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Un livre. Svp. - [PV. Mitsuki Cross]
Invité
Jeu 2 Fév - 16:39
Un livre. SVP.
Ft. - Mitsukipuelebouc

Il fait gris aujourd'hui, il pleut. Comme tous les jours. Mes chaussures blanches immaculées malgré la boue font "floc floc" dans le ruisseau que forme le caniveau. Un ruisseau ou un torrent, selon le point de vue. Il pleut vraiment beaucoup, mais je ne presse pas le pas. Mes cheveux sont secs tout comme mes vêtements, je n'ai pas froid, je n'ai aucune raison de me presser. Les quelques personnes qui marchent dans la rue ne se pressent pas non plus. Elles ne sont pas mouillées elles non plus. En fait il ne pleut pas autour d'elles. Leurs présences dérangeantes me rappellent qu'en vérité il fait très beau et que mes chaussures ne risquent pas d'être salies par un torrent de caniveau. Seulement par la fine poussière d'un vieux trottoir. Je détourne le regard de ces êtres trop hauts en couleurs, trop bruyants, et Tic-Tac, j'aperçois sur le banc noir un peu plus loin, cet ancêtre assis là tous les jour. Sa colonne vertébrale est tellement pliée qu'elle ferait peur à toute personne qui verrait ses os comme moi. Je m'approche, m'apprêtant à lui sourire, quand un jeune homme portant une chemise d'un rouge vif s'assoit auprès de lui et commence à lui parler. La violence de sa couleur m'aveugle et le visage ridé et triste du vieil homme remplace le gris squelette que je croise chaque jour. Grimaçant, je change de trottoir, ne supportant pas la vision d'autant de couleurs, de vie, d'émotions, revenant vers un monde plus gris et mort en passant près d'un lampadaire présent depuis toujours et bouffé par un plant de lierre sans couleur.

Je pousse un soupir de soulagement en arrivant devant la bibliothèque, ce lieu normal où je sais pertinemment que ma quiétude ne sera pas troublée. Le sol, le plafond, les étagères, les murs sont recouverts par endroits de sublimes plantes sans aucune couleur. Les uniques personnes que je n'ai jamais croisées ici et qui détonnent trop dans mon monde en nuances de gris se muent très vite en des ossements sans chair, des squelettes articulés qui évoluent à présent sans me perturber dans ma réalité. Et le lieu est si silencieux que Tic-Tac, le bruit régulier de ma montre se porte agréablement dans l'espace.

Me perdant de longues minutes entre les étagères que je connais presque par cœur, je cherche ce qui fera mon bonheur en cette fin de semaine. Je cherche quelque chose de rapide à lire, puisque je reviens samedi. Généralement j'opte pour une petite revue ou un périodique, quelque chose qui traite de la science, de l'art ou de la cuisine. J'évite le sport et la mode, ça me fatigue. Cette fois j'ai beau chercher, fouiller parmi les feuillets pleins de poussière, rien ne me convient. J'essaye d'ignorer les étagères qui se teintent petit à petit, les chuchotements agaçants qui montent jusqu'à mes oreilles, les gens qui retrouvent leur vie. D'habitude je trouve toujours de quoi me satisfaire et ne pas trouver me déplaît fortement. Mes mouvements fluides à travers les pages s'alourdissent, se cassent. Glissant ma main sur une revue que j'ai déjà lue, mon doigt ripe contre le profil d'une page et s'entaille, provoquant un léger picotement qui me fait porter mon doigt à mes lèvres. Pour aujourd'hui, la bibliothèque a définitivement perdu ses plantes, ses squelettes et ses nuances, me replongeant trop abruptement dans un monde qui me dégoûte. Les battements de mon cœur troublent le Tic-Tac. Tic-Tac et si on se calmait ?

Lentement et retirant mon pouce de ma bouche, je m'approche du bibliothécaire. Ça me fait bizarre de le voir avec sa touffe imposante et ses couleurs, moi qui l'ai, depuis si longtemps, plongé dans le monochrome et l'inerte. Je n'hésite pas trop pour l'aborder. Si je n'ignore pas le fait qu'il ne soit pas humain, il ne me m'effraye pas pour autant. Comme tout le reste, c'est simplement dérangeant.

- Bonsoir... Monsieur Cross. Seriez-vous en capacité de me conseiller une revue ou un autre périodique ? Je n'en ai pas trouvé d'intéressant que je n'ai pas encore lu. Peut-être en trouveriez-vous dans vos archives ? Je vous en serais extrêmement reconnaissant. Et je dois également vous rendre celui que j'ai emprunté lundi.


BY LEAH

Un livre. Svp. - [PV. Mitsuki Cross]
Invité
Jeu 2 Fév - 22:28

UN LIVRE SVP

▬ FT SERAPHIN
 Des livres, des dizaines de livres, des centaines de livres, des milliers de livres. Aux dernières nouvelles, la plus grande bibliothèque d'Ariesten étend son encre sur presque 230 000 livres, sans compter les magasines et les documents dont les plus vieux exemplaires tiennent compagnie aux vielles archives de la ville dans sa cave scellée, aussi grande que le bâtiment en surface. Les étagères de vieux bois caressent le plafond de leurs plus hautes planches, et une fine pellicule de poussière parfois nettoyée leur donne cet aspect mystérieux, caractéristique de tout lieu rendu sacré dans la conscience collective par la connaissance qu'il détient.

 C'est visiblement cet aspect sacré qui prime ce soir, le moins encombré de la semaine, tandis que les pas des nombreux clients sont coussinets de velours et leurs mots, chuchotements étouffés. Mitsuki ne profite pas de ce calme, trop habitué pour en faire autre chose qu'une habitude, mais surtout à cause des constantes réclamations à droite à gauche depuis le milieu d'après-midi, quand les étudiants snobinards viennent réviser et que les badauds viennent casser leur temps. Et, dieu merci ! Le bouc ne s'occupe pas de la section enfant, pas qu'il en ai horreur, mais 10 minutes à faire le boulot avec des mômes c'est déjà 9'30 de trop.

 Il travaille depuis l'ouverture déjà, une de ses journées les plus chargées, mais la routine viendra le sauver et il le sait. En effet, inéluctablement, à 18h pétante, Le Petit Blanc arrive. Son petit fantôme blanc, au regard si transparent qu'il ne semble pas voir les autres gens. Son petit fantôme blanc, qui attire une attention tellement effacée que les gens l'oublient après l'avoir vu. Son petit fantôme blanc dont les mots détachés flottent dans l'air avant de se poser sur la délicate peau de l'oreille attentive de celui qui écoute, dont les mots détachés semblent ignorer celui à qui ils s'adressent, semblent n'en faire qu'un élément diffus et inintéressant du décors.
 « Mon petit fantôme blanc », quel surnom aux atours si possessifs ! Mais l'hybride n'en pense pas tant, il a seulement cet étrange intérêt pour le jeune homme qui n'a sûrement qu'à peine remarqué son existence malgré leurs mots échangés.
 Occupé par du rangement, il suit du coin de l’œil l'albinos évoluer, tâter, sentir du regard et soupeser mentalement les rayonnages de magasines. C'est lorsqu'il n'y pense plus qu'il sent ce poids particulier des questions, envers lui. Il relève la tête et fixe Séraphin, écoutant sa question avec professionnalisme. En effet, des problèmes ont retardé l'impression des magasines. Et son petit fantôme blanc se souvient de son nom, ce qui n'est pas sans l'étonner et aider à sa motivation.

« Vous n'êtes pas le premier ! Les revues de cette semaine ne seront disponibles que demain, mais je peux trouver de quoi remplacer ça. Suivez-moi ! »

 Posant le roman dans son étagère, il s'élance d'un pas souple entre les rayons. Son sarouel et sa tunique, deux pièces de tissus marrons plutôt larges et légères, suivent en se gonflant légèrement. Malgré les merveilleux efforts, comme en témoignent les panneaux indicatifs d'un orange immonde,  il est difficile de se repérer dans les rayonnages, et l'hybride en dépasse une bonne quinzaine sans hésiter avant d'en longer un sur la droite, jusqu'à une petite aile de la bibliothèque. Les murs de celle-ci sont masqués par des étagères, légèrement dans l'obscurité, et les quelques gens présents passent devant sans s'en intéresser. Des revues, des revues et encore des revues, au classement à première vue inexistant.

« Ici, vous aurez de quoi trouver votre bonheur ! Mais pas sans moi. Qu'est-ce qui vous intéresserait ? Vous gênez pas hein, j'ai fait le tri de ces choses il y a moins d'un mois et j'ai assez bonne mémoire, je saurais vous trouver les perles rares. »

 Son sourire autant que ses mains sur ses hanches traduisent son assurance. De plus, il a enfin trouvé de quoi s'échapper des « je suis perduuu » « je veux du roman de fesses uhuhuh » et des « monsieur monsieuuuur j'ai perdu ma môman.. », tout en discutant bouquins. Parfait !


© El'Riot
Un livre. Svp. - [PV. Mitsuki Cross]
Invité
Mer 8 Fév - 21:47
Un livre. SVP.
Ft. - Mitsukipuelebouc

Son odeur est simplement dérangeante, rien de plus. C'est ce que je me répète en suivant l'hybride à travers les étagères de la grande bibliothèque. Étagères qui, soit dit en passant, n'ont toujours pas retrouvé leur bois gris et dont les bouquins abhorrent toujours des couleurs criardes. C'est dommage, globalement la journée avait bien commencé, un peu comme tous les jours, mais il a fallu ce retard dans la parution de mon périodique. On pourrait dire qu'un peu de piment ne fait pas de mal dans la vie, mais pour moi le piment est trop rouge, il trouble ma vision, me fait perdre toute objectivité pour me plonger dans un monde étranger qui ne saurait me plaire. Un peu comme un enfant qui mange du piment pour la première fois. Quand ça m'arrive, je grimace, je boude, je crache, c'est une réaction normale, quand on aime pas.

La tunique vaporeuse du bibliothécaire file entre deux étagères, et je manque de le perdre, je presse donc le pas en évitant de jeter des regards trop agacés aux occupants des tables à côté desquelles je passe. Ils sont dans une bibliothèque, mais pourtant ne peuvent s'empêcher de discuter, à voix basse bien sur, mais un chuchotement c'est pénible. Ça siffle. Tournant dans une nouvelle allée, quittant cet espace trop ouvert sur les visiteurs, je retrouve enfin la chevelure touffue de l'hybride. La vision de son habit dix fois trop ample me fait grimacer à nouveau. Non pas que cette couleur me déplaît - en fait c'est le cas - mais le tissus m'empêche de distinguer sa silhouette. Mitsuki, tel que je le vois tous les jours, sans sa chevelure, sans sa peau, sans ses vêtements surtout, est absolument ravissant. Il a les os allongés, légers, mais anguleux. Le genre d'ossature qui laisse deviner un corps sec, dont la peau ne sait cacher l'irrégularité du squelette. Percevoir ses angles sur sa peau, ou même la nervosité de son corps, seraient plus agréable que de se voir interdire l'observation de chaque centimètre carré de sa peau par la présence d'un habit qui gomme sa beauté. Je suis attristé de ne pas voir aujourd'hui la perfection de l'ossature de l'hybride. Je ne saurais d'ailleurs avouer que distinguer la naissance de ses deux cornes coupées au sommet de son crâne me donne le sourire à chaque visite, que je trouve ça magnifique.

La pièce dans laquelle Mitsuki m'amène me laisse sans voix. Bien sur, elle serait plus remarquable si elle n'était pas aussi colorée et si les grandes étagères étaient couvertes de feuillages plus abondants que ceux du reste de la bibliothèque. Mais l'insipidité de la perception n'altère pas la qualité du lieu. Je reste silencieux malgré les questions du bibliothécaire, m'approchant d'une étagère pleine de revues, plongeant ma main dedans pour en saisir une à la volée, feuilleter ses pages, découvrir de quoi elle parle, en l’occurrence du sport, pas mon truc. Une goutte de sang tache la page sur laquelle je me suis arrêté. La présence du bibliothécaire me revient soudain à l'esprit et je fais quelques pas en sa direction, chuchotant vraiment très bas dans l'espace plus silencieux de cette magnifique aile.

- Je suis désolé, j'ai tâché la revue. Je me suis coupé il y a quelques minutes, je n'avais pas vu que je saignais autant...

Je lui la tend, une distance entre nous suffisamment grande pour qu'une voiture y passe, mais il peut attraper la revue s'il tend son bras lui aussi.

- Pour ce qui est de la revue, je ne vais pas prendre celle-ci, n’étant pas un amateur de sport. En revanche, si vous avez de bons ouvrages sur la cuisine, la mode, la science ou l'horlogerie par exemple, cela pourrait m'intéresser. Surtout pour le dernier point.



BY LEAH

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