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L'amitié guérit toutes les plaies... vrai? [PV Haricot♥]
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Sam 25 Fév - 19:27
L’amitié guérit tout…
vrai?

Ft. Harry Forester

►Odeur de trop propre, de stérilité, de mort...

Plaintes, pleurs, cris, tes oreilles les captaient tous… l’idée aussi d’entrer par la porte des urgences! Ça allait être plus rapide considérant le trajet que tu avais pris pour arriver jusqu’ici, c’était logique tu t’étais dit, mais tu n’avais visiblement pas pensé à ce facteur : les voix, les gens, les blessés, les malades… Ton cœur se tordait sous la vue d’autant de misère et pourtant, il n’y avait pas foule, honnêtement, c’était simplement ta crainte des hôpitaux qui te faisait tout voir de façon exponentielle. Tu voyais la misère partout, c’était insoutenable. C’est donc d’un pas rapide, le regard rivé au sol, que tu traverses la pièce pour quitter la pièce. Par chance (enfin, pas vraiment), tu connaissais déjà la place, tu étais déjà venu. Il n'a donc pas été compliqué pour toi de trouver l’accueil.

L'infirmière installée au poste te semble las, épuisée. Alors timidement, tu restes debout devant le bureau. Silencieuse, immobile, le cœur battant, attendant que, par un miracle quelconque, elle te remarque. (Oui Faith, c’est clair qu’en ne disant aucun mot et en prenant aussi peu de place elle va te voir!) Pendant quelques minutes, tu ne fais rien d’autre que prendre appuie sur un pied, puis sur l’autre en l’observant fixement, ta queue de panda balançant derrière toi au même rythme que tes mouvements. Elle ne te remarque pas, trop occupée.

Tu inspires alors et arrête de bouger. Ça ne sert à rien de te balancer d'une jambe à l'autre, tu es pressée, quelqu'un t'attend. Enfin... Pas vraiment, personne ne t'attend vraiment, tu n'as jamais annoncé ta visite alors ce serait plus une surprise pour la personne que tu veux voir, mais reste que ça presse quand même. Ce n'est que très récemment que tu as appris l'état dans lequel il se trouvait et l'inquiétude te tuait. Tu dois le voir aussi vite que possible, c'est une question de vie ou de mort!

Tu expires, expulsant d'un coup ton air et ta timidité et vas te pencher sur le comptoir. L'infirmière te remarque enfin.

-Pardonnez-moi, je viens rendre visite à un ami, Harry Forester et j'ignore où est sa chambre, pourriez-vous m'informez s'il vous plait?

-Oui, un instant...

Ta voix trahis ton empressement. Du coup, la femme devant toi se tourne vers son ordinateur et interroge rapidement le système. Enfin... rapide... Ça dépend du point de vue, elle, se pressait, mais toi, tu souhaitais déjà arpenter les couloirs à la course ou plutôt, déjà te trouver dans la chambre, alors tu tapotes tes doigts sur le comptoir, impatiente.

Le visage de l'infirmière semble pâlir d'un coup et tu l'entends échapper un petit "oh..". Tu figes et la fixe. Quoi "oh"? Qu'est-ce qu'il y a? Quelque chose ne va pas?!. Elle te regarde ensuite, remarque ton inquiétude puis te sourit. Ça ne calme pas ton anxiété, malgré le court échange que vous aviez eux, tu avais pu remarquer qu'elle n'était pas du genre à sourire. Pourquoi te regarde-t-elle comme ça? Tu te penches un peu plus, l'interrogeant du regard.

-Pardon, je me suis un peu occupée de son dossier et il n'a pas reçu beaucoup de visite, c'est tout. Voilà le numéro de sa chambre.

Elle ne dit pas tout, elle te cache quelque chose, mais encore, tu es pressée. Tu n'as pas de temps à perdre à poser des questions. Tu veux le voir. Tu prends alors le morceau de papier que te tend l'infirmière, la remercie rapidement  et te dirige vers la cage d'escalier: pas de temps à perdre avec les ascenseurs, l'attente te semblerait trop long, tu préfères courir histoire de donner une excuse à ton cœur de battre aussi fort. Heureusement pour toi, Harry ne se trouvait pas à un étage très élevé alors tu peux te déplacer dans le couloir sans avoir l'air trop exténuée.

Les numéros de chambres défilent devant tes yeux alors que tu cours presque  puis t'arrête devant une chambre. La sienne. Étrange, la porte a beau être ouverte, quelque chose semble t'empêcher d'entrer, quelque chose d'invisible. Ton empressement semble s'être évaporé d'un coup. Tu as peur. Tu ignores dans quel état il se trouve, tu ne sais que très peu de choses hormis le fait qu'il se soit fait attaquer par quelqu'un... Tu ignores dans quel état il se trouve, tu ignores comment il se sent... et pour une première fois, tu crains qu'il ne veuille pas te voir, tu ne sais pas si tu seras assez forte pour imposer ta présence cette fois.

Ton poing se lève, dans l'intention de frapper au mur pour annoncer ta venue, mais il se fige dans les airs. Tu ne sais pas ce que tu vas lui dire, tu ne sais pas comment tu vas devoir lui parler. Ton regard scrute la pièce. De là où tu es, tu ne peux le voir, mais tu peux analyser l'atmosphère de la chambre. Tout est sombre et silencieux, la seule source de bruit et de lumière provient d'une télévision au coin de la pièce.

Ton corps se met à bouger seul. Ton bras se baisse alors que tu avances sans rien dire. De la lumière. Ça manque de lumière, de mouvement, de vie... Tu passes devant Harry sans le regarder encore et laisse tomber au pied de son lit le sac que tu portais. Ces rideaux t'embêtent, tu les tires d'un coup, laissant alors la lumière plonger dans la pièce. Voilà tu te sens mieux.

Grand sourire aux lèvres, tu te retournes pour regarder Harry.

-Tu sais 'Rychat, tu vas te massacrer les yeux à regarder la télé dans le noir!


Please, tell me that you’re ok, that everything is fine
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Dim 26 Fév - 15:00


” Élizabeth, Élizabeth, Élizabeth, Élizabeth, Élizabeth, Élizabeth, Élizabeth, Élizabeth, Élizabeth,  Élizabeth,Élizabeth, Élizabeth, Élizabeth, Élizabeth, Élizabeth, Élizabeth, Élizabeth, Élizabeth, Élizabeth, Élizabeth...”

Bite the bullet

Tu avais aucune idée aujourd’hui de quelle journée il s’agissait.  Tu ne savais même pas si c’était le jour ou la nuit. Les lourds rideaux grisâtres de ta chambre étant fermés, les seuls rayons qui atteignaient ta figure était ceux que produisait la minuscule télévision à ta gauche. Si quelqu’un t’apercevait par l’entrebâillement de la porte de ta cellule, il aurait pu croire que tu étais si intrigué par les mouvements dans la petite boîte que ton regard ne pouvait décrocher d’une seconde l’écran. Mais toi, alors que tu fermais lentement tes paupières pour qu’elles s’abreuvent, tu ne voyais rien. Tes oreilles aspiraient les parasites sonores sans réellement les comprendre. Si l’on t’examinait de plus proche, on pouvait discerner que ton regard s’était égaré dans un autre univers.  N’importe qui pouvait aisément observer, même le plus parfait inconnu, le manque de vie sur ta peau pâle teintée de cicatrices.

Tu ne te souvenais pas cela faisait combien de temps que tu étais affaissé dans ce lit. Tu avais arrêté de compter le nombre de soirées qui s’était écoulées lorsque tu avais constaté que cela te donnait plus envie d’hurler qu’autre chose. Il y avait un élément qui était tout de même incontestable : cela avait été les pires semaines de ton existence. Ta voix engouffrée dans le plus profond de ta gorge racla un léger cri étouffé que tu ravalas le plus vite que tu pus. C’était d’ailleurs par tes interminables hurlements que l’on t’avait retrouvé dans le parc de la municipalité. Tu avais crié si fort et, même lorsque tu t’étais retrouvé à l’abri de son regard meurtrier, tu avais continué à pousser des lamentations de supplice jusqu’à ce que l’ambulance te mènes au centre de soins.

La première semaine fut parsemée de multiples visites et d’opérations chirurgicales. Les membres de la force d’Ariesten étaient passés à plusieurs reprises dans ta chambre te poser des questions sur le criminel qui t’avait dérobé une partie de ton essence. Les rencontres s’étaient toutefois avérées brèves en raison de ton incapacité mentale à fournir des réponses sans qu’elles ne s’achèvent par des crises d’hystérie. Ils avaient tout de même réussi à recueillir toute l’information dont ils avaient besoin avant de s’éclipser sans laisser de trace, te promettant que tu serais protégé dans l’enceinte de l’hôpital.

De cela suivit la deuxième semaine qui fut la plus pénible. Les blessures que t’avait infligées le démentiel s’étaient révélées interminablement longues et douloureuses à guérir, notamment celles sur ton fessier. Tu avais été dans l’obligation, malgré ton refus, d’insérer dans ton sexe une sonde vésicale et qui, à chaque soirée, avait dû être remplacée en raison de l’accumulation d’urine dans le sachet gardé non loin de tes hanches. À cela s’était ajouté le port d’une couche te permettant, dans la plus grande honte, d’excrémenter. Tu avais également dû recevoir des points de sutures pour ta jambe droite et ta cuisse gauche. On t’avait aussi mentionné que quelques-unes de tes blessures ne se régénèreraient jamais. Le cartilage de ton lobe d’oreille était un tissu qui ne pouvait repousser et, à moins de posséder le morceau manquant, il n’y avait aucune façon de reconstruire ton oreille gauche. Sa courbe en dent de scie irrégulière allait pour la fin des temps te hanter.

Les deux semaines qui suivirent furent psychologiquement difficiles. Au moindre moment où tu te sentais en danger, tu hurlais jusqu’à ce qu’un employé de l’hôpital te mette sous un sédatif assez puissant pour t’endormir. Au moindre moment où tu semblais ouïr des claquements métalliques, tu essayais d’arracher les fils autour de toi et balançait le moindre objet à ta proximité sur le personnel. Dès que tu entrapercevais une fine aiguille s’approcher de ta peau, tu te défendais en mordant les infirmiers dans ta chambre. Les employés étaient toutefois soulagés que tu sois trop faible pour réellement faire du mal. Tu avais également eu la visite du psychologue, mais tu avais refusé de parler. Tu avais eu l’impression qu’en disant quoique ce soit qu’il serait revenu te donner une autre leçon invivable. Le psy persistait tout de même à venir te voir à chaque jour attendant patiemment que tu t’exprimes.

En réalité, la chose qui était le plus difficile était l’absence de visite. Lorsque tu avais été assez fort pour répondre à certaines questions, on t’avait demandé qui était ton gardien. C’était à ce moment-là que tu avais compris que tu n’avais personne. Les premiers jours, tu espérais à chaque fois que la porte s’ouvrait que quelqu’un que tu connaissais se présenterait. Mais la déception ou la terreur se glissait sur ton visage épuisé lorsque tu constatais que ce n’était que la police ou les membres de l’hôpital. Ton propriétaire, informé de ta situation par la police, s’était toutefois rendu à l’hôpital une fois pour t’amener quelques-unes de tes affaires. Malheureusement pour toi, tu étais sous la morphine lorsqu’il était passé. Il n’avait pas eu l’occasion, ou l’envie, de revenir. À la deuxième semaine, il t’arrivait de crier durant des heures le nom d’Élizabeth en espérant qu’elle viendrait te voir. C’était d’ailleurs en raison de ces plaintes récurrentes que l’on t’avait placé dans une chambre isolée. Après un certain temps, tu t’étais résolu à te taire en ne regardant plus dans les yeux chacun des individus qui pénétrait dans ta chambre.

La bonne chose qui t’était arrivée dans les derniers jours était que tu avais pu entamer la physiothérapie. Même si tes blessures étaient profondes, tes jambes reprenaient de leur force relativement assez bien. Dès que tu avais l’occasion d’arpenter les couloirs du bâtiment, tu te jetais sur tes béquilles, marchant à une vitesse lente en suant à grosse goutte sous la pression de chacun de tes pas. Le physiothérapeute te trouvait extraordinaire te posséder autant de motivation. Il disait que la plupart des patients abandonnaient rapidement. Mais hier soir, tandis que tout semblait bien se dérouler, tu avais pété un câble. Tu avais fait l’acmé de toutes tes crises. Cela avait été si violent qu’ils avaient été dans l’obligation de te rattacher dans ton lit et de t’endormir en te faisant avaler au passage quelques antidépresseurs.

Alors ce matin (ou cette nuit), lorsque tu avais ouvert les yeux, ton corps était alourdi par la médication que tu avais été forcée de prendre. Tu étais prisonnier dans un état dépressif. Étant donné que tu ne présentais pas de signe d’agressivité, la première infirmière qui t’avait rendu visite avait ôté les attaches autour de tes poignets et de tes mollets. Tu avais simplement envie de quitter cette cellule et de retourner à ton appartement. Tu avais pensé longuement à prendre une arme blanche et te faire du mal afin de te soulager de toute cette souffrance une bonne fois pour toute. Mais tu avais si peur de la mort que tu t’étais résolu à rester dans cet état de lamentation.

Ainsi, tu ne te rendis pas vraiment compte que quelqu’un avait débarqué dans ta chambre. Tu avais certes entendu les pas pressés résonner sur le carrelage de la pièce mais tu n’y avais pas vraiment prêté attention. Ils pouvaient bien faire ce qu’ils voulaient. Tu t’en foutais. Ladite personne avait violemment ouvert les rideaux, faisant naitre la lumière du jour dans la laconique chambre.

- … Sais… Te massa… yeux… à regarder… le noir !

Les mots étaient embrouillés à tes oreilles. Tu ne bougeas pas un seul de tes muscles. La voix t’avait tout de même semblé familière. En même temps, tu connaissais la plupart du personnel maintenant alors tout te semblait familier. Tes miroirs toujours fixés sur le petit écran, tu ne répondis pas. Un silence austère s’imprégna dans les parois de la salle et tu sentis que la personne s’installa sur le tabouret à tes côtés. Tu t’imaginas que c’était l’une des infirmières qui venait faire son tour. Après quelques instants à ne rien dire, dans un élan de colère noire, tu balanças brutalement avec le peu de tes forces la télécommande sur l’engin à tes avants tout en lançant un ahan. Les batteries de la manette se jetèrent hors de celle-ci et roulèrent sur le plancher. Tu te fis toi-même peur. Depuis quand étais tu devenu si violent ?

La chose qui te fallait vraiment s’était de la tendresse. Cela faisait combien de temps que quelqu’un ne t’avait pas touché gentiment, sans te bombarder de seringues, de médicaments et sans te forcer à avaler tes repas ? À cette pensée, des larmes se mirent à couler de tes joues. Tu n’essayas même de les essuyer. Elles glissaient sur ta peau doucement et calmement. Tu te sentais si petit. Tu te sentais horriblement laid avec toutes ses marques de violences. Le désespoir t’atteignit. « Quelqu’un… Que quelqu’un me prenne la main et m’aide…» susurras-tu d’une petite voix.



HRP:
 
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Ven 3 Mar - 6:09
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►Ça ressemble à quoi le bruit d'un coeur qui brise?

Tu attends. Une réponse, un mot, une réaction, un mouvement. Rien. Et tu restes là, belle statue au sourire éclatant que tu es, attendant encore. Il ne peut pas ne pas t'avoir entendue avec le timbre de voix que tu avais utilisé et pourtant, il ne bouge pas. Ton sourire s'effrite peu à peu. Il ne te regarde même pas.

Il te semble alors que l'atmosphère se refroidit d'un coup. Pourtant, tu sens bien les rayons du soleil derrière toi te chauffer les épaules... Jette un coup d'oeil aux fenêtres histoire de voir si l'une d'entre elles est ouverte. Han non. Ce froid ressenti ne vient en fait que de ton cœur qui a frissonné sous le vent immense que tu viens de recevoir... C'est bon, tu peux retirer ton manteau Faith.

Tu baisses le regard timidement. Ce n'est probablement pas le moment de te montrer enthousiaste, un peu de respect quand même! Lentement, tu lui tournes le dos feignant chercher une place où accrocher ton manteau. En fait, tu souhaites surtout lui cacher ton visage qui ne cesse de se tordre sous différentes grimaces: des sourires forcés et des rictus trahissant ta peine profonde.

Tu trouves un crochet, y laisse ton manteau, inspire, puis retrouve la force de sourire et retourne à son chevet, installé sur un tabouret. Tu ne sais pas quoi faire à part sourire, devrais-tu lui serrer la main? Peut-être qu'il faudrait le sortir de sa léthargie? À moins que ce ne soit mieux que de faire preuve de présence? Te sentir aussi incapable te désespère...

Lui parler... ce serait déjà quelque chose de bien, peut-être réussiras-tu à le ramener à lui en sortant tes âneries habituelles? En ce moment, rien ne te ferais plus plaisir que de l'entendre te gronder. Tu entrouvres les lèvres puis...

Dans un cri, il projette la télécommande sur le téléviseur. Tu ne réagis pas, paralysée, horrifiée par cette soudaine expulsion de rage. Les larmes commencent à te brûler les yeux, tu comprends alors à quel point c'est grave. Tu fixes du regard la manette; au sol, dispersée en de petits fragments... ça te perturbe. Autant que si un petit oiseau venait de se briser le cou contre une vitre, devant toi. Tu la ressens la douleur de cette chose, c'est ton cœur qui est émietté en petits morceau sur ce sol.

Un court gémissement s'échappe de ta gorge. Tu l'étouffes rapidement et sers les poings. Ce n'est pas toi la victime, ce n'est pas toi qui es blessée ici, tu n'as pas le droit de pleurer.

Craintivement, ton regard revient se poser sur Harry. Ce n'était pas le Harry que tu connaissais, celui qui était étendu dans ce lit d’hôpital était blessé psychologiquement, ce qui gisait dans ce lit était une petite chose, un animal qui étouffait sous la détresse. Ses larmes, son appel à l'aide... dans un grand frisson, tu quittes ton tabouret et te laisses tomber à moitié contre lui et le sert aussi fort que tu peux.

Tu trembles, tu pleures, ta voix devient couinement tant ta gorge te sert mais ça ne t'empêche pas de parler.

-Ça va aller Haricot, ça va aller, je suis là, je suis là...

Je suis là, Harry, pour t'aider, te soigner, te réparer s'il le faut, mais s'il te plait, s'il te plait, ne te brise pas devant moi, je ne saurais quoi faire


Si tu veux une berceuse, je peux m'y mettre aussi!
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Dim 12 Mar - 2:45

” S’il te plait, s’il te plait, s’il te plait, s’il te plait, s’il te plait, s’il te plait, s’il te plait, s’il te plait, s’il te plait,  s’il te plait, s’il te plait, s’il te plait, s’il te plait, s’il te plait, s’il te plait, s’il te plait, s’il te plait, s’il te plait, s’il te plait, s’il te plait, s’il te plait, s’il te plait, s’il te plait, s’il te plait, s’il te plait... ”

Once bitten, twice shy

Tu ne te souvenais plus comment tu étais rentré chez toi la journée où tu avais mis les pieds à l’hôpital afin de visiter pour la dernière fois Élizabeth. Le brouillamini de sa maladie, la peau de ses joues effritée, la ferraille mêlant tes mains fortes et les fils translucides, tout cela restait bien que trop clair dans ta tête. Et pourtant, les réminiscences de tes jambes lourdes, traînant dans les rues vides de la cité, les maux de têtes violents et ta porte d’entrée étaient les seules images qui te restait de ce trajet funèbre qui accompagna ladite journée. Tu te rappelais toutefois parfaitement de l’odeur de la faucheuse dans la petite salle qui, malgré sa propreté impeccable, se lovait contre le lit reposant le corps d’Élizabeth au visage effarouché. Tu avais toujours cru que tu ne reverrais jamais ce lit. Et jamais au grand jamais tu aurais pu imaginer que tu serais toi aussi meurtri dans ce lit.

Tu aurais voulu ne pas la visiter.

Ton corps puait. Ton corps empestait le désinfectant. Ton corps sentait la mort. À cette idée, alors que les larmes chaudes glissaient sur ta peau, tu hoquetas légèrement. Qu’arriverait-il si, toi, Harry Forester, n’avait jamais l’occasion de quitter ce tombeau ? Les images de ton corps en décomposition, abreuvant les vermines, te fit trembler les mains. Que quelqu’un m’aide !

Un corps lourd qui tombe.

Une poitrine mince, un contact de peau à peau ; un corps qui tombe. Des tremblements. Une voix qui se serre et des mains qui se glissent sur toi. Tu écarquilles les yeux. Tu sens les gouttes humides de ce corps étranger choir. Un accolade… Un frôlement. Ton cerveau est lent. Il te faut, malgré que tu fixes cette chevelure pigmentée écrasée sur toi, une bonne minute avant de comprendre que quelqu’un pleure. Quelqu’un pleure avec toi. Et ces pleurs t’agacent. Elle te parle. Elle étant qui ? Tu ne sais pas, mais elle t’agace. Ce n’est pas Élizabeth alors elle t’agace. Tu serres les dents, agrippe avec le peu de force que tu as les cheveux éclatants et pousse brutalement le corps loin de toi. Dans ta rage, tu rugis :

- Va t-en !

Tu fais peur, notamment avec tes cicatrices laides et tes yeux rouges. Le corps s’affaisse à nouveau. Et tu te rends compte de ton erreur. Cette bête en toi qui t’a poussé à violenter peut-être la seule chose qu’il te restait à protéger dans ce monde. Ses yeux bleus, ses joues rouges, ce petit panda roux… Tu balbuties des onomatopées. Ton cœur bat si fort que tu en as mal. Elle est là, juste devant toi. Tu esquisses un petit sourire qui, sans t’en rendre compte, semble dément.

- Faith… ?

Tu es tellement heureux. Tu gémis nerveusement en la fixant dans le plus profond de ses miroirs. Oui, elle est bien là juste devant toi. Comment avais-tu pu omettre sa présence ? Comment n’avais-tu pas pu comprendre que cette voix familière était la sienne ? Ton sourire se dissipe en constatant que le bonheur n’est pas entièrement partagé. Et ses yeux. Ses yeux que tu redoutes le plus. Ceux de l’effroi. Tu te remets à trembler. Non, non, non ! Tu ne voulais pas ça. Tu ne voulais pas à nouveau voir cette expression effrayante. Tu ne voulais absolument pas qu’elle te regarde comme ça elle aussi. Ses prunelles anxieuses et tourmentées. Ce regard qui cherche à fuir le tien. Tu te mets soudainement à respirer de plus en plus fort. Il ne te fallait pas la perdre. S’il te plait… Non ! Tes membres convulsent si intensément que cela te donne mal au ventre. Dans la panique, tu te redresses vivement sur ton lit et tente de lui attraper la main. Il te faut plusieurs essais avec d’accrocher le bout de tes phalanges sur la paume de la rouquine. Tu t’agrippes du mieux que tu peux sur sa peau avant de lui marmotter, désespéré :

- Ne me laisse pas ! Je voulais pas je… je suis désolé ! Ne pars pas s’il te plait, s’il te plait, s’il te plait…

S’il te plait. Ces petits mots se réitèrent nerveusement dans ta bouche tandis que tes yeux te brûlent tellement tu pleures fort. Les mots deviennent tranquillement un cri étouffé qui, peu à peu, se transforme en un beuglement inquiétant. Elle est là, juste devant toi, et tu ne sais pas comment la garder près de toi. Tu ne sais pas comment communiquer avec elle. Toi qui avait toujours essayé qu’elle cesse de te suivre à la trace, tu souhaitais si fort qu’elle reste pour prendre soin de la malherbe que tu étais.

- Faith... Faith…

Tu as peur.
Au moins, tu es humain car tu as ressenti cette peur.
Mais elle te ronge ton esprit.
Elle graffigne dangereusement ton cœur.


- S’il te plait…

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Lun 13 Mar - 5:19
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►Ça ressemble à quoi le bruit d'un coeur qui brise?


Tu ne contrôlais plus tes larmes, elles coulaient d'elles-mêmes. Venant d'une fille incapable de se laisser aller devant les autres, ça rendait la scène assez étrange. Ça et l'intensité de ton câlin, tu débordais présentement de tant d'amour maternel, tu voulais tellement l'aider, que tu avais envie d’envelopper Harry dans un cocon d'une douce chaleur réconfortante.

Habituellement, tu savais garder un minimum de distance avec Harry, ne voulant pas te montrer trop intrusive non plus (déjà que tu te pointes chez lui sans qu'il t'invite han..) mais tu avais reçu son appel à l'aide comme un coup de poignard au ventre, sa détresse te faisait mal et  tu te sentais si impuissante face à la grandeur de celle-ci! Tu soulevas ta main, souhaitant lui caresser la joue, mais tu ignorais comment, tu ignorais si tes caresses allaient lui faire mal et ton ignorance te tuait.

Il se débat, t'agrippe la chevelure, te repousse. Sous la soudaine violence dont il fait preuve, tu tombes au sol, sur le derrière puis tu le regardes, ta main venant par réflexe caresser ton cuir chevelu qui te brûle. Ça fait mal, peu importe. Ce qui t'inquiète plutôt c'est de le voir se révulser,tes larmes cessent de couler sous le choc. Ce n'est pas plus la violence avec laquelle il t'avait repoussé ou sa soudaine montée d'énergie qui justifie l'horreur que reflète ton regard, mais plutôt l'idée que s'il se débattait ainsi, avec autant de fureur contre un monstre que tu ne voyais pas, c'était par ta faute. C'est de ta faute. C'est toi le monstre. Tu échappes un sanglot.

Il se calme, se met à bredouiller des sons que tu ne comprends pas, tu restes toujours au sol, terrifiée à l'idée de le voir se déchainer de nouveau, transpercée par le fait que tu puisses lui infliger plus de douleur. Tu trembles, tu te détestes, jamais ta maladresse ne t'avait autant dégoûtée. Gémissement. Tu te donnes la nausée.

- Faith… ?

Frisson. Tu te relèves d'un bon, affolée, et t'approche. "Oui, c'est moi!" Tu as envie de crier, mais aucun son ne s'échappe de ta gorge. Elle te serre trop. Il sourit, tes larmes se remettent aussitôt à couler. Harry!

Tu t’apprêtais à lui sourire de nouveau, mais quelque chose se brise dans son expression et t'en empêche. Quoi? Qu'est-ce tu as fait encore Faith?! La panique revient alors que tu le vois convulser. Non! Harry, calme-toi! Ton cœur déjà en mille morceaux gisant aux côtés de la télécommande, tu sens tes entrailles se broyer alors que Harry se débat encore. Il se redresse, tu sursautes, évites sa main par crainte, ne comprenant pas du tout ce qu'il cherchait puis le laisse finalement te prendre la tienne. Il l'écrase. Tu grimaces de douleur, mais te reprends. Peu importe, ça va, ça te va, il peut te faire mal autant qu'il veut. Ton regard scrute le sien à la recherche de quoi que ce soit qui pourrait t'aider à l'apaiser, à le soulager. Je suis là Harry, je suis là!

- Ne me laisse pas ! Je voulais pas je… je suis désolé ! Ne pars pas s’il te plait, s’il te plait, s’il te plait…


Ton expression commence à prendre des teintes d’incompréhension. Han? 5 secondes. Tu comprends. Ton autre main viens se poser rapidement, avec toute la délicatesse que tu possèdes, sur sa main qui malmène la tienne. Tu n'oses plus lui faire de câlin par crainte de ne déclencher une nouvelle vague de folie, mais tu le regardes dans les yeux, calmement, sérieusement, tendrement. Tu attends qu'il revienne à lui, qu'il voit que tu ne bougeras pas d'ici, peu importe le nombre de fois qu'il te jettera à terre. Tu ne comprends certainement pas la douleur qui le possède, mais tu comprends toutefois ses agissements, tu es là. Tu resteras là.

Tu l'entends te supplier, tu l'entends répéter de sa voix faible, désespérée, la même phrase, sans cesse. Tu te rebâtis lentement, effaces tes larmes, ne le quittes toujours pas du regard puis lui répètes d'une voix douce de temps en temps des Je suis là Harry, je reste là

S'il te plaît Harry, rassure toi, je ne partirai pas...

Calme toi, ne t’affole pas...
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Dim 19 Mar - 0:19

"I miss her so much"

To have a frog in one’s throat

Tu pleures. Tes joues sont froides et salées car tu pleures. Tes cordes vocales te font mal, feutrées dans le fond de ta gorge, douleur causée par ton beuglement humain. C’était une sensation qui surgissait de manière incontrôlable de tes os de jeune garçon apeuré. Tu t’étais interdit de sangloter depuis si longtemps que, dans tes vagues de folies, tes pleurs semblaient emprunter la sonorité d’un rictus désespéré. Et pourtant, malgré ta laideur dégingandée, elle ne lâchait pas ta main moite. Tu lui serrais si fort la sienne que tu sentais les courbes de ses os fragiles et le pouls de sa main vibrer dans ta paume. Mais elle ne cède pas prise. Ton corps se recroqueville sous la pesanteur de tes plaintes.

- Je suis là Harry, je reste là.

Elle te laisse pleurer librement. Elle te fixe et te répètes doucement ses sons. Cette mélodie te rassure. Son cantus fait vibrer ton tympan agréablement. Il t’évoque les caresses d’Élizabeth. Ta douce Élizabeth. Il te faut, quelques bonnes minutes pour te calmer. L’intensité de tes larmes diminuent jusqu’à ne laisser que quelques hoquets et reniflements aléatoires. Ton crâne se met à cogner des clous. Tu t’affaisses dans ton lit et quitte le regard de Faith. Tu observes l’emprise de ta main sur la sienne avant de vivement la retirer et l’apposer sur ta cuisse. Tu te sens gêné d’avoir pleuré autant. Tu détournes ton visage en direction de la lumière du jour en essuyant tes yeux fatigués. S’en suit un long moment de silence. Tu ne sais pas quoi lui dire. Tu te sens hideux.

- Excuse-moi pour tantôt, susurres-tu en baissant les yeux sur le restant de la télécommande. Ce sont les médicaments.

C’était faux. Des antidépresseurs ne rendaient pas les gens agressifs. Le hourvari de ton animosité sauvage s’était déployé par ta propre faute et par ton incompétence à ne pas avoir reconnu sa voix. Tu es incapable de lui sourire. Tes lèvres sont lourdes et cela semble te demander un trop grand effort. Ne sachant quoi faire de tes mains, tu joues nerveusement avec tes propres doigts. Tu inspires longuement en fermant doucement tes yeux. Il te fallait lui présenter des excuses. Tu lèves lentement tes miroirs en sa direction avant de remarquer ses yeux rouges qu’elle essuie d’un revers. Oh. Elle avait pleuré, elle aussi ? Mais bien sûr qu’elle avait pleuré. Tu lui avais tiré sa chevelure orangée. Tu lui avais crié après.  Tu serres les dents et retient longuement ta respiration avant d’expirer :

- Je suis désolé de t’avoir fait pleurer…

Tu redresses ton regard avant de passer vivement une main sur ses cheveux. Tu es exténué, cela se voit. Tu esquisses un vague sourire en raclant ta gorge.

- Toucher les cheveux d’une fille c’est mortel. Enfin c’est ce qu’Éli-…

Tu t’arrêtes. Son nom se mastique dans ta bouche. La simple évocation des premières voyelles est suffisante pour mettre un second froid dans la chambre. Vous ne parliez jamais d’elle, Faith et toi. Tu n’avais jamais voulu vraiment te confier à ce sujet. Tu évitais toujours, du mieux que tu pouvais, de lui parler d’Élizabeth - bien qu’elles aient été bonnes amies lorsqu’elles fréquentaient le même lycée. Tu ne te souvenais pas comment Faith avait appris le décès de ta douce, mais tu te rappelais parfaitement de son visage lourd qui s’était présenté à ton appartement, des fleurs à la main, visite qui se réitéraient dans le courant des mois suivants, survenant comme une habitude – assez pour que tu lui prêtes tes clés d’appartement. Tu sens qu’elle bouge légèrement à tes côtés. Inquiet, tu jettes ta main sur la sienne. Elle te regarde. Oh. Elle n’a pas bougé. C’était seulement le fruit de ton imagination. La simple idée qu’un seul de ses muscles divergent de sa position te rend nerveux.

- Désolé… Est-ce que je peux ? Lui demandes-tu. Juste quelques minutes, s’il te plait.

Tu n’attends pas sa demande et glisse tes doigts dans les siens. Tu te sens déjà mieux.

Tu es un fardeau.
Tu ne peux t’empêcher de vouloir lui prendre la main.
Une main féminine qui te rappelle Élizabeth.



HRP:
 
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Lun 20 Mar - 17:33
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►On recolle, petits morceaux par petits morceaux

Tu t'efforces de rester impassible, d'incarner la douceur avec ta voix, avec tes doigts, pour rassurer Harry, mais n'arrive pas à contrôler tes lèvres qui se mouvent d'elle-même en d'affreuses grimaces de douleur. Non, ce n'est pas ta main le problème, le jeune homme peut te la serrer autant qu'il veut, tu resteras impassible, car ce qui te fait mal surtout, c'est sa détresse, sa frayeur, sa douleur. Imaginer à travers les cicatrices de son visage ce à quoi il a dû faire face, c'est de là que te viens ta plus grande source de douleur. Alors je t'en pris Harry, écrase-moi la main autant que tu veux, distrais-moi, fais-moi penser à autre chose parce que ça me tue de penser aux genres d'atrocités que as pu faire face...

À quelques reprises, une grimace de tristesse vient tordre tes lèvres, tu te reprends aussitôt, te frottes encore les paupières de ta main libre pour t'empêcher de pleurer encore. Tu n'as pas le droit de pleurer. Lui oui. Tu te mords donc les lèvres pour t'empêcher de participer à sa crise de larme. Puis baisse un moment le regard. Élizabeth. Elle aurait fait quoi? Comment l'aurait-elle rassuré? Cette fille était le centre de l'univers de Harry, tu le savais, ça se voyait  et tu comprenais d'ailleurs... Elle t'avait toujours semblé parfaite, ou presque.

Ta gorge se sert de nouveau en pensant à elle. Elle te manque oui, tu avais pourtant fini par faire ton deuil, accepter que tu ne pourrais plus la voir, mais à des moments comme ceux-ci, tu rêverais pouvoir recevoir de son aide. Elle savait y faire avec les gens, avec Harry, elle aurait su comment l'aider. Toi, tu ne sers à rien, tu n'es qu'une présence inutile... tu ne fais que le faire paniquer davantage.

Je suis là Harry, je suis là, inutile, bonne à rien, mais présente...

Tu le sens se calmer dans ses sanglots et le regarde de nouveau avec ces mêmes yeux empli de tendresse. Il te relâche la main. Tu la ramènes tristement vers toi en remuant discrètement ses douloureuses articulations qui craquent un peu sous les mouvements. C'est bon, rien de brisé, ce n'est qu'un peu douloureux, mais tu aurais voulu qu'il la garde, au moins là tu avais l'impression de lui apporter un minimum de support.

Il y a un long moment de silence où tu ne sais pas du tout quoi dire. Harry et toi n'aviez jamais été doué dans le domaine du social et du coup, à l’exception de ses râles et de tes rires niais, peu de choses emplissaient l'espace lorsque vous étiez ensemble. Malgré tout, ses excuses parviennent à tes oreilles. Tu sursautes un peu. Et le laisse te caresser les cheveux. Ses excuses sont inutiles. Tout comme il est inutile de le lui dire car tu sais que ça ne lui retirera pas son sentiment de culpabilité. Tu souris donc, simplement. Ça va, je comprends. Il n'était pas une mauvaise personne, grognon, un peu impulsif, maladroit, oui, mais méchant, non.

- Toucher les cheveux d’une fille c’est mortel. Enfin c’est ce qu’Éli-…

Tu te tends. Harry et toi  n'aviez jamais parlé d'Élizabeth... même après tout ce temps passé à vous voir.  Vous n'étiez pas à l'aise avec le sujet. Tu avais peur de créer des froids (comme là, présentement) ou de lui rouvrir des blessures. À ce que tu as cru comprendre, la dernière conversation qu'il avait eut avec elle n'avait pas été des plus roses... Tu pouvais donc imaginer à quel point il avait du se sentir dévasté à la mort d'Élizabeth. C'est d'ailleurs ce qui t'avait poussé au début à cogner à sa porte, lui apporter du soutien, l'aider à porter le deuil. Depuis, tu continuais à t'inviter chez lui, avec des  surprise parfois, les mains vide d'autres fois, tu te plaisais à « envahir » son chez-soi avec ta bonne humeur, tu te sentais bien chez lui, tu avais l'impression d'être acceptée comme tu es et de faire usage de ton humour maladroit...

Tu lui réponds d'une petite voix timide.

-Heureusement, que je ne suis pas une vraie fille alors..

Ahah... ouais... le genre de phrase que tu sors souvent. Parce qu'on dit que les filles agissent de telle façon, qu'elles aiment tel genre de choses, qu'elles n'aiment pas ci, qu'elles ne font pas ça... Tu ne t’identifies pas à ce qu'on dit des filles alors du coup tu en ris parfois en disant que tu ne dois pas en être une véritable et les gens en riaient et te suivaient dans cette pensée. Pourtant, des boobs, tu en as bien.

Tu remues maladroitement, pas certaine si c'était le moment idéal pour des blagues et espères sincèrement que le timbre de ta voix était trop bas pour qu'il l'ait entendue.

Il t'agrippe la main, tu sursautes encore et le regarde, surprise. Il te semble nerveux (pas trop surprenant aussi..).

- Désolé… Est-ce que je peux? Juste quelques minutes, s’il te plait.

Ton expression s'adoucit, tu lui souris encore et viens porter ton autre main sur la sienne comme pour l'empêcher de la retirer cette fois.

-Pas de soucis Harry, tu peux la garder toute la nuit si tu veux.

Tu n'avais rien de prévu de toute façon et même si c'était le cas, rien n'avait autant d'importance que lui en ce moment. Après l'avoir vu  quémander de l'attention si désespérément, après avoir assisté à sa crise de panique, il était hors de question que tu le laisses seul. Qu'il y ait un horaire de visite ou non, personne n'allait te décoller de là. D'un pied, parce qu'il est hors de question que tu relâches sa main, tu attires le banc vers toi pour t’asseoir de nouveau à ses côtés.

Une imbécillité te brûle encore les lèvres. Un moment, tu te retiens, te disant que ce n'était peut-être pas approprié de se mettre à dire des conneries en ce moment, mais d'un autre côté, tu te dis que changer ton comportement habituel face à lui n'allait certainement pas l'aider à se sentir mieux alors tu échappes un petit rire taquin avant de lâcher un :

-Et puis, j'ai toujours rêvé de faire une soirée pyjamas entre filles!

Un petit rire, ça serait bien non?
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"Tic, tac, tic, tac."

The man who asks a question is a fool for a minute, the man who does not ask is a fool for life

Dans tes souvenirs, tu avais cru, et perdurais à croire, que de tes petits doigts de bambin, tu avais agrippé solidement les phalanges de ta mère aux derniers instants que tu avais partagés avec elle et tu avais, par des hurlements enfantins, refusé de la laisser partir. Ta petite main grasse s’était collée fermement contre la peau velvétique de cette femme, femme jusqu’à ce jour que tu n’auras jamais l’occasion de la rencontrer. C’était un souvenir si lointain que seul le résidu de ce sentiment créé par ce confort résidait encore dans ton cœur. Tu n’avais jamais eu l’occasion d’agripper la main d’Élizabeth assez longtemps pour revivre cette sensation. Ton amour pour elle étant unique, cela dépassait l’amour maternel - ce que tu croyais être, d’une manière transcendante. Un amour qui ne pourrait jamais se reproduire dans le monde dans lequel tu vivais.

Elle te murmure des choses.

Pourtant, alors que tes doigts se glissaient dans la paume délicate de Faith, ton cœur, par ses vibrations régulières, avait fait éclore dans ton torse cette sensation. Cela te donnait presqu’envie de pleurer à nouveau. Tu n’avais jamais vu Faith plus qu’une simple amie qui venait furtivement t’agacer à quelques occasions. Cette petite rouquine plus jeune que toi aux bajoues rosées dont la queue de panda ondulait le long de son corps, tu n’avais jamais pris conscience qu’elle avait toujours été à tes côtés. Que ce soit durant les soirées perdues à jouer à des jeux sur ta télévision, ou lorsqu’elle te tenait ta capuche quand tu déglutissais le surplus d’alcool que tu ingurgitais ou que ce soit pour dormir une heure ou deux sur ton canapé. Sa compagnie avait été omni présente depuis le décès d’Élizabeth.

Une personne pour veiller sur soi. Cet engourdissement familier.

- Pas de soucis Harry, tu peux la garder toute la nuit si tu veux.

Elle avait apposé sa main sur la tienne. Tu expiras lentement lorsque tu sentis ses doigts glisser sur ta peau. Elle se réinstalle sur le banc à tes côtés et un sourire naïf se dessine le long de ses lèvres. Elle te dit, avec un rire timide :

- Et puis, j’ai toujours rêvé de faire une soirée pyjamas entre filles.

Tu écarquilles les yeux. Elle était du genre à lancer ce type d'âneries. Cela devrait te faire rire. Et pourtant, tes yeux sont humides. Tu te mords les lèvres. Pourquoi te remets-tu à pleurer ? Ce n’était pas comme si tu étais insulté de te faire traiter de fille – même si la chose était complètement ridicule. Tu n’arrivais pas à empêcher ces perles translucides de s’écraser contre ton torse. Peut-être était-ce parce que tu voyais à quel point elle tenait à toi ? Tu voyais que tu n'était plus vraiment seul et qu’elle allait rester à tes côtés – même si elle disait des conneries. Tes yeux sont gonflés et tu es épuisé. Cela doit être la véritable raison qui te rend si émotif. Tu souris tendrement à ton amie. Tu t’essuies rapidement les yeux avant de pouffer légèrement.

- Ah tu fais chier Faith avec tes blagues à la con, dis-tu tout en lui pinçant la joue.

Tu ris de bon cœur pendant une courte minute avant de détendre tes muscles endoloris. Tu passes une main dans tes cheveux sales, n’oubliant pas de cacher au passage cette oreille à moitié mastiquée, et te grattes le cou. Un moment de silence. Il te semble paisible. Tu réfléchis longuement à lui dire quelque chose. Mais les dents éclatantes de la bête inhumaine aux cheveux blancs surgissent trop souvent à ton goût. Ce n’était pas à Faith d’entendre toutes ces horreurs. Elle allait finir par te poser des questions. Comme tout le monde. Tu ne comprenais pas ce qu’il avait tous à vouloir savoir dans le moindre détail ce qu’il s’était passé durant ces heures de torture. Tes doigts se mettent à picoter. Comme si ces fines aiguilles transperçaient à nouveau tes ongles jaunes noircis par le sang qui s'était écoulé. Le flux sanguin dans tes jambes se met à bouillir, comme si le couteau transperçait à nouveau les deux blessures. Tu frémis. Tu avais envie d'étrangler quelque chose.

À cette idée, cette question qui depuis un long moment te traversait l'esprit, se présenta sur le bout de tes lèvres.
Il te fallait le dire. Tu n’en pouvais plus de retenir cette frayeur.

- Tu n’as pas peur de moi ? Avec toutes ces cicatrices laides ?

Ton regard sérieux tombe sur celui de Faith. N’avait-elle pas eu l’envie de déguerpir en sentant ton odeur puante serpenter le lit ? Cette crise affreuse dans laquelle tu la repoussais ave dégoût, pourquoi n’avait-elle pas appelée les infirmières en paniquant ? À cette pensée, tu compris. Tu compris pourquoi, cette journée-là où tu avais violenté le corps fragile de ton amie d’enfance, elle ne t’avait pas repoussé. Pourquoi, malgré son visage effrayé, elle n’avait rien dit.

- Élizabeth quand je l’ai… Marmottes-tu les yeux rivés sur le firmament bleu. Quand je l’ai vu dans ce lit, j’ai paniqué. Quand j’ai vu qu’elle allait m’abandonner, je lui ai crié dessus. Des choses atroces. Des trucs qu’on ne souhaite pas entendre quand tout va mal.

Une boule se forme dans le fond de ta gorge. Tu ravales ta salive.

- Et malgré tout elle… Elle n’a rien dit. Elle avait peur, mais elle n’a rien dit.

Les souvenirs défilent vivement dans ton esprit. Et le visage hideux du cannibale se plaque par-dessus les yeux d’Élizabeth. L'oeil unique et le rire maniaque frappent violemment tes tympans. Tu fermes les yeux en tentant du mieux que tu peux te taire cette lourde voix. Tu hurles :

- Mais qu’est-ce que vous avez toutes les deux à me laisser être violent ?! Pourquoi est-ce que vous ne vous défendez pas ?!? Je vais finir par te tuer toi aussi !

Le rire mesquin de l’inhumain se perd dans un écho de « tic » et de « tac ». Bien que la pièce soit silencieuse, tu l’entends très bien. Tu te fais peur toi-même. Cette violence qui, à ta surprise, te fais quasiment rire.

Faith.
Elle est là devant toi.
Mais tu as peur de ne pas pouvoir la protéger de toi-même.

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Mar 21 Mar - 20:34
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►Il sourit, il sourit!

Tu ris. Maladroite, timide, mais tu ris tout de même un peu, espérant que ta stupidité lui ferait un peu de bien, que tu réussirais à lui changer les idées avec tes âneries, que ton imbécillité serait suffisante pour le choquer, l'éloigner de ses pensées sombres, toi qui ignores complètement ce qui se passe dans la tête de ton ami, toi qui ne sais aucunement ce à quoi il a dû faire face récemment. On ne t'a pas mis au courant. Tu ne sais pas si tu veux savoir non plus. Tu as peur de savoir, peur de voir à quel point c’est grave, peur de découvrir qu'il en sera marqué à vie, autrement que physiquement. Tu as peur de le voir changer, de le voir se renfermer davantage... déjà que depuis... Élizabeth... il n'était pas des plus... faciles?..

Le rire ralentit, s'adoucit, puis s’éteint lentement alors que Harry semble s'émouvoir. Au moins cette  fois il ne panique pas, au contraire, tu crois deviner qu'il est touché. Son sourire, son rire, te rassure, tu lui sers doucement la main. Ton cœur se rebâtit lentement, une chaleur se diffuse dans ta poitrine tant tu es soulagée. Oh, 'Rychat...

- Ah tu fais chier Faith avec tes blagues à la con

Tu échappes un petit rire encore, lui tires la langue, alors qu'il te tire la joue.

-C'est un plaisir de te rendre service!

C'est sincère. Ça te fait réellement plaisir. Harry ne le voit peut-être pas, mais à sa manière, il t'a terriblement aidé. Au premier regard, certains pourraient croire que depuis le début de votre amitié, c'était toi qui faisais le plus de sacrifice, quand même, tu avais fourni beaucoup d'effort à supporter Harry dans son deuil et après dans les conneries qu'il pouvait faire. Tu étais celle qui, souvent, venait le tirer de son isolation et tu mettais beaucoup d'énergie à essayer de lui apporter de la joie, mais ce que ces autres ne voient pas, ce que même Harry ne réalise peut-être pas, c'est qu'à sa façon, il t'a terriblement aidé à te donner un peu plus confiance en toi. Il a également dû supporter ta présence, ton énergie débordante, il a guérit beaucoup de plaies cachées simplement en t'acceptant dans son univers malgré ses molles réticences et ses grognements qui ne t'affectaient désormais plus. Tu sens qu'avec lui, tu peux rester toi-même sans craindre de paraître ridicule. Malgré ta maladresse, il t'acceptera toujours à sa façon. Tu lui en es reconnaissante.

De petits morceaux se recollent et comme de petits travailleurs sur un chantier de construction, tes souvenirs, tes espérances et tes sentiments d'affections pour Harry rassemblent silencieusement les débris de ton cœur pour le reconstruire.

Ce silence qui plane, tu ne le vois pas passer. Après tout, Harry n'a jamais été des plus bavards, tu le savais depuis longtemps. À force, tu finissais par chérir ces moments d'intimités. Mais alors que les secondes passent à ce moment précis, ne plus parler te pousse à l'observer et tes yeux se remettent à piquer un peu plus à chaque fois que tu découvres une nouvelle blessure. Tes yeux se rivent sur ses doigts abîmés, comme le reste de son corps probablement. Tu te pinces les lèvres. Non Faith, reste forte, reste positive!

La reconstruction ralenti.

Tu le sens à travers sa main qu'il se tend. Tu le regardes, inquiète et patiente. Une question semble lui brûler les lèvres. Tu attends qu'il la formule.

- Tu n’as pas peur de moi? Avec toutes ses cicatrices laides?

Tu frissonnes. Que peux-tu répondre à une question si sérieuse? Tu restes silencieuse. Tu as peur de lui oui, mais pas pour les raisons auxquelles il pense. C'est son état d'âme qui t'effraie, c'est de le savoir blessé et l'idée de le perdre de nouveau dans une crise qui te terrifie. Cette main meurtrie, ce visage couvert de cicatrices,  rien de son paraître ne t'effrayait, derrière ces marques, tu y vois toujours la même personne. Blessé, mutilé oui, mais il restait Harry, c'est ton Harry qui se trouve devant toi malgré tout.

Tu secoues la tête en signe de négation et entrouvre les lèvres pour lui répondre. Non Harry, tu ne me fais pas peur. Son expression t'empêche de parler. Il semble avoir réalisé quelque chose. Il prononce son nom. Tu figes.

-Quand je l’ai vu dans ce lit, j’ai paniqué. Quand j’ai vu qu’elle allait m’abandonner, je lui ai crié dessus. Des choses atroces. Des trucs qu’on ne souhaite pas entendre quand tout va mal.


Ah non, c'est bon, on annule, on renvoie les travailleurs chez eux, la reconstruction du petit cœur est reportée à un autre fois.

- Et malgré tout elle… Elle n’a rien dit. Elle avait peur, mais elle n’a rien dit.

Ta vue s'embrouille de nouveau. Tu ne pleures pas tout de même, mais ce n'est pas loin de couler. On avait parlé de ce qui s'était passé, beaucoup même. Tu en avais entendue des choses se dire à propos de Harry, de sa cruauté, des propos révoltants qu'il avait usés alors qu'Élizabeth se trouvait sur son lit de mort. Toi-même tu lui en avais voulu au tout début, ça t'avait pris un peu de recule avant de comprendre la colère qui l'avait animé. C'est en réalisant à quel point il devait se sentir démoli que tu avais décidé de frapper à sa porte avec des fleurs ce fameux jour, de lui apporter du soutien bien que tu en avais probablement également besoin.

Tu ne sais pas quoi lui répondre. Tu n'as jamais été douée avec les mots, encore moins dans  des moments aussi critiques. Y a-t-il seulement quelque chose à dire pour soulager cette vieille blessure? Tu  n'étais pas présente lorsque Harry s'était laissé emporté par la colère, tu n'avais pas été témoin de sa violence, tu ne pouvais donc pas savoir à quel point il avait été terrible, tu ne peux savoir comment Élizabeth s'était sentie. Il dit qu'elle avait été terrifiée. Tu peux le croire. Mais tu aimes penser que la terreur d'Élizabeth ne venait pas de Harry, plutôt de la crainte de le laisser seul face à cette détresse. Tu espères de tout cœur qu'Élizabeth l'avait comprit aussi la raison de sa crise.

Des larmes se remettent à couler le long de tes joues.
Il crie.
Tu sursautes.

- Mais qu’est-ce que vous avez toutes les deux à me laisser être violent ?! Pourquoi est-ce que vous ne vous défendez pas ?!? Je vais finir par te tuer toi aussi !

Tu relâches sa main dans ton sursaut, ferme les paupières et tes paumes viennent se placer d'elles-mêmes près de tes oreilles comme pour te protéger d'un second éclat. Les sons trop vifs, les explosions de rage t'avaient toujours fait peur. Tu gémis, lui réponds instinctivement.

- Je n'ai pas à me défendre!

C'est vrai, il ne te fera jamais de mal. Tu rouvres les paupières pour le regarder d'un air confiant bien que ta position reste recroquevillée.

- Tu restes émotif et colérique, mais tu n'es pas une mauvaise personne Harry! Tu ne me feras jamais de mal, je le sais, j'en suis persuadée et ce même si tu sembles ne pas le savoir toi-même!

Toi qui ne savais pas quoi dire il y a quelque seconde, tu exploses. Les larmes continuent toujours de couler et tes paroles se déversent rapidement alors que lentement tu te redresses pour le regarder de plus près. Tu es désespérée. Ça te blesse de voir qu'il croit te faire peur.
Je n'ai pas peur de toi Harry, tu ne le vois pas?

- Tu es quelqu'un de bien, je le sais, Élizabeth le savait. Et peu importe le nombre de fois que tu me crieras le contraire, tu ne me feras pas changer d'idée. Ce n'est pas toi qui l'as tué, c'est la maladie qui l'a affaibli, c'est la maladie qui la rongeait de l'intérieur depuis un bon moment et que tu l'ais visité ou non n'y change rien, elle serait probablement morte cette journée tout de même. Au moins elle est partie en sachant que tu tenais toujours à elle!

Ta voix déraille à force de crier, de pleurer autant.

Comprend Harry que peu importe ce que tu me dis, peu importe ce que tu fais, je te connais tout de même, ce monstre que tu penses être n'existe pas. Tu es humains. Comme bien d'autres, tu as ta propre façon de voir et ressentir les choses et tu es loin d'être le plus monstrueux d'entre nous.

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Ven 24 Mar - 5:07



"Je suis Harry et pas lui. Je suis Harry et pas lui. Lui il est rien"

When anger rises, think of the consequences

Elle ne te sourit pas. Ses commissures sont closes et elle creuse dans tes yeux à la recherche d’une réponse qu’on dirait qu’elle ne souhaite pas donner d’elle-même. Tu as l’impression que la gravité s’affaisse anormalement sur tes petites épaules rachitiques. Cette question qui aspire toute ta concentration et qui, balancée comme un vulgaire jouet dans les mains de ton amie, assombrit tes pensées, elle ne te donne pas de réponse. Cela te brûle dans ton estomac. Lorsque tu expires le nom de la défunte, elle ne te répond pas. Elle écoute calmement les mots de tes lèvres s’écouler ardûment. Tu lui disais une vérité qui n’avait rien de nouveau à ses oreilles. Des bouches jacasseuses s’étaient déjà chargé à l’époque de divulguer des rumeurs sur ta prestation hargneuse. Bien qu’elle ne t’aille jamais demandé de réponse, tu savais par son silence depuis ces deux longues années d’amitié qu’elle connaissait très bien la triste dernière rencontre de votre histoire à Élizabeth et toi et que c’était dans une peur commune que Faith avait décidé de nullement en parler.

Tu lui plaques des propres crus et nourris de haine. Les tics et les tacs tournent dans ta tête telle une fugue à de multiples entrées décousues. Tu constates en rouvrant tes paupières alourdis que son corps se ferme à toi. Sa main quitte la tienne, ses yeux sont clos et ses doigts sont collés à ses lobes d’oreilles, prêt à naviguer jusqu’à son tragus. Ses yeux trahissent l’angoisse résultant de ton rugissement.  Le petit Harry pragmatique en toi qui serait en temps normal retombé sur ses pattes se laissait influencé par le mouvement répétitif de ce métronome métallique. Tu te sentais mou et incapable de briser la cyclicité des cliquetis.  Bien que tu voies ses joues recouvertes de larmes salées, tu n’arrives pas à bouger un seul de tes petits doigts. Un Harry prisonnier dans une cage te criait de te ressaisir. Mais tu apprenais, apprenais et apprenais de ta douleur. Tu apprenais à connaître l’étendue de ton esprit.

- Je n’ai pas à me défendre !

Si! Elle se devait de quitter ta chambre. Elle se devait de prendre ses effets et de courir loin de toi. Car le Harry qu’elle connaissait, ce Harry Forester dont la vie banale se tourmentait autrefois autour de son carnet à dessin, sentait des murs invisibles se resserrer autour de sa gorge. Sa voix se dissimulait sous des chants familiers te criant de travailler ton esprit. Mais elle persiste.

- Tu restes émotif et colérique, mais tu n’es pas une mauvaise personne Harry !

C’est bien cela qui t’effrayait. Tu ne contrôlais pas tes émotions. Elles étaient mastiquées par une folie qui se collait affectueusement contre ta rationalité. Elle semblait devenir si petite à tes yeux. Et pourtant ton corps ne cille pas. Tu la fixes, les sourcils froncés, comme si tu étais prêt au moindre instant à lui arracher ses yeux. Sa voix déraille. Pour la toute première fois, c’est elle qui te hurle après.

- Tu es quelqu’un de bien, je le sais, Élizabeth le savait.

Élizabeth ? Le petit Harry en toi pousse les barreaux de cette prison imaginaire, brisant sur son passage la voix de ton agresseur.

- Et peu importe le nombre de fois que tu me crieras le contraire, tu ne me feras pas changer d’idée. Ce n’est pas toi qui l’as tué, c’est la maladie qui l’a affaibli, c’est la maladie qui la rongeait de l’intérieur depuis un bon moment.

Elle pleure si fort que cela te donne quasiment mal à la tête. Tu grimaces en entendant ses propos. Une partie du pragmatiste du Harry qui s’échappe de justesse à l’écrasement d’un énorme « tic » frappe ton esprit.

- Et que tu l’ais visité ou non n’y change rien, elle serait probablement morte cette journée tout de même. Au moins elle est partie en sachant que tu tenais toujours à elle !

Son hurlement est remplacé par ses pleurs. Elle crie si fort que tu vois disparaître les dents alignées du monstre. Elle te lance sa tristesse si vivement que ton visage s’adoucit. Faith... Elle qui souriait tout le temps, malgré les mauvaises journées, elle pleurait si fort que cela semblait lui torturer les cordes vocales. Cela te choque de la voir si vivante et d’exprimer sans se soucier du regard des autres cette peine. Depuis combien de temps attendait-elle pour te dire tout ceci ? Elle qui, par le biais de ses visites récurrentes, s’était arrangé pour t’offrir de son soutien, elle avait attendu deux terribles longues années. Tu te retiens de pleurer. Délicatement, tu attrapes ses épaules et la serre du mieux que tu peux contre ton torse. Sa tête se repose inévitablement sur le creux de ton épaule. Tu la laisses pleurer aussi fort qu’elle en a besoin, lui caressant doucement son épaule.

- Je suis désolé Faith, je ne savais pas.

Tu le lui répètes quelques fois. Bien que ta voix semble lasse, tu tentes de la rassurer. Il était vrai que tu n’avais jamais pris le temps de comprendre sa peine. Elle aussi avait vécu un deuil après tout. Malgré tout le temps où elle te ramassait à la petite cuillère, tu ne t’étais jamais attardé une seconde à ce qu’elle vivait. Ses sourires que tu croyais de pleine bonté avaient dû caché cette angoisse qu’elle avait également vécue. Tu remarques au loin les yeux de quelques employés de l’hôpital vous fixer au travers du hublot de ta porte. Tu les chasses d’un regard noir. La dernière chose que Faith avait besoin c’était que des gens la voit pleurer.

- Je suis le pire ami décidément, lances-tu en riant de toi-même. Tu gardais toute cette peine depuis le début et moi je n’ai pas réussi à le voir. Je m’en veux.

La danse de l’homme à la chevelure blanche s’incruste dans tes pensées. Tu mords tes lèvres. Il revenait te narguer, te picoter les doigts et rire de toi. Il te disait de glisser ta main contre la nuque de ton amie et de la chatouiller jusqu’à ce qu’elle en étouffe. Tu te bats du mieux que tu peux contre cette idée absurde avant de dire doucement :

- Je ne sais pas si je pourrai redevenir comme avant Faith, avoues-tu avec une voix qui tremble. Il y a des choses qui me font terriblement peur. Des voix et des bruits qui me donnent la frousse. Des « tics et des « tacs »...

Tu t’arrêtes. Tu apposes ta tête contre la chevelure vibrante de ton amie. Vous étiez fatigués. Vous aviez besoin de repos.

- Je veux juste dormir et que tout s’arrête, j’ai peur de moi-même. Je ne sais plus où je suis…

Tu fermes les yeux. Tu as envie de disparaître et qu’elle ne garde que l’image de l’ancien toi. Car les « tics » et les « tacs » sont bien que trop fort en ce moment.

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Jeu 30 Mar - 19:34
L’amitié guérit tout…
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Ft. Harry Forester

►Tu fais pas peur Rychat

À travers le brouillard de larmes, tu le vois froncer les sourcils alors que tu lui cris ce qui te pèse depuis si longtemps, ces pensées dissimulées et ces encouragements maladroits que tu n’avais jamais réussi à formuler proprement, que tu n’avais jamais réussi à prononcer par manque de courage.

Tu en fais de même, tu fronces les sourcils. En fait, il t’a un peu vexé en te demandant s’il te faisait peur. Il te connaissait bien pourtant, vous aviez passé beaucoup de temps ensemble, il devait savoir que ça te prenait plus que des cicatrices et des crises de colère pour te faire réellement peur. Tu le connais, il n’est pas méchant, il n’est pas… le monstre qu’il croit être. Tu en es persuadée. Tu crois sincèrement que peu importe ce qui se passe dans sa petite tête d’imbécile qu’il ne te fera jamais de mal, il ne te fera jamais fuir.

Dans les faits, tu ignores à quel point il est marqué, tu ignores les images qui hantent ses pensées, tu n’entends pas la voix qu’il entend. Tu ne comprends pas réellement le sens derrière ses paroles, derrière ce regard furieux. Tu restes malgré tout persuadée que ton Harry, le Harry d’ Élizabeth, votre Harry est toujours et restera toujours là.

Son regard s’adoucit lentement. Pas le tient, pas encore, tu lui en veux toujours d’avoir douté de toi, de ta force. Tu es frêle oui, mais forte aussi, plus que ce qu’il croit. C’est ce que tu aimes penser. Tu gonfles les joues orgueilleusement puis soupires finalement en t’essuyant les joues et les paupières d’un revers de main. Ça pique

Tu ne le remarques pas s’approcher pour te serrer dans ses bras. Les premières secondes, ton regard s’agrandit par la surprise et tu te tends un peu. Le temps que ton cerveau assimile la situation, tu restes ainsi puis finalement pousses un soupir rassuré en l’enlaçant à ton tour. Harry… Ton visage vient se nicher dans le creux de son épaule.

-Je suis désolé Faith, je ne savais pas.

La douceur de l’étreinte de fait frissonner. Tu l’aimes ton Harry, il te manque ton Harry, tu ne veux pas le perdre ton Harry. L’odeur. Des larmes se remettent à couleur instinctivement. Tu avais toujours détesté cette odeur d’hôpital, ça sentait la maladie, la mort, c’est une odeur déprimante qui te rappelle tes visites à Élizabeth, la malade, celle qui te souriait faiblement. Tu te sens faiblir d’un coup, cette image te vole énormément d’énergie. Tu sers Harry un peu plus fort comme pour t’agripper. Harry. Il te ramène à toi, te redonne un peu de force, son odeur, son essence , reste présent malgré tout, ça te rassure, ça te calme. C’est ton Harry, rien ne pourra le changer dans ton cœur, comme un grand frère que tu n’as jamais eu.

-T’es nul ‘Ricot

‘Ricot, parce que Haricot c’est trop long. Tu aimes ces surnoms ridicules que tu lui trouves, même s’ils ne lui plaisent pas tous, il a fini par les apprécier aussi… d’une certaine manière… tu crois… ou tout du moins, il a fini par s’y faire et comprendre qu’il n’y a tout simplement rien à faire et que c’est ta façon à toi de lui montrer que tu l’apprécies. C’est donc Haricot quand tu es enthousiaste, ‘Ricot quand tu te sens plus « mole », quand tu es fatiguée, touchée, émue. La commissure de tes lèvres s’étire alors que tu lui sors ce surnom affectueux.

- Je suis le pire ami décidément. Tu gardais toute cette peine depuis le début et moi je n’ai pas réussi à le voir. Je m’en veux.

Tu secoues lentement la tête sans dire un mot en guise de réponse.Non, tu n’es pas nul, seulement stupide. C’est ce que tu lui aurais dit, mais ta voix se coince dans la gorge sous l’émotion. Il n’a pas à culpabiliser. Ce n’est pas comme si tu étais facile à lire non plus… ici, c’est toi la pire, à supporter seule pensées et émotions que tu trouves trop sombres pour partager. C’est toi qui trop effrayée à l’idée de blesser ou d’être blessée exposes les côtés les plus clairs de ta personnalité pour cacher cette part d’ombre dans un recoin bien dissimulé.

Cette blessure due à ces pensées non partagées, tu te l’es causée seule en refusant de parler. Harry n’en est aucunement responsable, tu ne lui en veux pas.

Incapable de parler, tu l’écoutes donc silencieusement te faire part de ses craintes, des sons qu’il n’arrive pas à chasser de sa tête. Tu te pinces un peu les lèvres, inquiète et profites de la chaleur de l’étreinte pour te rassurer... C’est Harry, il restera votre Harry. Tu essaies de rester confiante et de le réconforter comme tu le peux.

- Peu importe où tu te trouves Harry, je suis là, je n’ai pas peur, je reste là pour camoufler ces bruits avec mes phrases sans queue ni tête... si tu le veux… peu importe qui tu deviendras, je reste là pour t’aider ‘Ricot…

Mais s’il te plait, ne me rejette pas…

-Je reste là encore si tu veux dormir… je tiens vraiment à cette soirée pyjama…

Je ne bougerai pas


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Ven 14 Avr - 22:43



"Fatty..."

A stitch in time saves nine

Une étreinte chaude et délicate.

Cette bouffée qui s’apparentait à celle qu’une mère épuisée par les pleurs lasse de son enfant offre à sa progéniture. C’était quelque chose de mystique, le contact physique. Le frôlement d’une peau contre l’autre, tu n’arrivais jamais à te ressaisir de cette sensation. Tu n’avais pas l’habitude de câliner ton amie. Bien sûr, il t’arrivait de lui passer une main sur sa crinière rougeâtre. Mais l’enlacer précieusement dans tes bras, tu ne le faisais jamais. Tu te réservais ces rares moments de proximité que lorsque tu percevais dans ses miroirs une ombre inhabituelle.

Elle te lance ce surnom ridicule à nouveau. Ricot’. Tu lui aurais tirer les oreilles en grommelant à ton habitude, mais étrangement, cela te réchauffe le cœur. Et tu te sens minable. Tu lui requérais une énorme quantité d’énergie, aspirant par tes crises idiotes une partie de sa joie. Tu t’en voulais de ne pas être en mesure de te taire ou de tout simplement la faire rire – bien qu’en temps normal tu ne comprenais pas réellement si c’était ton attitude ou tes blagues douteuses qui la faisaient sourire.  

Elle ne lâche pas prise et t’écoute. Ton cœur bat fort dans ta poitrine. Les mots sortent sans que tu n’y réfléchisses. Un rire traverse de droite à gauche ton esprit et tes yeux épuisés te semblent anormalement lourd. Tu sais qu’elle espère retrouver l’ancien toi avec qui elle partageait ses soirées monotones avec un fâcheux plaisir. Les cliquetis du métronome forme un ergastule de tes plus belles qualités qui sont constamment tourmentés par ces mots malsains… Tu ravales ta salive. La peur se devait d’être éphémère. Tu ne pourrais pas supporter d’entendre ses sons obstruant.

- Peu importe où tu te trouves Harry, je suis là, je n’ai pas peur, je reste là pour camoufler ces bruits avec mes phrases sans queue ni tête… si tu le veux… peu importe qui tu deviendras, je reste là pour t’aider ‘Ricot… - elle marque une pause et tu sens son souffle réchauffer ta nuque glaciale. Je reste là encore si tu veux dormir… je tiens vraiment à cette soirée pyjama...

Tes yeux se ferment au fur et à mesure que les particules sonores de sa voix s’incrustent dans ta cochlée. Tu expires un rire sourd. Une soirée pyjama. Si tes muscles n’étaient pas aussi endoloris, tu lui aurais définitivement arracher les joues tellement tu les aurais tirés fort en lui disant qu’elle était complètement tarée. Cependant, le simple fait d’étirer tes commissures te demande un effort incommensurable. Tu apposes ta main sur ses cheveux et les ébouriffe légèrement.

- Merci Faith.

Oui, merci. Tu la remercies de croire en toi alors que tu n’arrivais même pas à t’imaginer vivre à l’extérieur de cette chambre blanchâtre et dénudée de vie. Tu la remercies de persister à te faire ces commentaires absurdes qui te font sourire. Tu la remercies pour ne pas s’enfuir devant ta laideur épouvantable. Tu humes délicatement son odeur avant de la serrer un peu plus fort contre toi.

- On fera une soirée pyjama quand je pourrai retourner chez moi, Fatty – tu avais mis l’emphase sur son surnom à elle. Je ne veux pas que tu perdes ton temps ici.

Tu marques une pause tout en te caressant les yeux.

- J’aimerais mieux te voir un peu à tous les jours qu’une seule grosse journée, marmonnes-tu.

C’était vrai. Tu savais que c’était beaucoup lui en demander de revenir te visiter. Malgré cela, tu souhaitais qu’elle cogner à ta porte de manière récurrente car cela te donnerait l’envie d’exister un peu plus à chaque fois.

- D’ailleurs ils n’ont pas voulu me donner de crayon et de papier pour que je dessine. Crois-tu que tu pourrais m’apporter mes affaires la prochaine fois que tu viendras ?

Un sourire chaleureux s’était présenté sur ton visage. Tu ne voulais lui dire qu’ils t’avaient déjà donné du matériel pour dessiner, mais que, dans un moment de rage, tu avais menacé le personnel de leur crever les yeux s’ils continuaient à s’approcher de toi. Tu n’aimais pas mentir. Pourtant, si ton amie voulait retrouver l’ancien toi, il te faudrait cacher tes plus sombres pensées et porter un masque pour quelques temps.



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