas un pour rattraper l’autre. Cette brume, elle était encore une nouvelle preuve de la maladresse des Dieux.

Et pourtant, tes jambes y tremblaient face aux nouvelles. Tes jambes tremblaient face à cette brume. Et si c’était si compliqué ? Ton esprit devenait faible. Des morts ? Tu en connaissais des centaines grâce à ton don. Tu ne savais même plus réellement qui était tes connaissances ou non tellement elles étaient dans tes souvenirs depuis des lustres. Le courage prit, la rédemption devait probablement être ça. Une brume épaisse. Tu traversais les rues avec aisance, connaissant la ville comme par Magie. Il te l’avait montré, il t’avait apprit chaque détails et raccourci de celle-ci. La forêt était votre lieu de rendez-vous. Les étoiles étaient plus belles loin de la ville. Ce soir, tu étais forte. Tu te sentais forte. Affaiblie mais encore debout. Le plus important.

C’est les yeux frottant que tu rentres dans cette brume ; celle qui effrayait les citoyens. Elle n’arrivait pas après l’arrivée des gens mais elle était bien Reine des lieux depuis un certain temps. Le silence était  son second. Tes jambes tremblaient… Oui, tes jambes tremblaient à cause du silence. Dans les rêves, la brume est synonyme de confusion. Le portail des sentiments. Celle qu’elle hébergeait et te rendait sans même que tu les veuilles. Celle qui te force à faire face à la réalité. Seule au milieu de rien, la confiance de soi revenait petit à petit. Rien ne se passait ici, rien n’allait se passer dans ce lieu. Certes, être ici seul peut être terrifiant à première vue mais à revenir en ville terrorisé, l’homme ivre devait avoir raison. Un coup de pub pour les journaux !

Et pourtant les lucioles étaient de repos ;
celles qui chantaient durant la nuit n’étaient point.
Les animaux étaient bien silencieux.


L’air blanchâtre, forêt incroyablement vide. Tout était comme dans un songe, si silencieuse. Une poésie continuelle. Tes vêtements était similaire à la brume. L’air devenant de plus en plus glacial. Comme dans plusieurs de tes rêves, un miroir de brume se portait face à toi. Yeux asséchés par la brise. Tes cheveux blonds y venaient les couvrir sans grande allure. Ta peau si pâle te donne l’air d’un fantôme, prête pour Halloween, les portes à sonner semblaient si loin de ce lieu. Un air apeuré venait casser ton masque de confiance. Des pas. Un bruit étranger est venu s’ajouter à la symphonie. La poésie silencieuse avait un chanteur. Tout devenait si intriguant dans cet endroit, tu t’y sentais comme chez toi. Plutôt vide, on ne sait où on marche et pourtant, cet air se réchauffait à la présence d’autrui. Si mystérieux, les pas se faisaient de plus en plus forts. De plus en plus proches. Comme à l’attente d’une surprise à la fin d’un roulement de tambour. Voir quelque chose prenait du temps et on ne sait si on allait tomber sur quelque chose de bien ou non. Se cacher était inutile, y voir grand-chose ici devait relever du défi. De la concentration. Se cacher était inutile… Les jambes paralysées par une force, un miroir ambulant fût son arrivé proche de ta personne. Sans réellement t’avoir vu, ni entendu. Tes yeux s’écarquillent à la vue de cet homme. Son visage était si familier, tant de souvenirs lui ont été accordés. Le voir était stupéfiant. La ressemblance entre ton et son visage était troublante mais si belle ; magnifique par le mystère. Son visage était immortalisé dans ta mémoire et plusieurs mots y sont revenus. Le cœur battant la chamade, tu t’accordais à bouger les mains sur ta poitrine. Rien ne faisait peur, mais la sensation était si bizarre que ce geste était automatique. La brume avalait chacun de tes mouvements. Ce visage si familier était ta rédemption. Il était celui que tu attendais. T’en es certaine.

Approchant dans le silence ;
les mains tremblaient,
le poids dans la poitrine fût léger.


C’est la voix tremblante, les gestes maladroit que tu lui reviens. Comme une première rencontre, les mémoires effacées régnaient dans la brume.

- Qu’est-ce que c’est drôle d’être tout seul dans ce lieu, tu ne trouves pas ? Ghost, enchantée !
[Mission Halloween] Quand le passé resurgit feat. Ghost
rang Mars
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Avatar: Len Kagamine de Vocaloid
Pouvoir/Hybridité: Panda roux
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Ven 10 Nov - 16:42
J’apporte la Justice à tous

C’est son mantra, la phrase qui guide ses pas, qui guide son existence. Il apporte la Justice à ceux qui en ont été injustement privé. A ceux qui ne peuvent se défendre. A ceux qui prennent les coups sans jamais répliquer. Il est celui-là. Elevé pour servir et non pour être servi. Il est le bouclier qui se brandit pour protéger les plus faibles. Il fait corps avec sa cause, au point de prêter le sien en toutes occasions.

C’est lui qui prend les coups à la place de l’innocent.

C’est lui qui se brandit, quitte à en souffrir.

C’est lui a appris dans sa chair à répliquer aux os brisés, aux membres déboités, aux hématomes.

Quelle serait la raison de son retour à la vie si ce n’est pas celle-ci ?

N’a-t-il pas été baigné de la lumière bienveillante de son Dieu, pour une nouvelle existence en accord avec ses principes ?

N’a-t-il pas été enterré, marqué comme un animal pour sa cause ?

Ce sont ses convictions. Les convictions d’un jeune héros qui n’a plus qu’autrui à protéger. Qui n’a jamais eu qu’autrui à protéger. ‘Les autres avant soi-même’, pour peu que ‘soi-même’ soit un jour sur la liste. Il y a tant à protéger, il y a tant à faire. Il a si peu de temps... et en même temps une éternité devant lui. A force de faire passer autrui avant lui-même, le justicier se perd dans sa foi. Près de deux années effrénées, sans socle où se fixe, sans personne à qui réellement se raccrocher. Et pourtant... pourtant, il a tant le verbe facile. Il se lie avec tous et toutes, qu’il soit héros, pompier, ou même femme. Son grand sourire remplit de réconfort, autant qu’il masque sa réalité. Ses gestes maladroits prêtent à rire, autant qu’à écarter sa souffrance. Ses manières incitent à le suivre, autant qu’elles l’isolent. L’hybride est au final bien seul, seul au milieu d’une foule dont il pense avoir la charge. Il dissout sa vie dans un sentiment croissant, prenant, dilue ses espoirs dans une utopie irréalisable. Il est le héros dont tous avaient besoin sans jamais l’énoncer. La lueur d’espoir dans une poix opaque.

N’est-il pas ça et seulement ça ?

Lui qui a toujours vécu pour les autres, a besoin de sa chère justice pour ne pas se perdre plus encore...

A moins qu’elle ne soit justement celle qui le noie dans un coton d’inconscience.

Pourquoi ? Pourquoi s’enforcer dans ces bois dont la rumeur charrie les dangers ?
Pourquoi, si ce n’est encore et toujours pour autrui ? Pour protéger ceux qui ne le demandent pas ?

Encore un flou de plus.

Dans ces bois, il ne pense pas craindre la malédiction, à moi qu’il ne la cherche ? Sans savoir ce qu’il pourra découvrir, il s’avance, la tête haute. Il connait chaque sentier, chaque sous-bois, chaque arbre, chaque buisson de cet endroit. Il en décèle les parfums et senteurs subtiles, les sons et bruits de la faune à laquelle il appartient parfois. La forêt est autant son territoire que la ville. Combien de fois ? Combien de fois ne s’est-il pas réfugié dans la cathédrale végétale ? Combien de fois ses instincts, pourtant bien contrôlés, ne lui ont-ils pas susurrés le bonheur de devenir une proie ? Exactement comme à l’instant. L’animal en lui s’agite et reconnait son terrain de jeu favori. Il reconnait les hêtres où il grimpe, les chênes où il se repose, les châtaigniers où il se restore. Il devine le sentier du lac où il se baigne. Il sent et perçoit ses alliés qui alertent du danger, ses ennemis qui le sont. Il s’agite, tout panda roux qu’il est, il s’agite pour sortir, pour profiter d’une enfance étouffée.

Mais Justice est forte.

Justice a toujours été la plus forte.

Alors, à qui appartient cette voix doucereuse qui la fait vaciller ?

Le jeune héros ne sursaute pas face à l’apparition venu des brumes. Il n’y parvient juste pas. Pris dans l’instant, il se stoppe, figé dans une seconde d’éternité. Au milieu d’un pas qui ne parvient pas à son terme, il ressemble à une statue de cire dans socle. Comment a-t-il pu ne pas l’entendre arriver ? Il ne sait pas. Comment a-t-il pu ne pas la sentir arriver ? Il ne sait pas. Est-il en danger ? Il ne sait pas. En cet instant, il ne sait plus rien. Ni où il est, ni ce qu’il fait, ni même pourquoi il le fait. Une seconde d’éternité, durant laquelle, il n’a qu’une expression béate à lui offrir. Quel est cette impression... ? Quelle est cette sensation... ? Le cœur suspendu reprend sa course. Elle est rapide, effrénée et pourtant régulière. Son cœur bat comme jamais auparavant.

Mais à quel ‘jamais’ fait-il référence ? Pourquoi sa mélodie vocale lui semble si nouvelle et si familière ?

A-t-elle la réponse ou est-elle justement la question ?

L’instant se brise, le héros doit savoir. Il doit savoir ‘qui’ possède cette voix, il doit savoir ‘qui’ a ébranlé sa chère Justice. Avec lenteur, il se retourne, il fait enfin face.

Face à son reflet des plus parfaits.

La ressemblance est si bluffante qu’il se méprend un instant. Il jure être en présence d’un miroir qui lui joue des tours. L’apparition des brumes lui ressemble plus qu’aucune de ses sœurs, il lui ressemble autant que son ‘personna’ féminin. Autant qu’Ashelia, cette autre lui-même qu’il s’est construit pour échapper à son devoir. Mais... c’est impossible non ?
Un clignement de paupière et il revient à la réalité.

Elle ne peut être un miroir. Impossible... Impossible. Elle... elle est plutôt l’idéal qu’il n’a jamais réussi à reproduire parfaitement sur son propre corps. Une silhouette svelte et gracile, plus que ses traits d’hommes pourraient singer. Une tenue qu’il n’a pu que rêver posséder. Un contour de formes discrètes qu’il meurt d’envie de tenir contre lui. L’azur de ses yeux qui lui donne l’impression de contempler les siens. La teinte pêche de ses lèvres desquelles il ne parvient à détacher le regard.

Obsédantes lèvres à la courbure parfaite.

Elle ne peut être son propre reflet.

Elle est l’idéal qu’il n’a jamais réussi à atteindre, malgré ses efforts. Semblables et pourtant différente.

Alors pourquoi a-t-il si mal ?

La surprise première passée, les flots se déversent. Torrent inarrêtable. C’est une tempête qui lui chamboule les neurones, le cœur, l’estomac. Le tout à la fois. Sans aucune raison, aucune, sa cicatice le tiraille. Elle est pourtant si discrète, simple accro qui lui barre le cœur. Il ne comprend pas pourquoi, il ne comprend pas comment. Il ne comprend même pas ce qui se passe dans son propre corps. Un conflit, une guerre, une explosion, une parfaite incompréhension. Ses tempes le vrillent à force de pulser dans le vide. Mais il a beau les soutenir de ses doigts fins, rien n’y fait. Quelle est cette sensation ? Ces sentiments mêlés dans un chaos insondable ?

Le ‘pourquoi’ lui a été arraché il y a si longtemps déjà.

Dire qu’il est normalement celui qui a été oublié, et non l’inverse.

Il ne maîtrise plus. Il ne se maîtrise plus. Alors qu’elle n’est qu’une inconnue. Une inconnue qu’il se doit de protéger. C’est alors que dans un souffle, les flots reprennent leur calme.

Oui... oui, c’est bien ça. Il doit protéger. Il doit la protéger. Elle plus qui quiconque.

La raison ? Depuis quand a-t-il besoin d’une raison pour aider autrui ?

Dans un dernier élan, Justice resserre sa bride à sa gorge. Il est son héros, son justicier et elle a déjà failli le perdre une fois. Une fois de trop.

Dans un large sourire, le jeune panda reprend son masque d’ingénu. Quelques secondes d’absence qu’il met sur le compte de la surprise. Discrètement, il secoue l’écume resté collé à son esprit. Une coïncidence, voilà tout. Son trop peu de sommeil doit le rattraper, voilà tout. La ‘malédiction’ de la brume surnaturelle doit jouer avec sa raison, voilà tout.
Combien de temps croira-t-il à ce joli mensonge ?

Combien de temps le rôle de l’inconnu leur siéra-t-il ?

« Drôle... Autant que peut l’être une forêt hantée par la mort ! » Une chose qui ne se dit jamais avec le sourire, alors qu’il ne se détache pas de ses lèvres. C’est la réponse qui convient, c’est la réponse qu’il se doit de dire. Une réponse qui est sans lien avec le chaos. Il ne peut le dire, il ne peut dire qu’en réalité, il s’amuse. Elle qui porte le nom d’une apparition... Sait-elle ce que sa présence remue d’enfoui ? Son rôle de justicier sans peur s’enclenche. Comme un enregistreur détraqué, il répète sa phrase fétiche, les poings vengeurs sur les hanches. « Je suis Mars, Justicier d’Ariesten ! Défenseur des opprimés ! Enchanté de te connaître, Ghost, même si les circonstances auraient pu être plus plaisantes !»

Elles l’ont déjà été, pourtant.

Mais c’est un détail qui m’appartient qu’au chaos et à l’abysse. Ce ‘nous’ qui fut un jour si important, trop important.

N’est-ce pas une première rencontre ?

N’est-elle pas qu’une personne de plus à protéger des dangers de la forêt ?

Un voile d’inquiétude s’invite alors sur son visage d’archange sauveur. Elle... pourquoi ici ? Pourquoi en plein danger imminent ? Ne sait-elle pas pour la malédiction des bois ?

« Tu... Tu es perdue ? J’enquête sur une étrange affaire concernant la forêt. Il paraît que ceux qui se perdent ici revoient leurs proches disparus. » Mais lui n’en n’a pas, n’est-ce pas ? Il n’a rien à craindre de la malédiction de la brume. C’est ce qu’il croit encore. « Ça peut être dangereux. Je n’aime pas trop savoir que tu es seule ici. » Le tourment ne sied pas à ses traits, il leur préfère la candeur de sa franchise. Cette candeur qui le fait parler avant de penser « Je ne dirai pas non à un bout de chemin en ta charmante compagnie ! » Il leur préfère sa maladresse de langage trop familier, même s'il se sent obligé de se justifier. « Euh... je veux dire... C’est pour te protéger, tu vois ? C’est pas pour me montrer lourd ou quoique ce soit. Même si c’est vrai que tu es très jolie et...euh... » Depuis quand bafouille-t-il en plein devoir ? Depuis quand ose-t-il ? « ...Et je m’enfonce complètement. »

Le vent se lève.

Il charrie l’odeur de corps qui pourrissent.

Il charrie un millier de souvenir, prêt à combattre pour de nouveau exister.

Il charrie le fil rouge d’un destin brisé qui tente désespérément de se renouer, de réparer deux vies qui se sont entre-déchirées.
[Mission Halloween] Quand le passé resurgit feat. Ghost
Terrien
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Lun 13 Nov - 1:19

Quand le passé resurgit.

Une approche à revoir, une approche à améliorer. Une approche qu’on pourrait penser maladroitement mignonne de ta part comme de la sienne. Quelque chose de mignon bien qu’en réalité quelque peu ringard ; mélangée à une touche de maladresse. Et tu te l’avouais, son côté maladroit te charmait. Ce côté maladroit te faisait sourire bêtement. Son côté maladroit… Il te remplissait sans réelle raison d’une joie que tu n’avais pas souvenir d’avoir déjà ressenti… Du moins pas depuis un moment. Comme un instant de déjà-vu, comme un souffle de souvenir recyclé.  Ces mots, cette maladresse, tu semblais la connaître aussi bien que tu connaissais la tienne. Ce caractère optimiste, tu avais l’impression de le connaître parfaitement. La maladresse, tout le monde en a en soi, c’est ce que tu ne cesses de te dire. Cette pincée d’enfance, c’était bien la première fois que tu la voyais si clairement auprès d’autrui. C’était bien la première fois que tu t’identifiais à quelqu’un. C’est la première fois que tu voyais un réel point en commun en aussi peu de temps avec un autre humain. Ce baiser d’enfance, cette maladresse, elle était si présente mais si discrète à la fois. Laissant les adultes redevenir des enfants inconstamment lors d’un instant, gardant les âmes rieuses.

Cet homme, ces mots. Que ce soit volontaire ou non, c’était la première fois que tu ressentais la flatterie. Ce sentiment était comme une brise douce. Une caresse de plume sur la joue. Voilà longtemps que tu sentais que des mots de la sorte étaient réels, ces mots étaient pensés d’une manière ou d’une autre. Flattée, tu l’étais, les joues rosées pouvaient à peine se voir mais la honte de te faire charmer aussi facilement te donnait l’impression d’être aussi rouge qu’une rose. Ton cœur se mettait sans raison à battre à la chamade. Ton cœur semblait comblé par une présence encore inconnue. Pourtant celui-ci passait son temps endurci par le froid, qu’on te disait lors de tes sorties en ville. Toi, Soigneuse du cœur avait un cœur de pierre. N’est-ce pas ironique ? Il semblait fondre face à « ton miroir ambulant. »

Sa voix ; Mars.
Elle semblait si familière, comme un chamboulement. Elle semblait si chaleureuse, comme la voix que tu attendais. Comme celle que tu entendais. Celle qui te disait sans cesse de ne jamais arrêter de positiver, celle qui restait optimiste malgré tout. Elle semblait si réelle, cette voix, c’était la sienne. Tu en es certaine. Celui qui se proclamait Justicier d’Ariesten était-il celui qui te parlait lors de tes soi-disant missions dans Ariesten ? Était-il cette voix criant la joie ? Était-il celui que tu voulais faire taire pour sa bonne humeur qui te rabaissait à longueur de temps ? Cette voix, elle te chamboulait d’une étrange sensation de défaite. Elle hurlait à ton corps de supporter un poids qui était trop lourd pour tes épaules. Celle d’être heureuse et de supporter le malheur d’autrui. Est-ce que cet homme était celui qui ne cessait de te réveiller en sueur la nuit par les cauchemars ? Sa voix, elle t’obsédait depuis plus d’un an. Entendre cette voix en mettant un visage dessus te rendait un peu nerveuse. Finalement, cette forêt était-elle réellement hantée ? Si jamais cette voix lui appartenait, tu souhaitais alors profondément le remercier de te rendre plus forte jour après jour. Malgré le mal que cette voix, malgré cette influence qu’elle te donne, cette voix était la raison de ta force intérieur. Comme une force interne, comme une force indestructible, sans elle tu n’étais en réalité plus rien. Sans elle, tu n’étais encore qu’une faible épave sans destination finale.

Reprenant ton souffle correctement, perdue dans tes songes un instant. Tu secouas la tête rapidement en oubliant tes anciennes pensées. Tu tournais rapidement autour de lui comme pour inspecter son déguisement de Super-Héros, le sourire aux lèvres. Comme pour te rassurer du pire. Qu’est-ce qu’il pourrait bien arriver de pire, de toute façon ? Un sourire aux lèvres, mais un sourire nerveux ne se cachait pas aussi facilement. - Si je suis à tes côtés, je ne suis pas seule... Avec un Justicier, je n’ai rien à craindre ! Pas vrai ?

Cette voix, tu souhaitais l’adorer ;
Cette voix, tu en étais certaine tu allais l’adorer.


Remontant deux doigts près de son cœur avant de le sentir au creux de ta paume. Tu t’exclamas avec fierté que ton nom sur Ariesten était la Soigneuse du Cœur. Celle qui soigne les maux, celle qui soigne les blessures profondes. Gardant toujours une touche de mystère sur ton don. Paume sur sa poitrine, les larmes de sang commença à couler à fléau, tes pensées absorbées par le sang. Son sang. Son cœur, il était détruit. Il avait été détruit dans le passé. Une vision faite par la forêt ? Le cœur de Mars semblait avoir saigné. Les yeux fermés, essayant de ne pas faire couler une larme. Tu plongeas dans un océan rouge de rêves.

Tu t’es réveillée dans un étrange Monde, un monde purement blanc. Un blanc si profond, si pur. La brume elle-même en serait jalouse, la brume elle-même en ferait des cauchemars. Cet endroit, tu le connais parfaitement. Salle de souvenirs, salle des cauchemars. Un miroir géant s’y dressait majestueusement face à toi, un mur sans fin. Une pièce sans fin. T’approchant à pas léger, deux personnes semblaient y avoir un combat sans fin. Un combat éternel et fatiguant. Deux têtes blondes y semblaient se battre pour la liberté. Une lueur d’espoir se portait sur l’homme et un fléau de chaos, une aura noire de colère sur la femme. Cette vision n’était pas la première de ce genre, cette vision tu la connaissais aussi bien que cette voix. La salle des cauchemars ; éveillée, tu y étais. Même face à autrui, tu ne pouvais t’empêcher d’y retourner. Un refuge incontrôlable, un refuge qui te délivrait des souvenirs encore oubliés. Sans contrôle sur ton propre corps, ton esprit semblait avoir été avalé par tes pensées. Ton esprit était ailleurs. Admiratrice des combattants, le combat semblait si long…

Une voix fine te parlait,
une voix masculine te suppliait d’arrêter.
Un homme allongé le cœur transpercé, une femme pleurante ;
Ces deux têtes blondes semblaient s’entre-tuer.


Passage du passé, passage oublié. Comme un souvenir revenant tout droit des abysses. Un souvenir dont tu ne te souvenais pas avoir déjà emprunté. Un souvenir sans réponse, un cauchemar dans tes pensées. Ce combat était celui que tu avais perdu il y a de cela une année et demi. Ce combat était le plus troublant que tu aies pu voir. Cet homme, étalé sur le sol, le cœur détruit. Avait-il un rapport avec ton interlocuteur ? Des bandages invisibles se serraient autour de ton corps, tétaniser par le choc. Ça va passer, ça doit passer. Tes jambes semblaient si lourdes, la gravité semblait avoir décuplée. La parole coupée pendant un instant, un murmure incompréhensible sorti de ta bouche avant de verser ta première larme de sang, avant de pleurer tel un ruisseau de sang. Ton visage, ruinée par la honte et les pleurs était devenu rouge avec une raison. Ce combat, celle qui a gagné ce combat était la colère elle-même ; la haine humaine. La jalousie incontrôlable. Ta main s’enleva rapidement du torse de Mars. T’excusant à mil fois d’une telle indélicatesse, oubliant même de préciser la raison de tes pleurs.  Ton coeur qui battait à la chamade cinq minutes plus tôt par la joie s’arrêta subitement le temps de cinq secondes, le temps de revenir… Le temps de revenir à la réalité. Comme un homme revenant à la surface de l’eau, comme un homme se réveillant d’un cauchemar. Un frisson froid traversa ton dos par la honte de pleurer devant un inconnu. Toi qui était forte, toi qui te proclamait la plus forte. Toi qui osait dire être plus forte. Pleurait lâchement devant un Justicier. Devant la véritable forte. Un long souffle. Les larmes semblaient d’incontrôlables flots perdant de son rouge, les souvenirs semblaient s’être effacés, le combat semblait être terminé.

Des heures dans la salle de souvenirs,
seulement des secondes dans la réalité.


Plus surprenant que ce soit, les souvenirs sur les morts t’étaient normaux. Supprimer ses souvenirs contre de l’argent, tu le faisais sans rechigner. Sans ressentir aucune peine dût à la mort d’autrui. Mais pourtant, ce corps sur le sol. Il avait les cheveux attachés comme Mars. Il avait le cœur ensanglanté comme lui. Comme un souvenir trop difficile à supporter, ne voulant pas le déranger ;  être aussi silencieuse que la forêt sur ce sujet était la seule option.

Tu devais trouver un autre sujet de conversation, tu devais sourire. Rester forte. Comme une véritable Justicière. Tes yeux se tournaient facilement sur l’objet le plus imposant sur lui. Son écharpe d’un rouge vif. Intrigante pour les missions de discrétions, un justicier se doit d’être aussi discret qu’un ninja parfois, comment faisait-il avec une telle écharpe ?

Ce sont les mots manquants d’aisance que tu tentas un sujet de conversation bidon. Tentant de cacher l’événement passé comme une baleine sous un gravillon. - Elle te vient d’où cette écharpe, Mars ? Elle est très jolie ! Mais la curiosité trop grande, la curiosité était trop grande pour ignorer. - Qu’as-tu au cœur ? Tout va bien, monsieur le Justicier ?

La haine, elle était présente. La haine c’était toi.
Cet homme, tu l’avais lentement assassiné en utilisant sa gentilesse.
Son devoir de Justicier.

[Mission Halloween] Quand le passé resurgit feat. Ghost
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Sam 2 Déc - 0:25
Le vent se lève.

Et il s’enfonce. Il bafouille et perd ses mots. Sa pleine maladresse ressort au grand jour sous ce ciel nocturne. Sa crédibilité en prend en coup, il en est conscient. Il est conscient d’être le justicier dont tous se moquent derrière son dos. Il est conscient de dizaines de choses et pourtant, en ignore encore un bon millier. Un bon millier, un bon million, coincés et prisonniers, loin, très loin... Un bon millier, un bon million, arrachés et piégés dans un coffre de verre. Un coffre secret, un coffre dont il ne possède pas la clef. Un coffre dont il est la clef, dont ils sont la clef. Il est Héros, tout en restant d’une maladresse et d’une candeur d’enfant. Ses prunelles se parent sans cesse d’une lueur qu’il ne devrait plus posséder, son visage se découpe d’un large sourire qui masque et cache mille tourments. Il a vécu, vit et vivra au service de sa cause le reste de l’éternité qui lui reste. Ne devrait-il pas avoir grandi depuis le temps ? Ne devrait-il pas, à défaut de prendre des centimètres, prendre de l’envergure d’esprit ?

A quoi bon ?

A travers ses yeux, le monde se pare de simplicité. Il est noir. Il est blanc. Il n’est jamais gris ou terne. Toujours tranché, d’un éclatement d’horreur ou de bonheur. A jamais dans une demi-mesure qu’il ne parvient à déceler. La Justice a tracé une ligne claire et précise qu’il a pourtant traversé plus d’une fois.

Se tromper, il le fait constamment.

Mal juger les gens qu’il rencontre lui a écorché le cœur, piétiné l’âme, arraché la vie.

Il ne cherche qu’à aider, qu’à remplir ce devoir qu’il s’est placé sur ses épaules frêles.

Il est le Héros dont on se moque gentiment, et lui réplique par son sourire. Il n’a pas besoin de l’aval de la population pour agir. Il agit conformément à ses convictions, en suivant le chemin tout tracé par sa douce et exigence maitresse.

A la recherche d’un être éthéré.

Sans cesse à la recherche d’une apparition de corps et de nom.

La cruauté doucereuse du destin l’a placé sur sa route. Elle qu’il cherche. Elle qu’il ne parvient à reconnaitre. Elle, idéal qu’il ne pourra jamais égaler. Elle, énigme qu’il a déjà résolue avant d’en perdre le mode d’emploi. Elle qu’il a déjà juré de protéger d’une malédiction dont il ne sait rien. Elle qui l’inspecte, amusée, mais qui prend au sérieux ses paroles malhabiles.

Elle.

Elle, l’apparition.

Elle qui dit prendre soin des cœurs.

Elle dont il reconnait le titre, à défaut de ses traits.

La rumeur est forte la concernant. Une rumeur d’une année. Si forte qu’elle en est arrivée jusqu’à lui. La Soigneuse de Cœur. Celle qui efface les maux et les tourments. Sans trop savoir d’où ce sentiment familier lui vient, il la reconnait dès lors comme une des leurs. Une qui voue sa vie à défendre le bien. S’attendait-il à un miroir si parfait comme avatar de la Soigneuse ? Absolument pas. Il ne s’attendait à rien. Peut-être... Peut-être que dans d’autres temps, dans d’autres lieux, il pourrait faire appel à ses services. La pensée l’effleure, aussi surement que le souvenir d’être sous terre fracasse sa mémoire, aussi surement que ses plaies au cœur se rouvrent, aussi surement que la brume qui entoure son obsédant objectif est épaisse.

Serait-il un meilleur justicier sans ses chaines qu’il soulève chaque jour ?

Le vent se lève, mais ne parvient à briser l’instant des retrouvailles.

Il ne parvient à bouger. Il ne parvient à s’extraire du contact de sa paume délicate. Il est rare, si rare qu’on le touche à cet endroit tout particulier. Au travers le tissus, la chaleur de ses doigts lui semble à la fois étrangère et familière. Son pouls s’accélère, son cœur suit sa danse. Il n’est que spectateur de la scène qui se joue devant lui. Figé sur place, il ne sait pourquoi la panique l’étreint. Son instinct de pure proie réagit. Il se sent comme en danger, comme sur le point d’être dévoré. Mais rien n’y fait. Impossible de bouger, ses pieds sont ancrés dans la boue nocturne et glacée.

A-t-il trop peur pour s’enfuir ?

Non.

Il a juste trop envie de continuer à sentir son contact.

Elle est la question, et la réponse.

Elle est la lame qui le transperce et le baume qui le soigne.

Elle est si proche, et il en est chamboulé, sans même comprendre pourquoi. Il écarte son instinct, il écarte son animal qui est pourtant vif dans ses veines. L’humain veut. Plus que la Justice, plus que tout, il veut en savoir plus sur l’apparition qui le perturbe, sur le « pourquoi » dont il n’a guère la réponse, sur ce besoin de son contact, sur ce besoin de contempler le miroir de son regard. Pourquoi le voile-t-elle ? Pourquoi lui manque-t-il déjà ? Statue de marbre plantée dans une forêt maudite, il ne sait plus rien. Esprit vide, cœur au bord de l’implosion, il ne sait si elle le sonde ou si la forêt le rend fou. Un peu des deux, sans doute.

Toutes. Toutes les questions, interrogations, incompréhension s’évanouirent quand il aperçut une larme solitaire.

Larme couleur de la bravoure et de la Justice.

Larme couleur sanglante.

Il déteste voir les larmes. Il déteste voir le sang. Mais uniquement sur autrui.
Malgré que les doigts graciles s’écartent, il garde en mémoire, à fleur de peau, le poids insurmontable qu’ils ont constitué. Il serre les poings, il veut agir. Il doit agir. Il voue sa vie à consoler tout le monde. Il voue sa vie aux autres.

Il lui a voué son existence. Il lui a offert, sans comprendre qu’elle la lui prendrait.

A elle, plus qu’une autre.

Un pas, c’est ce pas qu’il doit faire. C’est ce pas qu’il meurt d’envie de faire. C’est ce pas. Ce simple pas. Ce n’est qu’un pas, alors, pourquoi est-il incapable de la faire ? Pourquoi est-il incapable d’ouvrir son étreinte en grand, d’avancer, de se refermer ? Il doit les effacer. Il doit effacer ses larmes. Il se fiche d’où elles peuvent bien venir, il se fiche bien de leur teinte, de leur étrangeté. Elles jurent avec la teinte de pêche de son idéal fantomatique. C’est à peine s’il parvient à articuler son nom d’incompréhension.

Le vent se lève et les cadavres du placard l’accompagnent. Lentement, si lentement... ils sont encore bouffés par les vers de l’oubli.


Plus que de la voir pleurer, c’est la voir forcer un sourire qui l’achève. Un coup au cœur, encore un. Un coup pour ne pas réussir à avoir fait ce pas, un coup qu’il ne comprend pas. Mais il ne comprend plus rien depuis qu’il a pénétré les lieux interdits. Plus que de la voir sourire, c’est la douleur de son masque qui le brise. Parce qu’il se reconnait, il se reconnait que trop dans ce comportement. Il se reconnait et ne l’en blâme pas, pas plus qu’il ne se blâme.

Quand on combat pour la Justice, on n’a guère le temps de soigner ses plaies.
La Soigneuse n’est guère différente du Justicier.

Combien de fois n’a-t-il pas repoussé son vague-à-l’âme avec son sourire ?

Combien de fois une plaisanterie mal assurée n’a-t-elle pas repoussé l’inquiétude à son
égard ?

Ceux qui se battent pour la Justice en deviennent les avatars. Ils ne peuvent être faibles, ils ne peuvent vaciller car ils portent le poids du monde sur leur épaules.

Alors, ce pas, il le fait.

Il brise le marbre qui l’entoure.

Il n’a de toute façon pas de réponses à ses questions.

Il ne sait d’où vient exactement son symbole flamboyant, il ne sait exactement pourquoi son cœur est en miette en cet instant.

Il ne sait rien et n’a jamais réellement su grand-chose.

Mais cela ne l’a jamais empêché de continuer et d’agir.

Si elle n’est qu’une apparition, alors il n’est qu’une ombre.

Peu importe le lieu, peu important l’instant, peu importe le danger, il agit avec la fierté de l’avoir fait.

Juste un pas, était-ce si compliqué ? Juste un pas et son étreinte se referme avec une délicatesse qui lui sied. Elle est le cristal, le morceau de verre que l’on tient avec la peur qu’il se brise. Avec la peur qu’il nous transperce. Quelle importance, il est constamment blessé. Quelle importance, il préfère se couper que de la laisser ainsi. C’est à peine s’il ose respirer, la crainte de la fin de l’instant. Il stoppe le sablier. Il préfère le contact, plus que les mots. Il préfère le contact étranger et pourtant familier.
Si seulement il pouvait savoir pourquoi.

Un contact qu’il lui en rappelle d’autres, un contact dont il n’a pas encore pleinement compris le besoin. Tout est si flou... Depuis quand est-ce si flou ? C’est le souffle presque coupé qu’il ose enfin le réconfort.

« Je suis là, je ne pars plus. »

Plus’ ? Il est certes déjà parti une fois, mais en a-t-elle réellement été affectée ? Ne devrait-il pas s’excuser pour son geste trop soudain, trop familier ? Pourquoi le ferait-il, alors qu’il ne fait que ce que son cœur lui dicte ?

Le vent se lève, il devient bourrasque. Il ne veut plus être ignoré et charrie les grognements sans sens de deux êtres liés dans l’Oblivion.

Deux êtres perdus dans le brouillard, qui font corps avec lui.

Deux êtres sans visage.

Cette fois-ci, le Justicier s’interpelle enfin de l’évidence. Il est, ils sont perdus dans un bois maudit. Un frisson glacé parcourt son échine alors que son être se met en alerte. L’instinct du panda, il ne peut toujours l’ignorer. L’instinct du panda, elle est là pour préserver sa vie. Sa deuxième vie. Le sablier reprend alors sa course et il ne sait si c’est une bonne chose ou pas. Il se détache de son pilier de cristal, observe les alentours pour ne déceler que la poix blanche. La poix et deux voix entremêlées. Deux voix entremêlées accompagnées de raclements inquiétants. Par instinct, par habitude, il cherche et vient trouver sa main. Veut-il se rassurer ou la rassurer ? Un peu des deux. Un peu par peur de la voir s’envoler dans la brume pour l’éternité.

« Quelque chose approche. » Il plisse ses yeux, compte sur ses sens aiguiser pour percer le voile. Deux... Deux ‘choses’. Deux... Deux ‘silhouettes’ ? C’est ce qu’il décèle. Deux ombres qui tranchent avec le blanc. «  Je... Il y a deux personnes qui s’approchent. Par là-bas. »
[Mission Halloween] Quand le passé resurgit feat. Ghost
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