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When nothing is going right, go left. [William]
Invité
Mar 28 Mar - 15:09
Nuit. Beauté lunaire. Les sombres nuages exécutaient leurs hasardeuses valses, portées par le vent. Tu inspirais longuement, devant le palier de ta résidence, mains dans les poches. Une fraîcheur agréable, qui te détendait effroyablement. Tu en avais besoin. Ces derniers temps avaient été forts en émotions pour toi. Tu n'aurais jamais cru… Que ton passé te faisait défaut à ce point. Jamais cru qu'il pouvait revenir aussi vite à toi, sans crier garde. Tu avais exprimé ce questionnement dans tes jeux habituels avec les autorités. Elles avaient innové, testant une nouvelle cellule avec toi. Manque de pot, tu avais réussi à craquer la sécurité en moins de deux et te voici dehors. Tu tâtais tes bras douloureux, réprimant une légère grimace. Brûlés. Des brûlures légères mais qui suffisaient à te faire douiller. Maudite lumière. Tu t'étais trop exposé le jour précédent.

Un client exigeant, te forçant à une course de plein jour. Même semblable à une momie, ta peau avait trouvé le moyen de se faire atteindre. Tu soupirais, resserrant les bandages avant de remettre calmement tes manches. Et si tu allais marcher ? Faire le tour de ton territoire, ce soir ? Cette chose, aussi ragoutante était-elle, avait le dessus sur tes instincts d'homme. Et territoriale qu'elle était, tu ne pouvais t'empêcher d'aller jeter un œil à ton territoire. Ce, régulièrement. Territoire qui se trouvait à des plombes de chez-toi. Tant mieux. Tu avais besoin de courir, de te vider le crâne. Tu ne comprenais pas encore toi-même cette histoire complètement idiote et folle de territoire. T'y ferais quoi ? Enfin, le ver, lui, il y ferait quoi ? Des hectares pour un machin d'un mètre ? Tu peinais à te comprendre. Vraiment. Tu ne cherchais pas aussi.

Tu préférais te dire que tu n'étais qu'un simple humain et casse-couille. Que tu n'étais pas cette chose rampante et dégoûtante. Oui, c'était mieux ça, comme chanson à se chanter en permanence. Le vent ébouriffait ta tignasse tandis que tu agrandissais l'écart entre chaque enjambées, laissant peu à peu un sourire ravi se dessiner sur tes lèvres. La nuit… Tu étais un nocturne. Tu pétais le feu à cette heure là. Tellement le feu, que le pont pour traverser l'île apparaissait plus vite que prévu, esquissant la cime des arbres au loin. Ta chère forêt. Cette partie de toi avait trouvé un coin agréable. Que tu ne pouvais nier. Une petite clairière, pas trop feuillue, où une grotte était logée en son fond. Tu l'aimais cette grotte. Après tout… Tu avais presque pris l'habitude de vivre ici. Te réfugier ici quand ce monde te pesait trop. Quand ces douloureux souvenirs te faisaient la peau.

Tu arrivais, le souffle court, quelque peu éreinté par ta folle course, ton cœur battant la chamade. Tu inspirais et soupirais longuement, t'adossant contre un arbre quelconque. C'était quoi ce sentiment ? De bien être une fois que tu étais ici ? Il t'avait toujours envahi ce sentiment, quand tu te retrouvais à cet endroit, coupé de tout, loin de tout. Une sérénité perturbante, presque mystique. Tu fermais un instant les yeux, le vent te frôlant doucement. Apaisant. Tu te redressais, te décidant à faire ta ronde habituelle. Tu ne contrôlais plus vraiment ce que tu faisais, quand bien même ta conscience humaine était là. C'était la bestiole qui causait pour ton corps. Et le voici, lui. Tu te stoppais, face à cette silhouette pas si méconnue. Silhouette qui semblait plantée devant cet arbre. Cet arbre, c'était une longue histoire. C'était le tien, c'est tout. Dans les faits, il se trouvait entre deux territoires.

Le tien et celui d'un autre. Ton instinct te le sifflait. Peut-être le sien, à ce gars ? Tu le lorgnais, te penchant pour mieux voir son visage. Oui ! Tu le connaissais ! Tu l'avais croisé en peine rue quand les autorités voulaient te remettre derrière les barreaux. Son cache œil t'avait marqué en prime de sa chevelure flamboyante. Tu passais une main devant son regard, une moue faussement ennuyée.

« L'ami… T'es devant mon arbre, là. Tu ne veux pas te reculer de… Quelques centimètres, s'il te plaît ? ♥ »

Ta conscience était encore là, hein ? La bonne blague.
Doing nothing is hard, you never know when you're done.

©endlesslove.
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