AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Je veux te revoir [PV Faith ♥]
Humain à don
avatar
Messages : 152
Date d'inscription : 13/11/2016
Age : 22
Mer 15 Mar - 5:08

Il est 17h, le soleil se couche doucement en cette fin d'hiver.

Ça fait depuis une bonne heure que je suis las, étalé sur mon lit, et que je fixe cet écran de téléphone ; j'ai des pixels imprimés sur la rétine désormais. A côté de moi, le petit bout de papier usé sur lequel on peut lire un numéro de téléphone portable, la marque d'une pliure et son état montre qu'il a beaucoup été pris en main, qu'il a été un peu malmené dans ma poche aussi. Sur mon écran s'affiche le nom d'un contact : "Faith". Je ne connais pas son nom de famille, et je n'ai pas pris le temps de prendre une photo d'elle pour sa fiche, alors l'icône reste celle par défaut, une vague silhouette humaine simplifiée et grisée. Mais ce n'est pas grave.

Je fixe son nom, clique une nouvelle fois sur "écrire un message", et reste encore face à cette page de texte blanche, qui ne demande qu'à s'écrire. Ce n'est pas que rien ne vient, c'est que trop vient, et que je n'arrive pas à synthétiser.

A vrai dire, ça fait maintenant une semaine que je suis censé l'avoir contactée, et plus les jours passent, plus je m'en veux de ne pas le faire. Oh, je meurs d'envie de la revoir, là n'est pas la question. Mais comment lui proposer ? Comment aborder le sujet ? Qu'est-ce que je peux, ou non, lui dire ? Si j'appuie trop sur notre précédente rencontre, ou que je suis trop enthousiaste, prendra-t-elle peur, ou sera-t-elle touchée ? Si je suis très bref, me trouvera-t-elle trop sec, sera-t-elle déçue ou aime-t-elle lorsqu'on énonce directement les faits ?

Je commence calmement à écrire, répétant machinalement mon texte à haute voix au fur et à mesure que je l'écris, peut-être pour m'assurer qu'il sonne assez bien.

- Salut Faith... c'est Sven... Tu es libre quand ?

Je marque une pause et regarde mon écran, dubitatif. Non, je ne veux pas juste lui dire ça comme ça. Je regarde le curseur effacer les lettres une à une, et m'allonge sur le dos, lâchant enfin l'objet connecté. Mes yeux fixent le plafond blanc, et je ne peux m'empêcher de soupirer vivement.

Quel est le problème, au fond ? C'est un simple message, tout le monde est capable de comprendre qu'il y a un décalage entre l'écrit et l'oral. On ne pourrait pas forcément m'imputer une faute, à moins que je ne sois insultant dans ce que j'écris. Pourquoi est-ce que ça ne me convient pas ? Qu'est-ce qui bloque ?

Je ferme les yeux, fatigués d'avoir trop longtemps fixé un écran rétroéclairé.

Je me rappelle du soleil de l'après-midi, de ses rayons qui me chauffaient le dos dans une douceur infinie. Je me rappelle du rayon tombant sur son nez, aussi, de ses yeux qui pétillaient derrière. Je me rappelle de son expression ; je l'aime beaucoup, cette bouille enjouée. J'aime la force dont elle a fait preuve en affrontant l'objet de ses vieilles peurs, j'aime la détermination qu'elle a montré. L'expression qu'elle a porté lorsqu'elle s'est délectée de la tarte à la poire que je lui avais conseillée. Le t-shirt chat qu'elle portait comme moi, sans qu'on se soit concertés. La joie qu'elle m'a communiquée.

Je rouvre les paupières, un peu calmé. J'ai envie de la revoir. J'ai envie d'apprendre à communiquer avec elle ; juste avec elle. Je veux faire des efforts. Je veux réussir. Au final, quand est-ce que je l'ai mise à l'aise ? Quand est-ce que j'ai pu faire avancer les choses entre nous ?

Quand j'agissais, et que j'étais franc.

Tout ce que je sais faire, moi, c'est dire ce qu'il me passe par la tête, sans filtre. C'est presque ma seule manière de faire passer une information que j'ai, de communiquer mes ressentis. Je n'arrive pas à y mettre les manières, les formes, à enrober mes propos de formules de politesse ou de convenances. Si je m'en rappelle, je peux le faire avec Faith. Mais est-ce vraiment ce qu'elle attend de moi ? Et surtout, est-ce que je veux vraiment construire ce type de rapport avec elle ?

Non. Je crois que suite à notre dernier échange, j'ai envie de lui faire confiance. J'ai envie de la comprendre, j'ai envie qu'elle me comprenne. Que nous échangions en respectant nos manières de communiquer, dans le respect des limites l'un de l'autre.

Je crève d'envie de la voir. Et si c'était tout ce que j'avais à lui dire ?

- C'est un peu osé... Dis-je alors que je sens mes joues rosir.

Je prends une grande inspiration et, aussi étrange que cela puisse paraître, le message ne me dérange pas une fois écrit. Je le relis plusieurs fois, un peu gêné par son extravagance mais au final, c'est ce texte qui communique le plus justement ce que je veux faire passer comme informations. A quoi bon jouer avec les convenances ? Moi, ce qui m'importe, c'est qu'elle sache que j'ai envie de la voir. Je sais que l'attente d'une réponse sera terrible, surtout après ledit message, mais qu'importe. J'appuie sur envoyer.


"J'ai super envie de te voir, si tu es dispo hésite pas à m'envoyer un message pour qu'on se rejoigne quelque part"

J'ajoute à la suite : "C'est Sven"


Et j'inspire profondément ; mon cœur bat déjà à m'en déchirer la poitrine. D'un côté, c'est assez agréable. Je ne connais pas trop l'origine de cette manifestation physique, mais elle n'est pas spécialement déplaisante non plus. C'est une sorte de... stress positif ? Je ne sais pas. Comme quand tu as très, très hâte que quelque chose arrive. J'ai envie de me laisser engloutir tout entier dans cette nouvelle expérience, il m'est arrivé de ressentir de petits pincements précédemment mais, jamais d'une intensité pareille.

C'était quand, de nouveau ? C'était au lycée je crois, peut-être déjà au collège mais je n'en suis pas très sûr. Une fille très sympa m'avait proposé un ciné, je crois. L'autre fois, c'était en soirée, j'avais un peu bu et j'avais flirté avec quelqu'un. Et, il y a plusieurs mois, l'été dernier pour être précis, je crois que j'ai un peu eu ça avec Kerry, aussi. Sur cette pensée, je sens la douce sensation s'estomper, pour laisser place à du doute, et un peu plus de noirceur aussi.

Ca fait un moment, que je n'ai plus été très proche de Kerry, et ça me pince le coeur douloureusement. Ce n'est pas la même sensation du tout, celle-ci fait mal. Celle-ci fait peur. Une bouffée de panique me monte au visage, et mon nez me pique soudain alors que je sens mes yeux s'humidifier. Pourquoi je m'inquiète à ce point ? CA SUFFIT !

Je me lève et enfile ma veste en cuir noir, mon portefeuille au cas où, et je sors en claquant la porte, mon téléphone dans la main. Plutôt que de rester ici à me lamenter, autant sortir et me changer les idées.

Le vent souffle fort, ce soir, et la nuit tombe de plus en plus, offrant un froid mordant à quiconque s'aventure au-dehors. Je regrette instantanément de ne pas avoir pris d'écharpe avec moi, mais je n'ai pas envie de retourner en arrière, par principe. Les ruelles sont assez vides de monde dans le quartier résidentiel, et quelques lampadaires s'allument déjà. Pensif, je regarde les quelques nuages rosés qui soulignent le coucher de soleil. Je ne comprends pas trop moi-même ce que je ressens, et ça me rend fou.

Malgré ce pincement qui ne s'en va pas, c'est Faith que je veux voir. Je veux tellement, tellement la voir. Est-ce que penser à Kerry m'a effrayé ? Quel est ce goût d'inachevé qui me revient en pleine gueule ? Est-ce que je n'ai pas compris quelque chose ? Est-ce que j'ai raté le coche, c'est ça ?

Et Faith, dans tout ça ? ...


Une larme perle au coin d'un de mes yeux, que je cherche à contenir pour une fois.

Putain, tout ce que je veux en fait, c'est la voir. Je veux vraiment la voir. Je veux la serrer dans mes bras et m'assurer que tout va bien entre nous, qu'il n'y a pas de malaise, qu'on va vraiment continuer de se donner rendez-vous. J'ai besoin de me rassurer, égoïstement. Je veux la voir.

Et, exprès, je me refuse à poser un nom sur ce sentiment.
Je veux te revoir [PV Faith ♥]
Hybride
avatar
Messages : 130
Date d'inscription : 06/01/2017

Description
Avatar: Nishikino Maki - Love life!
Pouvoir/Hybridité: Panda Roux ♥
Âge: 17 ans
Sam 18 Mar - 17:25
Je veux te revoir

Ft. Sven Leif

» Attendre...

Combien de fois avais-tu regardé ta messagerie? Combien de fois avais-tu observé impatiemment ton cellulaire dans l’espoir de le voir s'animer? Combien de fois depuis que tu avais laissé ton numéro à Sven avais-tu sursauté en entendant la sonnerie de ton cellulaire pour finalement te rendre compte qu'il ne s'agissait que d'un membre de ta famille ou bien d'une stupide notification? Depuis quelques jours, des soupirs déçut, tu en avais poussé des tonnes. Pourtant, tu es une personne extrêmement patiente, mais dans ce cas-ci, tu as tellement hâtes d'avoir de ses nouvelles que tu ne peux t'empêcher de sentir une légère déprime à la fin d'une journée en réalisant qu'il n'avait toujours pas fait signe de vie. L'attente te rendait dingue.

Il t'avait pourtant bien dit qu'il te donnerait des nouvelles dans la semaine non? Une semaine, ça contient 7 jours? Tu t’efforças, du mieux que tu le pouvais, de patienter, de te dire qu'il a également une vie, des responsabilités, une famille... Laisse-lui le temps de respirer un peu!.. mais rien n'y faisait, ces 7 jours d'attente était une véritable torture, on t'avait retiré ta patience et tu avais développé une soudaine passion pour ton portable. Ce truc était devenu le centre de ton univers.

À plusieurs reprises, ta sœur avait remarqué l'enthousiasme puis ensuite la déception dont tu faisais preuve lorsque tu consultais tes textos. Depuis quelque temps, elle trouvait un malin plaisir à te taquiner à ce sujet : « Ton petit ami ne t'a toujours pas appelé?~ ». À chaque fois tu lui l'envoyais balader en lui lançant un objet à la tête. Un oreiller souvent.

Petit ami? Tsss! Ridicule! D'accord, il ne te déplaisait pas; sa gentillesse, sa maladresse, l'attention qu'il semblait porter à ton égare malgré ses airs beaucoup trop sérieux, tout ça et bien plus, te faisaient fondre. Aussi, tes pommettes se teintaient souvent de rouge lorsque tu pensais à votre dernier rendez-vous, mais... impossible qu'il s'intéresse à toi. Tu préférais donc rejeter l'idée d'avoir ce type de relation avec lui, enfouir et étouffer cette gemme d'émotions et cette pensée qu'en fait, peut-être, tu l'appréciais un peu plus que ce que tu voulais bien le croire, plutôt que de finir blessée et de ne plus avoir l'occasion de pouvoir profiter de sa présence. Autant t'éviter des souffrances. Il t'a oublié. Voilà. Tu fais l'autruche.

Et puis... ces fameux 7 jours avaient fini par passer. 7 autres s'étaient même ajoutés à ceux-ci. Tu commençais donc à te sentir défaitiste. Et si il t'avait carrément oublié? Et si en fait il n'en avait juste rien à faire de toi? Et si il s'était montré gentil avec toi seulement parce qu'il ne voulait pas te blesser? Et si il t'avait promis de t'appeler seulement parce qu'il cherchait un moyen de mieux se débarrasser de toi? Après votre rencontre au café, ton cœur n'avait cessé de s'illuminer pour des riens, tout devenait beau et merveilleux dès que le prénom de Sven traversait ton esprit, mais subitement, après qu'une de ces questions t'apparaissait, tu le sentais, ce petit cœur, se faner douloureusement.

» Un petit rayon de soleil~

Tu viens de te changer pour ton cours de danse, avais troqué ton jean délavé et ton pull gris foncé pour des leggins noirs et un débardeur vert olive, et ranges ton sac dans ton casier avec ton air pensif. Tu essaies de ne plus penser à Sven et à ton téléphone – cet engin du diable – depuis un bon moment déjà, mais rien n'y fait, tu y penses toujours. Un bourdonnement métallique te sort de tes pensées. Surprise, tu sursautes, manque de te cogner contre une étagère puis tu fixes du regard le bidule qui venait de vibrer avec un air dubitatif. L'engin en question qui trônait au milieu de l'étagère, comme une majestueuse forteresse au milieu d'une région désertique, vibre une seconde fois. Tu vois l'écran s'illuminer et la phrase "C'est Sven" apparaître. Tu bondis, arrache la soi-disant forteresse de son environnement puis regarde tes messages.

"J'ai super envie de te voir, si tu es dispo hésite pas à m'envoyer un message pour qu'on se rejoigne quelque part"

Un énorme sourire bête viens se dessiner sur tes lèvres alors que tu relis la phrase. "J'ai super envie de te voir"... Tu te mets à dandiner tant tu es heureuse puis impulsivement, tu te mets à écrire ta réponse.

"Han! J'ai tellement envie qu'on se revoie aussi!"

Puis lentement, tu retrouves un semblant de calme en réalisant un truc.

"Par contre, je ne peux pas pour l'instant, je vais en répétition (danse) et devrais terminer dans un peu moins d'une heure... >~<"

Tu te gonfles un peu les joues en lisant ton dernier message. Tu es déçue, ça t'énerve, tu soupires. Tu aimerais tellement pouvoir le rejoindre à ce moment précis, mais ne peux te permettre de manquer ce cours, vous aviez un spectacle d'ici quelques semaines, du coup cette répétition avait une très grande importance...

"On peut toujours se voir après? éè

-Faiiiith! Dépêche toi, ça va bientôt commencer!

Tu quittes ton cellulaire du regard pour remarquer un groupe de filles quitter le vestiaire. Un deuxième soupir franchit tes lèvres puis tu prends ta bouteille d'eau, ferme ton casier puis sors du vestiaire à ton tour. La sale de danse se trouvait tout même assez loin, on avait voulu l'isoler pour s'assurer que la musique ne dérange pas les cours, du coup, il fallait descendre au sous-sol pour atteindre la "salle aux miroirs". Tout le trajet, ton regard ne quitte pas l'écran de ton téléphone, avide de réponse. En même temps, tu commençais à te demander si tes smileys n'étaient pas de trop... Il va sûrement te trouver un peu étrange.. M'enfin... c'est déjà envoyé..!

Tu retires tes souliers, caches ton cellulaire dans un puis les laisses à côté de la porte de la salle avec ceux des autres élèves. Tu ne remarques pas la lumière qui émerge de ta chaussure; tu as déjà rejoins le groupe dans l'exercice d'échauffement.

» On se voit quand même après?..


Spoiler:
 
Je veux te revoir [PV Faith ♥]
Humain à don
avatar
Messages : 152
Date d'inscription : 13/11/2016
Age : 22
Sam 18 Mar - 22:06

A peine sorti, mon téléphone vibre. Je ne suis qu'à deux rues de chez moi, et n'attendais pas une réponse si rapide ; ça me fait bizarre de me dire qu'elle a directement lu mon message. Jusque-là l'idée ne m'avait pas traversé la tête, mais si ça se trouve... elle attendait peut-être avec impatience que je la recontacte... ?

Je secoue la tête vivement, pour arrêter de me faire des idées, et ouvre le message portant comme destinataire "Faith". Deux autres suivent assez rapidement.

"Han! J'ai tellement envie qu'on se revoie aussi!"
"Par contre, je ne peux pas pour l'instant, je vais en répétition (danse) et devrais terminer dans un peu moins d'une heure... >~<"
"On peut toujours se voir après? éè"

Mon cœur palpite à la lecture de ceux-ci, j'assimile une à une les informations qu'elle m'a communiquées. Je n'ai rien à faire ce soir, alors même si l'attente me paraîtra longue, j'ai déjà hâte de la retrouver. Je n'ai qu'à me promener un peu avant de la chercher à son cours, après tout il ne dure qu'une heure selon ses dires, rien de bien grave ; j'ai déjà attendu bien plus longtemps en me pointant très en avance pour des rendez-vous à droite à gauche. Mais... là, je ne sais pas, j'ai un ressenti supplémentaire, un petit quelque chose que je n'avais pas avant. Je suis vraiment pressé de ces retrouvailles, et les signaux que mon corps m'envoie sont des plus clairs à ce sujet : l'attente sera interminable.

Je me décide à lui répondre après ce petit temps de réflexion.

"Pas de souci, j'imagine que tu es au gymnase près de l'école ? Je t'attendrai à la sortie"

J'appuie sur envoyer, un petit sentiment de soulagement me parcours doucement, je sens mes muscles se détendre de la tête aux pieds, remarquant que j'étais vraiment contracté jusque là. Je me demande quelle danse elle pratique ? Classique, moderne, contemporaine ? Du rock, de la salsa ? Il est vrai que je m'y connais peu, en danses, mais je n'ai jamais vraiment essayé de me mouvoir sérieusement sur de la musique. Mon excellent sens du rythme et ma souplesse pourraient peut-être faire des miracles si je m'y mettais, haha !

Je lève la tête vers le ciel, amusé par cette pensée. Ma vie a été tellement chamboulée récemment.
D'abord, le rachat de la boutique d'horlogerie par une plus grande entreprise, qui m'a valu un licenciement à l'amiable. Moi qui travaillait un peu pour trouver ma voie avant de soit reprendre les études, soit trouver une vocation, c'était raté. Et puis, de toute façon, j'avais beau avoir des compétences dans le domaine, je n'avais pas eu ce sentiment de passion que je recherchais encore et toujours, mon regard ne s'était pas encore mis à briller comme celui de Kerry je suppose. C'est atroce de ne pas savoir quoi faire, de ne pas avoir un domaine où se donner à fond. Moi aussi, je voudrais passer une nuit complète sur un ouvrage, pour construire quelque chose dans ma vie, je voudrais avoir de quoi être fier de moi. Je le sais maintenant, même si je me suis amélioré, la relation client n'est pas faite pour moi, ça m'épuise de trop. Je peux rayer tous les métiers comportant du relationnel et de la communication directe, ou du commerce.

J'apprécie énormément les sciences, mais je n'ai pas forcément cette envie de chercher ; j'aime apprendre dans les livres, mais je ne pratiquerai pas dans le domaine. Je n'ai pas la main verte comme mon amie Aiko, ni de talent particulier dans les arts. La seule chose que je sais faire, je crois, c'est m'occuper des chats mais je n'ai pas forcément envie d'en faire mon métier.

C'est ensuite que j'ai rencontré Flonne. L'histoire est compliquée mais, elle a jeté son dévolu sur moi je crois bien... ? Elle m'a demandé si j'étais libre -ce que j'étais puisque je venais de me faire virer- pour faire occasionnellement du mannequinat pour ses pièces de couture ; j'ai accepté. Et, je sais que ça peut paraître fou ou en décalage avec tout ce que je semble être, mais je crois que j'adore ça. J'ai toujours adoré prendre soin de mon style un peu particulier, un peu décalé, j'aime composer et c'est très intéressant d'être maintenant dans un cas où on confectionne des pièces pour moi. Je porte ce que le regard de la couturière juge beau sur moi, en accord avec ma personnalité ou non, et c'est une sorte d'échange apaisant, intriguant... vraiment, j'aime ça. Notre partenariat venant de débuter, je n'ai pas encore défilé ni n'ai encore été affiché dans un quelconque magazine, mais on prend déjà quelques clichés de temps en temps. J'aime cette atmosphère autour de moi, j'aime ne pas avoir à parler également.

Je ne le sais que trop bien, j'ai pu impressionner de par mon attitude ou mon regard ; Flonne a l'air d'avoir également posé ses yeux sur moi et doit avoir ses raisons, bien que je ne l'ai pas encore directement confrontée à mes questions. Je souris, marchant sous la lumière des lampadaires ; je me sens bien plus à l'aise dans ma vie depuis ce nouveau travail déjà, j'ai peut-être un peu plus d'assurance aussi. Mais, l'événement que m'a le plus marqué, c'est probablement cette rencontre avec Faith il y a deux semaines.

Enfin, je dis rencontre, mais ce n'est pas la première fois qu'on se croise. Simplement nous étions des étrangers jusque là,et  on s'est enfin vraiment parlé. Nos échanges, nos efforts pour transmettre à l'autre nos ressentis, ces regards complices que l'on posait l'un sur l'autre m'ont tellement appris ne serait-ce que sur moi-même. Oui, être cynique et acerbe était une solution qui a fonctionné un temps pour dealer avec mes problèmes d'expression, mais elle ne me convient probablement plus trop maintenant. Je souhaite la conserver avec la majorité des gens par facilité, mais je sais maintenant ce que je désire, je veux être franc avec les gens qui comptent pour moi. Je veux apprendre à compromettre, à échanger, à trouver un équilibre avec eux. Je veux trouver un équilibre avec Faith...

J'arrive au croisement, après une vingtaine de minutes de marche, où nous nous sommes revus pour la première fois tous les deux. Il fait nuit, et le lycée est complètement vide vu l'heure, l'atmosphère est complètement différente mais elle me fait quelque chose, je me sens encore plus connecté à ce lieu. Le lampadaire éclaire le grand portail de fer, verrouillé vu l'heure. Je m'attarde un peu sur les détails comme toujours, et reprend mon chemin vers le gymnase. Celui-ci se trouve un peu plus au centre-ville, mais vu la cadence de mes pas, j'y serai à l'heure et même en avance, comme d'ordinaire. J'adore marcher, alors ça m'importe peu. Et puis, je suis empli d'une énergie que je ne connais pas trop, une espèce de bouffée de joie qui me donne envie de me mettre à courir pour la rejoindre, qui me donne envie de sautiller sur le trottoir.

Les magasins, encore ouverts mais plus pour longtemps, ont allumé leurs enseignes. Le vent me semble souffler encore plus fort dans la grande allée de la ville, comme engouffré dans un tunnel à haute pression. Vu l'heure, pas mal de monde sort du travail et les rues se retrouvent embouteillées. Les klaxons retentissent, les fumées s'échappent à hauteur humaine, le tout dans une véritable cacophonie. Je calcule les éléments alentours comme à mon habitude, mais ils ne me gênent qu'à demi. Le feu passe au vert pour moi ; je traverse calmement la grande allée sur le passage piéton.

J'aperçois le gymnase, et je sens mon pas se presser de lui-même, comme si ça la ferait sortir plus vite de son cours. C'est stupide, et je le sais, et je ne peux pas m'en empêcher. J'aime ce sentiment nouveau, cette impression de partage, cette sensation d'être sur la même longueur d'onde que quelqu'un. C'est naturel, c'est agréable maintenant que nous nous sommes ouverts. C'est bien la communication, la clé de toute relation non ? Alors, il allait falloir que je m'entraîne encore et que je ne relâche pas mes efforts, parce que j'y tenais très fort.

Kerry, Reila, Faith sont autant de gens qui m'importent, et j'ai le pressentiment que la liste s'agrandira bientôt encore. Le feeling a l'air de passer avec ma couturière Flonne, j'apprécie mon amie Aiko également, même si ce ne sont encore que des connaissances pour le moment. Soudain libérer du joug du jugement intérieur, je crois que j'apprécie deviner le développement des différentes relations que j'ai avec les autres.

La seule personne avec qui je n'ose pas, je n'arrive pas à poser de lien fixe, c'est bien Faith. Je ne sais pas pourquoi. Je m'en empêche peut-être ? Je ne sais pas, quand l'idée me vient en tête j'ai toujours très vite envie de m'en débarrasser, comme pour ne pas trop espérer. De quoi je rêve encore, moi ? Le courant passe, oui, mais je l'ai terrifiée pendant plusieurs années visiblement, à en croire son récit. J'ai encore un peu cette culpabilité, et j'ai peur que ça me desserve pour la suite.

Arrivé depuis dix minutes et adossé tout pensif au mur près de l'entrée, ma position me semble soudain inconfortable et je me déplace pour m'asseoir quelques mètres plus loin, sur un muret situé entre le parking et le bâtiment. Je vérifie régulièrement l'heure sur mon téléphone, chaque minute semblant traîner deux fois plus que d'ordinaire. J'ai un peu froid, alors je rentre ma tête dans mes épaules, et me recroqueville un peu plus sur moi-même, rapprochant mes jambes du haut de mon corps et les enlaçant ensuite pour me retrouver en position fœtale.

Mon téléphone dans ma main glacée, j'attends impatiemment qu'il vibre pour m'annoncer sa sortie plus ou moins imminente. Elle ne devrait pas tarder...
Je veux te revoir [PV Faith ♥]
Hybride
avatar
Messages : 130
Date d'inscription : 06/01/2017

Description
Avatar: Nishikino Maki - Love life!
Pouvoir/Hybridité: Panda Roux ♥
Âge: 17 ans
Lun 20 Mar - 3:49
Je veux te revoir

Ft. Sven Leif

» J'arrive!

Absente. C'est bien le mot qui te décrit le mieux présentement. Tu suis le cours sans prêter une réel attention à ce qui se passe autour de toi. Tu te laisses porter simplement par le courant, par la musique, sans écouter les paroles qui sont échangées. Tu ne fais que suivre les mouvements des autres, te basant sur l'emplacement des élèves pour deviner la chorégraphie qui allait suivre. Par chance, ça faisait déjà un bon moment que vous répétiez ces mouvements. Alors, au moins, il n'y a pas de nouvelle information à retenir, tu n'as qu'à te concentrer sur ce que tu sais déjà, sur ce que ton corps se rappelle. Du coup, une grande partie de ta tête en profite pour divaguer, penser à ce qui pourrait se passer plus tard. Tu n'es pas présente, tu te trouves dans un avenir proche.

Sven. Il a reçu ton message? L'a-t-il lu? Il en a pensé quoi? T'étais-tu montrée trop enthousiaste? Il t'a répondu? A-t-il toujours envie de te voir? Le rythme de ton cœur s'accélère et tu sais que ce n'est pas dû à la cadence de tes mouvements.

À plusieurs reprises, tu te fais reprocher ton manque d'intensité, de droiture, de précision, mais rien n'y fait, tout ce à quoi tu penses est ce message. " J'ai super envie de te voir"... Tu soupires. Moi aussi je veux te revoir Sven...


L'heure finir par passer. Enfin! La professeur n'a à peine eu le temps de passer ses messages, tu quittes déjà la pièce en évitant de la regarder. Tu ne veux pas croiser son regard rempli de, tu le sais, pleins de reproches. Mais voilà. Tu es pressées, tu as suffisamment attendue ces derniers jours, tu n'en peux plus de patienter. Tu te jettes devant tes souliers, en enfile un alors que tu sors ton téléphone de l'autre et met le second en regardant tes messages.

Il a répondu.

Tu lis le message en courant vers le vestiaire.

"Pas de souci, j'imagine que tu es au gymnase près de l'école ? Je t'attendrai à la sortie"

Il va t'attendre? Il est déjà là? Tu accélères, entre dans le vestiaire, ouvre ta case, prend ton sac, tes vêtements, ton manteau, tu te prépares à sortir aussi vite que possible puis ton regard se pose vers la salle de bain. Tu figes.

Devrais-tu... le faire attendre un peu plus? Tu piétines le sol, impatiente, exaspérée par ton indécision puis échappes finalement un râle avant de remettre tes choses dans ta case. Quelques minutes de plus n'allaient pas le tuer non? Tu ne souhaites pas que ça se remarque que tu sors d'une longue session de danse, tu voulais... avoir.. une odeur... agréable... pour Sven. Rougissant un peu, tu empoignes rapidement ton gel de douche aux agrumes, une serviette, tes vêtements, entres dans une cabine de douche, te jettes sous l'eau sans prendre le temps d'attendre qu'elle se réchauffe puis te facewall un moment en poussant un long gémissement pour évacuer ta frustration. Tu regrettes tout de même de le faire attendre... s'il est déjà là

En moins de six minutes, habillée, cheveux un peu humides, tu sors finalement . Temps record, ta famille ne le croira jamais. Tu retournes à ton casier, enfile ton manteau, fout toutes tes choses dans ton sac sans ménagement et te diriges au pas de course vers la sortie. Tu ne prends pas le temps de répondre à son texto, ce serait inutile, une perte de secondes beaucoup trop précieuses, tu préfères lui crier mentalement un "J'arrive! Désolée, désolée!". De toute façon, rien ne te dit qu'il est déjà arrivé. Tu espères sincèrement qu'il est en retard, tu détestes faire attendre les autres.

Prise dans ta course, tu t'écrases presque contre la porte de sortie, l'ouvrant violemment dans un bruit sourd puis t'avances un peu de quelques pas, le cherches du regard en profitant pour trouver une respiration normale. Inspire, expire... tu as le souffle coupé par cette course, peut-être t'étais-tu donné un peu trop à fond non? Tu échappes un petit rire. Ouais, tu es définitivement beaucoup trop enthousiaste à l'idée de le revoir... beaucoup trop angoissée par l'idée de le faire attendre.

L'air froid de la nuit te fais frissonner. T'avançant lentement, tu rabaisses donc ton capuchon sur ta tête, regrettant de ne pas t'être séché les cheveux plus convenablement... mais ça allait bien finir par sécher... et tu scrutes toujours les environs jusqu'à ce que tu le voies, ton sourire s'étire et tes jambes s'avancent d'elles-mêmes dans sa direction. Elles trottent.

-Dé...désolée! Ça ne fait pas trop longtemps que tu attends j'espère?

Tu t'arrêtes à un peu moins d'un mètre, remarques sa position fermée, ses mouvements crispés puis te pinces les lèvres en t'avançant un peu plus, inquiète.

-Tu n'as pas trop froid...?

Tu meurs d'envie de lui serrer la main, seulement pour t'assurer qu'elles ne sont pas trop glacées, mais te retiens et sers simplement les poings dans les poches de ton manteau.

» Ne te transforme pas en glaçon s'il te plaît..


Spoiler:
 
Je veux te revoir [PV Faith ♥]
Humain à don
avatar
Messages : 152
Date d'inscription : 13/11/2016
Age : 22
Jeu 23 Mar - 0:35
Et soudain, j'entends la porte qui grince fort, s'ouvrant pour la première fois. Ma tête se tourne immédiatement en sa direction, et j'aperçois alors une silhouette familière, un peu sautillante, s'approcher à pas rapides en ma direction. Je crois bien que c'est elle, mais avec le faible éclairage ambiant, je n'y vois pas grand-chose... Je sens mon cœur battre fort, j'espère que c'est elle. Je sens que c'est elle. La jeune femme passe soudain sous un lampadaire, dévoilant une chevelure rouge et un énorme sourire sur les lèvres. C'est bien Faith.

Et woah, ça me fait quelque chose de lire autant d'enthousiasme, tant dans sa démarche que dans son expression.

Elle marche lentement dans ma direction, ne semblant pas m'avoir repéré. Plutôt que d'aller en sa direction j'en profite pour la détailler un peu du regard. Je l'aperçois mettre sa capuche, cherchant probablement se protéger du froid mordant. Je vois sa tête se balancer à droite à gauche, me cherchant sans doute, jusqu'à ce que nos yeux se croisent ; et sa cadence s'accélère soudain. Frigorifié comme je suis,défaire ma position fœtale s'apparente à une petite torture à son échelle, mais je persiste. La chaleur du contact entre mes membres s'efface très rapidement, pour laisser se répandre un froid humide, mordant, insidieux ; le genre de froid que je n'aime vraiment pas.

Debout, je ne peux m'empêcher de grelotter un peu, les mains glacées plantées dans mes poches à peine doublées. Je me rends compte que mon visage est figé par la température lorsqu'un sourire s'étire sur mes lèvres ; je sens mes joues picoter, mais impossible de changer d'expression : Faith est face à moi, et ça me rend heureux.

- Dé...désolée ! Ça ne fait pas trop longtemps que tu attends j'espère ? Dit-elle sur un ton inquiet. Tu n'as pas trop froid... ?

Je me frotte vivement les bras, et pose mes yeux sur elle. La lumière se reflètent dans ses pupilles brillantes ; elle est adorable.

- Si, ça caille sévère. Si tu es motivée pour qu'on reste un moment ensemble, je te propose qu'on mange au chaud quelque part ? J'ai la dalle, aussi.

J'aperçois ce qui semble s'apparenter à une goutte au bout d'une mèche de ses cheveux rouges. Et, par réflexe, je m'en saisis pour l'observer, incapable de freiner mon geste à temps, trop piqué de curiosité. La texture est humide et glacée, presque gelée comme un glaçon.

- Eh... Tu n'as pas séché tes cheveux ? Tu vas prendre froid, ils se transforment déjà en glaçons, regarde !

Je lâche la mèche, décidé à lui donner mon écharpe. Je porte ma main à mon cou pour m'en saisir et... et merde.

- Merde, je peux même pas te passer une écharpe, j'ai oublié la mienne dans la précipitation. Viens, on va se dépêcher de trouver un coin où se mettre au chaud.

C'est alors que, je ne sais pas vraiment pourquoi (peut-être que le contact me paraît naturel avec elle maintenant ?), je passe mon bras autour de ses épaules pour la maintenir contre mon torse, doucement.

- Tu as un peu plus chaud comme ça ? Lui dis-je timidement alors que je commence à marcher avec elle.

Que va-t-elle penser de ce geste ? Je n'ai pas réalisé sur le coup, que ma conduite aurait pu être gênante pour elle. Que peut-être, elle ne définissait pas notre relation de la même manière que moi. Non, pour moi, tout s'était enchaîné logiquement jusque-là. Je n'ai pas questionné le mouvement de mon bras, pas plus que le sourire que j'ai affiché en remarquant l'agréable odeur fruitée qui émanait d'elle. Tout ça m'est un peu trop naturel, d'ailleurs, ça me paraît trop beau.

Moi, Sven Leif, n'ai probablement jamais été aussi tactile de toute mon existence. Moi, qui suis gêné par la sueur en été ou par trois poils de chats collés sur le bras, j'ai initié et apprécié un contact humain. C'est un grand jour. L'a-t-elle apprécié aussi, celui-ci ?





HRP:
 
Je veux te revoir [PV Faith ♥]
Hybride
avatar
Messages : 130
Date d'inscription : 06/01/2017

Description
Avatar: Nishikino Maki - Love life!
Pouvoir/Hybridité: Panda Roux ♥
Âge: 17 ans
Sam 25 Mar - 18:31
Je veux te revoir

Ft. Sven Leif

» Brainlag

Tu l'observes bouger, se mouvoir raidement et se frotter les bras, tu compreds. Ah merde... Il t'avait bien attendue... suffisamment longtemps pour être en proie à ce froid glacial. Tu te mordilles les lèvres comme pour te punir de ne pas avoir été assez rapide... ou de ne pas avoir seulement eu l'idée de lui proposer de venir voir la répétition. Il n'aurait peut-être pas trouvé ça des plus palpitants, tu n'en sais rien en fait, mais au moins, il aurait été au chaud et n'aurait pas eu à geler en attendant que tu finisses...

Une question de viens à l'esprit sur le coup. Aurait-il aimé voir les chorégraphies? Tu essaies de l'imaginer dans la classe, au ras d'un mur, à observer le groupe se mouvoir sur les différentes musiques... Tu te demandes sérieusement quel genre d'air il afficherait. Est-ce qu'il s'emmerderait et fixerait l'heure sans arrête avec une expression trahissant sa lassitude ou bien au contraire, il serait captivé par les danses et te regarderait danser?

...Sven... te regarder danser... Tu rougis à cette idée; son regard fixé sur toit alors que tu danses... tu ne crois pas que tu arriverais à garder ta concentration en te sachant observée par lui. Tu aurais probablement peur de faire des erreurs ou de lui paraître ridicule. Ce serait terriblement gênant.

Il te ramène sur terre, se plaint du froid. Tes lèvres se pincent dans une moue désolée alors que tu l'écoutes. Tu te sens coupable, c'est de ta faute. Tu acquiesces rapidement de la tête à son invitation à aller manger. Bien que tu ne te soies pas donné au maximum en cours, reste que tu avais beaucoup dépensé en énergie, du coup, du crèves de faim. De plus, le froid commence à te mordre les joues aller dans un endroit plus chaud te ferais du bien.

Tu aurais sérieusement dû te sécher plus convenablement...

-Oui! J'ai... Tu remarques la main de Sven qui se soulève... très...

"...faim aussi"... Tu ne termines pas ta phrase, tu n'y arrives pas, trop troublée par cette main qui prend une mèche de tes cheveux. Ton regard se plonge dans le sien comme pour, timidement, lui poser une question silencieuse. Qu'est-ce que tu fais? Non, ça ne te déplaît pas, c'est loin d'être le cas, seulement, dans ce contexte, tu as de la difficulté à comprendre la raison pour laquelle il a ressentit le besoin de te toucher les cheveux. Svent?

- Eh... Tu n'as pas séché tes cheveux ? Tu vas prendre froid, ils se transforment déjà en glaçons, regarde !

Tu frissonnes un peu, pas à cause du froid, et viens d'une main caresser distraitement la mèche qu'il vient de relâcher. Oh... c'est vrai... tes cheveux son glacés... Ton cerveau fonctionne un peu au ralentit, ne comprenant pas trop les gestes du jeune homme, du coup, tes mouvements sont à l'image de ta cervelle : lents.

Relâchant à ton tour la mèche de cheveux, tu rabaisses la main pour croiser les bras, te protéger de l'air glacial. Tu souris en le voyant chercher le foulard qu'il n'a pas et rit un peu à sa phrase. Son attention te touche beaucoup, mais même s'il avait bien eu ce foulard, tu l'aurais probablement refusé et le lui aurait ré-enfilé de force; il en a plus besoin que toi malgré les cheveux mouillés.

Ensuite, il y a comme un espèce de black out, tu ne comprends pas trop ce qui se passe, ça te semble trop irréel, sous la surprise, tu sens tes oreilles de panda roux qui apparaissent d'un coup, dressées bien droite sous ta capuche. Tu retrouves un semblant de conscience alors que tu te retrouves avec le bras de Sven sur tes épaules. Tu restes immobile contre lui.

- Tu as un peu plus chaud comme ça ?

Chaud? Ton sang s'était enflammé d'un coup  alors qu'il t'avait attiré contre lui alors chaud, oui, tu avais chaud malgré que tu avais froid. Tu acquiesces silencieusement de la tête encore. Ce n'est que pour se réchauffer, affronter le froid, rien d'autre, c'est tout innocent, c'est ce que tu te répètes alors que tu t'appuies sur lui, grand sourire aux lèvres et tête baissée pour lui cacher tes rougeurs.

Après un moment à marcher, tu finis par trouver le courage de décroiser les bras et l'enlacer timidement. Quoi? Il fait froid non? Tu veux l'aider également et tu ne vois rien d'autre qui puisse le protéger du froid, c'est tout. Tu le sers un peu.

Vous marchez un moment, silencieusement. Le silence ne te gênait habituellement pas trop, avec Harry, il arrivait souvent que vous passiez des heures ensemble sans parler et ça ne t'avais jamais dérangé, tu avais fini par t'y faire et apprécier ces moments, mais présentement, dans cette position, ne rien dire t'embarrasse, tu te demandes s'il n'y a pas une raison autre que le froid qui l'avait poussé à t'attirer vers lui, tu te demandes ce qui se passe dans la tête de Sven, ce qu'il pense, ce qu'il ressent et tu sais qu'en continuant de t'interroger ainsi sur ses agissements, tu allais certainement finir par te faire des idées ou rêvasser.

Tu te racles maladroitement la gorge avant de retrouver parole.

-Il... il devrait y avoir un fast-food pas trop loin.. si ça te va..

N'importe quoi pour briser le silence, te sortir de tes pensées, tu veux éviter les faux espoirs et maudit sur le coups ton imagination.

» Ce n'est qu'une marche banale


Spoiler:
 
Je veux te revoir [PV Faith ♥]
Humain à don
avatar
Messages : 152
Date d'inscription : 13/11/2016
Age : 22
Ven 31 Mar - 23:46

J'ai senti son corps tout entier se raidir suite à mon contact, et je l'ai ignoré. Je m'en suis voulu, et je me suis mordu la lèvre inférieure d'être si égoïste. Mais ce contact était doux, infiniment, et j'appréciais qu'elle soit contre moi.

Tiens, les muscles de mon bras sont très contractés, eux aussi. Quel est cet espèce de stress qui semble m'envahir ? Il y a une espèce de chaleur en plus dans ma poitrine, j'ai l'impression que mon corps va exploser. Chaque battement de mon cœur se répercute dans mes membres, c'est tout mon être qui ressent chacune des impulsions. Qu'est-ce que c'est que ce bruit sourd et si imposant ? Les moindres détails m'importent soudain, je ne peux m'empêcher d'essayer de caler mon rythme de respiration sur le sien par exemple ; et cette odeur fruitée, acidulée qui m'entête...

- Il... il devrait y avoir un fast-food pas trop loin.. si ça te va..

Sa voix est un peu plus faible que d'habitude, je l'entends parler comme dans un soupir ; ou est-ce moi qui suis dans une bulle isolante ?

- Oui, ça me va parfaitement, autant te réchauffer rapidement.

Je me surprends de réussir à si bien articuler mes mots ; ma phrase fait sens. C'est impressionnant. Est-ce que c'est ce drôle de stress qui me fait ça, qui me rend le contrôle sur la situation ? Est-ce que c'est cette proximité avec elle, cette symbiose qui m'aide à communiquer efficacement ? Ou est-ce que je suis simplement assez l'aise, que j'ai assez envie qu'on se rapproche pour réussir à m'exprimer plus justement ? C'est étrange, mais c'est surtout revigorant, rassurant, et j'avais bien besoin d'un élan de positif comme celui-là. C'est satisfaisant, alors, je décide de ne pas trop questionner ce drôle de symptôme.

A vrai dire, il me semble qu'elle grelotte vraiment. Tu m'étonnes, elle doit être gelée jusqu'aux os par un froid pareil, avec les cheveux humides et givrés... Est-ce que mon pouvoir pourrait l'aider ? Je ne sais pas si matérialiser une ombre lui donnerait chaud. Globalement, je peux en faire de formes un peu squishy comme la boule anti-stress de la dernière fois, des boucliers très solides et résistants (un peu comme du carbone très dense), ou même des lames si je lance cette matière dans un mouvement précis. Qu'est-ce qui pourrait la réchauffer, dans une situation pareille ? Je n'ai que rarement pensé à la température de mes ombres, il me semble qu'elles prennent plus ou moins la température de leur hôte ou objet d'origine. Et là, nous sommes en mouvement, alors je ne peux prendre que son ombre ou la mienne, pour que je n'en perde pas le contrôle en marchant. Mais, le problème reste le même. Que matérialiser ?

Je me perds un peu dans mes pensées, les sourcils froncés ; nous avançons tout droit dans les rues sombres de la ville, toujours en silence.

Si je tentais de faire un matériau souple, mais isolant ? Quelque chose comme... une couverture de survie, par exemple ? Avec mon ombre, j'ai assez de matière pour en faire un châle de taille moyenne, qu'on pourrait se partager, je pense.

[musique]

- Hm... Faith, j'aimerais essayer quelque chose, si tu veux bien.

Le regard posé sur la lumière des lampadaires, je me demande comment elle réagira ; après tout, nous sommes beaucoup d'humains à dons sur Ariesten, il y a plein de mutations différentes, même des hybrides ou des cyborgs, elle ne devrait pas être choquée mais... j'ai un peu l'impression de lui avoir "caché" jusque-là, puisque ni l'un ni l'autre n'avait évoqué la question.

J'interromps notre étreinte, pour la regarder dans les yeux ; j'en ai besoin pour lui exprimer mon intention, je crois bien. En a-t-elle besoin pour me croire ? Je sens immédiatement une baisse de température sur mon flanc droit, là où je la tenais contre moi. Malgré tout, je laisse glisser ma main le long de son bras alors que je m'éloigne. Je frissonne un peu, pas à cause du froid.

- Pour faire simple, je peux matérialiser les ombres et m'en servir comme je le souhaite. Bien sûr, mon pouvoir a des limites, mais... je pourrais essayer de te réchauffer, avec ,enfin...  si tu es d'accord... ?

Je me gratte la joue, comme à chaque fois que je formule une demande ou que je suis dans le doute, ou encore, un peu gêné. Je regarde l'ombre qui s'étend sous mes pieds, elle n'est pas très longue car les lampadaires sont assez hauts et l'angle avec laquelle ils nous éclairent laisse plus de place à la lumière. J'aurai peut-être besoin de nos deux ombres, finalement. C'est un peu plus délicat, je sais qu'un ancien camarade de classe avait beaucoup paniqué en constatant que je lui avais, je cite, "volé son ombre". Je n'ai pas envie de la brusquer, juste de la réchauffer un poil plus efficacement que cette étreinte, pas spécialement dérobée à la loyale...

Décidé, je plante à nouveau mon regard dans les yeux, et je lui prends les deux mains, histoire de maintenir un contact. Celles-ci sont glacées.

- Tu me fais confiance ? Lui dis-je, le plus convaincant possible.

Vu de l'extérieur, on aurait probablement dit que je tentais de la corrompre. J'avais sans doute l'air du type pas très net, qui se rapproche de toi pour te convaincre de faire n'importe quoi. Moi, évidemment, je ne m'en serais pas rendu compte ; j'agis sans savoir que je suis en décalage. Le sens commun ? J'en suis dépourvu. Les conventions sociales ? Connais pas. La politesse ? Vaguement.

Bon sang, avec du recul, c'est impressionnant comme il m'a été facile de lui prendre les mains. C'est impressionnant comme, sur le coup, je n'ai absolument pas mesuré l'importance de mon geste. Je l'ai juste fait. C'était naturel. Je me suis senti proche d'elle.

C'était agréable d'avoir ses mains, même glacées, dans les miennes.
Je veux te revoir [PV Faith ♥]
Hybride
avatar
Messages : 130
Date d'inscription : 06/01/2017

Description
Avatar: Nishikino Maki - Love life!
Pouvoir/Hybridité: Panda Roux ♥
Âge: 17 ans
Lun 3 Avr - 21:00
Je veux te revoir

Ft. Sven Leif

» Confiance

Ce moment où il répond avec assurance, comme si tout était normal, banal. C’est comme s’il t’assurait que cette situation de proximité représentait sa vision de votre relation il se sent près de toi, sans hésiter, sans poser de question, il te répond et t’accepte. Tu ne peux t’empêcher de te sentir petite au milieu d’éléments qui te semblent si grands. Petite, coincée avec ces centaines de questions camouflées que tu refuses de te poser, emprise par cette grande excitation que tu peines à camoufler et surtout petite, mais en sécurité, confortablement installée aux côtés de Sven qui, lui, semble si confiant. Tes lèvres s’étirent un moment en songeant au confort que te procure cette proximité et tu serres un peu les poings pour t’empêcher de raffermir ton étreinte. Oui, le froid peut expliquer ta position, mais la force avec laquelle tu le sers… peut-être un peu moins… peut-être… en fait, tu as seulement peur de paraitre louche alors tu essaies de contrôler un peu tes pulsions voilà.

- Hm... Faith, j'aimerais essayer quelque chose, si tu veux bien.

-O..oui?

Tu bats lentement des paupières comme pour te tirer de tes pensées et lèves le visage pour l’observer. Tu sens également tes oreilles animales se dresser aussi et se frotter à ta capuche. Sven semble penser à ses paroles avec tant de sérieux que tu t’arrêtes de marcher aussitôt. Tu ne sais que penser de son expression, tu n’es pas inquiète, tout comme aucune question ne te vient à l’esprit. Tu le regardes simplement, attendant qu’il trouve les paroles qu’il souhaite emprunter et tu te surprends à admirer la façon dont la lumière semble éclaircir le bleu de ses iris alors qu’il observe un lampadaire.

Il se retourne pour te faire face. Tu baisses le regard un moment, croises les bras dans un petit frisson pour enfin le regarder de nouveau timidement. Tu es gênée à l’idée qu’il remarque que tu l’observais.

- Pour faire simple, je peux matérialiser les ombres et m'en servir comme je le souhaite. Bien sûr, mon pouvoir a des limites, mais... je pourrais essayer de te réchauffer, avec, enfin...  si tu es d'accord... ?

Matér…? Tu restes silencieuse assimilant ce qu’il vient de te dire et regardes vos ombres qui semblent s’unir au sol. Sven a donc un don? D’accord, il est loin d’être la première personne à don que tu rencontres, ce n’est pas chose rare, mais reste que chaque don reste pour la plupart particulier et ils sont souvent étonnants à leur façon. Sven contrôle les ombres. Tu penches un peu la tête sur le côté essayant d’imaginer les caractéristiques de ce don.

En gros, il te demandait s’il pouvait utiliser ton ombre c’est ça? Ça fait mal, ça va te faire quelque chose? Elle va revenir? Ses mains viennent chercher les tiennes. Tu plonges ton regard dans le sien alors qu’il te demande :

- Tu me fais confiance ?

Une certaine hésitation se fait sentir. Tu ignores pourquoi, c’est ridicule, tu as pourtant confiance en Sven, oui, la question ne se pose pas… Peut-être est-ce seulement le fait qu’il agisse avec tant de précautions qui te fait un peu peur sur le moment?

Tu acquiesces finalement de la tête, chassant du coup ton hésitation. Il te semble que tu n’avais pas à douter de lui après votre dernier rendez-vous. Tu sais pertinemment qu’il est quelqu’un de bien, qu’il ne te fera pas de mal.

- Oui, je te fais confiance. Tu souris maladroitement. Aussi, si c’est pour avoir plus chaud..!

Il ne te fera pas mal, ça devient plus qu’évident et tu lui sers donc les mains en retrouvant un air plus confiant… confiant autant que possible. Tu essaies simplement de garder la tête froide et ne pas paraître gamine en réagissant avec trop d’intensité dès qu’il y a un contact entre vous. Tu es pourtant une personne assez tactile, tu aimes bien serrer les gens que tu apprécies dans tes bras, en quoi se coller à lui pour faire face au froid ou bien lui ternir les mains présentement te semble aussi différent qu’un banal câlin? Tu sers un peu la poigne alors que tu te poses la question. Ces contacts avec lui sont pourtant loin de te déplaire.

» Alors pourquoi est-ce que j'ai l'estomac qui me chatouille autant?


Je veux te revoir [PV Faith ♥]
Humain à don
avatar
Messages : 152
Date d'inscription : 13/11/2016
Age : 22
Sam 6 Mai - 1:07

Son sourire un peu maladroit me touche et je me retrouve doucement à sourire moi aussi, toujours un peu dans le doute, l'esprit flou ; acceptera-t-elle ? Sa réponse ne se fit pas trop attendre.

- Oui, je te fais confiance. Aussi, si c’est pour avoir plus chaud..!

Chaleureusement, ou peut-être un peu nerveusement, je sens ses mains se resserrer un peu plus sur les miennes. Je ne m'y attendais pas, et je me retrouve à la fixer droit dans les yeux, interrogatif. Est-ce qu'elle veut me dire quelque chose ? Est-ce que j'ai le droit de croire à quelque chose ?

Ah, c'est stupide Sven, vous vous connaissez encore si peu. Chasse-toi ces arrières pensées Sven, tu devrais avoir compris la leçon à force, tu devrais savoir que tu es incapable de comprendre des sous-textes et les intentions non énoncées distinctement à l'oral par les autres. Toi qui travailles si minutieusement tes moindres gestes, tu devrais savoir à quel point les relations humaines sont un tissu de faux semblants et de vérités déguisées en mensonges.

Mais, et Faith ? Je la sais si sincère, pourtant. Ce geste a probablement du sens, mais je décide finalement de l'occulter de mon esprit pour ne pas me faire d'idées. Tant qu'elle ne l'aura pas énoncé clairement, j'essayerai de ne pas en tenir compte. Malgré ces chatouillements, ces frissons, ces papillons dans mon ventre. Malgré ce mot que j'ai au bout des lèvres et que je me refuse même de penser. C'est encore trop tôt.

Je lâche une de ses mains, gardant l'autre dans la mienne, et je fais quelques mouvements circulaires. Ce n'est pas vraiment nécessaire à la manipulation des ombres, c'est plus un rite pour moi, une manière de concentrer la quantité d'énergie dont j'ai besoin, une manière de faire le vide pour me consacrer pleinement à la tâche. Doucement, nos ombres s'élèvent autour de nous, disloquées, translucides, fantomatiques. Je fais un dernier tour de poignet, les yeux posés sur la masse que je rassemble doucement au-dessus de nos têtes, et ferme délicatement ma poigne, comme pour forger l'objet dans la paume de mes mains.

Un châle me tombe alors un peu lourdement dans la main, et j'entreprends de le mettre sur les épaules de Faith ; puis je me rapproche d'elle et me positionne exactement comme précédemment, juste contre elle, le tissu sur nos épaules. Il est tiède, assez lisse contrairement à l'apparence laineuse que je lui ai donné, et me procure un peu de chaleur. En tout cas, il m'isole un peu du froid ; j'espère que c'est aussi le cas pour Faith.

J'aperçois plus ou moins l'enseigne d'un fast-food au loin, vers le bout de la grande rue que l'on parcourt. Dans une dizaine de minutes, on y sera, et pas glacés à priori.

Bonne nouvelle Sven, tu as bien joué.

- On y est bientôt, j'espère que tu n'attraperas pas froid d'ici là haha !

Je marque une pause ; je remarque alors que sa main est dans la mienne. Je n'arrive pas à me rappeler si je l'ai lâchée puis reprise, ou si je l'ai gardée dans la mienne tout ce temps. Je sens mes joues rougir violemment et mon cœur faire un bond dans ma poitrine à cette constatation. Ce n'est pas de la timidité, pas de la gêne, c'est agréable. Beaucoup de questionnements se mêlent au bien-être que ce contact me procure. Est-ce partagé ? Est-ce apprécié des deux côtés ? Vais-je tenir sa main encore longtemps ? Qu'est-ce que ça signifie ? Est-ce qu'on se tiendra souvent la main, encore ? Est-ce que je pourrais me promener comme ça avec elle, la prochaine fois aussi ?

Est-ce que c'est normal pour deux personnes comme nous ? Ce n'est pas plutôt un geste de couple ?

L'envie d'échanger avec elle se manifeste soudain, et poussé par cette motivation brusque, j'amorce un nouveau contact.

- Hm, au fait... ça fait longtemps que tu fais de la danse ?

Je marque une pause et reprend :

- J'ai souvent voulu me lancer dans la danse, il paraît que je suis super souple haha.

Mince, j'ai dévié le sujet sur moi sans le vouloir.

- Enfin, tout ça pour dire que ça m'intéresse, ce que tu fais. Tu crois que je pourrai venir te voir au club, une fois ?

Je meurs d'envie d'en apprendre plus sur elle. A-t-elle des frères et sœurs ? A-t-elle un don ? Quelles études fait-elle, quel métier aimerait-elle avoir plus tard ? Quelle musique aime-t-elle ? Que danse-t-elle le mieux ?

Dans le froid de la nuit, je ne suis sûr que d'une chose : j'ai chaud à la main et aux joues. Et même s'il fallait subir ce froid ambiant encore des heures durant, je serais partant.[/color]
Je veux te revoir [PV Faith ♥]
Contenu sponsorisé
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Je veux te revoir [PV Faith ♥]
» Je veux te revoir ! {Pv Rudy
» Je ne veux pas te faire de mal [Caliston]
» j' ai déjà la rolex, je veux le gronavionkivanavex
» Manigat dit Au revoir à Marc Bazin

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Ariesten :: Ville :: Rues & Ruelles-
Sauter vers: