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Painful Dream [Pv Flonne]
rang drassyr
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Dim 5 Mar - 5:27





Painful Dream



Il était si fascinant de constater à quel point un besoin peut nous manquer. Si fascinant de ressentir cette absence lorsque sa présence même nous ignorions. Le fantôme de l’île effleurait cette pensée d’un doigt habile, il l’effleurait d’un sourire mutin et d’une émotion jouissive. Les besoins poussaient l’Homme au bord de ravins sans fond, à l’obscurité mugissante. Il suffisait d’une poussée pour laisser un être sans ailes chercher ce sol sans le trouver, dans un désespoir ignoré, voilé par la bave d’un besoin à nourrir. Ô, le besoin de survivre, le besoin d’écouter ses peurs, le besoin d’offrir, le besoin d’avoir, le besoin d’aimer, le besoin de haïr. Millénaires étaient passés, et ces besoins n’avaient pas changés. L’Humanité adulait cette idée, se nourrissait de ce sol graveleux et sans goût. Le fantôme caressait leur nuque, amusé de cette vérité impossible à détruire, envieux de cette sentence. Car il ne ressentait aucun besoin, si ce n’était celui d’embrasser de sa froideur, tes lèvres chaudes.

La nuit enveloppait Ariesten, donnant une couleur océane aux nuages la soutenant. Malgré ces derniers, cette même nuance glaciale jouait sur les pavés et les murs. Le silence mariait la brise aussi pâle que la mort. Quelques lumières mordorées et d’un naturel à douter, prolongeait l’ombre d’un conteur. Elles la rendaient si longiligne, à en faire jouer les imaginations. Longs bras parcourant les sorties d’égouts, jambes survolant les ordures et les encadrements de portes. Finalement, ces doigts qui ne se finissaient pas faisaient crisser sans bruit le bois d’une entrée.

Cela faisait bien une semaine, que le conteur attendait l’arrivée de la douleur. Mais celle-ci n’avait fait mugir le parquet de son antre. Et, quand bien même sa nudité ne l’embarrassait guère, les vêtements lui étaient importants. Une visite s’imposait. La curiosité animait l’esprit amer de Drassyr. Les rouages en son corps s’étaient remis en marche, la mousse pourrie entre leurs dents avait fini broyée. Les loups de marbre sont capables de bien d’exploits, n’est-ce pas ?

La boutique était fermée, étrange fait, surtout en pleine journée. En cette nuit, l’entrée arrière était plus à même de correspondre à ce sentiment posé sur son épaule, jouant avec le lobe de son oreille. Titillement infâme qui lui fit tourner la poignée. Elle était fermée, cette porte. Ses canines resplendirent dans le noir.

A force de tant de temps, il était tentant d’apprendre d’autres tentations. Armé d’une terrifiante épingle, il charma la serrure. La porte, bien que timide, grinça en un suave accord. Il la ferma derrière lui. La nuit n’entrait plus, les fausses lumières n’éclairaient rien, ici. Entre cartons, robes, voilures et tissus, la forme longiligne du conteur marchait d’un pas calme. Il ne cherchait à être discret, il l’était par nature.

Dans le noir morbide, ses yeux devinrent d’une luminescence pourpre. Deux points rouges glissant, çi et là, d’une langueur taquine. Il ne semblait y avoir personne, en ces lieux hantés par le conteur. Mais Drassyr étira un sourire, fin, secret. Ses contours putrides le suivaient aussi excités que son âge fût grand. L’ombre se fondait dans le noir, aussi profonde que cette couleur. Il s’arrêta. Ses lèvres s’entrouvrirent, un nom les pourlécha avec une connotation ne lui ressemblant que trop, telle une formule nuisible. La tonalité entourait la gorge et déposait un baiser au sein d'une clavicule.

« Flonne. »

Où était-elle, l'aiguille dansante d'Ariesten ? Plus aucun fil rouge ne menait à elle, plus de tissus et de sourires.

Menace semblait-il dans cette situation palpable. On aurait pu croire à ces jaguars ronronnant pour leur future victoire, à ces meurtriers et voleurs, autant qu’à ces doigts crochus d’un monstre traçant leur signature sur le bois du lit. Mais, Drassyr n’était pas un prédateur. Il était tout autre chose.

Ô, Danseuse des douleurs, laisse-toi aller au néant qui t'ouvre les bras.





Pv Flonne




Painful Dream [Pv Flonne]
Humain à don
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Mar 28 Mar - 22:11
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Why me, WHY ?!
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Le retour à la maison de Flonne s'était fait sans encombres majeures, si ce n'était qu'elle s'enferma chez elle pour ne plus en sortir pour les jours qui suivirent sa convalescence à l'hôpital. Elle n'était pas restée longtemps, entre les murs blanc, trop pressée de sortir de cet endroit maudit, trop traumatisée par ce qu'elle y avait vécu par le passé, trop ébranlée par les souvenir que sa chambre aux rideaux blanc ramenaient à elle. Injection contre le tétanos, contre la rage, antibiotiques contre toute infection possible, les médecins n'avaient pas lésiner sur les précautions à prendre suite à sa rencontre avec le monstre de la ville. Une alerte avait même été lancée par les autorités pour retrouver ce fou furieux qui se baladait librement.
Dans un état léthargique, Flonne avait fermer boutique pour un temps indéterminé, avait laisser ses commandes de côté et s'était recluse dans son lit et ne sortait de ses draps que pour grignoter un peu, prendre un bain et aller à la toilette. Son premier réflexe en arrivant chez elle avait été de cacher des couteaux de cuisine un peu partout pour avoir arme à portée de main si quelqu'un se pointait chez elle. Dans sa chambre, elle en avait un dans sa table de nuit et un sous le matelas de son lit. Chaque bruit la faisait sursauter, réveillant en elle une certain paranoïa malsaine qui commençait à la rongée cruellement. Cette nuit là, elle avait laissée la lumière de la cuisine allumée, ainsi que celle de son atelier qui se situait entre son appartement et sa boutique de vêtements. Les coins noirs l'effrayait, lui donnait l'impression que quelqu'un s'y cachait, attendant le bon moment pour lui sauter dessus. Chaque soir, elle faisait le tour de son appartement pour être sure et certaine qu'il n'y avait personne qui se cachait, même dans les endroits les plus sordides.

Tendue et en alerte, elle s'était mise au lit pour la nuit, la main sur le couteau qui se trouvait sur l'oreiller à côté d'elle et n'avait réussit à fermer l'œil que plusieurs heures plus tard, pour se faire réveiller par la petite alarme qui l'alertait en cas d'intrusion dans sa boutique, petit système relié à son téléphone portable et seul elle pouvait entendre cette alarme. Sursautant et sur le qui-vive, la couturière s'était levée en panique, saisissant son arme fermement dans sa main tremblante. Son cœur battait à tout rompre, son souffle était coincé dans sa poitrine. Sa tête se mit à tourner alors qu'elle avançait lentement vers la porte de son appartement pour descendre vers son atelier. Personne. L'intrus se trouvait donc dans la boutique. Un voleur, un pilleur, un sadique, le monstre qui l'avait retrouvée ?! Ou juste une porte mal fermée ? Essayant de garder contenance, Flonne ouvrit la porte de l'atelier pour descendre en boutique, tremblante. Se faisant silencieuse, elle posa pied sur le carrelage froid avant de poser sa main au mur et d'allumer brusquement les lumières pour découvrir qui se tenait dans l'ombre, son arme levée et prête à s'abattre. Figée, son regard croisa celui du pseudo pilleur.

-D….Drassyr ?! Que….

Le couteau tomba au sol dans un bruit métallique avant que la jeune femme ne sente ses jambes faiblir sous le coup du soulagement, l'adrénaline quittant son corps subitement. Flonne qui quelques par vers son client avant de s'effondrer  dans ses bras en s'agrippant à lui pour ne pas s'étaler sur le sol. Puis ce fut le déluge, elle éclata en sanglot en cachant son visage contre la chemise de l'homme.

- Je…j'ai…j'ai cru que

Elle pris étouffa un sanglot avant de continuer péniblement

- J'ai cru que… que c'était…l…lui…qui…

Elle s'arrêta, s'étouffant presque dans ses pleurs, se sentant ridicule, mais elle n'y pouvait rien, elle était épuisée autant moralement que physiquement, traumatisée et vulnérable.


PARRRDOOOOOOOOONNNNN pour le délais :(

Painful Dream [Pv Flonne]
rang drassyr
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Jeu 1 Juin - 23:44





Painful Dream



Vulnérable. C’était le mot. Celui qui vous attire, vous attrape et vous entrave. Il affaiblit, il vous vampirise avec cette délectation toute particulière propre aux mots vicieux. La vulnérabilité vous attrapait fermement, étranglant de sa fragilité votre petit cou cartilagineux. Ô, vulnérable était un monstre en lui-même, une charogne ronronnant, empoisonnante d’artifices étouffants et de fumée puante. Elle montrait les crocs et brisait des aiguilles sous ses gencives pourries. Mais le plus vicieux dans ce vice infâme, après vous avoir fait poser un genou à terre, vous avoir secoué de peur et de désespoir, elle appelait le pire. Elle appelait les prédateurs, ceux qui s’enroulent de leurs écailles autour de votre peau déjà brûlée, ceux mis en appétit par le sang déjà versé. Elle appelait ceux qui ne pouvaient guère refuser les hors d’œuvres colorés de rouge et de noir, les aiguilles brisées. Elle attirait de son fumet putride la putréfaction elle-même, les grands yeux sombres d’une nuit sans fond. Vulnérable était condamnation.

La lumière effaça les formes difformes d’un cauchemar aux allures d’homme. Le jeune vieillard reprit les traits de la réalité, et observa ceux bien abîmées de son aiguille brisée. Elle ne dansait plus vraiment, seul le scintillement de la lame semblait jovial. Son regard observa les bandages, les jambes tremblantes, le cou enserré par l’angoisse de Flonne. Il avait prononcé son nom, et comme par magie, elle était apparue.

Elle prononça son nom, il ne disait rien. Il préférait observer ces maux qui n’étaient siens. Le conteur pencha la tête de côté, tout simplement, avec cette expression immuable de la curiosité figée dans le temps. Car il y avait bien des années, que voir les blessures, les maux et la vulnérabilité lui était devenu chose commune. Le conteur était devenu aveugle. Mais guère intangible.

Ses bras recueillirent sans l’effleurer la demoiselle blessée. Ils restaient là, à la soutenir, sans l’enserrer. Comme ces êtres guère accoutumés, ceux qui n’entendaient pas. Le conteur était devenu sourd. Il fixa ces cheveux bleus, il écouta ces sanglots sans inquiétude. Elle prononça des mots, un mystère. Lui.

Lui.

Drassyr n’avait aucune idée de ce mystère. Et pourtant il savait, sans savoir, il savait. Flonne était blessée, il l’avait fait. Un homme, certainement. Car les humains sont les pires des bêtes. Le scénario était trouvé, et le conteur encercla de ses bras la douleur. La douleur si vulnérable.

Il se rapprocha d’une chaise non loin de là, sans ne serait-ce dire un autre mot. Il la laissa seulement pleurer dans ses bras, à en tremper ses vêtements. Mais sa peau ne touchait pas sa peau, attention infâme de celui adulant effleurer les âmes. Il plaça ensuite avec une précaution étrange sur cette chaise préparée, avant de mieux s’agenouiller, face à elle, face à l’aiguille brisée.

« Que t’arrive-t-il, ma chère Flonne ? »

Sa voix était douce, si bien jouée dans les notes de l’empathie vieillie et creuse. Son ténor caressait ses joues, autant que ses yeux mécaniques et sans vie ses lèvres. Il savait ce qu’il lui était arrivé, il connaissait le scénario, l’avait dénoté, revu encore et encore. Tout cela l’avait ennuyé, tout cela le laissait d’un marbre qu’il sculptait en sentant la vulnérabilité. Suave… Vulnérabilité.

Ses doigts touchèrent un morceau de tissu laissé sur le sol. Une fois. Le compte à rebours cliqueta dans son crâne. Il le rapprocha de ces yeux bien mouillés, il en était envieux. Elle pouvait pleurer. Il tamponna avec la délicatesse de l’âge ses joues trempées. Il observa avec délectation toutes ses émotions. Elle ressentait soulagement, peur, fatigue. Elle ressentait ce que l’humanité lui avait donné, ce que l’on ressentait après la vulnérabilité.

« Tu m’es revenue bien mal en point. » susurra-t-il.

Serpent charmeur, sa langue sifflait et dansait, aussi sûrement que s’il embrassait cette gorge encore jeune. Il fallait toujours se méfier de ce qu’attirait la vulnérabilité. Cette dernière ouvre les cœurs, pour laisser le reste s’engouffrer.

Un sourire fit grincer ses mâchoires, tendre, inquiet, protecteur... Et joueur.






Pv Flonne






HS || Je suis désolée du temps de réponse et de la qualité j'ai écrit ça dans l'avion ><
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Jeu 15 Juin - 21:08
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ft. Drassyr
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Même sans la toucher, ses bras, son corps, son être et sa présence avaient quelque chose de hautement rassurant. La douleur était effroyable, elle s’immisçait en elle et se nourrissait de toute sa détresse et de toutes ses craintes pour mieux lui tordre les organes et lui donne une envie de vomir certaines alors que sa tête tournait et qu'elle pleurait à s'en noyer, incapable d’aligner deux pensées cohérentes alors que tout s'emballait. La couturière tentait tant bien que mal de restée connectée à la situation, se centrant sur la présence de cet homme si étrange qu'il soit. Elle avait toujours été fasciné par cet être, attirée comme un papillon vers la lumière ? De lui, elle n'avait étrangement pas peur…et pourtant… Sans trop savoir comment, ni depuis quand, Flonne sentit qu'on l'avait posée sur quelque chose, probablement une chaise. Les choses étaient floues dans sa tête mais semblaient vouloir reprendre une certaine forme plus cohérente, plus douce. Le contact tu tissus sous ses yeux la fit légèrement sursauter, puis elle secoua la tête avant de fixer son regard azure dans celui de l'homme qui se trouvait maintenant à genoux devant elle. Comme émergeant d'un rêve, Flonne cligna des yeux à plusieurs reprises avant d’ouvrir la bouche pour parler, sans savoir que dire, hésitante. Elle le fixait, comme hypnotisée par son regard, obnubilée par sa présence. Lentement, la jeune femme pris la main de Drassyr, jetant le tissus plus loin avant de poser sa joue contre la paume chaude qui s'offrait à elle.

- Il… était tard… Il m'attendait… près de la boutique… Un monstre…

La jeune femme ferma les yeux et se crispa, ses doigts se refermant sur ceux de son compagnon de nuit.

- Il m'a…demander de lui faire…mal…mais…mais r..rien ne…

Elle s'arrêta un moment, prenant conscience qu'elle s'était remise à trembler et que la pièce tournait autour d'elle. Une très grande inspiration plus tard, elle ouvrait les yeux de nouveau pour fixer le propriétaire de la main qu'elle tenait.

- Il m'a arracher un morceau de l'épaule… avec ses dents…

Elle réprima un frisson de dégoût avant de grimacer, sentant son estomac se retourner à l'évocation de ce fait. Il avait laissé sur elle des marques permanentes. Des marques physique et psychologiques qui ne s’effaceraient jamais.


REBONJOURRRRR




HS : Tu te fou de moi ?! C'est jouissif à lire beauté ! Tu écris tellement bien que l'attente n'est rien en comparaison !
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