RUN ! Thats all you can do. (Mission : Une haine incontrolable) (Narcis)
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Dim 28 Jan - 22:22


Tout s’était déroulé tellement vite, s’en était presque irréel ! Il avait croisé un jeune homme à la chevelure blonde qui l’avait pris par surprise et l’avait attaqué par derrière en clamant qu’il le connaissait, qu’il le connaissait même très bien et qu’il lui ferait payer ses affronts et ses dettes. Le gamin était fou de rage, à la limite de l’incontrôlable, dangereux pour l’hybride mais également pour lui-même au passage. Le hic, c’était qu’Axel, lui, ne connaissait pas ce gamin. Il ne l’avait d’ailleurs jamais vu ! Du moins… pas qu’il se souvienne… Et le dragon avait très bonne mémoire pour ce genre de chose. Il n’aurait pas oublié ce genre de rencontre, il n’oubliait pas les gens comme ça, surtout ceux qu’il connaissait bien. Sur le coup, Axel n’avait trop su comment réagir, il avait cru à une blague, puis voyant le gamin foncer vers lui avec une arme, il avait compris que ce n’était pas un jeu et avait tenté de fuir pour éviter un affront, il n’était pas d’humeur à se chamailler… encore moins pour se battre. Ce garçon… qui n’en était pas vraiment un, venait de piquer sa curiosité en même temps qu’il piquait ses nerfs avec ses insinuations, pour quelle damnée raison le rouquin aurait-il pu oublier une chose pareille ?!

Axel, qui connaissait ce recoin de la ville comme sa poche, avait réussit à semer le cadet, du moins c’est ce qu’il croyait jusqu'à ce qu’il se fasse prendre au détour d’une ruelle et se prenne un coup dans le vendre qui lui avait coupé le souffle et l’avait distrait avant qu’il ne se fasse taillader la cuisse, puis le bras, son sang humectant ses vêtements alors qu’une douleur sourde le saisissait. Son humeur s’assombrissait au fil des secondes, il allait craquer s’il ne se barrait pas et vite… et ce ne serait pas de la tarte… loin de là même. Rabattant sa capuche sur sa tête, le dragon pris une ruelle en direction des rues passantes et se mêla à la foule du mieux qu’il pu, tentant d’ignorer les regards inquiets des gens qui manifestement avaient remarquer le sang qui maculait ses vêtements. Semant définitivement le blondinet qui l’avait mit au vif, Axel soupira enfin, croyant que son calvaire serait enfin terminé et qu’il pourrait rentrer chez lui, se soigner et boire un coup pour oublier cette histoire de dingue.
Ce fut un passant qui le percuta et lui renversa son café bouillant dessus qui brisa ses espoirs et qui versa la goutte de trop dans le vase qui éclata. La douleur de ses plaies était déjà sourde et il devait perdre du sang, ce n’était que logique. Mais le café fut le comble, pas que la chaleur l’affectait grandement, mais faites vous attaquer pendant une sortie en ville pour ensuite vous faire renverser un breuvage dessus alors que vous êtes déjà d’humeur massacrante et que vous ressassez de mauvais souvenirs à la recherche d’un indice de qui pourrait être votre agresseur des minutes précédentes pour voir ?!

Les yeux du dragon, tournant déjà dangereusement vers le jaune, furent le premier signe que l’hybride perdait les pédales. Ses iris jaunirent complètement, puis sa pupille s’élargit pour devenir verticale, semblable à celle d’un chat. Dans un craquement sinistre, ce fut la veste du dragon qui cédât en premier alors que son corps changeait drastiquement de morphologie pour adopter celle de sa forme animale. Bien vite, les passant s’éloignèrent et commencèrent à s’affoler, le dragon rugissant sauvagement avant d’envoyer un coup de patte violent vers l’homme qui avait renversé son café sur lui. Le pauvre se pris le coup de plein fouet et fut expédié quelques mètres plus loin. Les cris de peurs et d’angoissent, ajoutés aux rugissements de fureur de l’animal furent additionnés aux cris de la garde qui se manifesta rapidement autour du dragon, le menaçant de leurs armes. Risibles humains devant le monstre, Axel, ou du moins ce qui restait de lui fit cramer un banc, puis une voiture, envoyant un jet de flammes en direction de ses potentiels asseyant. Blessé, l’animal n’en était que plus incontrôlable… alors voir et sentir la garde se rapprocher de lui et le coincer était loin d’être apaisant pour le dragon qui ne s’en affolât que plus et devint plus violent encore.
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Lun 29 Jan - 0:58



“Isolation is the gift. All the others are a test of your endurance, of how much you really want to do it. And, you'll do it, despite rejection and the worst odds. And it will be better than anything else you can imagine. If you're going to try, go all the way. There is no other feeling like that.”

Quelle journée… Le vacarme habituel de la rue t’avait une fois encore réveillé. Tu étais bien toi, au fond de ton lit, emmitouflé dans ta couette, à rêver de ton corps si parfait et de ta personne si merveilleuse. T’étais bien là, au chaud, à voguer de rêves en rêves, en quête d’une sortie pour le monde réel. Vraiment, tu ne t’étais pas attendu à te faire réveiller de la sorte, aussi brusquement. Au point que tu t’étais cassé la gueule de ton lit, une fois de plus. Tu allais les compter cette semaine. Trois fois, déjà ? Tu restais lamentablement allongé au sol, ne prenant même plus la peine de rouspéter après la douleur qui t’engourdissait le nez. Ne prenant même plus la peine de t’affoler que ton splendide minois se soit pris une escarmouche. Non, non, il n’avait rien, tu le sentais du bout de tes doigts. Tu tâtais ta face, l’air morose, toujours plaqué contre les lattes de ton parquet, grinçant en coeur avec lui.

Non, non, ta peau est parfaite. Douce. Blanche, sans aucune imperfection. Tout va bien. Tu es beau et parfait. Quel soulagement. Tu laissais mollement tomber la main qui papouillait ta tronche contre le sol, gardant ta position initiale ; c’est à dire vulgairement, celle d’un phoque échoué sur la banquise, dont le postérieur prenait les rayons de l’astre. C’était donc pour cela que tu avais froid ? Tu ramenais tes fesses sous la couette ; laquelle que tu avais attirée à toi, devenant à présent un rouleau de printemps. T’avais pas envie de décoincer ce matin. T’emmerdais le monde, t’emmerdais le soleil, le bruit, les gens, tout. Tu voulais retourner t’admirer dans le monde onirique. Le pire, c’est que tu commençais déjà à retomber dans les limbes du sommeil. Là au sol, comme une merde, oui. Tu t’endormais n’importe tout. Tu étais tout terrain.

Heureusement qu’aujourd’hui tu n’ouvrais pas la boutique. Tu t’étais accordé un petit jour de tranquillité, pour te vider la tête. Tu ne savais pas, ce qui hantait tes nuits. Et pourquoi. Pourquoi… Tu te réveillais en sueur en plein milieu de celle-ci. Ou encore pourquoi cette terreur t’écrasait les tripes.

Un rugissement.
Dans ton rêve ?

Non.

Bien trop près. Bien trop présent. Bien trop vrai. Tu rouvrais soudainement les yeux, jetant ta couette, le souffle court. C’était quoi, ce rugissement ? Dehors ? Tu observais ta fenêtre ouverte, le souffle encore haché, te redressant lentement pour passer un pied sur le balcon. Tu n’avais aucune honte. Tu étais là, simplement habillé de ton boxer, penché sur ton balcon, la mine petite, cherchant la provenance de ce cri si rauque.

« P’taiiiin, ils abusent... »

Tu tiquais. Des piétons fuyaient ? D’autres criaient ? Il se passait quoi, là ? Tu clignais des yeux, te passant la main sur le visage, prêt à retourner te coucher, une fois encore. Oui, oui, t’avais pas fini ton rêve et cela te frustrait grandement. Sauf que tu remarquais. Tu le remarquais. Ce dragon rouge irisé… Qui brûlait tout ce qui lui passait sous le museau. Attendez… Tu le connais.Tu le connais qu’un peu trop bien. Putain, pourquoi cela te tombe dessus.

« Taiiin Axou, qu’est-ce que t’as foutu... »

Tu soupirais longuement, abandonnant l’idée de pourchasser ton rêve pour te laver et t’habiller d’une traite. Habits usuels, classes et sobres, on sait, tu es parfait. Tu dévalais les marches à grandes enjambées, claquant la porte de ta boutique. S’il continuait ainsi, il allait se faire plomber, le pyromane. T’avais une vue hors norme. Tu ne t’étais jamais posé la question de si tout le monde voyait comme toi, cela était évident que oui. Alors tu les avais vu arriver, les gardes de la garde royale. Tu les avais vu pointer leurs canons sur ton moyen de transport à écailles.

Oui, tu adorais prendre Axel comme moyen de transport. Cela le faisait fortement chier, mais toi, cela t’amusait. Axel, tu ne saurais dire comment vous avez fini par vous blairer l’un et l’autre. Tu supposes que les choses se sont agencées comme telle et qu’à présent vous êtes comme culs et chemises. Tu finissais par arriver sur la place, où ton ami se faisait de plus en plus furibond, crachant des flammes qu’un peu plus violentes. Bon sang, comme allais-tu gérer cela ? T’avais pas le temps de bien y penser, tu allais faire confiance à ton talent de comédien, histoire qu’ils baissent leurs armes et s’éloignent de l’animal.

« Axouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu, mon amouuuur ! Qu’est-ce que t’as encore fichu, vilain dragon ? »

Oui, tu osais. Et ce, avec une voix de crécelle, l’air presque cruche, accourant vers ton ami pour te mettre entre lui et les gardes, un sourire jovial aux lippes.

« Calmez-vous je vous prie ! »

Ceux-ci te défiguraient, s’apprêtant probablement à te demander si tu connaissais la bête. Question que tu devançais calmement, l’air tranquille.

« C’est un ami à moi ! S’il vous plaît… Je vous prie de me laisser une chance de le calmer… Il est un peu… Impulsif. Il a pas dû avoir son café du matin, ou il a dû se prendre le pied dans un coin d’un meuble… Vous savez, cela fait vachement mal ! Surtout si c’est le gros orteil ! »

Tu riais, tentant de faire un geste de la main destiné au dragon pour lui demander de se reculer. Dans les faits, tu ne savais pas comment le calmer. T’en avais même aucune idée ! Tout ce que tu savais, c’est que si tu pouvais le prendre sur toi et te casser au loin, tout irait mieux.

« Axou mon bichon, je sais que les meubles c’est la merde et que cela fait mal, mais tu crois que c’est une raison pour cramer la rue… ? »

Tu te moquais de lui gentiment, sachant éperdument que ce n’était pas cela qui mettrait ton ami dans cet état. Tu tentais juste de le faire revenir à un état conscient.

« T’as pas envie d’un bon petit café, à reluquer le cul de certains passants ? Non, vraiment, cela te dit pas, mon chou ? ♥️ »
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Lun 29 Jan - 19:22


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Il y a de ses gens, que l’on rencontre par pur hasard, certains sont seulement de passage, d’autre restent… et certains collent comme des mouches à du miel sans qu’on ne sache vraiment pourquoi ni comment. C’était ce qui s’était produit avec Narcisse. Axel ne savait pas comment, mais ce satané monstre narcissique, comme si son nom l’avait prédisposé, s’était imposé dans sa vie et ils avaient développé une relation plus ou moins ambigüe. Pour les gens de l’extérieur, il état difficile de comprendre comme ces deux là pouvaient se piffrer à vrai dire. Ils étaient toujours entrain de se chamailler, de se piquer l’un l’autre, de s’envoyer promener. Si quelqu’un était bien doué pour faire sortir Axel de ses gonds s’était bien ce connard de Narcisse. Combien de fois par le passé le dragon s’était-il énervé et avait frôlé la catastrophe en présence de ce petit con ? Il avait arrêté de compter… à croire que cet imbécile était masochiste, voire suicidaire ! Oui bon, Il y avait sûrement du fait que l’hybride aimait bien les défis et que les relations platoniques et sans piment le laissaient de glace et l’ennuyait, mais il avait touché le gros lot en matière de pimentation (Si le terme pouvait exister). Ils n’en venaient jamais aux coups, mais en matière de railleries sarcastiques et de coups bas, ils étaient devenus experts.

Il n’y avait pas grand monde qui se serait portés volontaires pour se mettre entre un dragon hors contrôle et la garde royale de la ville. En fait il n’y avait que les imbéciles suicidaires, soit celui nommé précédemment. Heureusement que celui-ci avait déjà vu Axel sous sa forme d’hybride, sans quoi il ne l’aurait sûrement pas reconnu et ne serait pas accourut vers lui pour se jeter stupidement en travers du chemin du dragon en furie.

La fraction d’humanité qui restait en Axel perçu des bribes de conversation humaine, quelques mots, des phrases, mais rien qui n’avait de sens pour lui. Cet homme devant lui n’était qu’une autre menace, un autre humain futile qui essayait de s’en prendre à lui. Une salve de coups de feu fut tirée dans sa direction et le dragon lâcha un cri perçant alors que les balles atteignaient ses écailles sans toute fois les percées. Que faisait ce fou entre le dragon et les canons ? Tenait-il tant à mourir ?

En proie à une grande détresse, traqué et blessé, Axel poussa un nouveau rugissement et envoya une gerbe de flammes qui évita de peu Narcisse et alla s’écraser contre un mur plus loin, faisant par la même occasion éclater la fenêtre tout près. Il devait se calmer, il devait se contrôler, mais plus il tentait de le faire, moins il y arrivait et plus il perdait les pédales. Luttant comme un forcené pour ne pas faire plus de dommages, mais l’animal l’emportait toujours sur sa conscience humaine et l’étouffait sans merci. Hurlant sa détresse, l’animal foudroya l’homme du regard et l’envoya valser plus loin d’un coup de patte, le poussant d’entre lui et les gardes. Éliminer la menace, il devait les éliminer, trouver une brèche. C’était maintenant ou jamais.

Se redressant de toute sa hauteur, le dragon envoya valser un autre banc en direction des hommes qui le menaçaient de leur arme, ceux-ci n’ayant le choix de courir se mettre à l’abri, ouvrant une brèche dans leur rang. Saisissant l’occasion, le dragon se rua vers eux pour fuir, du moins pour semer ses assaillant, longeant la rue et frayant toujours plus de passants qui se tenaient à distances mais ne pouvaient s’empêcher de regarder la scène, plus que curieux, de plus, ce n’était pas tous les jours qu’on voyait un hybride dragon de si près… Stupides humains.  Qu’ils se poussent s’ils ne voulaient pas finir rôtis sous ses flammes. Trouvant une échappatoire, le dragon s’engouffra dans une ruelle, faisant fuir des chats de ruelle au passage, eux étaient assez intelligents pour partir la queue entre les jambes dans demander leur reste. Prenant plusieurs tournants, l’animal s’arrêta lorsque les bruits de la foule ne furent plus qu’un lointain écho. La garde s’était lancé à ses trousse pour encercler de loin l’endroit où s’était réfugié le dragon, mais ils avaient d’abord envoyer la créature suicidaire qu’était Narcisse en reconnaissance pour voir s’il arriverait vraiment à calmer la bête, sans quoi la créature serait exécutée sur le champ. Elle ne pourrait pas fuit indéfiniment et la menace devait être écartée.
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Lun 29 Jan - 21:24



“Isolation is the gift. All the others are a test of your endurance, of how much you really want to do it. And, you'll do it, despite rejection and the worst odds. And it will be better than anything else you can imagine. If you're going to try, go all the way. There is no other feeling like that.”

C’est qu’ils venaient de tirer ces abrutis, tu n’avais pas rêvé ? Non, non, tu avais bien vu le canon cracher ses balles assassines en direction de ton ami. Un canon, puis deux. Les balles t’avaient parfaitement esquivé, mais guère l’animal écaillé qui ne faisait que s’enrager un peu plus. Tu serrais la mâchoire, flinguant du regard les gardes, jetant un œil pressé sur la bête pour vérifier qu’elle n’était pas plus blessée qu’elle ne l’était déjà. T’avais plaisanté avec les meubles et tu ne comptais pas lâcher ta vanne si aisément, seulement t’avais vu aussi. Les plaies que portaient le dragon. Quand bien même celui-ci se démenait et était devenu un briquet ambulant version lance-flamme fourré au napalm, tes prunelles rubis avaient tiqué. Rien ne t’échappait. Rien n’échappait à tes yeux. C’était là chose rare et si naturelle pour toi.

Bref. En plus de t’être royalement fait rembarré par le dragon, les gardes n’en faisaient qu’à sa tête, ne te laissant même pas prouver tes dires. Fallait dire qu’entre proposer un café à la bestiole et se foutre d’elle, t’avais pas fait grand-chose de plus. Uniquement tenté de la ramener, de lui arracher une réaction. Celle d’Axel à la langue acerbe. Celle d’Axel le bourru, qui t’aurais volontiers bouffé la main pour tes conneries. Mais rien. Pas même une réaction, un râle. Juste… Juste… Tes prunelles s’agrandissaient lorsque celle-ci voyaient se refléter en elles la lumière orangée des flammes de l’animal. Tout naturellement tu sursautais, reculant habilement en arrière, le sourire nerveux. Attattata… Il avait tenté de te cramer, le reptile là ?! T’avais pas mal vu, hein ? Mais il se fichait de toi ?!

Tandis que tu râlais intérieurement, la fumée s’échappant du bout de ta veste t’acheva. Il… Il… Venait d’en cramer un… Bout ? Tu te statufiais. Ton… magnifique costard. Réduit… En un vulgaire amas de… de… Tu buguais littéralement, sous les regards perdus des gardes qui essayaient vainement de tenir tête à l’animal furibond qui se déchaînait. Toi, t’étais plus là. T’étais dans ta bulle, face au deuil douloureux de ta splendide veste. C’était ta compagne de toujours, vous voyez ? Elle avait tout vécu avec toi. Les cafés, les clients chiants, Axou, le taré à la tête rose… T’avais encore oublié son prénom. Tout ! Puis merde ! Elle t’avait coûté une blinde ! Poussant un long soupir, les bras raides, tu te saisissais d’un pavé de pierre qui traînait non loin de toi, le jetant brutalement sur les gardes.

« NON MAIS PUTAIN VOUS ALLEZ VOUS CALMER, BANDE DE GLANDUS ?! »

Tu inspirais, les mains sur les hanches, leur tapant un scandale.

« Vous savez combien elle m’a coûté cette veste ?! 7000 golds ! Juste cela, oui ! Rien que cela ! Vous croyez que je peux me permettre de la massacrer parce que vous ne faites pas votre boulot ?! Puis c’est quoi cette manie de tirer alors que ce gland de dragon n’est pas calmé ?! Vous voulez que je crève ? Dites-le, hein, cela sera plus simple ! »

Les gardes te défiguraient, scotchés, pour la plupart perdus. Oui, tu leur piquais une gueulante, exagérée, mimée. Dans les faits, tu t’en fichais tellement de cette veste. C’était juste ton petit plaisir à toi. Et puis c’était pas eux dans les faits, qui avaient bousillé ta veste. Comment cela, transfert du blâme ? Hurler sur le dragon n’aurait rien arrangé. Dragon qui cassait ta tirade par un banc sauvage. Ce à quoi tu restais bouche close, papillonnant des mirettes.

« Axel attaque banc... »


Marmonnais-tu, d’un rire amusé. De ce rire si particulier qui était tien, semblable à celui de ton animal totem dont tu n’avais aucune idée. Tu n’étais qu’un simple humain, toi. Sauf que ton pokémon, après l’attaque banc, il usait de fuite sans que tu lui aies demandé.

« Axou ! Vilain dragon, je t’ai pas demandé de fuir ! Revient là, ou je te remets dans ta pokéball ! »

T’avais pas eu le temps de finir ta phrase, que les gardes qui visiblement avaient une confiance aveugle en tes capacités, soit aucune, pourchassaient aussitôt l’animal. Cela t’arrachait une moue passablement agacée, t’efforçant à leur emboîter le pas. Si il y avait bien une chose où tu excellais autre que partout, c’était à la course. Tu avais une endurance à toute épreuve et une cadence de course étonnement bonne. Pour ne pas dire que l’on pourrait te penser athlète. L’armée, diras-tu, si l’on te questionne. Tu finissais par t’éloigner des ruelles. Il voulait donc éviter tout massacre. Et les gardes semblaient comprendre cela, puisque dans leur grande lâcheté, ô magie, il se souvenait que tu existais pour aller en éclaireur. Tu n’avais pas manqué de lâcher une pique, sarcastique.

« On veut me tuer et le tuer et à présent je dois servir d’éclaireur ? Qu’elle est belle, la Garde royale ! Enfin ! Pas grave, je suis parfait moi, cela ira forcément ! Attendez-moi mes amours ! ❤️ »

Tu leur envoyais un baiser de la main et filait, sous leurs mines déconfites et dépitées. Ils en pouvaient plus de toi, clairement. Tu marchais tranquillement dans les ruelles désertes, loin du bruit de la foule, cherchant la bestiole carmin.

« Axouuuu, mon bichoooon, t’es oùùùù ? Viens-voir Tonton Narciiiiis ! Il a une surprise pour toiiii ! ~ »

T’avais l’impression d’être Pedobear. Ne te manquait plus que la sucette et la camionnette dans le coin de rue et tu décrochais le rôle. Tu finissais par tomber nez à nez avec la bête, qui ne s’était pas pour autant calmée. Comment allais-tu l’approcher… Elle te cramerait au moindre geste et tu n’étais pas un surhomme. Alors tu allais essayer le suicide. Tu es habitué.

« Axou, je sais que tu ne vas rien comprendre, que tu vas t’en foutre complètement, mais tu vois là, les gentils messieurs, ils ont une folle envie d’un sac à main en peau de dragon. C’est hyper tendance et coûteux et je peux comprendre leur envie d’offrir cela à leurs femmes quand ils rentreront ce soir. Seulement, t’es le sac à main et je doute que tu sois chaud pour te faire tanner la face. Alors... »

D’un geste habile tu attrapais la masse imposante d’écailles et la calait sur tes épaules tenant la queue pendante d’une main et son cou contre ton épaule. Oh tu n’étais pas idiot. Il allait te faire la peau. Avais-tu le choix ? Lui ou toi. Toi, étrangement.

« Tu vas devenir une belle échaaaaaaaaarpe ! »


Tu commençais à piquer un vif sprint, l’animal serré sur toi, passant au travers les gardes, un large sourire aux lèvres.

« Bisous ! ❤️ »

Tu osais. Toi, tu osais tout. Aussi bien l’animal allait te brûler, te mordre, te griffer, allait fuir. Aussi bien tu allais crever là, abattu par les gardes ou ton ami. Aussi bien tu finirais à l’hosto. Rien à faire, c’est cela que tu aimes dans cette vie. Pisser sur les limites et les risques.
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Dim 4 Fév - 23:05


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Des cris, des cris et encore des cris, se repliant dans la ruelle, le dragon les avait entendus venir vers lui, il les savait proche, il savait le danger, les cannons, le sang. Des images firent leur apparition dans la mémoire du dragon qui avait beau tenter de se calmer, rien n’y faisait. Ces images, sinistres et fumantes, le sang, les cris, encore et encore sans qu’il ne puisse agir, sans qu’il ne puisse quoique ce soit pour y mettre fin.

Des pas se faisaient entendre, quelqu’un avait été assez stupide et/ou suicidaire pour s’approcher, pour continuer de traquer l’animal blesser qui ne perdait que plus le contrôle, coincé entre les murs qui refermaient la ruelle sur une impasse. Il aurait bien pu sauter le mur derrière lui, mais la douleur était telle qu’il lui aurait fallut une quantité d’énergie énorme pour y arriver… et de l’énergie il en avait de moins en moins. La colère laissait place au tourment et à la crainte, la détresse, la peur. Il devait se calmer, il devait.

Alors qu’il faisait volte-face vers une sortie possible, le dragon se retrouva museau à nez avec l’homme de plus tôt. Qu’est ce qu’il faisait là ce fou ?! Était-il assez imbécile pour tenter quelque chose contre le dragon ?! C’était un maître des glaces qu’il leur aurait fallut pour arriver à bout du monstre fumant. Et il était certain que ce petit être à la chevelure pâle n’en était pas un ! Des mots sortirent de sa bouche, mais le dragon n’y prêtait pas attention, se reculant jusqu’au fond de l’impasse, montrant les crocs en arrondissant le dos comme l’aurait fait un chat…. Un très, très gros chat qui cacherait du feu et pouvait vous briser le bras ou la jambe en deux d’un coup de mâchoire sous la provocation. Grondant sourdement, le dragon avait été pris de court et s’était retrouvé perdu un moment alors que l’autre s’était approché vivement et l’avait pris sur lui comme une écharpe. Quel être étrange…

Avec une force surhumaine, l’autre l’avait soulevé et l’avait callé contre son cou comme si de rien était, arrachant un grondement de douleur au dragon qui s’était tortillé mais qui n’arrivait pas à se défaire de la prise de l’homme, ses plaies menaçant de s’agrandir sous ses mouvements et son sang coulant avec abondance sur les vêtements de Narcisse qui visiblement avait d’autres chats à fouetter ! Se laissant ballotter comme une poches, le dragon ne put que gronder de mécontentement et tenter de se débarrasser de son assaillant de coups de pattes et de claquement de mâchoire, sa queue fouettant furieusement l’air et tentant d’atteindre le surhomme qui ne semblait pas faiblir. Le regard du dragon croisa celui tout aussi stupéfait d’un des membres de la garde qui devait regarder la situation d’un œil totalement perdu.

Dans une ultimes tentative de se défaire de la prise sur lui, le dragon réussit a atteindre la chaire du bras de l’homme qui le portait, lâchant une nouvelle plainte de protestation et fouettant l’air de sa queue de nouveau, profitant de la surprise causée pour se défaire de l’emprise de l’homme à la chevelure pâle et s’éloigner en dévisageant l’homme, toujours furieux, mais de plus en plus fatigué, le sang s’écoulant sur ses écailles écarlates. Il sentait la douleur le tenailler sans merci, il sentait la fatigue l’accabler et l’odeur putride de son propre sang. L’espace d’un instant, le regard luminescent du dragon tourna au vert émeraude, un faible gémissement ressemblant à une demande d’aide lui échappant avant qu’il ne secoue la tête et que son regard ne reprenne leur tête jaune fluo. Les pensées s’entassaient dans sa tête, il avait du mal à tenir debout. S’acculant contre un mur, Axel se laissa glisser le long de celui-ci, restant sur ses gardes, les écailles irisées, ses yeux braqués sur l’homme non loin, l’odeur du sang de celui-ci lui parvenant. Il avait réussit à le blesser, restait à voir si cela suffirait à le garder loin… Mais un pressentiment lui disait que non.

Un nouveau moment de lucidité, une nouvelle plainte, un appel à l’aide. Si l’autre se décourageait vraiment, le dragon allait crever là au bout de son sang ou allait se faire fusiller par la garde, quelle chance. Il devait…. Se contrôler ! Mais l’animal luttait tout autant que l’homme et une germe de flamme lui échappait de nouveau alors qu’il tentait de cacher sa tête entre ses patte, hurlant de façon stridentes.
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“Isolation is the gift. All the others are a test of your endurance, of how much you really want to do it. And, you'll do it, despite rejection and the worst odds. And it will be better than anything else you can imagine. If you're going to try, go all the way. There is no other feeling like that.”

Et tu courais. Encore et encore. Les ruelles défilant sous tes yeux, ne devenant plus que de fines lignes, à peine perceptibles. Tu courais, cette banane aux lèvres chantonnant. Tu courais, sans t’arrêter. Sans te rendre compte que tu traînais un poids lourd à écailles sur tes épaules. Tu devais l’emmener loin. Aussi loin que possible. Pour son bien. Pour leur bien. Tu n’étais pas vraiment chaud pour plaider innocent si ton ami brûlait la garde royale et en prime faisait un BBQ géant avec. Voire des morts. Non, non tu tenais à ta vie. Si tu te devais de croupir en prison… Non. Pas encore. Cette simple pensée crispait tes muscles, resserrant malencontreusement ton emprise sur la bête qui ne cessait de se débattre depuis le début de votre folle course.

Tu sentais le liquide âpre glisser le long de ton échine, ne t’aidant pas à relâcher cette tension soudaine qui venait de s’accumuler dans ton corps. La prison ? Ce n’était pas cela qui te bloquait de prime abord. Mais plutôt cette idée là… D’être enfermé de nouveau. De perdre tout ce pour quoi tu es ici aujourd’hui. Pourquoi avais-tu lâché l’armée ? Pourquoi avais-tu déserté, sans un mot, disparu des registres, effacé de cette vie ? Toi seul le savait. Seuls ces sombres murs, autrefois blancs étaient tes uniques témoins. Tu secouais la tête, te donnant une baffe pour te remettre les idées en place. Pas le temps de retourner aux poussières du passé. Tu avais un dragon blessé et mourant sur tes épaules. Qu’avait-il fait, cet abruti ?

Tu ne perdais pas ton sourire, laissant derrière toi plus qu’un vague dessin des ruelles, coupé de toute civilisation. Tu supposais que la garde royale allait te lâcher les basques à présent. Du moins tu espérais. Tu n’avais pas vraiment tenu la part du marché car l’animal était toujours déchaîné bien qu’avec toi. Tu n’étais pas idiot -même si l’on doute parfois-. Tu savais qu’Axel allait t’arracher la tête d’un moment à un autre si tu ne le laissais pas se carapater. Mais pouvais-tu ? Il allait crever. S’en rendait-il compte dans son état ? Non. Seulement, comme pour te donner une réponse implicite, l’animal finissait par enfoncer ses crocs dans ta chair, te faisant brusquement réagir, ton emprise se dégageant de lui.

Et lui, justement, en profitait pour se barrer fissa, dès que t’eus le nez pris avec la blessure qu’il venait de t’infliger. Malgré la douleur cuisante qui remontait le long de ton bras -il mord bien ce con-, tu forçais tes prunelles rubis à le suivre, pressant par pur automatisme ta plaie de ton autre main. Arrêter l’écoulement du sang. Prendre sur toi. Ne pas perdre de vue ton objectif. C’était cela, hein ? Que l’on t’avait appris entre ces quatre murs blancs. Encore. Un autre flash, une autre pensée, un autre souvenir. Tu soufflais longuement, te mordant les lèvres au sang, te rendant compte que tu étais bien parti pour t’exploser le bras plus que de te le soigner à resserrer ta poigne de toutes tes forces dessus.

Tes esprits revenant et ne perdant pas le reptile pyromane de vue, tu desserrais un à un tes doigts, constatant que ton corps trahissait ton tourment, tremblant. Tu réprimais un râle, une moue passablement agacée. Comme pour oublier tout cela, tu déchirais une partie du tissus intérieur de ta veste. Elle était fichue de toute manière. A quoi bon ? De là, tu faisais du morceau de tissu déchiré un garrot de fortune, histoire de ne pas crever à ton tour d’une hémorragie. Tu l’avais vu. Entendu. Ce cri de détresse de ton ami. Et t’allais venir, quitte à encore te faire amocher. Tu ne savais que penser, de ce que tu voyais. De cet animal, tête entre les pattes, reculé dans une ruelle miteuse, à hurler comme un dératé à la mort.

T’étais censé dire quoi ? Faire quoi ? C’était un lance-flammes munis de pattes et de crocs. Il voulait ton aide mais tu ne savais comment t’y prendre sans l’affoler plus. Toi qui avait espéré qu’Axel l’humain referait surface, le dragon t’avait bien eu. La première chose était ses plaies. Tu t’approchais de lui, gardant une distance de sécurité, zieutant ses blessures. Pouvais-tu ? Juste pouvais-tu ? Tu posais les lambeaux de ta veste à côté de la bête, laissant voire ta chemise blanche maculée de rouge. Même ta cravate était foutue, génial. Tu avançais délicatement ta main, venant trouver le haut du crâne du dragon.

« Tu ne risques plus rien ici, Axel. Je sais bien que ce n’est pas aisé, mais pète un coup, quitte à devenir un lance-flammes ambulant ! Il faut que tu récupères tes esprits. Tu vas crever. Tu veux crever ici, en étant puceau ? ♥️ »

Tu osais, tu fichant de lui. Il ne l’était pas ? T’en avais aucune idée. T’avais juste envie de l’emmerder. Tout ce sérieux te rendait malade. C’est alors que d’un geste habile tu enroulais le premier lambeau autour de sa plaie, compressant celle-ci pour stopper la coulée du sang. Tu riais, détendu.

« Tu vois ? Tu risques rien ! Les fanatiques de sacs à mains en peau de dragon ont lâché l’affaire. Alors tu décides quoi ? Je te soigne et on se casse, ou tu crèves ici, puceau jusqu’à la mort ? »

Tu souriais, gamin, t’asseyant face à l’animal. Tu étais totalement à découvert, proie facile pour lui. Une façon de lui montrer que tu n’étais pas un danger pour lui, bien au contraire. Enfin si, juste pour sa santé mentale, mais cela, il est habitué avec toi.
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Dim 11 Fév - 21:00


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La voix de Narcisse lui parvient doucement, comme lointaine alors qu’il était dans une balle de coton, comme s’il était submergé dans l’eau, comme s’il n’était qu’a demi-présent. La douleur le rendait indolent, il commençait à revenir à lui lentement, mais l’animal faisait encore des siennes malgré qu’il soit grandement affaibli par ses blessures. Le sang continuait de s’échapper par les plaies suintantes qui ne s’était guère améliorée avec le transport et les déboires du dragon qui avait cherché à tout pris à fuir cette homme qui au final semblait vouloir s’acharner sur son cas. Pourquoi ne pas simplement le laisser s’éteindre doucement, loin des cris, de la souffrance, loin du carnage loin de… MAIS BORDEL.

Est-ce qu’il voulait crever ? NON, il ne voulait pas crever là comme un con parce qu’il s’était emporté après qu’un crétin congénital lui ait renversé du café dessus ! Non il ne voulait pas laisser sa peau à cette foutue garde royale… non il ne voulait pas s’éteindre devant les yeux de son ami….ami… ami
Le dragon secoua de nouveau la tête furieusement, en se tortillant sous la douleur éveillée par les soins de l’autre imbécile qui ne s’était toujours pas cassé de là. Puis la créature se calma et laissa ses yeux se fermer un moment alors qu’elle était complètement à bout de force. Axel devait se secouer le derrière et sortir de cette forme pour de bon avant que la bête ne se réveille de nouveau et ne lui cause des ennuis, encore. Il en avait eu assez pour aujourd’hui, voire pour la semaine entière, peut être même le mois complet ! Il avait horreur de perdre les pédales. Horreur de perdre le contrôle sur lui-même et d’avoir ce genre de moment de faiblesse alors qu’il est normalement si calme, pausé et en contrôle de ses moyens.

Il ne s’emportait que rarement, mais lorsqu’il le faisait ce n’était pas beau pour les yeux, comme aujourd’hui, comme toutes les fois ou quelqu’un avait fait l’erreur de le pousser à bout.
Ayant trop peu d’énergie pour se transformer, le dragon se résigna à seulement se laisser soigner, il n’avait pas d’autres choix. Il ne voulait PAS crever au beau milieu d’une ruelle de cette façon plus que grotesque. Il n’allait quand même pas laisser un petit morveux blond qu’il ne connaissait même-pas venir à bout du redoutable dragon qu’il était bon sang ! Il en avait vu plus d’un des petits imbéciles de ce genre, il en avait affronté plus d’un con qui se croyait capable de lui faire la peau et de le faire morflé. Il avait bien affronté la grande faucheuse plus d’une fois, mais jamais aussi grotesquement, jamais aussi pitoyablement.

Poussant un long soupire résigné, l’hybride dragon posa sa tête entre ses pattes, comme un chien qui s’apprête a faire sa petite sieste de l’après midi, comme l’animal docile qu’il tenterait d’être pour qu’on le soigne, même si le tissus contre ses écailles l’agaçait au plus haut point. Tournant le regard vers son pseudo sauveteur, Axel se rendit compte qu’il n’avait pas raté son coup en tentant de se défaire de l’emprise de l’homme et qu’il avait bien amoché le bras de celui-ci, du sang se répandant partout sur son haut maintenant en pièces. À moins que ce ne soit son propre sang qui avait taché les vêtements de l’autre… probablement un mélange des deux au final. Il aurait été tellement plus efficace en mode infirmier au lieu du mode dragon agonisant et pathétique dans lequel il était !

Las de toute cette histoire, le dragon fixa ses iris émeraudes sur l’homme qui se tenait à proximité et tenta se se tourner un peu pour exposer ses plaies les plus importantes, la ou le sang continuait de couler le long des écailles rougeoyantes, se frayant un chemin entre celles-ci pour aller atterrir sur le sol déjà bien souillé. Il se sentait réellement comme un chien, couché à même le sol trempé de sang, se roulant dans la saleté, à demie sur le dos, les quatre pattes en l’air, la tête renversée. Sa queue fouettait l’air de façon impatiente, comme celle d’un chat et des grondements lui échappaient. Il devait réellement faire pitié à voir… Le comble était que Narcisse était assez con pour se servir de la situation contre lui et se foutre de sa gueule.

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Mar 13 Fév - 19:39



“Isolation is the gift. All the others are a test of your endurance, of how much you really want to do it. And, you'll do it, despite rejection and the worst odds. And it will be better than anything else you can imagine. If you're going to try, go all the way. There is no other feeling like that.”
Alors finalement il revenait à lui, le pyromane ? Il récupérait sa tête ? Le dragon s’était soudainement calmé. Celui-ci n’avait même pas réagit à ses bandages improvisés que tu lui posais. Tu savais parfaitement que ce n’était pas pro et le militaire que tu avais été au fond de toi, se crispait à ces soins si sommaires. Avais-tu d’autres issues ? Non, tu faisais avec les moyens du bord. Et la bête semblait enfin avoir compris qu’elle allait passer l’arme à gauche si elle ne te laissait pas faire. Tu n’avais pas la prétention d’être médecin mais tu savais un minimum te soigner comme il fallait. Tu n’avais appris cela que trop bien par les temps passés. Ton corps en gardait encore les marques. Alors oui, tu n’allais pas le laisser crever là. Tout comme tu n’avais pas prévu au programme de te laisser crever là toi aussi.

Ressentais-tu de la pitié face à cet animal, là, pitoyable, qui se roulait dans la saleté, après s’être résigné pour te montrer ses plaies ? Que ressentais-tu, face à cela ? Face à cet ami que tu connais si bien ? Lui qui est si fier, si calme ? Lui qui ne montre rien et qui pour rien au monde ne se serait abaissé à cela ? Allais-tu encore te moquer de lui ? Tu étais bien parti pour. Seulement tu hésitais, restant d’abord concentré sur ta tâche première. Finir de massacrer ta veste pour lui faire d’autres bandages improvisés. Tu serrais un minimum, histoire que l’hémorragie cesse et que le reptile cracheur de feu ne tombe pas dans les vapes. Tu savais à quel point il n’aimait pas ce contact contre ses écailles. Il était aussi fier en dragon qu’en homme, le Axel.

Néanmoins, il était beaucoup plus docile et adorable en bestiole ! Il devrait l’être plus souvent ! Peut-être qu’il aura encore plus de succès auprès de ses futures conquêtes ! Tu divaguais. Et le temps lui, continuait son inlassable course. Et n’était pas ouvert à l’idée de t’attendre. Tu soufflais longuement, sentant une légère douleur dans ton épaule. T’avais toujours été dur à celle-ci, t’allais pas t’en plaindre. Tu resserrais à ton tour ton bandage, ceux de ton ami fait, avant de lui tendre la main, un sourire gamin aux lèvres.

« Bon dragooon ! Donne la pa-patte ! Allez, donne la pa-patte à Tonton Narcis ! »

C’était plus fort que toi.
T’avais pas pu t’en empêcher.

Voyant que l’animal était aussi réactif qu’une moule sous prozac avec une dose de morphine, tu laissais mollement tomber ta main, te la passant sur le visage, soufflant bruyamment.

« Tssss… On a plus le temps, hein ? Te chambrer servira à rien si tu crèves là, Axou. »

Tu tendais tes deux bras vers la bête, la soulevant doucement afin de ne pas tirer sur ses blessures, posant sa tête contre ton épaule intacte, suivit de ses pattes avant sur chacune d’entre elle, faisant fi de la douleur qui prenait ses droits sur le haut de ton corps. Tu tenais ses pattes arrières de tes mains, comme un père qui porterait son gamin endormi sur son dos.

« Tâche de pas crever avant que l’on soit chez moi, Dracaufeu. »

Tu riais, te redressant pour prendre la direction de la boutique, qui faisait aussi office de chez-toi. Par chance, elle se trouvait non loin. Il fallait croire que la bestiole avait choisi le bon endroit pour crever. T’avais l’air bien, ainsi. Veste en lambeaux, chemise teintée de sang, blessé, à porter un dragon au bord de la mort. T’en loupais pas un, de ces regards curieux pointés sur toi. Regards inquiets. Tu souriais, rassurant, essayant d’esquiver au possible toutes les galères que tu pourrais croiser sur ton chemin. Finalement la porte vitrée de ta boutique te faisait face et tu insérais la clé pour te frayer un chemin dans l’entrée. Tu refermais les rideaux rouges derrière toi. Rideaux d’un velours précieux, à l’image du reste de la boutique, toute de bois laqué et d’acajou, traversée par divers dressing où logeaient des vestes et costumes tous plus onéreux les uns que les autres.

Tu ne traînais pas, empruntant l’escalier derrière le comptoir qui menait à ton duplex, appréciant la douceur des tapis rouges sur chaque marche. Enfin chez toi, derrière la massive porte en bois. L’immense baie vitrée reflétait les rayons de l’astre, dégageant sur une pièce spacieuse, sobrement décorée. Tu soufflais, gardant l’animal sur le dos avant de filer en direction de ta salle de bain où tu te saisissais d’une serviette sombre pour revenir dans la pièce à vivre où tu y déposais délicatement l’animal sur ton canapé en cuir, serviette sous lui. T’allais pas massacrer ton mobilier, puis quoi encore. Cela coûte un bras.

« Fait comme chez-toi, enfin essaye de ne pas tout me salir dès que t’as récupéré. »

Un autre rire, plus bref. T’étais dans un état pathétique, toi aussi. La tête te tournait un peu et tu revoici dans ta salle de bain à te désaper, laissant tes vêtements sales en fouillis dans ta baignoire. Tu tendais ton bras encore entier dans le placard qui te surplombait pour attraper la trousse à pharmacie, revenant dans le salon pour te caler contre une table, face au reptile, en caleçon. Oui, oui, t’étais chez-toi, t’avais aucune gêne à te mettre à ton aise. Puis merde quoi, t’étais blessé. T’allais pas te faire des points avec tes fringues sur toi. Au moins, on pouvait remarqué cette musculature qui était tienne. Mais aussi toutes ces cicatrices qui te bardaient, elles, moins enjolives.

« Tu vis ? »

T’essayais. De garder le dialogue pour surveiller. Surveiller que l’animal était encore présent. Toi, tu te contentais de serrer les fesses, de désinfecter ta plaie et d’y passer l’aiguille et le fil, serrant la mâchoire. Combien de temps ? Que t’avais pas fait cela… ? Une paye. Une sacrée paye.

« Dépêche-toi de redevenir humain bouffon, je ne suis pas du métier pour les blessures, moi... »
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Aujourd'hui à 0:02


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Narcisse
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Effectivement, comme prévu, Narcisse s'était saisit de l'occasion pour se foutre un peu de sa gueule, mais en fait comment ne pas se foutre de lui alors qu'il était patetiquement etendu sur le dos, les quatres fers en l'air comme le bon toutou qu'il était maintenant... gros toutou qui avait fait de belles conneries avant de finir dans la poussière. Pour toute réponse à la provocation de l'autre homme, Axel grogna sourdement et tourna la tête pour manifeter son mécontentement, comme s'il boudait. Pire que des enfants qui se chamaillents... de très très grands enfants. S'il n'avait pas été dans un si mauvais état, le dragon aurait surrement protester alors qu'il se faisait soulever de nouveau et comparé à un petit monstre de combat de dessin animé... Gotta catch em' all... Pour tout attraper, Axel était doué... attraper les ennuis oui, il les attirait comme la peste ces temps-ci !
Résigné et sans énergie, le dragon se laissa porter en mode écharpe, sans cette fois se débattre, restant aussi mou et détendu qu'une limace, ballotant au rytme des pas de l'homme à la force surhumaine. Il faudrait qu'il mette cette chose au clair lorsqu'il irait mieux, comment un homme normal pouvait bien pouvoir soulever une charge aussi grosse et aussi lourde, sans broncher, sans plier et ce en étant blessé en prime ?! Quelque chose ne tournait pas rond, mais l'hybride n'avait pas la force ou l'énergie pour poser des questions. Il voulait juste se trouver en zone amicale, être au chaud, dans un endroit calme et loin des regards. Chez lui aurait été fantastique, mais il faudrait faire avec ce que le tailleur aurait à offrir et sous la main. Ce fut sa boutique... sur le coup Axel se demanda ce qu'il allait vraiment foutre dans sa boutique avec un semi cadavre de dragon sur les bras, mais la lumière fut et il se souvint que l'appartement de Narcisse se trouvait au dessus de la boutique et qu'ils devaient passer par là pour acceder à l'étage et entrer dans la partie habitable de l'endroit. La température changea dès que Narcisse mit les pieds dans la boutique, se rechauffant rapidement, devenant plus apaisant, plus réconfortant.
Le dragon somnolait presque lorsqu'ils entrèrent finalement dans l'appartement. Visite guidée très rapide entre la sale de séjour et la salle de bain, vue sur la cuisine très rapide dont il se fichait grandement. Son corps se tendit alors que l'autre en modifiait la position pour le poser sur le divan, la rembourure de celui-ci épousant la courbe de son corps de dragon, appaisant quelque peut ses courbatures. Le dragon poussa un soupire de soulagement avant de clore ses yeux et de se détendre comme il pouvait, la tention le quittant complètement. Il était tellement dans les vappes qu'il ne sentit pas que Narcisse s'éloignait et tomba un certain temps dans les vappes, frôlant le sommeil de très près, mais sans s'abandonner complètement aux bras de morphée. C'est la voix de Narcisse qui le ramena graduellement. D'abbord lointaine, puis plus forte, plus pressante. Sursautant, Le dragon revint à lui, haletant, légèrement en sueur.
Se redressant instinctivement, le jeune homme se passa une main dans les cheveux et sur le visage avant de se figer sur place et de fixer sa propre main pendant de longues secondes. À quel moment s'était-il retransformé au juste ? Il n'en avait eu aucunement conscience, était-il passé dans les vappes à ce point ? Soupirant, le pyromane s'étira en grimaçant de douleur avant de baisser les yeux sur ses prorpes blessures et de grimacer alors que les pensements avaient bouger. Soufflant doucement, le dragon prit son courage à deux mains et se leva du divan, se tenant au dossier pour éviter de tomber. Lentement, il se remit sur pieds, sans avoir à prendre appui ailleurs et se passa de nouveau une main dans le visage avant de se diriger vers la salle de bain ou se trouvait Narcisse.

- Tu te calmes....

Il soupira pour une énième fois, se tenant au cadre de porte pour éviter de s'éffondrer alors que sa tête se mettait à tourner. Après quelques secondre, le dragon s'approcha de l'autre, examinant ses blessures avant de grimacer.

- J'tai pas ratté... bouges pas tu veux ?

Doucement mais fermement, Axel pris les outils des mains de l'ancien militaire pour l'aider, sutturant comme il pouvait les blessures sur son bras avant de retirer les pensements de sur sa cuisse et de son bras pour en vérifier l'état et pour les désinfecter de façon adéquate avant de vérifier si elle saignaient encore. Heureusement pour lui, elles suitaient légèrement, mais ne saignaient plus a flot. Soupirant doucement, Axel claqua la fesse nu de l'ancien militaire avant de se diriger vers la douche et d'activer l'eau chaude. Il avait bien besoin de se décrasser après cette journée de merde.
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RUN ! Thats all you can do. (Mission : Une haine incontrolable) (Narcis)
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