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Les héros n'existent que dans les films [Marsou♥]
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Mar 10 Jan - 6:37
Les héros n'existent
que dans les films

ft. Mars A. Walker

» Rumeurs

-Hey, vous avez entendu parler du justicier?

Tu levas le regard, intriguée. À ce moment, tu te trouvais à la bibliothèque de l’école en train de faire tes devoirs près d’une table où deux filles étaient assises... Face à elles, debout, une de leurs copines leur montrait du doigt un article du journal de l'école qu’elle tenait devant elles.

-Un justicier?

Curieuse, tu plissas des yeux pour lire le titre de l’article. « Potins: Un justicier dans les rues d'Ariesten »

-Ouais, apparemment on l'aurait vu en train d'empêcher un voleur de fuir avec la mallette d’un avocat ce weekend.. Ça ne serait pas la première fois qu’on parle de ce genre d’héroïsme venant d’un homme répondant à la même description!

Tu baissas rapidement le regard sur tes feuilles de notes, feignant te concentrer sur tes devoirs par crainte qu’elles ne remarquent que tu les écoutais.

-Oh arrête! Je suis certaine qu'on ne parle que de l’action d’un mec bien et qu’ils en ont fait toute une histoire pour attirer des lecteurs… On n’est pas dans un film chérie…

Tu eus un petit sourire. L’idée qu’il y ait un héros en ville t’excitait. Beaucoup même. Mais! Tu étais bien d’accord avec celle qui venait de prendre parole. Tu avais beau adorer les histoires de super héros et avoir une imagination plus que fertile, il était ridicule d’imaginer qu’une personne serait assez folle pour vouloir protéger la ville seul… autant rejoindre les forces de la police si on veut aider les gens non?

» You should stop daydreaming

Un super héros? Un vrai de vrai? À Ariesten? Dans la réalité?

Naaan.

Tu n'y croyais pas, pas du tout. Par contre, ça ne t'empêchait pas de penser à lui sans arrêt. Tu aimes les histoires et tu aimes t'accrocher à des personnages fictifs (c'est peut-être pour ça que tu as si longtemps eu des amis imaginaires hm...). Depuis un bon moment, tu ne cessais de penser à ce justicier et tu te créais des tonnes d'histoires. Et si vous vous rencontriez par hasard? Et si tout à coup tu étais en danger? Il viendrait te sauver? Tu aimais cette idée, tu aimais ce personnage et tu n'en démordais plus.

Mais, ce ne pouvait être que le fantasme d’une gamine en manque d’action… Déjà, pour attirer l’attention d’un héros, il faudrait réellement se trouver au beau milieu d’un énorme problème et d’un, tu te crois beaucoup trop prudente pour que cela puisse t’arriver, de deux, tu es beaucoup trop sage pour fréquenter les lieux malfamés et de trois, tu es invisible. Carrément. Dans le monde animal, un chat affamé chercherait une proie à bouffer et tu serais la souris en train de dormir entre ses pattes qu’il n’a jamais remarquée… Donc aucun voleur, pervers ou malfaiteur quelconque te verrait passez alors aucune chance de se faire attaquer. Bon tu ne te pleins pas de ne pas avoir de problèmes, mais disons que ça diminue grandement les chances de croiser un héros!

» Quand le dégoût entraine la folie

Invisible.

Mouais, c'est vrai, les gens ne te remarquent pas. En même temps, c'est de la faute à qui? Tu ne peux en vouloir à personne d'autre qu'à toi puisque depuis toute petite tu cherches à effacer ta présence pour éviter les ennuis. D'ailleurs tu es assez douée pour ça.. tu sais que baisser la tête en espérant qu'on ne te voit pas, ça, ça ne fonctionne pas. Tu sais, tu as de l’expérience, on te remarque d'avantages dans ces cas-là et l'humiliation peut être pire. Toi tu te caches dans la foule, porte un masque souriant, agit banalement.. du coup, on ne te remarque plus... c'est brillant mais... voilà, on ne te remarque plus.

C'est pour ça que tu as toujours la tête ailleurs à t'inventer des histoires, parce que tu n'as aucun courage, aucune initiative, tu t'ennuies alors tu t'inventes une vie... c'est... frustrant. Ça te dégoûte. Tu te dégoûtes.

C'est la nuit et tu n'arrives pas à dormir. Ce maelström de sentiments néfastes te brule la poitrine te gruge de l'intérieur et crée un véritable vacarme dans ta tête... Tu te relèves, tu n'en peux plus... Rapidement, tu te rhabilles et sors silencieusement de ta chambre, ne réveillant personne... ouah, c'est fou comment tu es douée pour passer inaper.. raaaah!

Tu enfiles ton manteau et tes bottes puis tu sors. Pour aller où? T'en sais rien. Peu importe.

Tes pas te mènent tu ne sais plus où, mais tu t'en fous, ça n'a pas d'importance. Tu commences à te sentir mieux. Tu es dehors, au beau milieu de la nuit, tu es courageuse. Ça te plaît, ça te rend fière.

Cette balade n'est pas une mauvaise idée, la vue de la ville plongée dans les ténèbres te plaît. Les lampadaires au loin ressemblent à des lucioles, les flocons de neiges sont énormes et fondent sur ta peau comme de la barbe à papa sur une langue. Tu réussis même à trouver une certaine poésie à travers les vieilles bâtisses miteuses de la ville. Tu n'as pas froid, tu es bien, tout va bien. Tu es courageuse.

Mais après quelques minutes de marche, le monde te semble un peu moins beau, certaines de tes "lucioles" sont mortes, tes morceaux de barbe à papa deviennent glacées, la poésie du décor commence à prendre la forme d'une scène de film policier... vous savez, le moment où la victime se fait tuer?..

C'est marrant... c'est comme si ton courage avait décidé de s'enfuir avec ta chaleur corporelle... tu as froid, tu grelottes.. tu n'es plus tellement courageuse..

-Et merde...

Tu te retournes rapidement, pressée de retourner chez toi, avance d'un pas puis fige. Tu entends un bruit, une poubelle qui se renverse. Puis des rires, gras, deux hommes qui, qu'avec le son, tu devines qu'ils sont ivres. Ils ont l'air de faire beaucoup de grabuge, tu les entends cogner et/ou casser des trucs. Normalement il ne t'en faudrait pas plus pour partir à la course, mais quelque chose t'en empêche...

Un énorme feulement.

- *****, elle m'a mordu la bestiole!

- Attends, attends, j'vais l'attraper.

Un chat... ils allaient s'en prendre à un chat..
Voilà. La colère revient. La folie aussi. Tu t'avances d'un pas assuré jusqu'à ce que tu puisses les voir, l'un d'eux tenant le chat par la peau du cou. L'animal se débat comme un fou et ses cris, comme de l'huile, alimente le feu de ta colère.

-Fichez-lui la paix!

Aussi violemment que tu le peux, tu pousses l'homme le plus près de toi, celui avec une trace de morsure à la main. L'ivrogne tombe et l'autre échappe le chat qui en profite pour disparaitre derrière toi. Tu échappes un petit soupir de soulagement puis fixes les deux hommes.

Celui encore debout te regarde, n'ayant pas l'air de comprendre ce qui se passait puis se met à rire de celui qui est étendu à terre. Ce dernier se relève difficilement.. même pitoyablement, mais son regard te fait regretter toutes les imbécillités qui sont passées dans ta tête ce soir...

-Et qu’est-ce que ça peut bien te foutre ce qu’on fait avec ce chat?!

Il se rapproche de toi jusqu'à te coincé contre un mur. Tu t’affoles, tu cherches quelque chose à dire.

-C’est… c’est… que.. c’est que c’est mon chat!

Bravo c’est déjà quelque chose, maintenant continues avec plus d’assurance?

-Mon père et moi étions en train de le chercher, on l’avait perdu en sortant de chez le véto cet après-midi!

Tu restes sur place un bon moment ne sachant plus quoi faire pour te sortir de ce pétrin.

-Bien! Je vais rejoindre mon père pour lui montrer dans quelle direction le chat est partie! Bonne soirée messieurs!

Tu le contournes rapidement, avances d’un pas puis te figes réalisant que le second saoulons avait bloqué l'accès à la rue sans que tu ne le réalises.

-Que…

Tu reculas un peu, le trouvant un peu trop près à ton goût puis l’homme derrière toi t’agrippe par le poignet pour te rejeter violemment sur le mur. Le choc fit sortir l’air de tes poumons et tu n’arrives plus a respirer. Il s’approche dangereusement jusqu’à ce que son visage se trouve à quelque centimètre du tien.

-T’sais ce que je crois? Rapidement tu fais non de la tête J’crois que tu t’fous complètement de not’ gueule… que stupide comme t’es, t’as voulu jouer l’héroïne en sauvant cette bestiole puante et qu'une fois que t’as compris ton erreur, t’as voulu t’en sortir en nous prenant pour des cons… tu nous prends pour des cons?

Tu paniques, tu n’as plus d’air. Tu sens sa grosse main graisseuse se poser sur tes lèvres puis tu te mets à trembler.

-Tu sais ce que j’ai envie de faire pou…

Tu ne le laisses pas terminer sa phrase, rester immobile t’est impossible, il faut que tu bouges, que tu te débattes. Tu ouvres grand la bouche et lui mords la main aussi fort que tu le peux. En un juron, il se recule un peu et tu en profites pour prendre une grande inspiration puis crier jusqu’à en érailler ta voix. Ton cerveau ne peut plus former de mots, ton instinct de survie prend le dessus : intimider avec ta voix, sinon alerter un allié.

L’homme que toi et le chat aviez mordu se rapproche de nouveau pour te donner un coup de poing dans le ventre. Te faisant aussitôt taire.

Bon… on peut laisser tomber l’option intimidation?

» Courage, comme tu es volage! Je te tenais il y a peu, maintenant j'ai un air piteux... En même temps va te faire fouttre avec ce que tu me fais faire..
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Ven 20 Jan - 1:16
La belle saison d’hiver n’est pas terminée, non. Certains disent qu’elle n’en est qu’à la moitié, que l’épais tapis de blanc s’invitera une nouvelle fois et couvrira les rues et ruelles de la belle ville d’Ariesten. Il est vrai que le froid est de rigueur cette semaine, il est vrai qu’il invite à rester dans les demeures, à s’enterrer sous des couvertures en compagnie de ses êtres chers pour de longues et douces soirées. Près du feu, autour de la télévision, autour d’un bon repas, dans la chaleur et les rires, dans le bonheur de connaitre une vie familiale épanouissante. Ah... comme ce temps lui semblait déjà bien loin. Il était loin le temps où il assumait toutes ces charges pour ainsi dire abandonnées par ses parents. Surveiller les plus jeunes, les aider pour les devoirs si besoin, sans cesse grimper dans les arbres, fouiller les tas de neige et le quartier à leur recherche, suivent le trouver sur le toit, sans trop savoir comment ils avaient pu grimper si haut. Fini ce temps de la trop forte responsabilité, à rater soir après soir le repas, le bruler à force d’être distrait, le renverser à force d’être bousculer par trois tornades... Tous ces moments d’exaspérations balayés par une parole, par un sourire. Comment aurait-il pu leur en vouloir ? Comment aurait-il pu s’énerver devant leurs grands yeux craquants ? Comment aurait-il pu souhaiter une autre vie, loin de tout ça ? Il ne l’avait guère fait, mais le résultat était là. Cette vie lui semblait tellement loin, et pourtant, elle ne datait que d’un peu plus d’un an. Un an à n’être plus personne, un an à ne plus être reconnu par personne, un an à ne trouver qu’un intérieur froid et vide à son retour du travail, un an à s’adonner à son devoir. Tout entier, il le fallait, sinon, pourquoi avoir succombé ce soir-là ? Un an à n’être qu’une ombre parmi les ombres, sans nom, sans passé, sans réel avenir sinon celui qu’il s’est choisi. Justicier sera sa force, il deviendra la bouclier les opprimés et des faibles. Persuadé d’être sur la bonne voie, d’avoir fait le ‘bon choix’ qu’un autre avait pourtant fait pour lui. Pour pouvoir justifier ses actions, pour justifier sa mort, pour justifier son retour parmi les vivants.
Cette première saison d’hiver et de fêtes familiale, Mars l’avait passée avec un certain vague-à-l ’âme. Il aurait mille fois aimé être là pour monter et décorer le sapin, pour aider à préparer la maison, pour massacrer le repas de fête et tout même le trouver succulent... Il aurait adoré. Mais en une année, rien n’avait changé pour lui. Il ne pouvait guère se présenter dans cet endroit que lui seul reconnaissait comme sa maison. Il n’était qu’un étranger désormais et voir ce reflet de l’inconnu s’épanouir dans le regard de ses sœurs et de son frère était au-delà de ses forces. Il avait passé une partie de la saison dans ce chalet au milieu des bois, entouré des invités de Ying. De très bonnes soirées où il avait pu oublier un peu son quotidien répétitif. Mais cette période eu une fin et le marasme faillit l’emporter... Jusqu’à cette nuit. Cette nuit qui restera à jamais gravé au fond de sa mémoire. Juste une nuit, une nuit dans les bras d’une femme des plus superbes. Une nuit d’oubli, de partage et de plaisir... mais juste une nuit. Au diable les dictas de son cœur, jamais il n’irait à l’encontre de la volonté de sa douce amie... Au diable ce pincement qu’il ressentait à chaque fois qu’il comprenait qu’il ne serait qu’une erreur de parcours, loin, si loin de pouvoir devenir plus. Au diable tout ça. Et pourtant, ces images, ses sensations gravées sur sa peau, étaient devenu déjà inoubliable. Juste une nuit d’oubli, où il n’était plus ce héros sans peur et sans reproche, où il n’était plus ce fantôme de frère sans fratrie. Il avait eu besoin de ça. Vraiment.
Même les plus grands héros ont leur faiblesse et si celui d’Ariesten n’arrivait à regretter sa mort, il ne pouvait oublier qui il avait été il n’y a pas si longtemps. Un grand frère, une personne de confiance, sur qui on peut toujours compter. Souvent, pour calmer un peu sa peine, il se disait que c’était mieux ainsi. Ainsi rayé de l’existence, il n’était plus une menace pour sa propre famille, sur ses amis. Les milieux qu’il fréquentait, sans jamais cacher son identité réelle, étaient des plus dangereux, ses adversaires aussi. Les représailles n’en seraient que plus terribles. Et si au début, on lui riait souvent au nez quand il déclamait son discours d’introduction, ses excursions régulières dans les bas-fonds, pour rétablir la justice, commençaient à en énerver plus d’un. Sa légende se propageait dans la ville et le murmure se levait porté par les voix de la révolte contre l’oppression et la corruption. Exactement ce qu’il voulait, évidemment. Et pas question d’arrêter désormais. Il s’était aventuré bien trop loin sur ce sentier pour abandonner maintenant.
Cette nuit, presque comme prévu, les flocons se sont invités. Le froid reprend son trône, heureux de faire naitre givre et vapeur dans la gorge des imprudents de sortie. Et, parmi ses imprudents, on retrouvait une fois de plus le jeune héros autoproclamé d’Ariesten. Une patrouille de plus, ainsi enfermé dans sa combinaison de travail immaculée. Elle se rehausse d’une écharpe rouge vive, comme pour se distinguer du tapis de blancheur qui couvre les pavés, et de ses initiales brodée en lettre d’or dans son dos, comme pour hurler au monde le héros qu’il est. Mars n’est pas souvent discret dans ses expéditions, une fois ses cibles repérées, il ne lui faut guère beaucoup de temps pour venir les bousculer de lui-même, avec peu de succès généralement. Il sait se battre, mais il sait surtout prendre des coups. ‘Mieux vaut sur lui que sur la victime’ mais la douleur reste présente. En cette nuit, c’est sur les toits qu’on le retrouve. Toutes oreilles de fourrures dehors, il est et reste à l’affut du moindre danger, de la moindre ombre suspecte. Il passe de toit en toit, saute de corniche en canalisation, prend des chemins détournés qu’il a appris à connaitre avec le temps. Le chemin de travers des animaux, et, quelque part, il en est aussi. Il ne peut réellement compter sur l’éclairage public pour l’aider, mais il est pourvu de ses sens de panda roux, animal nocturne par excellence. Il ‘voit’ aussi bien qu’en pleins jour, ‘entends’ mieux qui quiconque, ‘se déplace’ avec grâce et agilité. Là, sur les toits des rues et ruelles mal famées de la ville, il est chez lui, sur son territoire.
Un tapage inhabituel attire son attention. Cette nuit encore, il devrait intervenir. Cette nuit encore, il prendrait et donnerait des coups pour d’autres. Tel est son devoir de justicier. Des voix s’élèvent, sèches, saccadées, trop fortes pour être anodines et il se laisse guider par elles. Droite, gauche, il avance, bondit, s’accroche. Les cabrioles sont de son âge, elles sont même de sa race. Il se balance et manque de chuter mais toujours se rattrape. Les chemins de traverse sont son domaine. C’est dans la pâleur des étoiles que la scène se découpe en contrebas. Deux hommes, une femme et... un chat ? Une scène des plus étrange dans cette ruelle sombre et sale, surtout quand on remarque que la jeune femme n’a guère le profil du quartier. Elle n’est pas habillée pour le « travail » et, de toute manière, celles qui « travaillent » par ici préfèrent désormais se réfugier dans la maison close. Plus sécurisée, plus propre, une bonne initiative ? Peut-être, peut-être pas. Mais elle... elle qui est trop loin pour être détaillée encore, n’est pas de « ce » genre là. Elle n’appartient pas à ce monde, contrairement aux deux individus qui l’encadrent. Ils lui bloquent le chemin, le passage. Les voix s’élèvent, la situation s’envenime. L’un des deux est trop proche, trop proche pour que ce ne soit pas une situation de danger. Un juron, un hurlement, Il est temps pour lui d’intervenir. Mars descend de rebords en rebords et parvient à l’escalier de service de l’immeuble. Vite, il sait qu’il n’a guère le temps de s’attarder. Quelqu’un a besoin de lui.
Arrivé au sol en un bond, il se relève et court. Il doit rattraper la scène qui se décompose plus loin dans la rue. Un coup de poing, il ne doit plus tarder. Il s’élance, il y est presque. Il sait ce qu’il a à faire : se stopper, hurler son nom, mettre en garder les malfaiteurs, sauver la fille. Il parvient toujours à sauver la fille. Mais, cette fois-ci, rien ne se passe comme il le prévoit. Son regard bleu entrecroise celui de la victime et s’écarquille en le reconnaissant. Il ne s’arrête plus. Il ne s’arrêtera plus, car son sang ne fait qu’un tour. Aussi vite que la rage s’invite dans ses veines, il accélère, et renverse d’un coup d’épaule l’agresseur principal. Un son étouffé sort de sa gorge répugnante, sait-il seulement à qui il a affaire ? Qui a-t-il osé toucher ?! Le héros se relève. Lui n’est pas aviné, lui n’a pas de problème d’équilibre. Protéger, il doit la protéger. Il se poste en conséquence, sépare la victime de la répugnance gisant au sol. Le poivrot jure, il se relève. Il n’est pas content, mais en cet instant, Mars s’en fiche. Il se fiche d’hurler son désir d’héroïsme, il doit la protéger, il doit protéger sa sœur. Aussi, il attaque, lui qui se cantonne habituellement à la défense. L’ennemi est lent, il ne voit pas ses poings arriver et s’écraser dans ses côtes. Il ne voit pas ses jambes arriver et lui faucher les tibias. Le sol lui va mieux, à lui, la lie qui a osé toucher à un cheveu de sa précieuse famille. Dommage, quel dommage qu’il n’ait guère remarqué le second assaillant, plus fourbe, lui et son lancer bouteille pernicieux. En pleine tête, s’éclatant en un millier d’éclat tranchant, le récipient s’écrase, et le fait tituber en arrière. Il essaye de reprendre ses esprits mais est repoussé contre le mur. Le dialogue s’engage.

« Qu’est-ce tu fous pauv’ c*n ?! C’est pas tes affaires ! »

Un temps, le monde est flou, un peu trouble mais le son gras de cet homme lui fait reprendre ses esprits. Ils sont désormais deux contre un, prêt à l’abattre. Mais lui ne se démonte pas. Non, jamais. Il adresse un large sourire confiant à la victime de la soirée, qu’il aurait ne jamais rencontrer en de pareille circonstance.

« Ça va aller, je suis là maintenant. »

Combien de fois n’avait-il pas prononcer ces paroles de réconforts ? Elle sonnait si naturellement dans sa bouche. Il s’avance de quelques pas, il est prêt à faire face. Il est prêt à protéger. Sa main remet de l’ordre dans sa chevelure, dégage les bris de verre tranchant, puis pointe, accusatrice, les malfaiteurs. Sa voix s’élève, forte, confiante, il ne peut pas perdre. Il ne doit pas perdre.

« Je suis Mars, héros défenseur d’Ariesten ! Au nom de la Justice, je vous arrête ! »


Et pour raisons personnelles, il ne les laissera fuir. 
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Ven 27 Jan - 1:59
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L’air.

Mélange de gaz présent dans l'atmosphère de la terre. C'est un élément plus qu’important qui, avec tant d'autres substances, permet la vie sur terre. Tu sais ce truc que tes poumons ne sont pas capables d’aspirer?

Tu manques d’air, ça brûle, tu suffoques, tu paniques. Tu n’arrives plus à rien, ton corps ne te répond plus. Il reboot. Seulement, un truc semble ralentir son redémarrage, un virus : la peur. Ton esprit se perd dans un labyrinthe de terreur et n’arrive plus à trouver quel programme démarrer en premier. C:\Faith\Poumon\Inspirer ou C:\Faith\Jambes\Courir? Est-ce que seulement l’un de ces deux programmes est toujours fonctionnel? Dans ta tête, tout est sursaturé de messages d’erreur. Tu n’arrives plus à analyser quoi que ce soit.. Erreur. Erreur. Terreur… et tu restes figée comme un robot bogué, pliée en deux par la douleur.. devant les deux hommes …

Respire, respire… Lentement, ça redémarre, tu prends une inspiration. Courte. Ça fait mal. Dans un gémissement, tu expulses rapidement l’air que tu viens si difficilement d’acquérir et ton corps se crispe. Allez… Les bras serrés contre ton ventre, tu essaies de reprendre ta respiration encore.. puis encore, jusqu’à ce que tes poumons aspirent et expirent l’air sous un rythme plus ou moins normal.

Tes jambes qui te faisaient chanceler il y a peu reprennent une position un peu plus stable et ton visage se relève difficilement dans le but d'observer l'homme qui t'avait frappé. Tu ne sais pas te battre, pas du tout même, tu n'as aucune force dans tes poings et c'est même toi qui se blesses lorsque tu essaies de frapper.. Mais! Tu es en forme, tu es rapide, tu peux... peut-être... non. Ton expression ne cesse de passer de la détermination au doute, mais au fond, tu le sais, tu n’as aucune chance, t'es foutue, ça te sert à rien d'essayer de trouver du courage, tu es faible, voilà tout.

Un brouillard de larmes viens déranger ta vue alors que tu réalises que tu es coincée. Tu désespères mais aucune larme ne coule, pas encore. Tu te refuses de pleurer par crainte de montrer ta faiblesse et de les encourager à faire plus. Mais tu ignores quoi faire et ressens la panique refaire surface alors que le temps s'accélère... à moins que la douleur t'avais donné l'impression que le temps avait ralenti? Tu regardes autours de toi, tout est flou. Tu cherches, puis..

Un éclair blanc et rouge. Une forme, une personne se place entre toi et ton agresseur. Tu ne réussis pas à le voir clairement, mais déjà, un petit apaisement se fait sentir. Tu n’es plus seule. Quelqu’un vient de dresser une barrière entre toi et le danger. Tu n’es pas sauvée, mais reste que ça te soulage.

Une larme coule, tu l’essuies aussi tôt avec la manche de ton manteau, frottant du même coup tes yeux pour éclaircir ta vue, heureuse que personne ne le remarque. Parce que bien sûr tu es soulagée qu’on ne te voit pas pleurer. Tu trouves le moyen d’être orgueilleuse à ce moment. Si jamais tu meures dans cette ruelle ou bien si jamais tu finis à l’hôpital au moins, on pourra dire que malgré le fait qu’on t’ai retrouvé étendue au beau milieu des déchets, tu as su affronter cette terrible mésaventure sans pleurer, comme une grande! Mais bon… on ne peut apparemment effacer cette partie de ta personnalité, tu as horreur qu’on te voit pleurer.

Tu le regardes, celui qui est venu te défendre, puis tes oreilles se dressent sur ton crâne alors que ton regard devient surpris. Tu le reconnais. Malgré le fait qu’il soit dos à toi, tu sais qui il est et tu n’arrives pas à décrocher ton regard de lui, comme si tu refusais de croire que ce soit réellement lui, il ne peut pas se trouver devant toi… et pourtant tu le vois: pas très grand (bon.. tu n’es pas plus grande que lui non plus..), blond, habillé en blanc, foulard rouge au cou… Tu te rappelles de la conversation que tu avais entendue à la bibliothèque, la description qu’on avait donnée dans le journal de l’école…

C’est lui. Le héros d’Ariesten.

Toujours sous le choc, tu le regardes s’attaquer à celui qui t’avait frappé… puis... rien en fait. Tu restes là sonnée. Encore. Comme l’idiote que tu es. Tu penses que tu devrais en profiter pour fuir, te réfugier dans un endroit sûre, appeler la police peut-être, mais tu ne fuis pas... Clignant des yeux comme pour te sortir de ta léthargie, tu cries.

-Atten..!

..tion? Trop tard. Ton temps de réaction est beaucoup trop lent, tu le vois se prendre la bouteille de verre derrière la tête. Idiote. Si tu pouvais arrêter de paniquer pendant qu’un autre d’aide, ça serait bien non? Par chance, tu ne fus pas touché par les éclats de vers, mais le justicier lui, perd pied et se retrouve rapidement à la merci des deux hommes. Des larmes se remettent à te piquer les yeux.  Et pourtant il te sourit. Il te regarde. Tu ne peux pas pleurer. Bizarrement, son sourire t’aide à ne pas retomber dans la panique.

Ça va aller? Vraiment? Vu la situation dans laquelle ils se trouvaient tous les deux… par ta faute d’ailleurs… ça ne présageait rien de bon… Mais pourtant, quelque chose te pousse à croire que ça allait effectivement bien aller. Et ta confiance se rétablit quelque peu en même temps qu’il se redresse.

-Je suis Mars, héros défenseur d’Ariesten ! Au nom de la Justice, je vous arrête !

C'est comme dans un film.. Non! C'est mieux qu'un film! Dans les films, tu imagines ce que les personnages ressentent lorsqu'ils reçoivent de l'aide inespéré... Là, derrière le héro qui se tient fièrement debout, tu vies l'émotion. Tu n'es plus seule, il est venu pour toi; tu n'es plus perdue, il est venu te redonner espoir.

...Mais là... maintenant... tu fais quoi?

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Sam 25 Fév - 17:15
Autant qu’il s’en souvienne, jamais, jamais l’adrénaline n’avait couru si puissamment dans ses veines. Peut-être que si, peut-être une seule fois, dans les derniers instants avant l’obscurité glacée, avant que la terre ne le recouvre, avant qu’il ne soit plus. Avant qu’il ne revienne, de mort à vivant, sans réellement l’être. Peut-être qu’à cet instant précis, la panique s’était emparée une dernière fois de lui avant qu’il ne ferme les paupières pour un temps qui aurait dû être infini. Définitif. Comment le savoir ? Tout ce qui lui reste de ces ultimes moments ne sont qu’un flou et une volonté brulante. Celle de retrouver une personne, sans jamais réussir à se souvenir de quoique ce soit la concernant. ‘Elle’ a besoin d’aide. Mais ‘elle’ attendra. Juste un peu plus longtemps. Le héros ne l’abandonnera pas, il n’abandonne jamais même quand tout espoir semble éteint. Sans l’intervention d’une divinité, il ne serait plus. Sans cette intervention, il ne courrait pas les rues nuit après nuit. Sans cette pitié, il serait là en ce moment pour combattre. Combattre vraiment. Mais peut-être que sans cette même intervention, elle ne serait pas dans cette situation. Comment le prédire ? Il ne sait à quel point sa disparition a pu les atteindre, les changer. Il n’a jamais osé. Osé les revoir, osé rentrer, osé y retourner. Il n’a jamais osé et maintenant c’est comme si c’était eux qui revenaient à lui. Sans le savoir, car seul lui sait ce qui n’a jamais existé.
Pour la première fois, ce n’est pas son devoir qui parle, ce n’est pas le justicier qui s’exprime au travers de ses mots, de ses gestes. Non, ce soir, sa rage alimente celui qu’il est et a été, celui qu’il n’est plus. L’ainé de la fratrie, le grand frère protecteur, toujours là, sans relâche, sans jamais baisser les bras. C’est la tête pleine d’interrogations qu’il protège la dernière personne qu’il aurait aimé apercevoir dans cette ruelle sordide. « Que fait-elle ici ? » « Pourquoi est-elle sortie en pleine nuit ? » « Est-elle seule ? Ou est-ce que les autres l’ont suivie ? ». Inquiétude. Il ne devrait pas, mais ne peut s’en empêcher. « Dieu... pourvu que personne d’autre ne l’ait suivie dans ce coin horrible de la citée ». Il ne le supporterait pas si quelque chose leur arrivait à tous. Il est sur son territoire, choisi exprès pour pouvoir se rendre utile. ‘Au plus proche du danger’. Il est sur son territoire, choisi exprès pour être certain de ne plus croiser ce qui fait mal, si mal. ‘Au plus loin d’eux’. Car cela fait si mal, plus que ces coups, plus que le verre brisé, c’est ce choc au cœur qui fait le plus mal. Mais il est debout, comme toujours. Mais il sourit, comme toujours. Mais il rassure, comme toujours. Mais il protège, comme toujours. Et à jamais.

N’est-il pas le justicier d’Ariesten ?

N’est-il pas ce clown blanc qui intervient quand tout semble désespéré ?

N’a-t-il pas offert son nom, son existence entière en pâture à la lie de la populace ? Cible parfaite, bouclier de papier voué à la Seule et Unique : la Justice.

Il sourit. Il sourit toujours, même quand le cœur n’y est pas vraiment. Il sourit toujours, même si une rage et une colère sourde lui laboure le ventre. Le combat de ce soir est on ne peut plus personnel. Personne. Personne n’a le droit de lever la main sur sa famille, même si ce n’est plus vraiment la sienne. Deux contre un, rien n’est plus déséquilibré. Mais il ne perdra pas. Il ne peut pas perdre. Cette personne si chère, effrayée derrière lui, lui donne force et courage supplémentaire. Il n’a pas l’avantage, et ils le savent. Les avinés ricanent doucement dans leur barbe, prêt à prendre une revanche grotesque d’une situation qu’ils ont pourtant provoqué. Ils sont responsables. Ils sont ‘hors-la-loi’ et pour avoir osé s’en prendre à la mauvaise personne, il sera sans pitié.

Le savent-ils seulement ?

Ils s’approchent. Il ne peut reculer. Il est confiant, du moins, il le semble. Le doute ne peut s’installer sur ses traits, même si ses oreilles animales se dressent, deux tâches rousses dépassant des blés, à l’affut du moindre bruit. L’adrénaline l’aide à tenir et à ignorer le bourdonnement léger. La rage le fera combattre, automate de vengeance. Le plus imposant se fait menaçant alors que l’autre, le ‘fourbe’ en retrait se baisse et ramasse ce qui semble être la partie supérieure de la bouteille en verre. Dans l’esprit héroïque, la scène se dessine déjà. Il devine leurs intentions, parce que les sales types dans leur genre usent toujours des mêmes stratégies. Il est petit, il le sait. Sa carrure n’est guère suffisante, il le sait. Il le sait et a appris à en user à son avantage.

L’imposant charge, dans un hurlement qui semble à peine humain. Le héros se décale, force la trajectoire à obliquer sur lui et non vers sa précieuse ‘princesse’. Puis, au dernier instant, il fait un pas de côté. Entrainé par sa propre masse et sa vitesse, l’assaillant n’arrive à se stopper directement. Aussi, il en profite et un coup sec et rapide dans le tibia finit de le déséquilibrer. L’imprudent s’écrase lourdement. Mais ils sont deux. Le ‘fourbe’, plus léger, profite de l’efficace diversion. Il use de sa lame improvisée, pense se cacher dans les ombres de la nuit qui créent des angles morts pour frapper. Ne sait-il pas que les pandas roux sont des animaux nocturnes ? Non, bien sûr que non. Il ne sait pas que dans cette demi-pénombre glacée, propice à l’apparition de volutes de vapeur, le héros le ‘voit’ parfaitement. Il le ‘perçoit’ si bien dans le silence étouffé par la neige. Et déjà, alors qu’il semble pris dans son combat contre le plus imposant, ses sens se tournent vers le deuxième assaillant qui s’avance pour le poignarder. Au dernier instant, le justicier se déplace et, dans le même mouvement, se saisit du poignet assassin. Il le tort et force la chute de l’objet dangereux. Il profite alors de l’effet de surprise. Son autre main rejoint la poitrine de l’assaillant. Il se saisit de sa veste et en profite pour le renverser. Il maintient la pression, pas question qu’il se relève. Pas question. Il doit en profiter pour l’immobiliser pendant qu’il en a encore le temps. Mars profite du choc de l’individu pour le tourner sur le ventre, pour s’accroupir sur lui et le maintenir au sol. Le ‘fourbe’ gigote mais il tient bon. Sa main se détache de l’ennemi alors que l’autre maintient celles sales de l’aviné dans son dos. Le justicier sort de sa poche un collier de serrage en plastique noir. Le noir est pour les criminel. Les menottes lui sont interdites, il n’est et ne sera jamais policier après tout. Mais rien ne l’empêche d’entraver ces hors-la-loi avec du simple matériel de bricolage.

« Au nom de la Justice, je t’arrête ! »

Mais il ne reçoit que des grognements et des insultes à sa tirade héroïque. Trop concentré sur la bataille qu’il a menée, il ne le remarque pas mais l’imposant se relève. C’est une sourde colère qui guide ses mains graisseuses autour de son cou. Surpris, le héros n’a qu’une réaction de reflexe pour se protéger, celle d’agripper ce qui menace de lui briser la nuque. Quelle poigne, il en a le souffle coupé et lutte vainement à chaque seconde pour le reprendre. Sa tranchée s’écrase face à la force de taureau. Son cœur s’emballe un peu plus, ses poumons cherchent encore et encore à recueillir de l’oxygène pour survivre. Il doit réagir. Ça ne peut pas se finir comme ça ! Il ne peut pas. Il ne peut pas mourir à nouveau. Il ne peut pas abandonner de nouveau sa famille ! Elle compte sur lui, peut-être plus que jamais auparavant ! Mars relâche sa prise, et détend ses muscles. Il feint l’inconscience, juste une seconde. Une précieuse seconde d’inattention, avant la riposte. De toute ses forces, il propulse son coude dans les côtes de son agresseur. Une fois, deux fois, trois fois. Sa vie en dépend, aussi rien ne retient ses gestes. Il est faible, mais il sait où frapper. L’emprise se détache, l’imposant se courbe légèrement sous les coups. Grave erreur. Le héros lui assène un coup avec l’arrière de son crâne. Le cartilage craque, aussi surement que le contrecoup de sa blessure passée à la tête. Les insultes pleuvent alors que, haletant, le justicier se relève avec lenteur. Il se retourne avec l’agresseur à genou qui maintient en place ce qui a été son nez, ce qui n’est plus qu’une macule de sang. Pour sûr, il a dû répandre sa substance sur sa tenue immaculée. Soit. Ça arrive bien plus souvent qu’il ne le voudrait.

« Pu*** mais t’es taré ou quoi ?! Tu m’as pété le nez ! »

Pas de réponse. Le héros a encore du mal à se remettre des assauts. Le paysage autour de lui tourne, tourne, tourne encore. Sa tête bourdonne et résonne. Il secoue la tête et tente de se focaliser sur sa cible. Il doit l’empêcher de nuire. Il doit le livrer. Lui plus que quiconque. Il n’est guère clément. Il ne l’est jamais avec eux. Une attache dans les mains, il s’approche.

« A terre ! Je t’arrête ! »
Mais l’imposant n’est pas enclin à obtempérer. « Mais va te faire f***** ! C’toi qui est bon pour la taule ! »

Le héros passe alors dans son dos et le force du plat de sa botte à rejoindre le sol. Tout comme pour l’autre agresseur, il lie ses mains dans son dos à l’aide de l’attache de plastique. « T’as pas compris on dirait. Je travaille pour la Justice ! »

Son devoir fait, il se relève une nouvelle fois. Un peu trop rapidement, puisqu’il titube et manque de trébucher. Mais il se rattrape, pas question de s’effondrer maintenant. D’abord, il doit s’assurer qu’elle va bien, sa raison de se battre. Son sourire revient, presque triomphant. Plus que celui du justicier, c’est son devoir de ‘grand frère’ qu’il a réalisé. Et Dieu, ce qu’il peut en être fier. Il brise la distance qui les sépare. Elle est comme dans ses souvenirs, sa chère, si chère petite sœur. Il n’a pas oublié. Les paroles échangées, les temps passés ensemble, tous ensemble. Il n’a rien oublié.

« F--» Au dernier moment, il se rattrape. Il n’a guère le droit de semer le doute. Et ça fait mal. « Est-ce que ça va, mademoiselle ? Vous n'êtes pas blessée? »
 

« Me reconnais-tu ? » lui brule les lèvres. Mais il connait déjà la réponse, aussi, elle ne franchit pas la barrière de ses lèvres. 
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Lun 27 Fév - 6:05
Les héros n'existent
que dans les films

ft. Mars A. Walker

» Tu fais quoi?! Tu fais rien..

Une statue. Tu restes là immobile, observant la bagarre sans savoir ce que tu peux faire. Et puis... que peux bien faire au juste? Sais-tu te battre? Es-tu suffisamment forte, assez agile pour faire pencher la balance du bon côté? Aurais-tu une information utile qui pourrait aider le héros qui te défendait? À toutes ces questions: non. Tu es inutile, dans cette scène de violence, tu fais partie du décors, rien de ce que tu puisses faire ne sera utile au jeune homme.

Tu sers les dents en songeant à la principale raison pour laquelle tu étais sortie. Tu cherchais quelque chose, une preuve, tu avais voulu te prouver que tu es courageuse, que tu n'es pas faible. Tu n'es pas faible et Ying, ou le destin, peu importe qui, te donnait l'occasion de le prouver, il t'offre l'occasion idéale pour montrer ton courage, saisies-la! Mais rien. Rien du tout, tu ne fais qu'observer, spectatrice silencieuse, béate.

Inutile. Aie, ça, ça fait mal. Tu es inutile. Ta queue de panda roux vient se serrer autour de ta taille par réflexe, un peu comme pour te protéger. Tu la serres entre tes petits doigts. Imbécile, bonne à rien. Tes mains ses serres un peu plus, ébouriffant l'épaisse fourrure sous tes doigts. Tu n'aurais jamais dû sortir à une heure aussi tardive, tout ça est de ta faute. Tu serres si fort que tu arrives à sentir chacune des vertèbres qui forment ta queue. Ça commence à te faire mal. T'en a rien à faire, tu le mérites.

Oh bon sang. Un cri s'échappe de ta gorge. Il l'étrangle, l'un des ivrognes est en train d'étrangler le héros!

-Arrêtez! Lâchez-le!

Silence, aucune réponse, aucune réaction. Tu aurais pu ne rien dire et tu aurais suscité autant d'attention. Ta queue s'échappe de tes mains, comme si elle possédait sa propre volonté et te fuyait, puis tu te penches, prête à bondir au dos de l'attaquant, prête à lui enfoncer tes doigts dans les orbites de ses yeux s'il le fallait, s'il n'arrêtait pas. Une chance que tu es pacifiste.

Lâchez-le!

Plus aucun mouvement, il ne bouge plus. Tu figes aussi. Il est...? Tu ne penses plus, ne respires plus, ton corps cesse de fonctionner. Ah non, ton système lacrymal semble fonctionner encore lui, tes yeux te brulent encore puis tu trembles de tout ton corps.

Et paf, il se remet à bouger, il frappe. Tu tombes sur les genoux, soulagée. Impuissante comme tu es, tu commences à te faire à ton rôle de spectatrice et observe espérant de tout cœur que tout allait bien se terminer pour le blondinet.

Une fois les hommes maîtrisés, il se retourne, se dirige vers toi. Tu le dévisages, scrute son corps, remarques chaques petites blessures. Une larme fuit ton œil droit, coule le long te ta joue. C'est de ta faute.

-Est-ce que ça va, mademoiselle ? Vous n'êtes pas blessée?

Tu le regardes un moment, sans rien dire. Une autre larme coule de ton autre œil cette fois, laissant une trainée humide, symétrique à l'autre, le long te ta joue. Et toi! N'es-tu pas blessé?! Tu bats lentement des paupières, reprenant peu à peu conscience.

-Je... désolée... je...

Tu n’arrives pas à formuler ta phrase. Tu viens d’éprouver la plus grande frayeur de ta vie, tu te sens petite, tu es épuisée et surtout, tu te sens idiote, terriblement idiote face à lui. Ce n'est pas le moment, retiens toi, tu ne peux pas... tu te redresses, lui sautes au coup, éclate en sanglot. Au diable l'orgueil, tu n'en peux plus, il faut évacuer toutes ces émotions. Tu le sers très fort et ta tête nichée contre son épaule, tu ne peux t'empêcher de sangloter en boucle des "Désolée, désolée, je vais bien".

Dis-moi que tu vas bien, dis-moi que tout va bien aller

#Plusinutiletumeurs


Spoiler:
 
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Mer 5 Avr - 10:54
Pourquoi ? Pourquoi sur toutes les étoiles constituant la galaxie, il faut que ce soit elle qui soit dans cette ruelle ? Elle ne peut pas. Elle n’appartient pas à ce monde décadent. Elle devrait être à mille lieues de cet endroit, tout blotti dans son lit, sous ses couvertures. Dans un cocon chaud et doux. Elle est l’ainée désormais, il lui a laissé sa place qu’il n’aurait jamais voulu quitter. Elle ne devrait pas être ici, au milieu d’un voile blanc qui peine à couvrir la saleté et la noirceur de la ruelle. Pourquoi ? Pourquoi est-elle ici ? Pourquoi ? Pourquoi a-t-il fallu qu’elle soit entrainée dans son monde d’ombres et de violence ? Pourquoi ? Pourquoi elle ? De toutes les personnes gravitant à l’extérieur de l’enceinte sale des bas-fonds, celles qui ne devraient jamais s’en approcher, pourquoi a-t-il fallu que ce soit elle qui y trébuche et y chute ? Pourquoi a-t-il fallu qu’elle assiste à ce combat de rue des plus vulgaires et violents ? Jamais, depuis l’instant où prit la décision de vouer sa vie à la justice, jamais Mars ne lui avait laissé entrapercevoir ses luttes. Pour ne pas inquiéter, pour ne pas l’y entrainer, pour qu’elle reste en sécurité. Loin, très loin de tout ça. Le plus loin possible. Elle... Faith... comme les deux autres ont, sont et seront toujours sa plus grande faiblesse, autant que sa plus grande faute. Il a failli, en perdant la vie. Il a failli en son premier devoir et se jette dans le second dans l’espoir un peu vain d’oublier. Mais comment peut-il ? C’est impossible. Il ne l’a jamais vraiment souhaité. De tous, il est le seul à ne pouvoir oublier, à garder ancrer en lui les instants les plus triviaux. La douceur d’une soirée ensemble, l’agitation d’un anniversaire, le réconfort après une journée trop longue, l’inquiétude d’assister à leur jeu et de les surveiller. Il ne peut. Il ne peut ignorer la douleur qui lui vrille le cœur en cet instant. Celle qui s’est épanouie à l’instant même où il l’a reconnue, celle qui n’a fait que lui rappeler, secondes après secondes, quelle est la personne qu’il doit protéger ce soir.

Plus que tout. Plus que tout le monde. Mars protège sa famille. Même si elle n’est plus sienne.

Alors, il se déchaine, comme jamais auparavant. Il frappe, frappe, frappe, ne pas retient pas ses coups. Quitte à blesser vraiment, quitte à envenimer la situation, quitte à recevoir un retour de bâton plus terrible encore. Il s’en fiche, du moment qu’elle est en sécurité. Il s’en fiche, du moment qu’il peut déverser cette rage qui lui laboure le ventre, qui le dicte que le glaive de la justice se doit d’être des plus implacables avec ces deux êtres à peine humain. Il s’en fiche, du moment qu’il peut la protéger.

Une fois encore, Mars faillit perdre la vie.

Mais pour qu’elle reste en sécurité, ce prix lui semble si faible à payer.

Une fois encore, Mars triomphe, tout comme la Justice.

C’est le moins qu’il puisse faire pour elle.

Elle...Elle a si peur. Elle a eu si peur si lui qu’il s’en veut même de lui avoir montré ce spectacle. Car ces larmes sont pour lui, n’est-ce pas ? Tout comme ces cris au sein de bataille, toutes ces syllabes alertées qui lui ont donné la force et le courage de se battre, d’avancer, de ne surtout pas succomber. Comment aurait-il pu l’abandonner une fois encore ? La voir ainsi... au sol, les larmes aux yeux, si faible... ça lui fait mal. Si mal. En son for intérieur, les images du passé et du présent se mêlent et s’emmêlent. Sa tourne lui tourne encore du manque d’oxygène. Tous les âges se succèdent face à lui, mais pour lui, elle n’a pas changé. Elle est toujours la même, turbulente ou calme, enfant ou presque adulte. Elle est et restera toujours le petit être âgées de quelques heures qu’il a tenu dans ses bras. Si petite, si fragile. ‘Tu es son grand frère, tu dois la protéger’ Et depuis lors, il protège. Bien qu’en peine de ne pouvoir la réconforter comme il le souhaite, il s’inquiète. Il s’inquiète toujours pour eux. Est-elle blessée ? Peut-elle se relever ? Pourra-t-elle rentrer dans la sécurité de la demeure familiale ? Il tient son rôle de justesse, si proche de se dévoiler. Mais il ne peut. Ce regard de larmes qu’il reçoit en retour, ce mot si faiblement prononcé finissent d’agrandir sa plaie à l’âme. Il veut... il veut la prendre dans ses bras, la serrer se fort, la réconforter, effacer ses larmes, la rassurer. Lui dire... lui dire tant de choses. Qui est « revenu », qu’il ne « partira » plus, qu’il est toujours là pour elle, qu’il... qu’il...qu’il... Mais il ne peut. Il ne peut pas. Il n’est plus désormais, il n’existe plus dans son cœur. Et ça fait si mal... Mais il est un héros. Un héros endure. Un héros combat. Un héros protège. Un héros supporte son fardeau. Et cette scène est son fardeau.
Il endure, mais il ne peut non plus tout endurer.

Car elle a peur, car elle veut se débarrasser de toutes ces émotions, car elle a besoin d’être rassurée, elle se relève. Vite, si vite. Trop vite. Elle se jette dans les bras de son sauveur, sans savoir qui il est en réalité. Elle s’agrippe et s’accroche, comme une naufragée à sa bouée. Elle fond en sanglots, incontrôlés, incontrôlables. Elle a eu si peur. Elle s’excuse, encore, encore et encore et forme un tourbillon qui se mêle au monde tournant du justicier. La surprise, mêlé à l’envie de connaitre la chaleur, le retiennent de se retirer. Il ne peut la laisser. Il ne peut l’abandonner ainsi. Il... il a autant besoin qu’elle de cette étreinte, même si elle fait si mal.

Il est le seul à avoir si mal, il le sait. Il est le seul. Il le sait. Il ne devrait pas. Non, il ne doit pas. Il ne peut pas. Il n’en a plus le droit. Il n’est pas réellement son frère. Il ne l’est plus. Elle ne comprendrait pas. Il ne veut pas la perturber. Il ne peut pas le faire. Non. Non. Non. Il ne doit pas.

Mais il le fait.

Il ne peut s’en empêcher. Il étreint ce corps, fort, si fort qu’il a presque l’impression qu’il pourrait la briser. Il ne veut pas. Il ne peut pas la lâcher. Il a besoin d’elle. Il a toujours eu besoin d’elle, besoin d’eux. Autant qu’il protège, il réconforte. Il passe sa main dans son dos, dans ses cheveux, l’incite à rester ainsi, tout blotti contre lui. Il ne devrait pas. Ça fait si mal. Il ne peut plus. Des larmes s’invitent à leur tour sur son visage éternellement jeune. Il la serre si fort. En boucle, la même rengaine se répète doucement, qu’il tente de ne pas teinter de sanglots. Il n’a guère le droit de le faire. « Je suis là » « Tout va bien » « Excuse-moi » « Tout ira bien » « Tu es en sécurité maintenant ». Encore, encore et encore. Au diable le justicier, il est un grand frère avant tout. Il ne veut quitter ce cocon de chaleur qu’ils ont tissé. Il n’y arrive pas. Il ne parvient pas à stopper ses larmes. Il essaie de ne pas les faire transparaitre, mais c’est si dur... C’est trop. Bien trop pour lui. Une véritable décharge d’émotion qui a bien du mal à contrôler.
Le temps passe, ou plutôt, il s’arrête, les figeant dans une bulle que rien ne peut éclater. Les sanglots de silence se sont tût. Rien ne les dérange, pas même les vociférations des deux êtres gigotant sur le sol. Rien, pas même le froid, pas même la neige. Il le sait. Il devrait la lâcher. Mais il ne sait quoi dire. Il a peur de briser l’instant. Il a peur d’entrainer plus de questions auxquels il ne peut répondre. Mais il le doit, il doit se détacher d’elle. Il doit lui sourire. Il doit être le héros de l’histoire, celui qui sauve la demoiselle en détresse, celui qui n’a ni peur ni faiblesse. Sa vie ne lui appartient plus, il l’a offerte en pâture au monde. Le plus discrètement possible, il sèche ses larmes d’un revers de manche avant de se parer de son plus beau et large sourire. Il se détache de l’infortunée victime de la soirée et agit comme si toute cette scène n’était que normalité.

« Encore une victoire pour la Justice ! Laisse-moi juste signaler cet ‘incident’ à mes alliés !» Pas tout à fait puisque justice n’a pas encore eu vent de cette affaire. Il le sait, aussi sort il son portable de sa poche. Au final, il ne peut laisser les malfrats dans le froid de la nuit, même s’ils le méritent pour avoir osé. Il pianote rapidement un message, et signale à l’un ou l’autre de ses contacts dans les forces de l’ordre sa position ainsi que ce qu’ils devraient y trouver. Autant dire qu’il n’a pas que des amis dans la police, loin de là, et qu’il prend souvent soin de s’éclipser avant leur arrivée. Mais certains, très rares, le croient sur la bonne route. Ceci fait, il reporte son attention sur elle. Il ne devrait pas, mais il ne peut pas s’empêcher de parler. « Je vais t’escorter dans un endroit sûr !» Comme s’il ne connaissait pas ‘ce’ chemin par cœur, comme s’il la laisserait seule dans un autre endroit que celui-ci. « Les rues de ce quartier ne sont pas faites pour les jeunes filles, encore moins la nuit ! Tu...es venue seule ? »


Son regard allumé de la lueur de l’animal nocturne qu’il est balaye la ruelle sale. Il n’y a personne d’autre, mais il ne peut risquer le fait que d’autres panda roux se soient aventurés hors du foyer familial.
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