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[Mission Halloween] Faites nous peur ! ~
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Jeu 16 Nov - 0:53




Faites nous peur ! ~


Connaissez-vous Halloween ? Il s’agit d’une sorte de grande fête pour les morts ! Mais en général, ce ne sont jamais les morts qui la fêtent… juste nous, les vivants, qui allons frapper de porte en porte, déguisés, pour quémander des bonbons. Sous la menace de lancer un sort. Ou une malédiction, au choix. Honnêtement, je n’ai jamais eu l’occasion de participer à cette fête nocturne. Parce que c’est le genre de fête qui se déroule entre amis. Et… disons que… les amis… ce n’est pas trop le genre de liens que je possède… eh bien, à l’exception d’une personne, loin d’être la plus agréable du monde. Enfin ! On s’y habitue, à force de le côtoyer ! Je l’aime bien, il est amusant ! Même si je doute qu’il apprécierait que je lui dise ça en face ! J’aimerais vraiment qu’on soit bons amis ! Il a l’air d’être littéralement contre, c’est nul… peu importe ! Je peux l’aider, c’est déjà ça ! Sauf que je pense que fêter Halloween avec lui… je doute que ça l’intéresse même, et il doit être encore occupé à faire je-ne-sais-quoi, de toute manière ! Donc… cette année aussi… je vais passer Halloween aux côtés de mes amis, les animaux !

La nuit est tombée. La pénombre envahit peu à peu les alentours. Je suis assis dans l’herbe humide, un renard roux allongé à mes côtés : Fox ; un petit lapin blanc sur mon épaule : Plush ; un serpent vert enroulé sur lui-même sur mes genoux, sifflant de temps à autre : Venom ; et mon compagnon Gold, un petit oiseau jaune, sur la tête. Tous des animaux sauvages – à l’exception de Gold – que j’ai soignés par le passé ! À mes risques et périls, d’ailleurs, puisque c’est à cause de Fox que mon œil gauche ne voit plus, et Venom m’a déjà mordu ! Mais ça va ! Nous sommes tous amis, maintenant ! Alors que je caresse tranquillement la peau écailleuse de Venom, Fox dresse brusquement les oreilles, puis tourne la tête vers la forêt qui borde le jardin de notre maison. Presqu’aussitôt, Venom et Plush prennent la fuite en direction de la forêt sans que je ne puisse dire quoi que ce soit. Je me remets debout, alors que Fox s’échappe à son tour. Gold s’est également réfugié sous mon chapeau.

Inquiet pour les animaux, je me lance à leur poursuite, m’engouffrant dans la forêt de plus en plus profondément. Pratiquement aucun bruit ne me parvient, si ce n’est le vent entre les branches et les feuilles. Que se passe-t-il ? Qu’est-ce qui a bien pu les effrayer comme ça ? Qu’ont-ils vu que je ne vois pas ? Je ne peux le dire, je peux seulement essayer de les rattraper et voir ce qui se passe par moi-même. Les animaux sont mes amis, je ne laisserai rien leur arriver. Et à force de m’enfoncer dans la forêt, je commence à entendre le léger clapotis de l’eau. De l’eau ? Où suis-je arrivé ? Je continue de m’avancer vers cette prétendue eau, pour finir aux abords d’un lac. Je regarde tout autour de moi, cependant, je n’aperçois aucun animal. Où se sont-ils donc enfuis ? Des rires me parviennent soudainement. Je sursaute, m’heurtant le dos contre un arbre que je n’imaginais pas aussi proche. Des citrouilles surgissent de nulle part tandis que je me redresse, me frottant légèrement le dos, éraflé par l’écorce.

« On n’a pas peur, on veut avoir peur ! »

Une citrouille siffle ça en s’approchant un peu plus de moi. Je cligne des yeux, ne sachant si je dois être choqué ou éclater de rire. Mais ce que je ne comprends le moins… c’est depuis quand les citrouilles sont-elles vivantes. Genre, réellement vivantes. Parce que l’une d’entre elles se trouve dans le périmètre de mon anti-magie, et elle continue de bouger comme dotée d’une vie authentique. Une hallucination non magique ? Depuis quand suis-je devenu fou ? Ou peut-être que tout ça n’est qu’un rêve. Je me tire la joue instinctivement à cette pensée. Seul résultat, ma joue me fait mal, maintenant ! Non vraiment, je n’arrive pas à comprendre cette situation irréelle ! Le ciel au-dessus du lac est pourtant dégagé. Je peux même voir les étoiles et la pleine lune qui se reflètent sur la surface de l’eau. C’est complètement absurde ! Et en même temps… super amusant !

« D’accord ! Vous voulez que je vous raconte une histoire qui fait peur ? Je vais essayer ! »

Mais… qu’est-ce que je peux leur raconter d’effrayant ? Je ne suis pas vraiment le meilleur dans ce domaine, moi ! Hum… le craquement sourd d’une branche me parvient. Je lève les yeux vers la provenance du bruit. Une branche pendouille lamentablement dans le vide alors que le vent est incroyablement faible. Je penche légèrement la tête sur le côté, quand la branche finit par se rompre et tomber… droit vers moi. Whouah ! J’esquive de justesse la branche qui m’érafle malencontreusement le bras gauche. Une légère coupure, mais rien de grave ni de profond. Ça ne saigne même pas. Ah ! Je sais ! Étincelle de lucidité. Bien sûr, pourquoi autant réfléchir à une histoire d’horreur ? Je n’ai qu’à raconter une de mes journées ! Hi, hi !

« Ça se passe lors d’une nuit comme les autres. Un petit garçon se réveilla en sursaut, alerté par le hurlement d’un loup. Outre le fait qu’il se blessa au cou à peine sorti du lit… » Par réflexe, je me frotte l’arrière du cou et de la tête, ressentant comme une douleur fantôme : « Il se rua hors de sa chambre, puis du bâtiment, claquant le vieux portail sur son passage. Trébuchant sur mille et un obstacles insignifiants, la forêt ténébreuse se dressa au bout d’un moment face à lui. Sans lune, elle paraissait nettement plus sombre que d’habitude. » Je me tais un instant pour regarder les arbres autour de moi avant de sourire largement et reprendre : « Avec crainte, il s’engouffra néanmoins dans les profondeurs de la forêt. La forêt, de nuit, était effrayante. Divers bruits lui parvenaient sans qu’il ne puisse en déterminer la provenance exacte. » Une nouvelle fois, je m’interromps pour laisser les hululements des hiboux ou encore les petits grattements des rongeurs sur les feuilles mortes s’élever dans le silence nocturne : « Il regrettait de ne pas avoir pris une lampe torche. De ce fait, il cessa de compter ses chutes. Son pyjama et ses chaussures étaient recouverts de boue collante. Ses genoux étaient déjà à vif et saignants. Ses coudes également. Il était essoufflé à force de courir au hasard. La peur et la fraîcheur de la nuit s’insinuaient sous sa peau, engourdissant ses muscles peu à peu. » Je me fige sur place, avant de me baisser pour ramasser la branche ayant manqué de me percuter. « Il était gelé. Alors il se frictionna les bras pour tenter de se réchauffer. Perdu et transi de froid. Il allait certainement mourir là, c’était ce qu’il pensait. » Mon sourire disparaît pour laisser place à un air triste, presque désespéré. « Impossible de lutter contre la nature après tout. Et pourtant, il continua encore et encore à se frotter les bras. Il en profitait pour récupérer son souffle. Mais tôt ou tard, à rester planté là, ça le rattraperait. »

Les yeux posés sur la branche, je la lance dans ma main gauche comme si de rien était, avant de sauter brusquement en avant vers les citrouilles pour tenter – je dis bien ‘tenter’ – de les effrayer en criant. Sauf que je me prends les pieds dans une énième racine, perds l’équilibre et m’étale par terre. Un silence gênant se pose entre les citrouilles et moi. Ah ! Dire que je venais de dire un truc trop classe ! Je me redresse sur les genoux, reprenant tant bien que mal l’histoire, même si le suspens est complètement rompu : « Un nouveau hurlement résonna et immédiatement, le garçon reprit sa course aussi vite qu’il le pouvait. Ses habits boueux entravaient ses mouvements. Ça ne l’arrêta pas. D’autres coupures vinrent s’ajouter à sa peau déjà ensanglantée par endroit. Il ne pouvait pas lui échapper. » Je me relève finalement pour à nouveau me tenir face aux citrouilles. J’esquisse un sourire amusé tout en regardant rapidement autour de moi, aux aguets, avant de reporter mon attention sur les gros fruits orange. « Il finit par arriver face à une vieille bâtisse complètement délabrée et abandonnée. Sans perdre un instant, il se rendit à l’intérieur. La porte grinça à son ouverture, mais il la referma derrière lui. Évidemment, il y faisait encore plus sombre qu’à l’extérieur. » Je pose mon index sur mes lèvres, un large sourire derrière, tandis que Gold tourne autour de moi pour m’avertir d’un nouveau danger. Je me décale pour éviter une petite pluie de glands. « Un grondement lui parvint. Tout proche. Il chercha à trouver ses repères dans l’obscurité et avança d’un pas. Le plancher craqua sous son poids. Littéralement ! »

Arrêt un peu brusque. Je me surprends à devenir un peu trop excité d’un coup, et tente de me calmer, afin de ne pas casser une nouvelle fois le récit. « Un cri lui échappa alors que le sol se dérobait sous ses pieds soudainement. Le garçon traversa les planches de bois. Une pluie de morceaux de bois le suivit, l’entaillant à divers endroits, quand les planches encore entières ne s’enfonçaient pas directement dans sa peau. » Instinctivement, au souvenir, je porte ma main à mon côté droit avec une légère grimace. Whouah ! Une douleur fantôme ! « Lorsqu’il put rouvrir les yeux sans craindre de nouvelles retombées, il essaya de voir dans quel état il était. Il sentait le sang chaud couler sur sa hanche. Il sentait le bois pénétrer plus profondément dans sa peau à chaque petit mouvement. La moitié de son corps se trouvait sous le plancher. Il était recouvert d’éraflures plus ou moins importantes. Et il voyait légèrement rouge. Du sang coulait dans ses yeux. » Toujours par réflexe, je passe mon autre main devant mes yeux pour essuyer un liquide rougeâtre invisible. C’est vraiment bizarre ! « Il entendit alors un nouveau grondement. Il devait sortir de là, et vite. Mais la planche plantée dans son côté l’empêchait d’effectuer le moindre geste. Le pire était que s’il l’ôtait, il y avait une possibilité qu’il fasse une hémorragie, ce dont il n’était pas vraiment conscient à son âge. Alors, il se risqua quand même, tirant petit à petit dessus. » J’appuie plus fortement ma main sur ma hanche droite, comme si je le vivais réellement. Je tente de garder le sourire, mais ce n’est pas facile. « À chaque fois qu’il tirait, il avait l’impression que le sang coulait encore plus. Il n’abandonna pas pour autant, et il finit par l’extirper avant de la jeter un peu plus loin. Peut-être que c’était l’adrénaline qui le poussait à agir sans penser aux conséquences. » Je relâche un peu mon côté, pour adresser un plus large sourire aux citrouilles, accompagné d’un léger rire. « Il testa la solidité des planches autour de lui et, tout en s’appuyant dessus, il se hissa à la surface. Il s’effondra sur le bois. Le grondement ne lui parvenait plus. Le silence régnait, et il pouvait entendre son sang pulser dans son corps. Il pouvait sentir la douleur qui le tiraillait sur tout le côté. Il pouvait percevoir le ploc régulier du sang sur le plancher. » J’hausse les épaules, et tourne la tête vers Gold, posé sur mon épaule, pour caresser doucement sa tête, souriant toujours. « Il resta là, sans bouger, pendant plusieurs minutes, la main appuyée contre sa blessure. Il n’avait rien pour la nettoyer et la recouvrir. Il récupéra un peu, mais la douleur était cuisante. Il se remit debout et tituba vers le fond du vieux bâtiment. Le grondement revint. Un bruit de chaîne heurtant le sol retentit, en même temps que des griffes raclaient le bois. Puis tout se déroula très vite. Une silhouette animale bondit sur le garçon. » Au même moment, je glisse sur un tas de feuilles mortes et m’étale lourdement sur le dos, m’exclamant sous la surprise. Quelle ironie du sort.

M’asseyant sur le sol, je lève les yeux vers les citrouilles, recouvrant mon sourire. « Le garçon ne supporta pas le poids de l’animal et s’effondra sous lui, alors que l’animal sauvage lui mordit violemment l’espace entre la base du cou et l’épaule. Il hurla de douleur, tandis que des larmes se formaient au coin de ses yeux. Il ne s’y attendait pas. Le sang gicla de la plaie saillante. L’odeur lui piquait le nez. » Presqu’immédiatement, je presse fortement l’endroit de la blessure avec l’une de mes mains, une nouvelle grimace remplaçant mon sourire. « Il aurait certainement dû perdre connaissance après ça. Il perdait beaucoup trop de sang. Et pourtant, il parvint à rester éveillé. Tremblant, la main ensanglantée, il caressa le pelage du loup. Il lui parla doucement pour essayer de l’apaiser. » J’aime toujours autant cette partie ! Calmer les animaux sauvages, ce n’est vraiment pas facile ! « L’animal s’adoucit petit à petit et commença à lécher la plaie du garçon. Puis il poussa un gémissement de douleur. Le garçon le repoussa calmement pour se redresser et l’inspecta. Il comprit vite le problème. Un piège à renard s’était refermé sur sa patte arrière. Rassemblant ses dernières forces, il tira des deux côtés pour desserrer les mâchoires pointues du collet, libérant ainsi le loup. Aussitôt, le loup se chargea de se passer des coups de langue sur sa blessure, tandis que le garçon s’écroula sur le sol à nouveau. » Un doux sourire apparaît sur mes lèvres, alors que je vois la scène se jouer dans mon esprit. « Lorsque le garçon rouvrit les yeux, il faisait toujours nuit. Le loup avait disparu. La chose la plus surprenante était qu’il ne se trouvait plus dans le bâtiment, mais à l’entrée de la forêt. Peut-être avait-il rêvé, était ce qu’il avait pensé. Cependant, quand il essaya de se lever, deux puissantes douleurs lui transpercèrent tout le corps, lui rappelant que tout était bien réel. Il se traîna jusqu’à l’orphelinat, laissant des traces de sang dans son sillage. À peine ouvrit-il la porte qu’il s’effondra sur le carrelage, tandis que le liquide poisseux s’étalait telle une mare autour de lui. Et il ferma les yeux… Ça l’avait rattrapé. »

Mon récit s’achève sur ces derniers mots. Je cligne des yeux, observant les citrouilles devant moi, avec un large sourire. Honnêtement, je ne pense pas une seconde avoir réussi à les effrayer. Mais je me suis bien amusé, et c’est le plus important ! Maintenant, y repenser m’a à la fois rendu heureux et effrayé ! Malheureusement, je ne la laisserai pas gagner. Elle ne m’emmènera pas au royaume des morts ! Je le jure ! Je survivrai ! Puis, je ne peux pas abandonner mes parents comme ça, ni mon ami ! Je ris joyeusement tout en levant les yeux vers le ciel nocturne scintillant d’étoiles. Vraiment, c’était amusant !

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