Some birds aren't meant to be caged || Finn
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“We are all alone, born alone, die alone, and—in spite of True Romance magazines—we shall all someday look back on our lives and see that, in spite of our company, we were alone the whole way.”
Depuis combien de temps tournais-tu ici ? En rond, sur cette île, à regarder les années défiler ? A voir l’astre se lever et se coucher inlassablement ? A vider ton chargeur sur les premiers venus ? T’avais pas changé en ces siècles. T’étais même devenu pire. Un accro de la gâchette à la botte de l’armée et qu’elle pouvait à peine tenir en laisse. Ah ça oui, t’étais un casse-pied. Un provocateur doublé d’un connard. T’avais une dent contre eux. Et tu comptais pas te faire prier pour leur rendre tout ce qui te passait dans le crâne. Pour les traîner dans la boue, bottes emplies de misère. T’avais la rancune tenace. Et ils avaient beau t’avoir grillé la cervelle, fait de toi cette machine que tu étais, ton âme elle, elle s’accrochait.

T’allais pas leur mettre sur le dos tous les crimes que tu avais commis, oh ça, non. T’assumais parfaitement avoir les mains poisseuses de sang au point de t’en faire une douche. T’assumais tout ça. C’était ton truc à toi, après tout. Et puis quoi ? Là, t’avais trouvé le gros lot avec les terriens. T’avais la permission de t’amuser avec pour « protéger » l’île et ses habitants. Qu’est-ce que t’en avais à foutre d’eux, dans les faits ? Comme si t’allais te sacrifier pour eux. Ça te faisait rire, hein ? Parce que t’étais bien le premier à te servir d’eux pour arriver à tes fins dans un conflit avec l’un de ces « terribles » terriens. Qu’est-ce que ça coûtait, la vie d’un innocent contre celle d’une vermine d’en-bas ? Pas grand-chose, c’était ton taff.

T’étais pas humaniste. Tu t’en foutais bien de l’humanité, du monde, des Dieux, tout pouvait sauter, tu porterais un toast aux cieux. Tu continuais ta ronde, tête dans les nuages, tout de même alerte à ton environnement. Le moindre son, le moindre mouvement, pas… Rien. Rien ne t’échappait. C’était bien les rares avantages de ta condition, non ? Tu étais une arme, c’était ton crédo que d’être au taquet et performant. Tu te tirais une cigarette de ta veste, te l’allumant, lorgnant la fumée se soulever dans les airs. Tu te faisais chier, c’était indéniable. L’île était beaucoup trop calme, avec l’arrivée des glandus nommés gardiens. C’était comme toi, en plus sympa, plus pacifiques et en plus relous. Les nerfs. Tu tapotais systématiquement ton fusil, ton fameux M16, compagnon de toujours que tu n’abandonnerais pour rien au monde. Quitte à crever.

T’avais bien envie de te casser de ton circuit de ronde… Ah. C’était déjà fait. T’étais parti vers la forêt, faisant un doigt monumental à la zone que tu étais censé protéger. T’en avais rien à foutre. Rien à perdre, t’étais déjà mort. Alors que les blâmes pleuvent ! Tu les collectionnes ! A cette vitesse, tu auras même de quoi te faire un trône avec. Calme. Le calme d’une forêt avoisinante. Loin de la civilisation. Tu te fondais parfaitement dans le décor avec ton uniforme et ta tignasse verte. Tu avançais calmement, soufflant une latte, tes prunelles dorées parcourant les alentours. Seul. Sans Soma. Dans le fond, t’avais un peu de mal, sans ton chien. Ton deuxième compagnon de toujours, qui te suivait même lors d’interventions. Il était entraîné pour ça. Un bon doberman. Il était patraque ce matin et aussi horrible sois-tu, t’étais pas crétin. T’allais pas prendre le risque et d’être ralenti et de perdre ton chien parce qu’il était mal fichu.

Ah… Vol. Battement d’ailes. Une plume blanche, au travers les rayons lumineux d’une clairière. Celle-ci voletait délicatement dans les airs, se déposant au sol. Étrange. Un oiseau de ce plumage, ici ? Tu restais sur tes gardes, ramassant la plume, pour zieuter autour de toi. Un machin blanc, qui vole. Ça doit pas bien être compliqué à trouver, si ? Nan. Dur de le rater. Un… Un perroquet ? Ou une sorte de perruche ? T’en sais rien, t’es pas véto toi. Bref, un piaf blanc, qui te toisait et que toi aussi tu toisais. Il était perché et semblait bien au chaud sous l’astre solaire. Voilà qui allait t’occuper, non ? Tu préférais de peu les bestioles au reste du monde. Tu t’approchais tranquillement, tendant naturellement une main vers le perroquet, un air placide vissé sur la tronche, pour pas changer de tes habitudes.

« Qu’est-ce que tu fiches là, toi ? Je dois te prendre pour cible ? »

T’étais quelque peu railleur dans ta tonalité. T’en avais quoi à foutre ? C’est pas comme si le perroquet allait te dire que sisi, tire lui dessus, il aime ça ?
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Mar 9 Jan - 22:36



   
“We are all alone, born alone, die alone, and—in spite of True Romance magazines—we shall all someday look back on our lives and see that, in spite of our company, we were alone the whole way.”
Qu’est-ce qu’il te fichait le piaf ? Tu restais planté là, le regard rivé vers l’animal qui semblait se trémousser. Alors ok… Tu lui as tapé dans l’oeil et il te drague ? Ou bien il tient vraiment à ce que tu lui tires dessus ? C’était dingue ça… Il lisait tes pensées ! Tu riais pour toi-même, zieutant rapidement ton arme, longuement hésitant. Ça allait changer quoi, que tu le fourres ou non de balles ? Un piaf de plus, de moins, ça ne manque pas sur cette île. Seulement, celui-là, il était divertissant. Il dansait, se pavanait quelque peu, tentant probablement de te faire passer un message. Quel message ? Une réponse ? Pas de bol, il est tombé sur le mec du coin qui connaît que dalle aux bestioles excepté en chiens. T’allais presque plaindre l’oiseau d’essayer de communiquer avec toi alors que tu pigeais absolument rien de ses attitudes.

Mais t’allais pas râler. C’était un fait amusant qu’il ait compris tes dires. Après tu zappais pas non plus, que des humains à tronches de bestioles, ça courrait dans tous les coins de cette caillasse flottante qu’était Ariesten. Néanmoins, t’en faisais fi, te contentant d’écouter l’animal qui te demandait de ne pas tirer. Depuis quand ça a autant de cervelle un piaf ? On ne dit pas une cervelle de moineau après tout, pour les cons ? Ou alors t’étais tombé sur la perruche d’Einstein ? Qu’est-ce que t’en savais ? Tu soufflais une nouvelle fois un nuage de fumée, ramenant ta main. Il cassait ton délire de jouer le mec qui se trimballait avec un perroquet perché sur sa main. Cette tristesse.

« Je ne tirerais pas, t’as l’air amusant. Tu comprends donc ce que je dis ? »

Tu coulais un regard circonspect vers l’emplumé, faisant glisser ton M16 derrière ton dos. T’allais faire un effort pour paraître un minima moins hostile et bourrin que d’habitude. Fallait croire que t’étais bien plus toi-même avec les bestioles. Loin de l’assoiffé d’action et de meurtres. Ça te faisait un peu pitié de comprendre ça mais bon. T’allais pas en chier un fromage. Tu finissais par t’asseoir dans l’herbe, cigarette coincée entre tes doigts, tes prunelles flavescentes plantées dans celles du perroquet.

« T’as un nom, l’animal ? Après tout, à ta manière de causer, t’as bien dû traîner avec des humains, non ? »

C’était là qu’une supposition qui venait de te passer dans le crâne. Si ce piaf était bel et bien une espèce de perroquet, ne dit-on pas de ces oiseaux qu’ils peuvent parler et imiter tout ce qu’ils entendent ? Et les humains, ça ne manque malheureusement pas ici. Même si tu les dégommes tous, ils reviennent. Pour ton plus grand plaisir.
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Sam 13 Jan - 0:31



   
“We are all alone, born alone, die alone, and—in spite of True Romance magazines—we shall all someday look back on our lives and see that, in spite of our company, we were alone the whole way.”
La réponse se faisait attendre. T’avais trop parlé ? Pour une fois que t’essayais le dialogue autrement qu’avec trois salves puis les mots… Peut-être qu’il lui fallait un certain temps pour traduire, au piaf ? T’étais pas un pro de ces bestioles là, alors t’attendais juste, écrasant la fin de ta cigarette contre la terre sèche. T’en venais tout de même à te questionner intérieurement. Étais-tu si horrible, pour passer ton temps avec une perruche douée de parole ? Tu ne l’avais pas encore flinguée que tu saches. Et ça, c’était un putain de record pour toi. Allez, ça faisait quoi ? Vingt minutes à tout casser que tu n’avais pas usé de ton fusil. T’allais te féliciter ce soir et allais fêter ça en bottant le cul à deux-trois terriens. Ah crotte, ça brise l’exploit. Puis merde, t’as pas la tête à réfléchir à ce genre de conneries, toi. L’oiseau te répondait enfin. Kael donc ? Sa locution était étrange, pas complètement correcte mais tout de même compréhensible. T’étais quelque peu… « Étonné » ? Qu’un piaf puisse parler comme tel ?

« Je suis sur le cul que tu puisses piger aussi bien, l’oiseau. Ophrah ou Ciar, prend le plus simple à prononcer pour toi. »

Tu haussais les épaules, coulant un regard vers l’animal qui penchait la tête d’une façon plutôt amusante. Ça te faisait penser aux tronches que le peu de perroquets que t’avais vu à l’écran tiraient quand ils étaient curieux ou de bon poil. C’était les deux pour lui ? Tu soufflais, étirant un discret sourire, te dépitant. Tu devenais gentil là. Et cette simple idée te donnait la gerbe. Soma lui-même se ficherait de toi. Ciar… Depuis combien de siècles tu l’avais pas dépoussiéré, ce prénom ? T’en sais plus rien. T’aimais pas spécialement le donner, mais là pour un simple oiseau, t’allais pas faire tout un fromage. Tu posais tes prunelles dorées sur lui, reprenant.

« T’es quoi, comme espèce de piaf ? J’y connais pas grand-chose en perroquet ou perruche... »

Qui sait, peut-être savait-il ce qu’il était ? Qu’en savais-tu, si les animaux, à l’image de l’homme avaient la conscience d’être ce qu’ils sont ? Tu finissais par retendre le bras, tentant une autre approche, un sourire sincèrement amusé aux lèvres. T’avais tes quarts d’heure con, que veux-tu ?

« Si tu veux venir te percher, tu peux, ça m’fatigue de lever la tête... »

Rires. Ça te fatiguait à peine, mais t’étais d’humeur à faire chier ton monde.
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Dim 14 Jan - 1:15



   
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Tu le laissais s’essayer avec tes prénoms, te perdant dans tes pensées. Devais-tu essayer de le corriger ? De lui expliquer comment prononcer l’un ou l’autre, de tes prénoms ? Il est vrai que Ophrah était plus simple, mais peut-être trop long pour lui. Ciar lui, était court mais la prononciation ne tombait pas sous le sens de tout le monde. Combien de fois par le passé, ceux t’entourant s’étaient-ils trompés ? Avaient bûchés sur un Ci plutôt qu’un Ki ? Ciar. Pas Siar. Mais Kiar. Tu pigeais bien que la pauvre bestiole devait galérer à savoir lequel prendre. Tu soupirais, un sourire railleur au visage.

« Oph-rah. Oph et rah. Ou Ci-ar. Ki et ar. Ouais, je sais, je te facilite pas la tâche, hein ? »

Un rire, plutôt bref. Un cacatoès donc ? Tu savais un peu près ce que c’était. Une espèce de perroquet ? T’étais certes con, seulement fallait pas trop pousser aussi.

« Tu te débrouilles bien, le piaf. Ça me donne envie de te faire causer un peu plus... »

Ça t’occupait après tout. Et bon, l’oiseau semblait d’humeur bavarde aussi. Finalement il venait se poser sur ton bras. Tu restais perplexe face à la délicatesse de l’animal, comme si celui-ci craignait de te blesser. A quoi bon, tu es une machine. Quand bien même ça se voit pas du tout, tu restes un être de métal. Alors la douleur, tu ne connais plus. T’avais pas l’air d’un pirate et ça te faisait souffler intérieurement. Un cacatoès rendait moins classe qu’un perroquet rouge. Ara, crois-tu ? Tu te relevais, passant une main dans le plumage de l’animal pour venir lui grattouiller le dessus du crâne, presque affectueux. T’étais comme ça avec Soma aussi, une habitude qui restait, supposais-tu ?

« Je suppose que tu as faim, non ? On va aller te prendre de quoi bouffer. »

Tu ne te posais pas plus de questions et prenait la sortie de la forêt, ton compagnon plumeux à qui tu avais laissé le soin de se déplacer sur ton épaule avec toi. Rejoindre l’animalerie la plus proche ne te pris guère de temps. Tu riais juste de la gueule interloquée des gens face à cette armada ambulante que tu étais, chapeautée d’un piaf. Ouais, ça donne un tout un peu bizarre, t’allais pas nier. Puis fiotte, t’étais militaire. On allait pas te faire chier, si ? Tu revenais à l’animal, le détaillant.

« T’as une préférence dans la bouffe ? Les graines je pense que ça passerait mais si t’as des préf’, fait-le savoir avant que je descende une des personnes autour de nous qui nous défigure. »

Un sourire mauvais avait pris place sur tes lèvres. Qu’en avais-tu à foutre, d’abuser de ton statut ? T’étais destiné à crever quand t’aurais dépassé la limite, alors, t’as quoi à perdre ?
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