I can see you. ❤ || Terminée.
Taryn
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Lun 8 Oct - 16:32


Taryn
Âge: 25 ans
Métiers : Direction Pôle  Emploi
Orientation sexuelle : Hétérosexuelle
Groupe : Terrienne (à don)
3 qualités: Empathique - Douce - Bienveillante
3 défauts :  Égoïste - Naïve - Émotive
Avatar : Mipha - Zelda No Densetsu (BOTW)
Pseudo(s) : Error 404
Âge : 22 ans
Comment as-tu connu le forum ? : ❤️  
Un avis ? : Burp.
Mot de passe :


Anima Mea :
Certains m’appellent le démon.
Pour d’autres j’incarne la renaissance, le fléau de la faucheuse.

Entre mes doigts se mit à luire ce don, cette malédiction. J’entamai et je parcourai le corps inerte qui gisait à mes pieds. Le visage tétanisé, figé dans la terreur de sa mort, il imprégnait la terre de son corps, renaissant dans une nouvelle vie, renouvelant le cycle perpétuel de cette vie cruelle. Tous, nous retournerons un jour à la terre, celle qui nous a vus naître car ce n’est dorénavant plus notre place.
Ce n’est plus alors par bonté que j’effectue ce qui causera mon ultime perte, ce qui dévore mon corps à chaque fois que je daigne utiliser ce pouvoir qui me ronge, qui ronge ma peau, mes os, qui flétrit chaque jour un peu plus mes organes. Alors mes mains saisissent le visage écorché, je sens la peau, ma peau fondre, la dernière note du requiem sonnait son glas et la douleur qui s’arracha à ma tempe me fit crier.

Douce accalmie d’une âme en peine, la douce lumière bleutée qui s’en échappa résonna tel un réconfort de mon désarroi. Ma main se tendit vers celui à qui j’avais arraché son éternel repos. La dernière action avant que la Mort ne le fauche, il pleurait, et il pleurait encore, face à moi, recroquevillé dans sa terreur. Bientôt, il fut dans mes bras, d’une chaleur réconfortante, je ne reçus que le vide douloureux qui nous séparait jusque dans l’au-delà. Il s’accrocha lui à mon visage, ce fut bref avant qu’il ne redevienne ce qu’il était, un fantasme, un spectre qui ne pouvait même pas profiter de sa vie. Je l’avais arraché à son repos éternel, celui qu’il désirait probablement, sa petit main caressa ma joue, je pouvais le sentir tel la caresse d’une brise légère. Mais ce fut tout. Les larmes gorgèrent mes yeux, avant qu’elles ne s’enfuient telles des perles roulant sur mon visage.

« Désolée. Pardon. Pardon. »

Ce mantra que je rêvais d’assener jusqu’au pardon tant espéré.

Le vent souffla, découvrit mon corps emmêlé dans une cape trop grande, je ne pouvais plus marcher, je ne le pouvais jamais après avoir abusé de ce pouvoir qui parcourait mes veines, il m’épuisait, tirait dans mes plus profondes réserves. Je vis dans son regard, à ses sourcils froncés qu’il n’était pas d’accord lorsqu’il vit l’état déplorable de mon corps, de ma peau. Les écailles cristallines, le don de Yang, de la corruption qui dévorait ma peau, elles recouvraient partiellement des zones que je couvrais pour faire disparaître le monstre que je devenais. Nacrées et transparentes, parfois aux reflets rougeoyants, chaque mouvement devenait alors une peine, un supplice.  Cette peste rongeait partiellement mon dos, mes genoux.

Puis. Ce pouvoir qui se déchaîne en moi, celui qui redonne vie à l’âme humaine, il entraîne ce corps dans la tourmente de la mort, désagrège et me pourrit de l’intérieur. Il s’extériorise par les pores, se gonfle et ruissèle en un liquide visqueux, bleu, transparent, et luisant. Je le sens. Je le sais, c’est l’artifice qui représente ma vie, celle que je perds à chaque fois que j’utilise ces mains pour donner de l’espoir à ces âmes. À celles que je libère de leur mort, de leurs cauchemars. Ce don qui me permet de les voir même s’ils se dissimulent, même si je ne puis rien de plus que leur apporter le réconfort. Elles sont toutes libres de choisirent leur destin. Toutes sauf toi…




J’étais Tahla. Enfin c’est le nom gracieusement offert par mes parents lors de ma naissance. Alors pourquoi Taryn maintenant. Ce n’est qu’un caprice que je me suis offert lors de mon ascension dans le cœur de l’île céleste. Dans Ariesten.

Tout porte à croire que je ne suis qu'une gentille fille qui curieuse de ce monde s’est juste introduite dans cette réserve interdite. Mais ce n’est qu’une façade qui se laisse dévoiler à ceux qui naïvement y croient. Je suis dévouée pour ceux qui le méritent. La réalité est tout autre de ce caractère décadent. Finalement je n’éprouve être que cette égoïste qui conserve ses biens les plus précieux.

Je danse et je chante pour ceux qui désirent m'écouter sur la place car seuls ceux qui ont voulu m’intégrer fut cette famille de saltimbanques. J’offre à tous le rêves d'un idylle dont on m'avait privée. Mais je souris car c’est l’espoir que l’on doit offrir aux plus jeunes. Graver dans les mémoires que la vie est trop courte.

Mais c’est le cœur lourd que je me découvre telle une intruse au cœur de ce monde charognard. Soyez en paix car je ne veux aucun mal à cette population. Juste offrir à celui que je chéris une vie qu’il mérite.




Ce n’est ni la peur, ni la foi qui changera le destin. Je le sais. Je le vois, je l’ai vu.

Ce n’est qu’une tare, un être qui se mêle à l’indignation humaine, celle d’où l’on perd les derniers espoirs pour notre race qui s’éteint doucement. La foule s’abreuve alors de la voix d’un tyran, celui qui offre l’espoir mais qui ne règne qu’en despote. Naïvement, on croit et on suit les convictions. Le savoir se perd dans le langage d’autrui, réduit en cendres par les années qui défilent.

Les rares instants de bonheur se perdent alors, on s’extasie devant la fresque du destin qui s’effrite doucement sous notre toucher malheureux. Il sourit, elle aussi, vous souriez tous comme des pantins que l’on a alors forcé pour paraître dans la belle parade du factice. Ce n’est qu’un tournant avant la destruction, n’est-ce pas ? Se terrer dans les ténèbres, s’armer de la terreur pour faire geindre les troupes lorsque la guerre frappe en plein centre d’une patrie, se disputer les restes d’une charogne sous peine de mourir de faim. D’une fin pitoyable où même les regrets ne méritaient que l’on s’y attarde. Je pensais savoir des choses de ce monde, cueillie dans le décor d’une reine, j’étais au sommet de ce royaume en déclin. Vous ne croyez pas en la sérénité ? Eh bien moi non plus à vrai dire. Hypnotisée par les vieux ouvrages qui décrivaient cette Terre comme étant belle et florissante n’est désormais plus qu’un champ de ruine où l’on étouffe de la corruption et la mort à chaque coin de rue, où le plus fort cogne et règne en maître dans cette jungle moderne. Au gré de ce temps qui s’égare, je vais vous conter mon histoire, celle de ma fin et de la sienne. Au grand jamais alors vous n’oublierez l’Empire des Sinclair de leur apogée jusqu’à leur chute.

« Sur ordre de l’empereur, personne ne doit franchir cette porte ! »


C’est ici que l’on m’a vue naître. Derrière cette porte que personne ne pouvait franchir, j’ai alors rejoint les cris d’une mère. Pourtant aussi petite que je fus, j’étais embrassée par le sein d’une mère aimante.  Tout semblait loin de la terreur qui régnait sur l’Empire fastidieusement construit par l’ordre de ma famille. Un simple gazouillement s’égara d’entre mes lèvres, je perdurais alors l’héritage de ma famille.
~~

« Tahla ! Reviens ici ! »


La vie se tissait, traçait mon chemin, je n’étais pas ce qu’on l’on appelle sur votre île, une enfant des plus sages. La curiosité me rongeait, je n’aimais pas rester enfermée dans les quatre murs que m’offraient ce logis. Au contraire, j’aurais rêvé connaître ce que ce monde avait à m’offrir, ne pas rester ignorante et en savoir plus que ces simples ouvrages que me racontait mère pour me coucher le soir. Au-delà de ma fenêtre, je voyais le havre boisé qui me tendait la main afin que je rejoigne l’extérieur. Pourtant, je fus réceptionnée avant d’atteindre la grande porte d’ébène. Un rire oisif s’égara de mes lèvres tandis que je tentais de me libérer de la prise de mère.

« Tu n’as donc peur de rien, petite teigne. »

Elle plissa les lèvres contrite, mais je le savais, elle aussi aurait voulu en rire de mes bêtises. Et j’étais pourtant bien ignorante de ce qu’il se tramait derrière ce mur. Le savoir est le pouvoir du monde, mais l’ignorance rendait le monde meilleur.
~~

Mère était une femme forte que rien ne pouvait ébranler. Père était un homme énigmatique, un étrange personnage qui nous vouait pourtant une attention certaine malgré le fait qu’il devait diriger son empire. Je crois qu’il nous aimait.  C’était difficile à dire, il ne parlait que d’un froid cynique. Beaucoup auraient pu dire qu’ils en auraient eu peur, mais pas moi, car il lui arrivait de me prendre sur ses genoux pour me conter l’histoire de cette contrée qu’il avait découverte. Des mages qu’il avait affrontés pour nous offrir ce havre de paix. Ses phrases mystérieuses m’avaient toujours laissée perplexe.

Pourtant, celles qu’il me porta à ce jour m’indigna, car aussi vertueuse que ce que j’avais voulu être, j’étais incapable de ne pas boire ses paroles envoûtantes. Sa main s’emmêla entre mes boucles flamboyantes, puis il déposa son menton sur le haut de mon crâne.

« Le monde hostile qui nous entoure n’est qu’une vaste plaisanterie des dieux. »


Nerveusement, je saisis entre mes dents l’ongle du pouce, la complexité de ses propos m’égarait, je lui jetais alors un regard empli par l’incompréhension, détaillant le visage qui ne perdait jamais de sa jeunesse éternelle, de sa beauté envoûtante. Si j’avais été mère, je pense qu’également, j’aurais pu tomber amoureuse d’un visage de perfection, j’avais eu par ma mère la couleur écarlate de ma chevelure, le regard doré m’avait été gracieusement offert par père.

« Si ta mère te garde à l’abri dans cette prison dorée, c’est que l’extérieur regorge d’un monde qui n’en voudra qu’à faire tomber ta jolie tête. »


La mort n’était pourtant que le commencement d’une nouvelle vie selon certains, tout se perdait pour un monde meilleur, j’en étais persuadée, c’était ce que les livres m’enseignaient.

« Et si vous aviez tort ? Si nous pouvions rendre à ce monde la superbe qu’il a perdu lors de la montée de l’île céleste ? »


Un rire rauque répondit à ma question probablement bien stupide, mais naïvement racontée par une fillette d’une poignée d’années. On veut croire à la perfection, au monde meilleur dans lequel nous pourrions vivre.

« Crois-moi, j’ai vécu assez longtemps pour savoir que c’est impossible. »


La caresse sur ma joue éveilla une lueur bleutée que je n’aurais su définir ce jour-là. Aussi faible fut-elle, je finis par lui annoncer doucement, inconsciemment.

« Père… Vous êtes mort. »


Il ne m’a pas répondu, mais son sourire me laissa avec des questions qui me hantent encore à ce jour. Car les âmes qui se dessinaient devant moi en ce moment étaient tant la sienne que celui d’un inconnu.
~~

C’est en grandissant que l’on se rend compte à quel point la vie est cruelle et qu’elle se charge de nous le répéter durement chaque jour. On aimerait se tromper, avoir tort lorsque l’on a raison. C’est souvent à mes propres dépens que je l’ai appris.

C’est à cette fenêtre où naissait mon paradis qu’arriva mon cauchemar, mon premier. Celui que je souhaiterais oublier, l’un de ceux que je m’efforce à laisser dans un coin de ma mémoire.
~~

J’ai pleuré, beaucoup, laissant les sanglots étrangler ma gorge, soutenue par un lien qui me semblait invisible. L’aube filtrait tout juste par la vitre brisée qui s’était répandue à même le sol.
L’homme était aveuglé par la haine, une animosité étrangère. La lame invisible semblait si proche de me trancher la gorge. C’était d’un comique absurde, un stéréotype si commun, mais je n’en étais pas moins la victime de cette histoire. Le visage relevé par cette main hideuse, je voyais trouble les corps de mes parents qui se tenaient face à mon agresseur. Je ployais alors, demandant pitié, car je ne voulais pas mourir, c’était si effrayant de la voir si proche, trop proche, prête à refermer ses griffes.

« Rends-moi ma fille. »

Une voix si glaciale, si loin de l’habituelle bienveillance dont ma mère pouvait faire preuve. On dit que les loups étaient des êtres protecteurs prêts à massacrer pour le bien de leur meute.  Ce fut pourtant père qui garda davantage son sang-froid, lui maître des carnages sur ses champs de bataille, où la lame sifflait et chantait la mort de ses adversaires.

« Tahla, ne pleure pas, si tu veux être digne de ma succession, tonna-t-il d’une voix autoritaire. Maintenant, tu vas lâcher ma fille, je pourrais me montrer plus indulgent et le sang ne coulera pas ce soir. »

Il reçut en réponse un rire tonitruant, aigre. Nous connaissions déjà sa réponse aussi mauvaise aurait-elle pu être. L’homme saisit ma longue tignasse pourpre, la lame entama la peau où une perle de sang la redessina jusqu’à s’écraser sur le sol. Ce fut sa dernière action avant qu’il ne s’éteigne inerte derrière moi. La masse s’écroula et personne ne bougea puis je  m’élançai dans les bras de mes parents. J’avais retenu mes derniers sanglots de terreur pour cet homme qu’était mon père mais un regard suffit avant que je ne m’effondre en larmes dans leurs bras.

« Ne t’inquiète pas. C’est fini. Tu as été courageuse. »


Cette voix chaude me réconforta un peu, mais je ne puis plus dormir durant des années, alerte au moindre bruit qui parcourait la demeure.
~~

Un hurlement d’agonie. Je me bouchai les oreilles, ne pouvant plus entendre cette torture qui durait maintenant depuis des heures. Le corps recroquevillé contre le torse de père, les mains posées contre mon crâne, j’attendais que ça se finisse. Ses doigts réconfortants s’étaient posé sur le sommet de ma tête qu’il caressait doucement.

« Shh… C’est bientôt fini. »

Puis plus rien, juste les cris d’un enfant, d’un nouveau-né. Ameryn. Mon frère.
~~

« Ta’… »

Les derniers ouvrages de notre cité. Ceux qui parlaient d’une magie qui me paraissait très sombre alors. S’extasiant sur les rites de la nécromancie et des mages qui s’y étaient essayés. Les drames de ceux qui ont essayé de tromper la mort.

« Ta’… »

Machinalement, l’ongle vint rencontrer mes dents, c’était fascinant, malgré les échecs ceux qui retentaient, se pensant meilleurs les uns que les autres.

« TAHLA ! »

Je sursautai lorsque cette petite teigne sauta sur mon dos. Je l’attrapai dans mes bras pour le serrer comme une petite peluche. Il était ce rayon de soleil au milieu du décor chaotique qui se dessinait chaque jour un peu plus autour de notre domaine.

« Qu’est-ce qu’il y a ? »

Je délaissai alors mon ouvrage pour lui porter davantage l’attention qu’il réclamait. Il me fit son plus beau sourire puis comme un petit animal, il enfouit sa tête dans le creux de mon cou. Il tendit ses mains derrière moi puis illumina la salle. Le blanc éclatant m’aveugla complètement, je ne sus ce qu’il avait fait mais je doutais que ça s’était simplement arrêté là. Puis lorsque je rouvris les yeux, nous étions tous les deux posés dans un champ qui s’étendait à perte de vue, tapissé de fleurs que je ne connaissais pas.

« Ame… »

C’était à couper le souffle, un univers qui semblait tout droit sorti de ces nombreux livres que j’avais pu lire. J’embrassai ce paradis du regard, plongée dans une contemplation, émerveillée. Le trésor à chérir à intégrer pour ne plus jamais s’en détacher. Je me tournai vers la petite teigne rousse qui parcourait les herbes comme un bienheureux. Il s’arrêta, se jetant dans les bras avec un ronronnement. Mes bras se lièrent autour de son corps chétif, et je déposai un bref baiser contre sa tempe.

« Où sommes-nous ? »

Il s’assit entre mes cuisses, suivant mon regard avant d'étendre ses bras tout joyeux, visiblement fier de m’avoir ainsi surprise. Mon menton rencontra le haut de son crâne, les yeux clos, écoutant paisiblement le silence de cette nature.

« Ce sont des souvenirs. »

Des souvenirs ? Quels souvenirs ? Il resta énigmatique, ne satisfaisant pas plus la curiosité qui me rongeait. Je m’allongeais sur ce sol puis égarait mon regard vers l’astre du ciel qui se vêtit de son manteau parsemé d’étoiles brillantes. La mémoire était un savoir fantastique. La petite terreur rougeoyante somnolait doucement dans mes bras et le magnifique décor se brouillait puis nous nous retrouvions à nouveau dans la bibliothèque du manoir.

Un souffle s’échappa de ses lèvres tandis qu’il se tenait toujours dans le creux de mes bras. Notre paisible idylle dans ce monde dessiné par le sang de ses victimes. Un souffle et la flamme de la chandelle mourut pour nous plonger dans la pénombre rassurante.

« Dors trésor, les rêves sont nos biens les plus précieux, soufflai-je. »

~~

Nous sommes les monstres, les renégats nés sous le règne imposant d’une divinité noire et absente. Nous étions alors ceux qui se tassaient sous la terreur d'un royaume sombre, égarant les quelques rêves d’espoir qui nous permettaient encore de survivre dans un chaos que nous ne pouvions observer qu'à travers la lucarne de la petite chambre. L’injustice, l’étau protecteur de nos vies.

Il dormait, lové dans la douce étreinte que lui offraient mes bras. Je m’étais surprise à ne pouvoir détacher mes yeux de son visage d’ange, de son corps qui n’avait pas encore subi la corruption de ce monde bien trop noir. Mais j’étais naïve. Beaucoup trop encore.

~~

C’était un brouillard ardent. Une explosion de fureur. Celle qui menait à notre perdition.

« Je ne suis pas un homme bon. »

Père avait tort. Car il était aimant.

« Ce que je touche deviens éphémère. »

Mais la destruction n’était que le départ d'un renouveau.

«  Alors que je parcours les âges et les nations, vous ne serez plus que les cendres d'un douloureux souvenir. »

La mémoire est immortelle, gravant nos âmes à travers les générations. Dans les récits afin que jamais ils ne se perdent dans le néant.

Sa main retraça le contour de mon visage, posant sur moi ce regard énigmatique, je n’aimais pas être ignorante de ses pensées. Qu’il ferme les lourdes portes de son esprit. Mais il planta face à moi le trident des Sinclair. Sans qu'une larme ne coule, mais le cœur brisé d’entendre les sanglots De mon jeune frère, de ma chair qui ne pouvait se détacher de cette tragédie. L’arme luisait de son plus bel éclat irisé, bien trop lumineuse face au drame de cette lourde perte.

« Relève-toi ma fille, car ce seront tes convictions qui mèneront à bien tes desseins. Prends donc cet héritage et marche la tête haute. »

Mes doigts se saisirent de la hampe, et je me redressai, quittant ma position agenouillée. Les rituels, le poids d’une cité en déclin qui serait bientôt mienne. J'inclinai la tête face à l’épée de Damoclès qui se construisait au-dessus de ma tête.

Je me détournai alors de père afin de déposer l'arme irisée sur le cadavre qui reposait dorénavant dans un cercueil de cristal. À peine fut-elle posée qu’elle s’enflamma sous le pouvoir de l’empereur.

« Que le repos soit éternel et paisible entre les bras de nos dieux qui nous ont abandonnés. »

Je vis alors l’âme qui s’échappa du corps de mère, s'envolant au gré des flammes. Le sourire serein, elle assena tendrement alors que je fus la seule à l'entendre.

« Par delà les frontières qui t'échappent, crois en l’espoir que tu peux apporter. Souris au monde car la paix n'est durable que pour ceux qui y croient. »

Je suivis sa disparition avant de m’effondrer à genoux puis sanglotait mon désarroi, répondant à l’écho de mon frère qui m’avait rejoint pour s’enfouir dans mes bras.

~~

La maladie, la corruption entraîne parfois avec elle l'âme des damnés. Ceux que l’on oublie ou ceux que l’on chérit. La vie était si cruelle avec ceux qui ne le méritaient pas. Désirer ce que nous ne pouvons avoir car l’Homme n’est donc jamais satisfait de ce qu’il reçoit. C’est ainsi, à nos dépens que nous l’apprenons. Avec douleur. Avec tristesse.

~~

Les cris de rage. La haine. La mort.

Comment connaître un pire sort que la mort elle-même ? Elle se gangrenait au travers d’une bataille de rage. La marque d'un souvenir traumatisant qui se gravait vicieusement. Le sol qui s’abreuvait du sang et de la chaire. Les lames qui s'entrechoquaient, le terrible sort que le destin nous réservait.

Vivre dans la peur que l’éclat de la lame nous fende de sa terrible sentence.

C’était la guerre, celle de fierté et de meurtre tout cas pour conserver notre royaume de sûreté. Décousu d’une réalité que l’on nous avait dissimulée. J’étais au centre d'un chaos meurtrier, désirant disparaître du massacre auquel je participais de ma propre lame, tournoyant de l’écarlate qui lacérait mes mains, mes doigts, mon corps, mon âme.
Mais pour lui. Pour ma famille, mon sang, je ne le laisserais jamais disparaître. Je le jurais au nom de l'impératrice des Sinclair.

~~

«Ame… »

Je crois qu’il pleuvait en ce jour. Que ma course était appuyée par le bruit humide de la terre. La boue couvrait dès lors mes jambes, mes vêtements déchirés, ma lame brisée.  Au milieu des flammes mourantes, je courais.

«Ame… »

Les ruines de notre royaume pris d’assaut, je n’avais d'yeux que pour ce qui se perdait dans le décor de l’enfer.

«Ame… »

Par les dieux.

~~

« Le nom des Sinclair n’est qu'une façade de notre apogée dorénavant détruite. »

Ces lourdes paroles résonnait dans mon esprit. De cette sentence qui ébréchait les cœurs les plus purs. Il s’éteignait doucement dans mes bras, couvert par le sang par la corruption de ce monde.

« Je ne meurs jamais car je le suis déjà tant de fois. »

Il sourit faiblement. Mais je n’avais pas le cœur à faire de même laissant mon visage s'enfouir contre son torse. La décadence, le meurtre faisait perdre mes vertus. Sa main se glissa entre mes mèches.

« Ne crains pour moi, nous nous reverrons bientôt. Je serai différent. Mais je serai toujours moi. »

L'âme ne s'égarait pas.

« Va. Retrouve celui que tu te dois de protéger. »

~~

Au travers de ceux qui assiégeaient ce qui était autrefois notre cité, notre idylle. Ma course s’était transformée en une marche douloureuse. La main fermée sur la garde, les jointures blanchies. La mort s’était installée dans les décombres de ce qui était notre manoir.

Elle tomba. Rencontra le pavé dans un bruit métallique.

Ame…
Ame…
Ame…

« AMERYYYYYN ! »

Un cri tranchant sous le regard de la lune moqueuse. Un sanglot de terreur. Je saisis le corps chétif. Sans vie de celui qui faisait rayonner mon cœur, abreuvait ma bienveillance et mon amour. Sa joue rencontra mon front tandis que je laissais couler mon désespoir.

Reviens. Reviens à moi.

Je le pleurais jusqu’à ce ma gorge soit sèche, je ne pouvais que le tenir contre moi. Espérant que le cauchemar n’était qu’un songe. Que je m'éveillerais bientôt à ses côtés.

Un gémissement de désespoir.

~~

Je suis restée ainsi des heures durant. Croyant aux miracles. Ceux qui n’existaient pas.

« Tu n’es pas mort. Hein… »

Car je serai celle qui irait contre la mort sous la lumière de mes mains.




©️️️️️AxyGry - Ariesten
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J'ai jamais vu une terrienne au faciès aussi cute mamacita
Viiite je veux la suite ;; ❤️❤️
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Calypso
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Wesh

j'attends ta fiche
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Mer 10 Oct - 16:48


Les terriennes devraient pas être aussi mignonnes, c'est interdit par les conventions d'Ariesten !

Hâte de lire ta fiche <3
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Alastaïr
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Mer 10 Oct - 17:44


MIPHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA---

Ohboy

La suite s'il te plait, c'est insupportable
Une terrienne en plus, c'est beaucoup trop beau
et ces illustrations, ce sont des perles

♥️♥️

_________________


Citation :
Droits de modération donnés à Ragnar le batard par Fuji la tapette

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Taryn
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Dim 14 Oct - 2:28


Grmbl ! ❤️ Merki vous êtes chou. ❤️

J'ai fini pour les impatients. dory
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Rose Cuningham
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Ach. 20 :
Dim 14 Oct - 17:04


Au commencement j'arrive tout feu tout flamme.


Et au fil de ma lecture, mon visage change.


Pour finir par être baigné de larmes.


Plus sérieusement, la petite bichette. :c En tout cas j'ai beaucoup aimé et je me suis surprise à réussir à bien m'imaginer ce qu'elle devait vivre, comment elle le vivait et où elle le vivait. J'sais pas trop mais j'avais beaucoup d'images en tête en te lisant, c'était très agréable ! Et bien sûr, Mipha.. Mipha quoi. On va pas s'étendre sur son sujet sinon on est là pour un bon moment. Par contre les dessins de l'artiste déchirent vraiment. Très noice pouvoir également, comme j'en ai pas parlé, me gusta mucho ! cute dog

Voilà, c'était une lecture bien agréable qui m'a momentanément soustraite aux tourments du RP et de ce fait, je te suis éternellement reconnaissante. ♥️ Je te valide sans soucis, file donc t'amuses avec cette jolie minette ! et prend soin d'elle didjou


Je te conseille de passer sur le recensement de l'avatar ! De plus, si tu es concerné par les pouvoirs, fais y un tour. Nous t'invitons par la même occasion à te trouver un ou des compagnons de rp, ainsi que de faire ta fiche de relation si l'envie t'en dit ! De plus, va aussi activer ta fiche de personnage dans ton profil, c'est important, c'est comme avoir un mini CV partout avec soi ! Pour rejoindre notre discord c'est pas ici que ça se passe : https://discord.gg/thZmcCN
Amuse-toi bien !
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