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[MISSION | NC16] Ice ice baby ❁ feat un bel éphèbe et une orange
Rang Alesund
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Messages : 71
Date d'inscription : 22/02/2017

Description
Avatar: Colette Brunel - Tales of Symphonia
Pouvoir/Hybridité: Parle aux fruits ❁
Âge: 17 ans
Jeu 16 Mar - 19:07
i talked to an orange
and it lead me here
Dans ce lieu effervescent s’apparentant au coeur de la ville et où les gens fourmillent, rient à gorge déployées, chantent les louanges de leurs fabuleux produits, se bousculent et flânent, une mutine blonde se frayait un chemin. Alesund, de son nom, se plaisait à virevolter au travers de la foule des marchés qu’elle venait à fréquenter et ce malgré le brouhaha incessant. Incessant et amplifié par les voix des fruits peuplant les étales qu’elle seule pouvait entendre entre les cloisons de son esprit vagabond. Alors, lorsqu’une voix rauque et puissante se fit entendre sans que personne ne semble y accorder une quelconque importance, le doute n’eût pas le temps de s’installer. La gamine concentra son esprit sur ce timbre particulier afin de remonter jusqu’à sa source et de voir ce qu’il pouvait bien arriver à ce fruit pour qu’il s’égosille de cette façon. Bien vite, ses pas l'emmenèrent jusqu’au présentoir d’un détaillant d’agrumes au visage particulièrement expressif, mais pas de la façon dont on l’entend bien souvent. L’expression de l’homme semblait comme figée, résolue et imperturbable. Ses lèvres suivaient une ligne droite et ses sourcils même relâchés lui conférait une impression de sévérité de par la ride féline qui venait les séparer brutalement. Et elle n’était pas la seule à être aussi profondément ancrée dans son visage. Son front en était partiellement strié, tout comme les coins externes de ses yeux. On pouvait y déplorer cela dit la présence de rides du sourire, qui auraient sans doute animé ce visage bien dur et flegmatique. Ses cheveux gominés étaient soigneusement peignés et séparés d’une raie sur le côté droit. Étonnamment, l’homme portait beau malgré son modeste métier et l’ensemble de ses vêtements bien qu’il fût chose facile que de savoir qu’ils étaient de secondes mains demeuraient en parfait état. Enfin, le camaïeu de gris qu’il arborait bien qu’il attristait quelque peu la figure de l’homme lui conférait malgré tout un charme froid.

C’est donc ainsi que sans qu’aucun mot n’ait encore été échangé entre le marchand et la blonde que cette dernière avait déjà cerné le personnage; un être éternellement insatisfait de lui ou tout simplement de la vie en général. Un ronchon qui avait laissé les jours et les nuits se succéder sous ses yeux, tristement spectateur de sa propre vie. Un homme pourvu d’un coeur doux-amer dont il aurait perdu la trace après s’être fait entendre à de trop nombreuses reprises qu’il en était dénué. Rien qu’un homme après tout.

Eh bien, qu’est-ce qu’il vous faudra ma p’tite dame ? fit le marchand qui se força à faire le premier pas face la jeune fille dévisageant son visage, ses vêtements, son être tout entier. Jeune fille qui ne se pressa pas pour donner sa réponse, puisqu’après s’être un longuement arrêté sur son visage, elle considéra enfin le bruyant fruit qui vociférait au milieu de ses congénères les agrumes. Putain mais c’est pas possible d’avoir des cons pareil ! il s’exclama avec véhémence. Putain de, j’sais pas c’qu’il me retient de leur casser les chicos à ces étrons ambulants ! Non mais, non mais, t’as vu Michelangelo ? T’as vu comment cette grosse vache m’a attrapé et palpé sans une once - et j’insiste - de délicatesse ? Quoi, si son bonhomme lui pétrit les bourrelets pour lui donner des sensations, faut pas qu’elle fasse de son cas une généralité ! Alesund porta sa main à sa bouche et étouffa du mieux qu’elle pût un éclat de rire qui eût bien vite d’attiser l’humeur piquante du fruit qui s’empressa de la menacer de lui faire bouffer son zeste si elle ne fermait pas vite sa trappe à fumier.

Pour unique réponse, Alesund désigna le fruit de l’index devant les yeux du détaillant intrigué par cette hurluberlue tout à fait singulière et qui attendait sa réponse depuis une bonne poignée de secondes. Sans chercher son reste, il saisit la bruyante orange et la tendit à la jeune fille alors qu’il présentait la paume de son autre main de façon à récolter les quelques pièces que valait son orange. Après avoir procédé à l’échange équitablement, la blonde gratifia le marchand d’un sourire découvrant toutes ses dents puis s’empressa de s’en aller chercher un endroit paisible loin du charivari du marché.

Alors écoute moi bien la morue, si tu crois m’avoir rendu service, tu t’fous le doigt dans l’oeil et jusqu’au cul ! Alesund posa son sac au pied de l’escalier sur lequel elle comptait s’asseoir. La ruelle était tout bonnement ravissante. Les vieux pavés, tout comme les vieilles pierres et la végétation omniprésente conférait un charme fou à l’endroit, très doux et pittoresque. L’herboriste pris d’ailleurs le temps d’apprécier la puissance du mauve d’un plan de glycines qui dévalaient le mur extérieur d’une mignonne chaumière et qui encadrait une fenêtre sur laquelle reposait une tarte fraîchement sortie du four. Eh, oh ! Pauvre conne, tu m’écoutes même pas hein ? Alesund déposa l’orange dans ses mains en coupes et le porta au niveau de son regard. Oh non, je vous écoutais bien. Mais je ne sais pas quoi répondre. Si elle avait été en mesure, l’orange se serait vraisemblablement frappé le visage de la main. Tristement, elle ne possédait ni l’un ni l’autre, alors elle se contenta de beugler qu’elle n’était qu’une sombre conne. La jeune fille haussa des épaules sans sincèrement chercher à démentir ses propos et préféra lui demander son nom sans vraiment s’attendre à la tournure qu’allait prendre les évènements. Ainsi, l’orange s’était soudainement tû. D’un ton assassin, il lui demanda de la poser une marche supérieure à celle où reposait le derrière de la blonde puis laissa un ange passer. Un long soupire à peine exagéré parvint à Alesund avant que l’orange ne se décide à entreprendre son récit.

Moi j’suis José. J’suis le fruit de l’amour de la plus belle fleur d’un magnifique oranger et d’une salope d’abeille. J’suis l’fruit d’une histoire d’une journée ensoleillée et sans lendemain, putain. Qu’est-ce que tu crois qu’ça fait, quand on te siffle que tu r’verras jamais celle qui t’a donné la vie ? Ben moi ça m’troue un trou que j’ai pas. Mais aussi dégueulasse que ce soit, j’ai mûris. Chaque putain de matin, le soleil se levait et la nuit il descendait. J’ai mûris et ensuite on m’a arraché de la branche de mon arbre. J’ai été séparé des autres oranges… Putain… Alors qu’on m’avait foutu dans un vieux sac odorant, j’me demandais bien ce qu’il allait pouvoir arriver à mes frères et soeurs. Est-ce qu’on allait les laisser pourrir dans un panier à fruit ou encore est-ce qu’on allait extraire d’une extrême violence pour finir par jeter leurs peaux dans des chaussures putride afin d'annihiler l’odeur de leurs pieds dégueulasses ? Mais qu’importait après tout, ce n’était pas comme si j’allais un jour pouvoir les revoir. Je m’suis mis en tête de plus y penser et de toute façon y’avait pas une orange prête à ferme sa grande gueule dans le sac. Sans compter qu’on a finalement été mélangés avec d’autres fruits sur le voyage et j’te prie d’me croire sombre conne que c’était pas un pique-nique le voyage jusqu’au marché. Y’avait ces saloperies de baies qui fermaient pas leurs sales claques merdes. Elles jacassaient à tout va à propos d’une île gelée qui flottait comme par putain de miracle et comme quoi, y’avait un connard qui s’y rendait de temps à autre…

Alesund qui jusqu’à l’or avait le regard perdu dans l’horizon, bien qu’elle prêtait une oreille attentive au récit de José pivota afin de poser son regard sur le fruit quelques marches au-dessus d’elle. Une île glacée ? Ça alors, c’est drôle comme endroit ! Heureusement que les résidents du quartier n’étaient pas pourvu du don de communication avec José et ses semblables sinon ils auraient été étonnés du panel de noms d’oiseaux dont disposait l’agrume. Alesund lui laissa le temps de fatiguer et permis au flot continu d’insultes de s’interrompre. Et pendant ce temps-là, elle eut le temps d’observer une mère de famille traîner tant bien que mal son enfant récalcitrant à qui il manquait les deux dents de devant, mais qui malgré tout hurlait de concert avec José. Le visage empourpré à la fois de colère et d’efforts, la femme qui portait sur son visage encadré de mèches rousses humides un vieillissement prématuré comme si son enfant absorbait sa vitalité à mesure qu’il grandissait. Elle offrit un regard désolé à la blonde assise sur les marches de l’escalier avant de disparaître dans son dos et d’emporter sa machine à cris jusque dans sa chaumière. L’attention d’Alesund se reporta alors brièvement sur un étrange pigeon. Un caïd, vraisemblablement. Certaines de ses plumes semblaient avoir été brutalement arrachée dans de précédents combats, ce que l’herboriste trouva fort dommage tant son plumage lui paraissait beau. Un mélange de blanc nacré et d’un doux brun assez peu commun. Et tout aussi rapidement que sa concentration, l’oiseau s’envola.

Sans se tourner pour ne serait-ce que gratifier José d’un regard, Alesund quémanda quelques précisions quant à cette fameuse rumeur à propos de l’île glacée. Sans grande surprise, elle peina à tirer les vers du nez à cette vulgaire orange, qui n’avaient rien d’autres que des insultes à son égard. Ce n’était qu’à force de patience, de courage, de persuasions et de quelques promesses en l’air, que la gamine parvint à en apprendre plus au sujet de l’île et ce, après trois longues journées de négociations. Elle avait séjourné durant tout ce temps dans une petite et poussiéreuse chambre d’hôte du quartier de l’escalier sur lequel elle avait laissé traîner son derrière. Trois jours, c’était le temps qu’il lui avait fallu pour en apprendre plus sur l’île, mais aussi de récolter tout ce dont elle avait besoin pour entreprendre son périple aux abords de ce mystérieux endroit. Elle avait notamment fait l’acquisition d’un sac à dos en cuir flambant neuf, d’un manteau bleu ciel rembourré dont le tour de la capuche était agrémentée d’une matière dont elle ignorait le nom mais à la douceur égale à celle d’un nuage. Alesund préféra également s’acheter des gants dont les fonctions de moufles et de mitaines étaient combinées, de bottes elles aussi rembourrées, de vivres, de quelques onguents mais aussi d’un peu de coton dans lequel enroulé José pour éviter qu’il ne gèle sur place. L’hiver demeurait la période des oranges, mais toujours est-il que ces dernières restaient pour le moins frileuses, tout du moins d’après les dires injurieux de son acolyte agrume.

Il fallut un bon moment à Alesund avant d’arriver jusqu’au bord d’Ariesten. Bel et bien déterminée à ne se servir d’aucun moyen de locomotion de peur de passer à côté de magnifiques spécimens d’herbes nécessaires pour ses concoctions médicinales, la blonde pris tout son temps sur la route. Son carnet de voyage faisant à la fois office de cahier et dessin et carnet de notes s’était alourdi sous le poids de l’encre fraîchement versée et des quelques spécimens séchés qu’elle avait pu coller sur certaine de ses pages. Sa découverte d’une plante du nom de monilaria obconica restera cela dit une de rencontres végétales les plus marquantes de sa vie. Cette dernière possédait la forme d’un lapin qui, selon sa taille, possédait de plus ou moins longues oreilles tout à fait adorable. Si Alesund n’avait pas été secouée par son nouveau meilleur ennemi, la jeune femme aurait presque pu en oublier son but premier et s’abandonner à l’étude de ce végétal qui faisait battre son cœur féminin à tout rompre.

Et après un voyage assez long et fastidieux, l’herboriste et l’orange parvinrent enfin au bord de l’île. Alesund sortis de son sac José qui pesta jusqu’à ce qu’il soit lassé des conditions dans lesquelles la blonde l’avait fait voyagé. Immunisée depuis le temps, la gamine ne prêta guère attention aux dires de l’orange et reporta plutôt son attention sur l’homme au loin qui, comme le voulait l’histoire qu’avaient conté les baies à José, fixait l’horizon. Sans attendre son reste, Alesund s’élança à toute allure afin de rejoindre le mystérieux individu et, bien trop concentrée sur cet homme précis, n’eût pas le temps d’apercevoir que sur son chemin se trouvait un autre homme qu’elle vint percuter de plein fouet. Elle tomba et roula brièvement sur le sol, quelque peu sonnée par la violence de la collision. Attendez, monsieur ! hurla-t-elle à l’attention de l’homme au loin, oubliant l’espace d’une seconde ses manières et sa politesse envers celui qu’elle venait de renverser. Oh, excusez-moi, je ne vous avais pas vu. J’espère que je ne vous ai pas fait mal ? J’étais tellement fixée sur cet homme là-bas… Ah, José ça va ? elle ajouta à l’attention de l’agrume qui lui aussi avait voyagé dans l’espace par sa faute avant de se prendre une salve d’insultes plus ou moins méritées. Eh José, nous ne sommes plus tout seuls, tenez votre langue ! Déjà que nous ne faisons pas la rencontre de cette personne dans les meilleures conditions, si vous vous mettez à nous insulter, ça ne va pas arranger les choses ! finit-elle par gronder alors qu’elle venait de ramasser le fruit qui jonchait à quelques pas d’elle. Elle se releva par la suite, épousseta les salissures issues de sa chute sur ses vêtements et sur ses mains, puis en tendis une à son vis-à-vis afin de l’aider à se relever.
+ tagKiki
+ notesfilled with determination
BY MITZI

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Humain à don
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Date d'inscription : 29/11/2015
Age : 18

Description
Avatar: Tsurumaru Kuninaga
Pouvoir/Hybridité: Reine du vent
Âge: 17 ans
Mer 20 Sep - 20:01


 L'hiver arriva, saison discrète et innocente, saison où froid et gel prennent place, saison que notre petit personnage raffole.

Les premiers rayons de l'aurore de ce nouveau jour vinrent traversés les fenêtres du foyer de notre héros. Ils furent la cause du réveil du jeune garçon aux cheveux blancs. Nous pouvions apercevoir un lit au milieu de cet appartement. Sur ce lit se trouvait une énorme couverture qui recouvrait une forme supposée humaine. Des gémissements du matin se firent entendre suite à des gesticulations. Quelques minutes plus tard, nous pouvions enfin apercevoir un "morceau" du corps de ce fameux personnage qui demeurait sous la couette. Une main s'extirpa du lit pour attraper une pair de lunette de soleil posée sur la table de nuit. La pair de lunette fut ensuite ramener dans l'antre où le personnage demeurait pour le moment.

Un violent mouvement de bras souleva la couverture qui faisait office de carapace. L'homme se dévoila après une longue nuit de sommeil. Nous découvrions alors un jeune adulte à la beauté lunaire orné de ses lunettes de soleil. Pourquoi les portait-elles déjà à cette heure ? Tout simplement car il avait du mal à supporter les reflets lumineux dans son appartement, en plus des reflets de sa beauté.

L'homme vint posé son premier pied au sol qui était gelé, un frisson l'envahit. Le froid était un de ses petits plaisirs. Ce personnage était particulièrement heureux de pouvoir enfin ressentir l'hiver s’installé.
L'homme aux sombres montures poursuivit son rituel matinal et passa directement par sa salle de bain pour dompter cette coiffure du réveil plus qu'explosive.

Le passage de la salle de bain terminé, l'homme s'était douché, coiffé, habillé. Le jeune garçon passa un coup de langue sur ses lèvres après s'être croisé dans un miroir. Son narcissisme était à son plus haut niveau. L'homme attrapa rapidement ce dont il avait besoin et quitta son chez-soi. Il ferma délicatement la porte et s'en alla. Porte fermée, nous pouvions enfin découvrir le nom du fameux personnage. Au-dessus de la sonnette était écrit sur une petite plaque cuivrée «  Résidence de Fuji Yoite Teruki »

Fuji était donc le prénom d'un des personnages principaux de cette histoire.

Le fameux Fuji sortit du bâtiment où il résidait et arriva au milieu d'une foule qui pour lui était plus qu'insupportable. Après avoir un lâché un court soupir, le protagoniste utilisa son pouvoir, qui était celui-ci de maîtriser le vent, pour s'envoler. Il se positionna sur un toit regardant ce peuple se transformer en troupeau de bétail. Fuji n'était pas un mouton ou une vulgaire vache. Il ne voulait pas rester aux côtés de ces personnes obscènes. Le jeune adulte se demanda pourquoi tout ce monde fréquentait particulièrement le centre ville aujourd'hui ? Il se pencha et regarda un peu plus loin et aperçu des stands de tout et rien étendu sur toute la rue. Nous étions un jour de marché... Ceci expliquait parfaitement la présence de ce monde au pied de la résidence de l'humain à don.

Après s'être amusé à embêter quelques marchands grâce à son pouvoir, le jeune Teruki quitta son toit et parcourut le marché en volant au dessus de la foule. Il aperçu des stands remplient de viande, de fruit, d'herbe médicinale. Il croisa des personnes qui arrivaient à se démarquer de la foule, comme dans les jeux vidéos où vous avez les vieux pnjs puis les personnages importants. Fuji arrivait même parfois à deviner le groupe de la personne qu'il croisait.

Une exception arriva, c'était en passant près d'une ruelle légèrement écarté du marché qu'il put apercevoir une jeune blonde regardant une orange posé sur une marche à ses côtés comme si celle-ci pouvait tenir une conversation avec ce fruit. L'humain au pouvoir du vent qui pourtant en avait vu des spécimens était étonné de cette situation qui était une première pour lui. Il se rapprocha alors plus discrètement de la fille en passant par les toits de cette ruelle se positionnant sur le bâtiment face à elle.

« Oh non, je vous écoutais bien. Mais je ne sais pas quoi répondre.  »

C'est ce que notre petit personnage pensait, la jeune blonde tenait une conversation avec ce vulgaire fruit qu'est l'orange. Fuji se retenu d'éclater de rire, il positionna rapidement ses deux mains sur sa bouche pour éviter que la blonde puisse l'entendre. Il analysa son visage et comprit vite que la fille n'avait pas tous les neurones de reliés. Dans le cas contraire, elle paraissait alors physiquement juste très conne. Les larmes de fou rire commençaient à venir aux yeux de Fuji quand il vit la jeune blonde avec son regard perdu. On pouvait vraiment croire qu'elle venait de s'évader d'un asile ou alors qu'elle s'était prit une brique sur la tête. Cela aurait pu expliquer certaines choses mais bon...

« Une île glacée ? Ça alors, c’est drôle comme endroit ! »

La phrase de trop qui coupa la respiration de notre humain à don qui n'arrivait plus à se retenir, cette fille semblait avoir des personnalités avec qui elle échangeait des dialogues. D'un point de vue extérieur, ce personnage blond était vraiment marrant. Cependant, Fuji repensa à la phrase prononcé par cette fille au QI se rapprochant de moins l'infini, une île glacée ? Notre petit héros qui était passionné de glace, de neige et tout ce qui peut aller avec ne pouvait pas désirer autre chose que de se rendre sur un lieu pareil.

Néanmoins, l'un des personnages principaux de notre histoire avait autre chose en tête. Cette orange l'intriguait tout autant, pourquoi cette fille dépourvu de cerveau parlait-elle avec celle-ci. Fuji avait donc une idée derrière la tête, il avait entendu parler d'une boutique où un personnage vendait des objets particuliers. Il se rendit donc à celle-ci après avoir demandé sa position à un vulgaire membre de la plèbe qui naviguait dans le troupeau.

Arrivé sur place, il découvrit une boutique miteuse mais néanmoins intéressante. Il rencontra le vendeur qui était à l'image de la boutique. Il le questionna au sujet d'une potion qu'il désirait, quelque chose lui permettant d'entendre les paroles d'un être non-vivant. Le vendeur trouva parfaitement la chose adapté à la situation. Celui-ci présenta une fiole où un liquide rose dormait, les conditions à remplir étaient simples. Mélangés la salive de l'utilisateur au liquide rose et déposé celui-ci sur la chose convoitée. Fuji comprit parfaitement la règle. Grâce à cette potion il pourrait découvrir cette histoire d'orange et de fille débile et en plus de cela obtenir possiblement des informations intéressantes au sujet de cette île glacée.

Suite à cet achat, Fuji se demanda alors où pouvait se trouver cette fameuse île givrée. Il suffisait une fois de plus de demander à quelqu'un qui passait par ici. Cependant, il put entrevoir une sorte d'affiche au loin avec une montagne gelée dessinée. L'humain à don se rapprocha assez rapidement de celle-ci et découvrit le lieu où se trouvait l'île. Le bord de l'île ? Il semblerait que ce soit derrière la forêt. Fuji se rendit alors en direction du bord d'Ariesten en utilisant son pouvoir qui lui permit d'arriver sur place assez rapidement.

Arrivé sur place Fuji ne vit ni blonde ni île givrée. Juste un homme mystérieux qui fixait l'horizon, notre garçon à la beauté lunaire intrigué se rapprocha de cet homme se tenant au bord de l'île. Il s’apprêtait à l'interpeller quand soudain il fit propulsé au sol suite à la collision entre quelque chose et lui. Il se retourna munit de son regard sombre et découvrit alors que cette  "chose" n'était autre que la fille dépourvu d’intelligence qu'il avait espionné dans la ruelle.

 « Oh, excusez-moi, je ne vous avais pas vu. J’espère que je ne vous ai pas fait mal ? J’étais tellement fixée sur cet homme là-bas… Ah, José ça va ? »

José ? Ne me dites pas qu'elle a réussi à lui trouver un nom. Fuji était cependant plutôt content d'être tomber sur elle, il allait pouvoir obtenir les informations qu'il convoitait. L'humain à don regarda l'orange qui était tombé sur le sol lors du choque entre blonblonde débile et beauté légendaire.

« Eh José, nous ne sommes plus tout seuls, tenez votre langue ! Déjà que nous ne faisons pas la rencontre de cette personne dans les meilleures conditions, si vous vous mettez à nous insulter, ça ne va pas arranger les choses ! »

C'était plus qu'un sketch de voir ça en direct face à soi. Le fait de voir une blonde qui n'a pas l'air futée à la base parler à une orange était vraiment quelque chose d'extraordinaire. Fuji eu le temps de frotter ses mains retirant les salissures qui lui étaient arrivées dessus lors de la chute, il releva la tête puis aperçu la main tendu de la jeune blonde qui était dans l'optique d'aider le jeune adulte. Cette fille avait vraiment l'air gentille, mais c'est aussi ce qui la rendait complètement idiote. Il attrapa sa main et la regarda de haut en bas.

« Mais je rêve ou tu parles à un fruit ? Fin, t'as pas l'air très maline à la base, mais évite quand même de te ridiculiser encore plus en parlant à une vulgaire orange qui a l'air pourrit de l'intérieur pauvre conne. »

C'était ce qu'on pouvait appeler la façon qu'avait Fuji de dire bonjour à ses nouvelles connaissances. Après, il faut se dire que plus il est méchant plus il affectionne la personne. Du moins, normalement.

Un sourire malsain se dessina sur le visage de Fuji. Le petit héros aux cheveux argentés déroba l'orange de la main de cette fille qui se dressait devant lui. Il attrapa la fiole achetée précédemment qu'il débouchonna rapidement. Il versa le liquide rose dans sa bouche, celui-ci vint alors se mélanger à sa salive. Quelques secondes après avoir fait le mélange, Fuji attrapa l'agrume et passa sa langue d'une façon plus que sensuel dessus afin d'y déposer le liquide obtenue. Il s'écarta légèrement de l'orange et attendu que l'effet se déclenche.



call me your queen


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Citation :
Droits de modération donnés à Ragnar le batard par Fuji la tapette


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