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Lullaby for Two [Pv Laika]
rang drassyr
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Date d'inscription : 19/01/2016
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Mer 8 Mar - 11:08





Lullaby for Two



Les destinées sont si belles, vues du dehors. Fils de tisserand, elles s’entremêlent, s’embrassent et s’extirpent avec le panache d’une vie se voulant oiseau. Pourpre, mordoré, marécageux, océan, des nuances qui se baignent, se boivent et s’empoisonnent. Parfois, elles s’observent sans se toucher, par effroi des maux engendrés. Certaines étranglaient les autres afin de mieux survivre, par désir, par égoïsme. Oui, il était si fascinant pour un conteur de fixer par les âges et les fissures du cœur, les cheveux de ce métier à tisser. Les fibres étaient douces au toucher, il suffisait d’une pauvre pression pour les briser. Son sourire se fit indistinct, poussière dans le sable de ses jours. Les destinées étaient si belles, au point d’en vomir.

Sa main cachait une partie du ciel nocturne. Pour une fois, les étoiles se faisaient belles au creux des yeux. Des voilures parcouraient leurs corps, de fin turquoise et de jade rêveur. Qui n’a jamais souhaité les rejoindre, les charmer ? Embrasser leurs contours gelés, dévoiler leurs formes glacées, et finalement oublier dans un accès de larmes et une chute inconsciente. Le conteur étira un sourire. Il venait d’avoir un nouveau conte en tête.

Les étoiles étaient immondes. Sa main se ferma sur elle-même, sans les attraper. Elles transformaient les songes en déception, le cœur en cliquetis mécanique. Leurs cheveux blonds vous transportaient dans un autre monde, leur disparition dans le pire des enfers, et leur enfant ? Dans la nostalgie la plus dangereuse. Les yeux bleus d’une bête avaient pour sûr, le pouvoir de ces astres et le désir enflammé de les crever.

Drassyr se releva, se calant contre le chêne derrière lui, il fixa les contours abrupts du bord de l’île. La ville n’était qu’un bruit lointain, et lui qu’une ombre parmi les ombres. L’herbe n’était pas domptée, ici, elle suivait les courants froids du vent, avec la panique de se faire emporter tout en bas. Les lumières du ciel se reflétaient sur leurs lames pour mieux favoriser une danse à deux.

Ce souvenir fit cliqueter son cœur enroué.

Les loups de marbre sont décidément doués de bien des miracles. Un sourire curieux illumina sa peau de damné. Il se demanda si les tigres de lys avaient ce pouvoir, si les aiguilles possédaient cette capacité. Mais non, c’était la triste vérité d’un mort trop vivace. Son soupir se fit neige dans l’air, dépréciation aussi vieille que le monde. Le chêne était son seul support, ses feuilles semblaient malgré tout rire de son sort. Puis elles se turent, comme si un tigre de lys avait fait son apparition.

Le conteur enfouit son visage dans cette vieille écharpe noire. Les rubis violèrent l’émeraude de la plaine, sans trouver l’animal des songes. Et pourtant, il le sentait. Il n’était pas dupe, Drassyr, il ne cherchait à se cacher, ni à se rebuter, ni à découvrir. Tout vient à point, à qui sait se montrer attractif. Le tatoué avait tout le temps du monde, la Terre sous ses pieds.

« Et il se demanda s’il n’était pas plus fil que tisserand. »

Son chuchotis était partagé entre les restes d’une taquinerie et le mystère d’une nostalgie. Entre ces rayures, ne se cacherait-il pas la plus curieuse des fissures ?

Ton silence est la plus belle des armes.





Pv Laika




Lullaby for Two [Pv Laika]
Invité
Mer 8 Mar - 20:33
Rattigan
Drassyr
& Ó Ceallaigh
Laika
Lullaby For Two

Open your mind and keep the story inside of you.

« Just a slob likes one of us… »

Aucun cri d’agonie n’aurait pu soutenir cette nuit aux airs fureteurs. Loin l’idée de s’étendre sur un sujet, pour n’être qu’un idiot au milieu de tant d’autres ? Là où s’entrecroisaient les astres au-dessus de sa tête.  Le silence n’est d’or que lorsqu’il n’a raison d’être. La nuit étanche semblait ne pouvoir qu’être sans pitié à l’égard des danseurs mortuaires qui étalaient leurs pas comme des mouvements complexes. L’un après l’autre tout n’était qu’une farce pour ainsi se tordre de rire face au firmament qui ne finissait que par veiller en jetant à coups de pinceau le noir ambiant qui se gribouillait dans les rues au fur et à mesure que les néons s’étouffaient dans les ténèbres.
Un premier battement et comme le voulait l’immensité miniature de ce monde, la vie quotidienne s’apaisait pour ne laisser place qu’à la superbe de cet univers inconnu. Il était dur de ne pas se laisser aller au spectacle avide d’attention qu’osait  enfin accéder à sa place tant attendue.

Une communauté autrement plus silencieuse daignait enfin s’afficher maintenant que la paix lui semblait de mise. Dans l’humidité ambiante, une pièce se joua, s’éveillant à des lueurs naturelles. Les lucioles se donnaient en un spectacle gracieux, tourbillonnant dans un ballet langoureux au milieu des fourrés vierges et répondait tumultueusement à l’éclat ardent que leur proposaient les étoiles. Loin de la civilisation. Loin de ce monde étouffant. Loin de tout et couronnant avec succès son rôle, ce monde brûlait d’une vie insatiable. Comment en vouloir à ces êtres éphémères de n’être qu’amoureux et avide de cette existence ?

Et c’était au milieu de ce monde miniature qu’arpentait souplement un géant d’albâtre. Une patte après l’autre qui se démarquait par des roulements réguliers et silencieux, l’animal s’éloignait. Il quittait un univers civilisé pour n’avoir qu’à s’accrocher à son instinct primaire. Il n’était plus cet homme qui ne s’automatisait qu’au bon vouloir d’une société évoluée. Non, dorénavant, il était un tigre majestueux.

Attiré comme par une force invisible, il n’avait pas peur, et s’était éloigné au-delà des frontières. Là où le monde commence et se termine. Là où les secrets se gardent et il ne reste qu’en trace, les fabulations de vieillards séniles. Et pour contenter tout le monde, un particulièrement avait su retenir l’attention de l’albinos. Celui qui retraçait la vie à l’aide d’un don oratoire qui l’avait bercé alors qu’il ne tenait encore que dans la paume d’une main d’adulte. Voyageant dans un monde rêveur, toute son adolescence, il l’avait passée à courir après un rôle paternel, ou bien à fondre dans les déblatérations d’un homme vieux comme le monde. Suintant la connaissance, rien n’avait échappé à l’oreille curieuse de Laika. Il aimait se sentir encore enfant lorsqu’il s’y laissait tomber. Adieu les fardeaux douloureux que la vie propose. Alors sans hésitation, il avait fait confiance à la route toute tracée à son attention. Guidé par une odeur putride, celle qui marquait dans sa mémoire un passé nostalgique.

Doux comme une brise, caressant comme une plume ce fut sans surprise qu’à l’infini, il le vit. Celui qui avait bercé son enfance ratée. Ce vieil homme dont l’âge reste inconnu, celui dont les traits immortels a gardé son visage sculpté dans la glace éternelle. L’idée même que l’on pouvait se faire d’un vieux croulant sinistre, Drassyr était sombre et d’une beauté macabre. La beauté dont on apprend à se méfier, celle qui pourtant t’attire dans ses filets pour te mettre en confiance. Alors comme hypnotisé, l’animal s’effondra à ses côtés. Non pas fatigué, couché à côté en toute confiance, il n’avait besoin d’émettre de sons, il n’attendait plus que l’avènement commence, car c’était la fin d’un commencement.

« Until the end. »
Lullaby for Two [Pv Laika]
rang drassyr
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Messages : 163
Date d'inscription : 19/01/2016
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Avatar: Uta - Tokyo Ghoul
Pouvoir/Hybridité: Aeterna Damnatione
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Lun 13 Mar - 14:24





Lullaby for Two



L’incompréhension est synonyme de silence. Mais le silence n’est qu’antonyme d’incompréhension. Il était attirant de bercer cette idée dans les méandres d’une âme ennuyée. Ses lèvres s’en approchaient aussi sûrement que son dos se cambrait sous le poids de la curiosité. Âgé, douloureux, craquant, se mouvant dans un érotisme dérangeant au cœur. Le regard silencieux se voulait implacable, il le savait. Le conteur le remarquait, le dénotait et s’en mordait la lèvre. Il voulait ce regard, ces deux saphirs qui hurlaient d’un mutisme moqueur. On aurait dit qu’elles riaient de lui, de son cœur au rythme clinquant. Ses mains crochues creusaient la nuit pour s’en emparer. Arracher ce silence, découvrir les mots. Remplacer le mystère par la vérité, et finalement il la voyait, dans son cercueil de cyprès. L’incompréhension. Nora. Ha… Nora.

Il la maudissait pour avoir donné vie à ce qui pouvait l’émietter.

Le faciès du conteur se porta sur le silence à ses côtés. Comme par habitude, d’un flegme félidé, l’animal s’était écroulé sans pour autant perdre la vie. Le vieil homme resta immobile. Le silence resta statue. La respiration du tigre servait de rythmique au vent et ses beautés. Drassyr se rappela du plus jeune silence, du lys à peine éclos, de ses griffes encore rondes.

Par un hasard calculé, le conteur posa sa main robotique sur le flanc du dérivé. Il l’effleura, il effleura chacune de ces fissures noires, ébréchées, mauvaises. Il ferma les yeux. Un sourire se peignit sur son visage damné.

« Ce sont souvent les morts qui nous délitent. Les vivants n’ont guère ce pouvoir. »

Un léger rire. La poussière s’extirpait de ses émotions flétries, de ses lèvres entrouvertes. Ses yeux noirs se perdirent dans le ciel, dans ses étoiles bien apprêtées. Le jeu avait commencé, et plus son cœur cliquetait, plus la douleur se faisait présente, elle qui avait disparu si longtemps. Le genre de douleur que même un fils aurait du mal à apprendre.

« Mais lorsque tu croises un vivant pouvant te briser, il vaut mieux s’en inquiéter. Ils ne sont que rareté. »

Encore une histoire que seul lui connaissait, des mots alambiquées, une poésie pour le silence à ses côtés. Il reprit, son ton d’une légèreté étrange à en frissonner. Ses doigts, eux, dansaient sur le pelage du tigre.

« Veux-tu entendre le conte du renard blanc une nouvelle fois ? Ou bien celui de la rose et de sa tour ?... Ou peut-être le loup de marbre ? » Le silence déglutit. « Il n’est pas encore terminé, malheureusement. »

Il imaginait ce pelage, bien plus sombre que celui du félin. Il entrapercevait ce regard haï. Ses mains serpentaient sur cette peau, pour la pourrir, pour s’approcher de ce qui pouvait l’émietter, de ce cœur pour l’arrêter. Il suffisait de la bonne pression. Simple, souple, désireuse. Cette pression qui vous susurre de l’aimer, de la ressentir, de l’embrasser. Cette pression ressentit dans ce regard saphir, pour mieux partir aussi rapidement qu’elle s’était endiablée. La pression qui vous tient finalement au cœur, par l’égoïsme d’un conteur, d’un vieillard sur son trône cabossé. La pression que vous aimez, qui vous empêche de respirer. Il suffisait de dix doigts pour étrangler un loup à l’impossible rareté. Seulement dix doigts tatoués, aux ongles noirs, et de quelques larmes qui ne viendraient jamais.

Me laisserais-tu étrangler ce joli cou, cher lys ? Le cou d’un loup, pour que le silence m’en vomisse.






Pv Laika




Lullaby for Two [Pv Laika]
Invité
Jeu 16 Mar - 22:43
Rattigan
Drassyr
& Ó Ceallaigh
Laika
Lullaby For Two

Open your mind and keep the story inside of you.

« The last door that you can’t open… »

L’appui d’un nouvel univers qui s’étend lorsque les songes s’entremêlent confusément, tente toujours de nous amener à un point culminant. Sans doute aucun, l’envie d’effleurer ce monde pour ne serait-ce que l’imaginer. Accéder à l’impossible…
Bercé par les courants de l’air qui caressaient son poil vieilli, entrecoupés par une mécanique complexe. Ce n’était plus que l’univers imaginaire qui activait l’attention totale de l’animal. Sans rien perdre de l’intelligence qui luisait dans la lave qu’était son regard, le tigre leva ses deux yeux vers l’humanoïde. Il s’abreuvait de ses paroles comme drogué par le flot qui s’échappait de ses lèvres. Le plaisir indescriptible, celui de la sérénité.
Les souvenirs s’écaillaient avec le temps, et chaque fois, sa voix le ramenait dans une réalité tout autre. Celle qui n’était plus la sienne. Mais le tigre se savait comme dans une bulle de sûreté, seulement voilé par le regard tendancieux que leur criait l’anneau blanc qui éclairait le ciel de sa lumière faiblarde. Un grognement faiblard écharpa la gueule béante de la bête lorsque les doigts creusaient des sillons entres les griffures marbrées qui stigmatisaient son pelage mordoré.  Mué par un désir avide de connaissance, l’animal redressa sa tête. Le temps avait froissé sa robe blanche, sa cambrure magnifique se mouvait souplement sous les assauts dansants de ses muscles. Majestueux dans son habit le plus sauvage. Les remparts cédés, aucun doute sur la puissance qui émanait de la bête.

Pourtant, une honnêteté indécise brisa la quiétude qui sommeillait dans ses prunelles pourpres. Son attention revint à nouveau vers le vieil homme. Tout le happait dans les volutes du doute, sa fascination n’avait aucune limite et si le temps leur avait été donné, sans aucun doute qu’il serait resté à écouter chacun de ses faits. Car tout semblait idyllique, vibrant.  

Ce n’était qu’anecdotique, mais l’aspect félin de Laika le contraignait à des grognements exutoires. Et le choix ne pourrait se faire en s’asphyxiant avec quelques lourdes plaintes incompréhensibles. Cependant, pour rien il ne se déferait de cette forme aux courbes souples et gracieuses. Non seulement pour une raison évidente qu’il n’irait pas dévoiler son corps ainsi, grand bien fasse aux gens de voir un tigre se promener dans la ville. Autrement plus convainquant, ainsi, l’homme se sentait libre. Probablement aurait-il dû naître bête ? Libéré de la condition, libéré des subterfuges, son corps n’aurait plus à soutenir le poids de la vie qui s’acharnait sur ceux dont la conscience pouvait se briser.

Intrigué, l’animal posa sa patte massive non loin de l’ancêtre, un tracas se faisait ressentir, frayait son chemin et s’insinuait en lui comme une évidence. Un faible ronronnement s’échappa du torse de l’animal. Apaisant, seul chant dont il était capable de produire pour vaincre le fléau des craintes et du mal être. Peu sûr du résultat, l’albinos ne se laissa pas contraindre par les engrenages du tourment. Laika inclina son museau, posant son nez tout contre la cuisse du conteur comme un geste de bienveillance. Appuyé par un instinct protecteur, l’embrassant d’un regard altruiste. C’était devenu pour lui comme un besoin vital, son apogée d’abandonner sa vie pour préserver celle des autres.  Une sombre destinée pour celui dont l’existence fut anéantie par une enfance brisée. Châtiment pénible. Mais loin de se soucier de son état, ce fut sans peine qu’il appuya son crâne volumineux contre lui à l’entente du renard. Cette histoire, il l’avait entendue presque trop de fois, mais un amour naissant brûlait son être d’une chaleur agréable, et c’est sans se lasser qu’il pourrait à nouveau l’ouïr, se reposant sur son imagination fertile.

« It’s never too late. »
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