Sous couvert de la lune - feat. Maël Weidmann
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23/06/2017
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Gardien Verseau
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Dim 10 Déc - 12:41



Sous couvert de la lune


« 'Still alive. Sadly. »


« Bordel, Myles, sors de la ! »

Bam, bam, bam.

Un cri, suivi de trois coups secs sur le bois de ma porte. Ah, bah, ça faisait longtemps tiens. Au moins une bonne heure je dirai. Il va finir par la défoncer s’il continue comme ça. Note, s’il avait réellement voulu entrer, ça fait longtemps qu’il l’aurait défoncé. C’est vrai, c’est pas comme si on m’avait installé une porte blindée dans la nuit. Mais non, le faire de force n’est pas dans ses plans. Ce qu’il veut c’est que je déverrouille la porte moi-même. Et pis que je m’excuse tiens. Comme si j’avais fait quoique ce soit de mal. C’est ça, compte là-dessus, crétin. Je vais sortir et te faire un gros calin en pleurnichant dans tes bras. Puis après je vais aller prendre des crayons de couleurs et te faire un joli dessin tout rose. C’est pas parce que t’as décidé de te prendre pour mon pseudo-père que je dois t’écouter quand t’as envie de m’éduquer. C’est insultant. Très insultant. Ce frère Verseau est plus jeune que moi, bien moins intelligent que moi, mais puisque lui a été donné d’un physique d’adulte, il se croit supérieur à moi. 

Je déteste ça. 

Bam, bam, bam.

J’suis pas là, je dors. Depuis deux semaines, ouais. Je dors et je veux qu’on me foute la paix. Tous autant qu’ils sont et particulièrement lui, tiens. Pour qui me prend-il ? Pour un simple gamin ? Pour un gosse qu’il va devoir ramener sur je sais quel putain de droit chemin ? Nan, mais pour qui il se prend ? Et pourquoi les autres le laisse faire, d’abord... Ah ! ça, je le sais. Ils le laissent faire parce qu’aucun autre de mes frères n’a envie de deal avec moi et mon foutu caractère. Merci la famille, il est pire qu’un cerbère à garder ainsi ma porte depuis des jours. Mais nope, je sortirai pas. J’ai plus envie de sortir, quel qu’en soit la raison d’ailleurs. C’est mieux ainsi, je préfère rester là, sur mon lit, à scruter le plafond ou à venir te rendre visite dans mes rêves.

Enfin, dans mes cauchemars, évidemment. 

Peut-être que si je fais semblant de dormir, il va de nouveau partir ? Il finira de toute façon par partir. Soit pour aller au taf, soit... hm, vu qu’il fait nuit, ce serait plutôt pour remplir son devoir de gardien. Ouais... celui que je ne fais absolument pas.

Bam, bam, bam.

J’ai parlé trop vite. 

« Myles ! Tu ne peux pas passer ta vie dans ta chambre ! L’école a encore appelé et je sais plus quoi leur dire moi ! »

Tu paries ? Nous y voilà. Monsieur me fait office de pseudo-père durant les réunions de parents et autres conneries du genre. Histoire de parfaire la couverture et de me faire passer pour un simple gamin. Sauf que même le prof Sylvenar n’est pas aussi crétin. Aucun gamin de mon âge ne possède autant de logique que moi. On peut bien essayer de me faire passer des tests pour me cataloguer chez les ‘hauts-potentiels’ ou autres, j’ai pas le moindre problème mental. J’ai juste un esprit d’adulte dans un putain de corps de môme. Quand est-ce qu’ils vont enfin comprendre ? Quand est-ce qu’ils vont enfin me traiter comme leur égal ? 

Bordel... quelle idée de merde Verseau a eu le jour de ma création, sérieux... Je vais pas dire qu’elle est du niveau de Ying et de son caillou flottant paumé dans l’espace, mais... pas loin. Vraiment pas loin. A sa place, je ne me serai même pas fait chier à me créer, vu le résultat déplorable que je suis. Je vis, et c’est à peu près tout ce que je fais. Ah, je plie du papier aussi. Je respire et je plie du papier. J’suis pas sûr que Verseau avait cette aspiration pour moi mais bon... S’il n’est pas content, le bureau des plaintes est ouvert, il n’a qu’à prendre un ticket, comme tout le monde. 

« Ton certificat médical ne te couvre même plus ! Et t’es soigné maintenant ! »

Et ? J’ai encore mal. C’pas toi qui a eu l’épaule à moitié dévorée par une zombie en colère. Ça, et le reste d’ailleurs. Je n’ai qu’à fermer les yeux pour sentir encore tes crocs s’enfoncer dans ma chair... Sentir mon sang s’échapper et réchauffer ma peau glacée. Si tu m’en veux à ce point pour ton décès, fallait le dire au lieu de me prendre pour petit-déj’. C’est à savoir comment j’ai pu survivre à cette soirée... Laquelle ? Mais si, tu le sais très bien. Celle où j’ai été courir dans la forêt maudite par je ne sais quelle magie pour te retrouver. Au moins, mon vœu a été exaucé. Malheureusement, il a été exaucé. Heh... Tu sais, même en sachant ce qui m’attendait dans la brume, j’aurai quand même foncé tête baissée dans les bois... C’est te dire à quel point je suis atteint. Sauf que depuis, j’ai même plus la moindre envie de sortir. Je devrai, pourtant... Au moins pour le pervers en blanc que j’ai rencontré dans la forêt. Il est de ta race, tu sais... ? Bien sûr que tu le sais, puisque tu étais là. Il est de ta race, mais il ne te ressemble pas vraiment. Je devine juste vaguement un certain background assez lourd, mais bon. Il n’est pas du genre à en parler, loin de là. 

Peut-être... Peut-être que je devrai sortir. M’occuper de lui avant qu’un autre ne le fasse. Vu la réput’ qu’il est en train de se tailler, ce ne serait pas trop idiot de ma part.
Mais soyons sérieux, je suis incapable d’aider qui que ce soit. Quel beau gardien je fais, tiens. Pas de passé, pas de présent, pas d’avenir. Je respire et je gâche de l’oxygène, point. Complètement incapable de remplir ce devoir dont je ne veux pas. 

Bam, bam, bam.

P’tain t’en as pas marre ?! Je ne t’ouvrirai pas ! Je m’en fous de tes arguments de merde ! C’est certainement pas pour te faire plaisir à toi, aux autres, à l’école ou même aux dieux que je vais me trainer hors de mon lit ! Si tu penses encore ça de moi c’est que t’es encore plus con que ce que je pensais ! 

« Myles... Je t’en prie, dis-moi au moins que tu utilises ton pouvoir ! Tu sais... »

Oui. Oui, je sais. Pas besoin de la leçon de morale. Je sais que refuser d’utiliser mon pouvoir peut m’être fatal. Je table un peu sur ça, tu vois ? A défaut de posséder suffisamment de courage, peut-être que Verseau sera assez exaspéré pour en finir avec moi. J’me dit que devenir un zombie dans une forêt magique est une perspective d’avenir assez attrayante finalement. 

Ah !

Je sais parfaitement que ce qui m’attend, c’est le néant. Né du néant, j’y retournais, comme si je n’avais jamais existé. 

Je n’ai plus la moindre envie de parcourir les rêves des autres, même si ça m’est vital, même si je me considère plus comme une créature du monde onirique que réel.

Comme si... comme si ça ne me manquait pas. Cette sensation d’entrer dans les pensées et la personnalité de quelqu’un. Se fondre entièrement dans un univers qui n’existe que le temps d’une nuit. 

Les minutes passent... et se transforment en une bonne heure.

Je n’ai toujours pas bougé et lui... lui a dû abandonné, comme tout le monde.

Tout le monde finit par abandonner avec moi, parce que personne ne sait. Personne ne sait pour toi, pour moi, pour nous. Pour ce foutu gardien cœur-de-pierre, pour ces semaines, ces mois, ces années que j’ai passé en ta compagnie. Personne ne sait. Pourquoi je sais ainsi, pourquoi je sais tant de choses sur les terriens, pourquoi je passe mon temps à me plaindre de la nourriture fade d’Ariesten, pourquoi je plie sans arrêt d’étranges oiseaux en papier. 

Personne ne sait et personne ne comprendrait de toute manière. 

Un gardien qui aide une terrienne à en crever, ce n’est pas normal. Ce n’est pas ce pour quoi on a été créer.

Un gardien qui doit sa vie à un terrien, ce n’est pas normal.

Bam... Bam... Bam.

Tiens, t’es pas parti finalement ? Heh... peut-être que je me suis endormi une bonne heure finalement. Et il est resté ? Wow, tenace. Très tenace ce soir. 

« Je t’en prie, si tu ne m’ouvres pas, raconte-moi au moins... ! La forêt et... » Et ? Et quoi ? Qu’est-ce que tu as encore à dire après tout ce temps ? « ...et Nowo. »

A ce simple mot, je me lève d’un bond. Shit. Comment peut-il savoir le nom de foutu ‘Fish’ ?! Me dites pas qu’il a été le trouver. Me dites pas qu’il est au courant. Bordel... Ce poisson sert vraiment qu’à m’empoisonner la vie ! Pas question ! Il n’est pas question que je me tape la séance de psy/interrogatoire par tous les autres ! Pas. Question ! Il veut que je sorte ? Ok, alors, je vais sortir. En pleine nuit. Whatever. Cette fois-ci, j’enfile au moins un sweat à capuche avec des manches longues. Et une écharpe, tiens. Ce sera toujours mieux que rien. 

Direction la fenêtre.

Et la fuite. Je suis très fort quand il s’agit de m’échapper. 

*******************

Et... me revoilà dans la forêt. A croire qu’elle m’attire comme un aimant. Faut dire... que je n’ai nulle part d’autre où aller. L’école est fermée, pas question de mettre un pied chez Nowo ou même en ville, pas question d’aller dans un autre temple, ou de retourner à celui de Verseau. Du coup... Ouais... La forêt. La forêt en pleine nuit. Avec de la chance, peut-être que je retomberai à nouveau sur toi ? 

Ah ! ah... ah... ah...

Je crois que le pire est que je l’espère encore. D’instinct, tout en marchant au hasard, je soutiens mon épaule de ma paume. J’ai une marque, tu sais ? Celle de tes crocs. Tu m’as arraché un bon morceau de chair, mine de rien. Ça m’a fait si mal sur l’instant... Mais encore plus maintenant. Je me demande bien pourquoi tu ne m’as pas achevé, si tu m’en veux à ce point. Au point de revenir, maudite, pour t’attaquer à moi. Moi qui espérait un minimum que tu reposes en paix... Mais comment aurais-tu pu reposer en paix après cet enfer que nous avons vécu ? Que tu as vécu plutôt. Que tu as vécu et que tu m’as emporté dedans. Tu aurais pu au moins avoir la décence de m’achever. Je ne sais même pas ce qui t’as retenu. ‘Isidore’ -enfin, Ange- ? Ton corps à moitié décomposé ? Ou mon pliage maladroit... ?

J’en sais rien, et je doute de trouver les réponses dans la forêt en marchant au hasard sous la lune.

J’en sais rien. Vraiment rien. 

Au bout du compte, rien n’a vraiment changé. Tu es morte, moi vivant et c’est tout.
Ok, fini de marcher, j’ai mal aux jambes. Foutu corps de gamin. Je crois que je suis bon pour passer la nuit dehors. Au moins, fait pas trop trop froid. Mon sweat rembourré aide beaucoup aussi. Dans une clairière minuscule qui a au moins le mérite de me dégager la vue sur le ciel nocturne, je m’assieds contre l’un de ses arbres. Je soupire, las. 
L’ambiance est tellement différente ce soir que l’autre soir. Apaisée ? Peut-être. La disparition de la brume y est pour beaucoup. Ça et le fait que je peux enfin observer ce ciel couvert d’étoiles et cette lune immense. Je crois... Je crois que tu l’aurais aimé, ce ciel. Un ciel sans nuage, sans crainte, sans autre spectacle qu’une certaine forme de beauté. 

Ouais... Je vais essayer encore un peu. Juste un peu.

T’as beau m’en vouloir à mort, tu es quand même celle qui m’a façonnée tel que je suis aujourd’hui. Ça fait de toi quelqu’un de si important... le sais-tu seulement ? 

J’espère que tu le sais.

Par habitude, je sors d’une des poches de mon pantalon trop large une feuille de papier pliée. J’en ai toujours sur moi. Une feuille blanche que je dois façonner de mes mains, comme tu m’as montré autrefois. 

Il n’y a que quelques mois dans ce monde, toute une vie dans ma réalité.

Au bout de mille, tu reviendras peut-être me dévorer ?



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Jeu 14 Déc - 10:54


Sous couvert de la lune

myles & maël

Quels seraient les mots pour représenter sa vie actuelle, très certainement un pauvre cercle vicieux, un cercle qui se rabâcher sans cesse et parvenir à essayer de trouver une issue en était presque absurde pour lui.
Il est cloué dans un tourbillon, une sphère ou le mal était présent, sans sortie mais alors, qui pourrait le sauver de l'intérieur de cette cage ?

Revenons à sa vie d'avant, quand il était encore qu'un enfant obéissant à sa famille au doigt et à l'oeil, ses entraînements intensifs du matin jusqu'au soir ne se résumer qu'à une torture physique, encore moins douloureuse que les vrais torturent qu'il subissait. Enfermer dans une cave à se faire fouetter par ses semblables, hurlant à la mort jusqu'à que sa voix ne puisse même plus réagir à un seul coup de fouet sur son pauvre corps frêle, son corps saigner et toutes ses blessures étaient visibles dû à sa couleur de peau blanchâtre, mais ses frères riaient de le voir en piteux état, ils étaient satisfaits d'avoir créé un monstre résistant maintenant à la douleur.

Il n'exprimait aucun sentiment, son regard était dénudé d'émotions, et ceux depuis ce jour où il a compris qu'il n'était qu'une pauvre marionnette aux yeux de sa famille, sa santé mentale n'était pas primordiale, ce qui compter pour eux n'était que Maël devienne une arme vivante ne ressentant la moindre émotion quand il exécutera un innocent.
Il était un jouet, une Piñata, une poupée, tout objet semblable à une manipulation. Mais est-ce qu'il restait réellement indifférent face à cette sauvagerie au fond de lui ? Non, son cœur était meurtri, il voulait, il voulait fondre en larmes et implorer face à ses supérieurs, il voulait stopper cette torture, il voulait passer à autre chose et arrêter d'être maltraité de la sorte.
Les mots ne pouvaient guère s'échapper, tout rester dans sa bouche, il était incapable de faire une demande, et plus les jours passèrent, plus le martyre se faisait insupportable.

Il serrer les dents, les poings et éclata en sanglots face à eux en hurlant ce qui lui rester encore à l'intérieur.

Ça suffit ! Je ne suis pas un chien qui doit vous obéir, laissez- moi partir et faire ce que je veux !



Mais à cet instant même, la main de son aîné frôla sa joue, d'un geste brutal, il reçoit une claque violente qui laissa une énorme marque rouge sur sa pommette. Il regretta. Selon ses frères, il venait de commettre un acte rebelle.
Les yeux bleus océan du cadet s'assombrirent, ils étaient redevenu vides, même le reflet du soleil qui arrivait à peine à pénétrer le manoir n'arrivait pas à atteindre son regard maintenant noirci, après cette réponse ils reprirent leur torture qui était sans fin. Empoisonner, électrocuter, chaque jour, cette impression d'une mort lente et douloureuse le chagriner.
À l'entraînement qui se passe dehors pour contrôler sa rapidité, Maël écouter ce qu'on lui disait, c'était le seul examen qui le faisait se sentir un peu mieux, car en s'entraînant de la sorte, il pouvait se défendre de toute attaque ennemie si à l'avenir il était en danger.
Son seul point faible était sa transformation animale qui réagissait contre sa volonté, et cela se passer uniquement dehors au contact de la nature.
Sans cesse il se retrouva dans un positionnement délicat, il ne pouvait être aussi agile en étant un bébé louveteau. « Stupide gamin » pensait-il.

Il lui aura fallu des années, voire même des mois pour tenter un moyen de fuir de sa maison, Maël avait une idée en tête, c'était de fuguer et de ne plus les revoir, il haïssait sa famille au plus profond de lui, c'était la seule émotion qu'il arrivait à ressentir, du moins...
Par un moyen magique, il réussit à sauter à travers l'immense portail qui recouvrait le jardin et s'enfuit à une vitesse incroyable que seule lui avait apprise.
Il est maintenant loin, loin de cette emprise, il ressentait quelque chose de lourd se détacher de lui, une liberté, c'est comme s'il venait de renaître. Trop de choses à dire à propos de cette histoire, mais les mots n'étaient pas assez puissants.
Maël passe des mois seul, à pratiquer son entraînement tout en restant indépendant, à gérer ses pulsions animales du mieux qui le pouvaient, mais ce qu'il ne savait pas pendant ce temps c'était sa soif meurtrière.
Il avait faim, faim de quelque chose, il ignorait totalement, son cœur ne battait plus, et la première personne face à lui n'était autre qu'une gamine de son âge, ses ongles deviennent alors des griffes et en une fraction de seconde, elle se retrouva la tête décapiter.
Un sentiment de satisfaction emplir son corps, son appétit rassasié et son cœur fracassa contre sa poitrine violemment, il se sentait... Vivant.

Il me manquait... Ça ?



Étais-ce ce qu'il voulait réellement ? Assassiner des innocents pour satisfaire ses besoins parce que son cœur ne parvenait pas à ressentir le moindre sentiment ? Il était contraint de vivre dans ces conditions, tout ça était contre sa volonté.
La colère oui, il était en colère contre lui-même mais surtout envers sa famille.
L'enfant estimait continuer son chemin seul, sans moyens de se sauver de ses pulsions, qui lui pourrira sa vie et ça jusqu'à sa mort.
Il était destiné à suivre son destin qu'était mené par ses parents, il n'y pouvait y échapper, il ne savait comment s'y prendre, les contraintes étaient mortelles.
Cependant, après plusieurs mois, loin des ténèbres, il avait rencontré cette fille qui lui a bousculé sa vie, mais ce qu'il ignore encore aujourd'hui, c'est qu'il est amnésique.

Sa solitude recommencée à le consumer et ses pulsions sanguinaires étaient encore plus incontrôlables, sa deuxième personnalité resurgit et faisait de lui un enfant aux meurtres impitoyables, incapable de ressentir la moindre émotion de culpabilité ou de pitié envers ses victimes.
Il était devenu ce que sa famille souhaitait, un monstre sans cœur mais était-il réellement ce « monstre » que l'ont qualifié ?
Beaucoup le connaissaient sous sa deuxième personnalité d'enfant insensible, horrible au regard noir et abattu.
Maël a vécu un lourd passé, en parler n'était pas difficile pour lui, ce qui est difficile actuellement c'est de supporter le mal qui lui a était infligé, que ce soit dans son cœur ou mentalement parlant.
Ce n'est pas la petite qui va manger la grosse, c'est ce que l'on dit souvent, ce n'est pas le cas chez lui.

Perdu dans ses pensées, alors que le jeune petit garçon se promenait sans but précis, ah si, peut-être trouver de quoi dormir vu que c'est un SDF, mais il avait un peu froid, son sweat ne lui tenait pas chaud, même sa capuche n'arrivait à réchauffer ses petites oreilles ou même sa grosse crinière blanche.
Main dans les poches, chaque pas étaient lents et silencieux, le regard rivé sur le sol, avoir eu ce souvenir lointain remonter l'avait complètement démoralisé et déconnecté de la réalité, quelques pas de plus suffit à reposer son dos contre un arbre, laissant ses fesses tomber sur le sol, il se recroquevilla sur lui-même en regardant devant lui le paysage sinistre.
Maintenant poser, il essaye en vain de tourner la page, tiens, il a froid alors pourquoi ne pas essayer de se réchauffer ? Mais comment ? Peut-être avec de la pierre et encore est-ce qui y avait du silex dans les recoins, ce qui l'étonnerait fortement. Et ses pouvoirs étaient totalement inutiles, il ne manipuler pas le feu ce qui lui aurait permis de se réchauffer, mais il lutte contre la nature.

Son instinct se réveilla dû à une entité qu'il sentait de loin, elle ne semblait pas être dangereuse mais elle était spéciale, un inconnu différent de toutes les rencontres qu'il a eu à faire jusqu'à présent. Mais il n'avait pas la foi d'aller voir qui est-ce, et puis même qu'est-ce que l'étranger en aurait à foutre de lui pensait-il, parce que c'est un enfant ?

Maël ne s'inquiéter pas de sa santé mentale, il en avait rien à foutre, seulement actuellement il se sentait fatigué de penser à tout ça, et il ne savait pas où dormir alors tout ce qu'il décide de faire c'est de rester planter contre cet arbuste recroquevillé en ayant les yeux ouverts. Malgré qu'il soit exténué sous le point de se faire emporter par la fatigue, il resta sur ses gardes si le danger intervient ou pas.
Mais il réfléchissait quelques instants, et s'il tente de se transformer en loup ? Sachant qu'il a du mal avec ses pulsions de base, alors sa transformation risque d'être une perte de temps.
Il essaya plusieurs fois et ce fut un échec, il se retrouva avec ses oreilles et sa queue-de-loup... La chose dont il aime le moins chez lui parce que tout le monde dit qu'il est mignon, il tira sur ses propres oreilles de louveteau en râlant.

Rah putain.. Concentre toi qu'est-ce que tu fou !



Un soupir s'échappe de ses lèvres et il relâcha ses grandes oreilles blanches, laissant sa queue se reposer contre le sol frais, il reprit sa capuche pour bien la placer mais malheureusement ses oreilles l'empêchèrent de masquer son visage alors il abandonna l'idée de passer inaperçu et espérer que l'étranger ne tombe pas sur lui, il aimait vraiment pas qu'ont le voit sous cette mini-transformation, il trouve ça embarrassant.
Mais du coup, il avait sauté ses idées en tête donc il attendait sagement que le sommeil le prenne avec lui, même s'il garantit par un confort idéal sous ces conditions.
Bras croisé autour de ses jambes, muet et attentif du bruit provoqué venant du vent qui caresse les feuilles de l'immense forêt créant ainsi une vague synchronisée en harmonie avec les autres arbustes.

La présence au loin se rapprocher de plus en plus de lui, mais il ne la craignait pas, elle ne semblait pas faire de mal, elle dégage une aura pure comme si c'était la présence d'un ange, ou alors... Ces fameux « gardiens » dont il avait entendus parler, faisait-il parler d'un des leurs .

DEV NERD GIRL

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