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Rainy day - Marshall I. Lewis
Invité
Dim 30 Avr - 23:47

Rainy Day
What is that melody ?

Praesidium's mind :

Il pleut. Ce sont les premières gouttes d'eau que tu vois venant du ciel. Tu n'es même pas au courant qu'il pouvait pleuvoir. Tu ne sais même pas ce que le mot « pleuvoir » veut dire. Tu sors la tête dehors comme une petite souris pour vérifier si tout va bien. Oui, tout va bien. Malgré tout, tu as un air triste. Je sens ton cœur se serré.

Praesidium – « Pourquoi es-tu triste ? »
Diosa – « Triste ? Regarde, dehors... Tout le monde est triste... »

Tu penses naïvement que la pluie provient des larmes des gens. Des gens qui pleurent, là-haut. Le ciel n'est pas bleu comme tu as l'habitude de voir, il est gris. Peut-être est-ce pour cela que tu crois que les gens sont tristes. Pourtant... Le son de la pluie te rassure. Ce bruit te relaxe. Il n'y avait plus les bruits de la foule en retard, des enfants, des animaux. Juste le son de la pluie cognant contre le tuyau qui te sert de maison. L'eau coulant sur le trottoir. Tu voyais cela comme des pleurs ? Des larmes ? Tu en as beaucoup versé après le départ de Dios. Tu regardes ton journal en attendant que les gens 'soient moins triste pour sortir'.

Pourtant, une ballade sous la pluie ne te ferait pas de mal. Tant que tu es à mes côtés, tu n'auras aucun mal. Tu te souviens lorsque Dios te parlait des merveilles de ce monde ? Pourquoi ne pas aller explorer ceci ensemble, encore, aujourd'hui ? Tu as déjà vu pire, après tout, pour ta première sortie en ville tu as été percutée par une blonde. Tu ne pouvais pas avoir pire aujourd'hui. Je crains juste que tu glisses à cause de l'eau et de ta vision non-existante lorsque tu mets ton fardeau sur le bout du nez. Ce fardeau qui est pourtant réconfortant.

La pluie cesse. L'air reste humide. Tu écoutes la nature qu'il reste par ici. Proches des usines, il n'y a pas beaucoup de nature mais autant profiter de la nature laissée pour bientôt être remplacée à son tour. Tu ne pouvais que ressentir les choses, à présent. Ta démarche était un peu plus confiante que la première fois que tu étais dans ce Nouveau Monde mais tu restais perdue... Un peu maladroite sur tes mouvements, tu ne manquais que de très peu pour atterrir sur le sol.

Les gens recommencent à parler. Ils n'avaient jamais arrêter comme tu le penses. La pluie prenait juste le dessus. Es-tu habituée à ces bruits, maintenant ? Arrives-tu à te concentrer malgré les chants ? J'aimerais te dire que je te trouve courageuse, mais tu ne le prendrais pas au sérieux. Pourtant, oui, tu es courageuse de partir à l'aveuglette dans les rues d'Ariesten. Ce n'est pas petit comme endroit. Tu vis comme tu le peux... Tu survis. Tu espères que la situation va s'arranger. Que Dios va se montrer. Si seulement tu comprenais...

Tu penses avoir marché des kilomètres et pourtant nous avons fait que 'trois pas' en dehors de la maison. Lorsque tu es au milieu de la foule, c'est un tout nouveau Monde, le vrai Monde. Tu es stressée, tu ne sais pas où marcher. Tu ne sais pas quoi faire. Tu es perdue. C'est le mot : Perdue. Ton cœur sait au fond que je suis toujours là pour toi mais tu restes inquiètes de revivre cela. Une chute sans le savoir. Un événement que tu ne peux contrôler, anticiper, voir.

Plongée dans le noir, tu imagines comment la vie à l'extérieur se présente. Il y a des animaux ? Tu avais lu un livre avec une illustration de chien quand tu étais petite, tu t'en souviens ? Tu adorais ce type de bête. Tu pensais que tout était merveilleux ici. Dommage que tu sois déçue et seule... Tu ne comprends toujours pas pourquoi tu es la seule à me voir. Tu as tenté de te raisonner et de te dire que je n'étais que le fruit de ton imagination et pourtant tu n'arrives pas à le croire. Peut-être est-ce mieux ainsi ? Si tu ne crois plus en moi, vais-je disparaître ? À qui tu donneras ta confiance lorsque j'aurais « disparu » ?

Cette pluie t'a vraiment ruiné le moral, et le mien au passage. À chaque fois que tu mets le pied à l'extérieur, tu sens cette triste. Ce manque. Tu ne sais d'où vient ce vide dans ton cœur mais tu le ressens parfaitement. Que visiterons-nous aujourd'hui ? Qu'est-ce qui nous attends, tu crois ? Quoiqu'il arrive, je serai là. Je veux découvrir le monde également.

Parmi les cris, tu entends une mélodie. Un piano. Tu ne sais pas ce que c'est mais tu trouves ça beau. Tu te guides du son pour arriver en face de l'artiste. Comment est-ce possible ? Comment fait-on ce son ? D'où vient ce son ? Tant de questions que tu pourrais comprendre sans ce masque... Et pourtant. Tu restes là, tu pourrais y rester des heures. Serait-ce enfin un sourire que je vois sur ton visage ? Finalement, la ville te réserve bien des surprises. Tu bougeais tes pieds comme pour danser doucement. Tu bougeais tes bras avant que cela heurte quelqu'un.

Diosa - « Est-ce toi ? Tu peux me dire d'où vient cette mélodie, Prae ? »

Ce n'était pas moi. Un jeune homme. Il a l'allure d'un petit garçon même. Tu continues à rire et à danser naïvement, comme si tu étais seule avec ce son de piano. Tu ne veux pas partir d'ici. C'est la première fois que tu entends de la musique. Dios ne t'avait jamais parlé de cela. C'était nouveau. C'est probablement pour cela que ça te fait sourire. Une jolie mélodie peut embellir une journée.
black pumpkin
Rainy day - Marshall I. Lewis
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Lun 1 Mai - 15:09
Rainy Day





> REVEIL EN COURS
> TEST DES SYSTEMES ; VEUILLEZ PATIENTER
> HEART OK ; LUNG OK ; BRAIN OK ; EYES OK
> TEST COMPLETES AVEC SUCCES

Une voix erratique et métallique résonne dans mon esprit. Je la reconnais, puisqu’il s’agit la mienne. Chaque matin, elle ‘s’éveille’ et me dicte le rapport de contrôle de mes fonctions. Toujours la même ‘demande’, toujours la même ‘réponse’. ‘Les systèmes sont parfaitement opérationnels’. Sauf que ce matin, ce son familier s’accompagne d’un autre. Doux, lent, régulier. ‘Il’ martèle doucement sur le toit, sous la fenêtre non loin de mon lit. Je n’ai pas besoin de ‘voir’ pour comprendre de quoi il s’agit. C’est ‘la pluie’ qui ‘frappe’ sur la vitre sans la briser. Il pleut. De l’eau tombe du ciel par gouttelettes à intervalles réguliers. Depuis quand pleut-il ? Je ne sais pas. Je ne sais pas ce qui se passe autour de moi quand je me mets en veille. Tout ce que je sais, c’est qu’une fois encore, les ‘images de la nuit’ sont revenues. Je n’aime les ces ‘images’. Elles sont ‘mal’. Je ne devrai pas les voir. J’ai besoin essayer de scanner mes fonctions, de les analyser, de tenter de comprendre, je n’y arrive tout simplement pas. Je ne peux pas effacer les ‘images de la nuit’... Seul le ‘créateur’ le peut. Mais le ‘créateur’ n’est plus là.  Il n’est plus avec moi. Il ne peut plus me ‘réparer’ parce qu’il s’est ‘arrêté’. 

La dernière fois qu’il a plu, c’est le jour où le ‘créateur’ a été mis dans un grand sac noir par les hommes en blancs. Je le sais, je l’ai senti sur mon visage. De l’eau a ruisselé, c’est bien la preuve qu’il a plu. Mais pas beaucoup. Juste le temps que je sois très très peu mouillé. Vraiment très peu, puisque tout était sec, sauf mon visage. C’était une ‘courte’ pluie, pourtant, j’ai eu l’impression qu’elle a duré très très longtemps. Même qu’elle est revenue deux fois alors que j’étais encore à l’intérieur. C’est bizarre une pluie dans un bâtiment, mais j’ai été mouillé au visage. Ça ne peut être que la pluie. Le toit n’a pas de fuite et je n’étais pas dans la ‘salle d’eau’. C’était donc la pluie. J’ouvre les yeux et attends la microseconde qui sépare l’obscurité de la lumière. Il fait ‘jour’ mais en même temps, il fait ‘gris’. Le ‘soleil’ se cache. Il s’est ‘levé’ mais les nuages de la pluie le recouvrent. Il va revenir. Il revient toujours. C’est ce que le ‘créateur’ m’a dit, c’est donc la vérité. Je tourne la tête vers la fenêtre alors qu’une notification s’impose à ma vue. Je la traite d’un battement de cil. Il est huit heures vingt-trois minutes et dix-sept secondes et aujourd’hui, je ne dois pas ‘travailler’. Non, la ‘patronne’ m’a dit de ne pas venir. Elle a fermé le restaurant pour la journée. Elle fait ça une fois par semaine, même si je ne comprends pas très bien pourquoi. Elle a aussi dit que ‘aujourd’hui’ était un jour ‘spécial’ sur Ariesten, qu’il y aurait beaucoup de personnes dans les rues, que c’était la ‘fête’. La ‘fête’ de quoi ? Je ne sais pas très bien. Elle ne me l’a pas dit. Peut-être qu’il y aura des humains qui auront besoin de mon aide durant cette ‘fête’ ? Ah ! Je l’espère ! Je veux me rendre utile ! Je dois me rendre utile, c’est ma fonction. Je dois remplir ma fonction, sinon...A quoi servirai-je... ? Je me lève alors, et rassemble mes ‘affaires de jour’. Mes ‘vêtements de nuit’ sont différents de ceux du jour. Ils sont tout blancs pour la nuit alors que ceux du jour sont tout noir. C’est plus facile pour moi m‘y retrouver. Une fois mes ‘vêtements de jour’ rassemblé, je me dirige vers la salle d’eau pour mon entretien quotidien. Je dois bien faire attention à mon corps, surtout maintenant que le créateur n’est plus là. Je sais ce que je vais faire aujourd’hui. Je vais ‘chercher des gens à aider’. Comme tous les jours. Maintenant que le ‘créateur’ n’est plus là, je n’ai plus de ‘tests’ à faire. Je ne sais plus trop quoi faire. C’est mieux que j’aille aider les gens. J’‘aime’ aider les gens. C’est le propre d’une ‘machine’ de se rendre utile. Une fois ‘propre’, ‘sec’ et ‘habillé’, je me prépare à sortir. Il ‘pleut’ toujours. Cela ne me dérange pas. Je ne peux pas ‘tomber malade’ à cause de la pluie. A vrai dire... Je n’ai jamais expérimenté de pluie aussi importante sur ma peau. Je suis curieux de savoir ce que cela fait. Je sors de la maison du ‘créateur’ et comme la ‘patronne’ me l’a appris, je ferme la porte à clef derrière moi.

C’est la pluie. Mes capteurs m’indiquent qu’elle est ‘froide’. Elle me ‘frappe’ de manière régulière... et je souris. Ah ? Je souris ? Je ne sais pas très bien pourquoi, mais je souris. Et c’est avec ce sourire que je suis la carte d’Ariesten qui s’affiche sur ma pupille et me dirige vers le centre-ville. J’espère qu’il y aura beaucoup d’organiques à aider.

********

Il est dix heures cinquante minutes et douze secondes. La pluie s’est arrêtée depuis vingt-quatre minutes et quinze secondes et j’ai remonté mon cœur il y a trente minutes et douze secondes. Je me suis écarté de la ‘foule’ pour le faire mais malgré tout, beaucoup de personne m’ont regardé bizarrement. Est-ce si étrange de devoir remonter son ‘moteur’ ? Est-ce que je suis censé me ‘cacher complètement’ pour le faire ? Je ne sais pas très bien, et, puisque personne ne m’en a donné l’ordre, je ne l’ai pas fait. Il y a bien une ‘fête’ comme l’avait dit la ‘patronne’. Il y a beaucoup plus de monde dans les rues que d’habitudes et il y a des ‘stands’ -c’est comme ça que le monsieur m’a dit que cela s’appelait- un peu partout dans les rues. J’ai même déjà pu aider deux personnes à ‘monter leur stand’, soit monter la table, dépose de grand drap blanc par-dessus, disposer la marchandise, disposer les ‘étiquettes de prix’. Une des deux personnes a insisté pour me ‘récompenser’ pour mon ‘travail’. J’ai eu beau refuser, elle n’a rien voulu entendre et m’a donné un peu d’argent -je ne sais pas quoi faire avec- et une ‘pâtisserie’ que l’on appelle un ‘croissant’. C’est ‘bon’ les croissants, ça me fournit une grande ‘source d’énergie’ parce que c’est très sucré ! Le sucre donne beaucoup d’énergie mais c’est de l’énergie qui ne reste pas longtemps, malheureusement. C’est par cela que je ne peux pas uniquement manger que du sucre pour recharger mes batteries. C’est ce que le ‘créateur’ a dit. Il a toujours raison. La première personne a insisté pour que je me sèche aussi. Je n’ai pas très bien compris pourquoi, mais quand elle m’a tendu la serviette, je n’ai pas eu d’autre choix que de l’accepter et de m’exécuter. Les demandes des humains sont parfois étranges mais je dois y obéir. C’est tout.

Quel est ce bruit ?

Ce ‘son’ est différent de celui des autres. Ce n’est pas une ‘voix’, ni un ‘bruit normal’ comme une voiture ou deux verres qui s’entrechoquent. Ce n’est pas un bruit ‘soudain’ non plus. Non...il est... ‘harmonieux’ ? Il ‘sonne bien’. Oui, c’est ça, c’est ‘bien’. C’est quelque chose de ‘bien’...mais qu’est-ce que c’est ? Attiré par le ‘son’, je me faufile au milieu des gens et le suit à l’écoute. Pas dans la rue, le son vient de plus loin. Rapidement, je rejoins la place. Il y a d’autres personnes qui s’agglomèrent lâchement en un arc de cercle. Le ‘son’ vient de là-bas. Je ne vois pas à cause des organiques. Je veux voir d’où provient le ‘son’. Je veux savoir. Une fois encore, je me faufile jusqu’à atteindre la source du bruit. C’est... Il y a un organique qui est assis devant...devant... qu’est-ce que c’est ? C’est un grand ‘objet’ avec d’autres plus petits noirs et blancs. Quand l’organique appuie sur les objets noirs et blancs, un ‘son harmonieux’ en sort. Et c’est ‘bien’.

« Excusez-moi. » J’interpelle l’humain le plus proche de moi. Il s’étonne d’abord de me voir lui parler avant de me sourire et de me demander ce que je lui veux. Je lui souris. « Bonjour. Pouvez-vous me dire comme se nomme cet objet ? »

J’écoute attentivement la réponse avant de le remercier pour celle-ci. C’est donc un ‘piano’. C’est un instrument de ‘musique’. Je ne sais pas vraiment ce que c’est la ‘musique’, mais c’est harmonieux et ‘bien’. Je n’ai pas besoin d’en savoir plus pour l’instant. Je m’avance encore et entre dans l’arc de cercle vidé de personne. Près du piano, il y a un autre organique. Il est ‘différent’ des autres, mais je ne sais pas très bien pourquoi. Son apparence est ‘étrange’. Il y a un drôle de masque sur ses yeux... comment peut-il voir avec ce masque ? Il ne peut pas.... C’est certain. Ses gestes aussi. L’organique ‘bouge’, mais on dirait qu’il n’y a pas de réel but à ça. Et il sourit aussi. Il a l’air ‘content’ de bouger comme ça. C’est étrange de le voir ‘bouger’ comme ça. Ce n’est pas ‘mal’... je ne sais juste pas trop en penser. L’organique s’approche alors de moi. Il ne ‘voit’ pas et me heurte de la main. Tout en continuant de ‘bouger sans but’, sa voix se fait entendre. C’est une voix qui me semble ‘fine’... Est-ce à moi qu’il s’adresse ? A voir les regards que l’on me lance, ce doit bien être à moi. Qu’a-t-il demandé ? Et qu’est-ce que ‘Mélodie’ ? Je cherche dans ma base de données... Ah ! C’est le nom du son ! La ‘musique’ est aussi la ‘mélodie’, elle provient du piano. Je prends la parole pour lui répondre, et module ma voix pour réussir à me faire entendre et comprendre, malgré le ‘son harmonieux’.

« La ‘mélodie’ provient de l’instrument de musique que l’on nomme ‘piano’. » L’organique ne peut pas le voir... Et à force de bouger comme ça, il va finir par buter contre le ‘piano’. Je dois lui indiquer où il est. « Le piano se situe à trois mètres à votre droite. Il y a un humain assis devant qui appuie sur les ‘touches’ et cela produit la ‘mélodie harmonieuse’. »

L’organique rit... Pourquoi rit-il ? C’est un drôle de bruit, le ‘rire’. Je ne comprends pas vraiment les humains. Pourquoi rient-ils ? Je ne comprends pas très bien... peut-être que l’organique a la réponse ? C’est vrai, c’est lui qui ‘bouge’ et qui rit. Ce n’est pas très facile de l’approcher comme il ‘bouge’ mais j’essaie quand même.

« Excusez-moi, humain. » J’attends patiemment trois secondes avant de continuer. « Que faites-vous ? Pourquoi ‘bougez’-vous comme ça ? N’allez-vous pas risquer d’heurter le ‘piano’ ou les autres humains ? »

Je ne comprends pas très bien. C’est flou pour moi tout ça. Très flou.

Rainy day - Marshall I. Lewis
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Lun 1 Mai - 22:43

Rainy Day
Dance with me

Praesidium's mind :

Surprise ! Ce n'est absolument pas ma voix que tu entends. Non. Mais une voix... étrange. Une voix comme tu n'as jamais entendu ailleurs. Pourtant... Tu as l'habitude d'écouter les gens rirent. Mais jamais tu n'as entendu une voix de la sorte. Cela ôte ton sourire un instant. Finalement, tu te dis que cela ne change rien. Une voix ne fait pas la personne. La seule chose qui compte en ce moment c'est que la personne ait répondu à ta question. Personne ne t'avait parlé aussi gentiment auparavant. Dios, évidement... Mais dans ce nouveau Monde, tout le monde avait l'habitude d'être trop occupé pour daigner répondre. J'ai dit gentiment... Oui. Tu trouves cette voix douce d'une certaine manière.

Diosa - « Merci beaucoup de m'avoir répondu ! Le piano... meilleure mélodie.. Jamais entendu ! »

Voilà, tu rougis. Bravo. Tu as honte. Toi qui apprends cette nouvelle langue. Tu parles comme un veau. Tu pensais bien dire avant de te rendre compte.. Que tu ne savais vraiment pas parler la langue d'Ariesten. Cette langue est si compliqué à tes yeux, toi qui ne parlait d'une langue Antique. Ça change vraiment. Bien que tu tentes d'apprendre cette nouvelle langue, tu n'as jamais parlé à quelqu'un avant « cette voix ». Cette personne. Ce garçon. C'est la première fois que tu parles... Plus d'une phrase, en tout cas. Ce n'est qu'une faute de prononciation après tout. Qui porterait attention à cela ?  

Tu secoues la tête avant de te remettre à sourire comme si 'rien était'. Tu souris beaucoup, d'ailleurs. Est-ce que tu te forces, Diosa ? Est-ce que tu es vraiment heureuse ? Tu t'amuses ici ? Je me pose probablement trop de question. Bien sûr que tu es heureuse. Ce jour de fête est la meilleure occasion pour te faire des amis. Tu es libre de parler à qui tu veux, aujourd'hui !

La pluie se remet à tomber de plus belle. Le son du piano ne s'arrête pas pour autant. La pluie que tu considère comme des larmes te fait arrêter de danser. Tu lèves la tête, même sans vision, tu as l'image de la pluie cognant contre le tuyau qui nous sert de maison pour l'instant. Tu t'apaises. Une partie de toi est triste pour « les larmes des gens » mais tu veux profiter de cette journée. Tu veux profiter de la personne avec qui tu es en ce moment. Cette nouvelle rencontre.

Avec beaucoup de peine, tu cherches ses mains. Le tissu de ses vêtements, tu les as frôlé. Ils sont doux ses vêtements, pas comme les tiens. Les tiens sont vieux, à vrai dire. Il serait peut-être temps de changer de robe ? Tu arrives enfin à trouver les mains de ton interlocuteur. Sur le son du Piano, tu secoues ses mains. Maladroitement, mais tu fais de ton mieux pour qu'il te comprenne.

Diosa - « Tu vois ? Maintenant, nous dansons ! Je faisais ça avec mon papa... Mais sans mélodie ! Il avait pour l'habitude me dire que lorsque j'étais heureuse, je pouvais danser. »

Je n'ose rien dire après ça. Je me souviens bien de ce jour, après tout. En pensant à Dios, une larme coule sur ta joue. Même ton masque ne peut cacher cette petite larme. Mais ce n'est pas une larme de tristesse, non, cette perle d'eau est faite par la joie. Tu es heureuse, ici. Pour la première fois, tu pleures de joie. Tu te sens bien ici. Ce son qui t'apaise, cette personne qui accompagne tes mouvements. Quelqu'un qui veuille enfin te parler. Qu'est-ce que tu peux demander de plus en cette journée grise ?

Tu appuies un peu sur ses mains. Comme un chat le fait pour rendre un endroit plus confortable. Tu tâtonnes. Ses mains... Elles ne sont pas comme les tiennes. D'une manière ou d'une autre elles sont différentes. Tu ne sais dire pourquoi mais tu es curieuse. Soudainement curieuse. À quoi peut-il ressembler ce garçon ? Une voix pareille ne te donne aucun indice sur le visage de la personne. A-t'il les cheveux bruns ou blond ? De quelles couleurs sont ses yeux ? Tu as presque envie d'enlever ce fardeau sur ton bout de nez mais tu restes trop peureuse pour cela. La lumière, bien que cacher par cette pluie et ces nuages, pourrait t'enlever la vue pour de bon.

Tu lâches ses mains en t'excusant. Tu te demandes pourquoi tu avais fait cela. Si jamais il ne voulait pas danser avec toi ? Souriante, cette pensée d'à peine une seconde a réussit à te refroidir. Ton sourire disparaît pour laisser un visage craintif et désolé. Si la personne s'en fichait de toi ? Tu as peur de cette personne. Tu as peur des pensées de celle-ci. À quoi peut-elle penser après cela ? Le regard des autres te fait peur, comme toujours. Tu te « réveilles ». Tu entends les personnes rirent autour de toi. Tu es perdue. Est-ce la fête qui amusent les cœurs ? Est-ce de la moquerie ? Tu ne le sais pas. Qu'est-ce que Dios pourrait dire à ce moment-là ? Qu'est-ce qu'il ferait s'il était là ?

Praesidium - « Calme. Tu ne dois pas devenir nerveuse maintenant. Tu peux continuer à danser si tu en as envie. Personne ne doit te juger pour être heureuse, ce n'est pas un délit. Danse pour moi, Diosa. »

Tu m'écoutes une nouvelle fois. Ma voix t'apaise, tu ne te sens pas seule. Tu ne peux pas me voir mais tu peux sentir au fond de ton cœur que je suis là. Tu as bien raison, je suis heureux de te voir de même. Tu me mets le sourire aux lèvres à chaque instant. Je suis content d'être ton frère. Toi également, tu te remets à sourire, c'est ce que tu fais de mieux aujourd'hui. Tu en avais presque oublié la personne à côté de toi.

Diosa - « Maintenant que tu sais comment danser... Veux-tu te joindre à moi ? »

Une demande de danse... Que c'est original ! Mais tu oublies que normalement dans les contes pour enfants... C'est le Prince qui doit demander une danse à la Princesse ! Non l'inverse... Qu'importe ! Tu commences à tourniller sur toi-même en chantonnant sur cette belle mélodie qui ne s'arrête pas. Tu ne t'es pas présentée mais ce n'était pas grave pour le moment ; la meilleure chose à faire est de danser.

L'histoire d'un petit Robot et d'une joyeuse Fille masquée. Tu as l'air d'une enfant, tu y ressembles, après tout. L'âge n'avait pas prit sur ton joli visage encore un peu rond. Tu me combles de joie. Même si je ne le montre pas, j'aimerais danser à tes côtés également... La pluie, les fameuses larmes des gens comme tu le disais. Tu en avais rien à faire pour le moment. Et crois-moi... Ça rend la scène encore plus jolie. Toi, ce piano en fond, ces lumières orangées qui éclairent ce ciel gris... Cette douce pluie allant sur tes joues. C'est un cadre féerique en oubliant le stress.
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Mar 30 Mai - 1:00
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A sa demande, mon protocole d’obéissance s’enclenche et je réponds à sa question. Elle est simple, je peux facilement y répondre. Elle ne me pose aucune difficulté, alors pourquoi me remercie-t-il ? Ai-je fait quelque chose d’exceptionnel ? Je ne pense pas. Sa question était vraiment très facile. Quel intérêt de ressentir de la ‘gratitude’ pour un être synthétique ? Aucun. Je ne comprends pas pourquoi il le fait. Je ne garde aucune rancœur envers ceux qui ne le font pas, alors, pourquoi s’embarrasser à me remercier ?  Malgré tout, être ‘remercié’ m’indique que j’ai parfaitement effectué ma tâche. Alors, je suis ‘content’ et je peux ‘sourire’. Parce que j’ai pu aider cet humain et rien d’autre. Il n’y a jamais rien d’autre derrière ce sourire purement mécanique. L’organique continue et sa phrase perd de sens. Des mots manquent, non ? Il bute même sur certains d’entre eux. J’ai un peu de mal à en comprendre le sens... Le ‘piano’ n’est pas la mélodie, mais l’objet qui la produit... Je réfléchis et mets quelques secondes à retrouver les mots manquants et à reconstruire la phrase supposément correcte. Oh, c’est ça ! Oui, ça doit être ça ! « Le piano produit la meilleure mélodie que je n’ai jamais entendue. » Vraiment ? Je ne sais pas si cette phrase est la ‘réalité’. Je n’ai jamais entendu toute les ‘mélodies’ du monde, donc, je ne peux pas savoir si celle-ci est ‘meilleure’ qu’une autre. Mais, s’il le dit... c’est que c’est vrai. L’organique n’a donc jamais entendu de meilleure mélodie que celle qui est produite par ce piano. Dois-je faire en sorte qu’elle continue ? Est-ce son souhait ? Pour l’instant, l’organique qui ‘joue du piano’ est toujours là, donc, son souhait est rempli.
Mais tout cela ne répond pas à ma question posée. Pourquoi cet humain ‘bouge’-t-il de manière aussi aléatoire ? Seul au milieu des autres, avec un grand sourire aux lèvres alors que, sans crier garer, la pluie recommence à tomber. Dois-je m’en préoccuper ? Non. Mes capteurs m’indiquent que l’eau qui tombe du ciel est ‘froide’ et qu’elle augmente le taux d’humidité de mes vêtements, et rien d’autre. Aucune alarme silencieuse ne retentit dans mon module cérébral, je reste donc stoïque face au crachin. Autour de moi, quelques voix s’élèvent, toutes se parent du ton de la ‘déception’. Visiblement, les humains n’aiment pas tous ‘la pluie’. Ils n’aiment pas non plus ‘être mouillé’. Pour eux, l’eau qui tombe du ciel ‘gâche la fête’... Mais malheureusement, je ne peux rien faire pour l’empêcher. Pourtant, j’aimerai, mais je n’ai pas été conçu avec le pouvoir de changer la météo. Alors que quelques organiques quittent l’arc de cercle qu’ils formaient pour s’abritait, l’humain au masque de métal s’approche de moi. Que fait-il ? Ses mains s’approchent et tâtonnent mes bras, puis mes poignets pour finalement se fixer sur mes propres mains. Il s’en empare et recommence à bouger de manière aléatoire. Que fait-il... ? J’ai du mal à comprendre. Dois-je l’imiter ? Veut-il que j’imite ses mouvements ? Oui, ça doit être ça. Je l’observe m’entrainer dans une série de mouvement que je copie presque instantanément. L’organique m’indique que désormais nous ‘dansons’, et que son ‘papa’ lui a dit qu’il avait le droit de danser quand il était heureux. Oh ! C’est donc ça ! Les mouvements aléatoires sont une ‘danse’. Il s’agit d’une expression du sentiment nommé ‘bonheur’. Donc, cet humain est heureux et danse pour le montrer aux autres humains ? Pourquoi ne pas simplement le signifier par la parole... ? C’est étrange, mais les humains ont souvent plusieurs manières d’exprimer ce qu’ils ressentent. Et en voilà une qui m’était inconnue. Le ‘créateur’ ne dansait jamais... est-ce que cela signifie qu’il n’était pas heureux ? Pourtant, il disait l’être, surtout les derniers mois avant qu’il ne s’arrête. ‘Danser’ n’est pas un acte désagréable. Je ne crois pas qu’il soit ‘mal’, mes protocoles ne me l’indiquent pas, c’est que je dois être autorisé à ‘danser’. Suis-je heureux parce que je ‘danse’ avec cet humain ? Non. Je ne peux pas ‘être heureux’, puisque je suis une machine. Au mieux puis-je être ‘satisfait’ ou ‘insatisfait’ de la réalisation de ma tâche. Rien de plus. Ce sont les humains qui sont ‘heureux’ ou ‘malheureux’. Malgré ça, je souris. Je suis ‘content’ d’avoir appris une information supplémentaire sur le monde hors de la maison du créateur. C’est quelque chose que le créateur ne m’a pas enseigné, la ‘danse’. Il ne semble pas réellement y avoir de règles particulières, à part celle de ‘bouger de manière aléatoire’. J’enregistre cette nouveauté dans mon circuit neuronal, tout en suivant toujours le ‘chemin’ montré par l’humain.

Une pression sur mes mains, et l’humain cesse sa danse. Immédiatement, je l’imite et me stoppe également. Mon sourire s’efface aussi vite que le sien. Je m’interroge alors. Ai-je fait quelque chose qu’il ne fallait pas ? A-t-il arrêté de ‘vouloir danser’ ? Des rires s’élèvent alors dans la foule plus clairsemée alors que ‘l’humain dansant’ s’excuse. A qui s’excuse-t-il ? A.…moi ? Mais pourquoi ? Je ne comprends pas. Nous dansions comme il le voulait, non ? Je n’ai pourtant pas fait d’erreurs cette fois-ci. Pas d’erreur, pas d’erreur. Je repasse la video de la séquence dans mon esprit...non... pas d’erreur, pas d’erreur. J’ai suivi ses mouvements. Nous ‘dansions’ parce qu’il est heureux et qu’il m’a entrainé dans la danse. Pas d’erreur. Je n’ai pas fait d’erreur mais l’humain pense en avoir fait une. Il ne danse plus avec moi, il ne danse plus seul, n’est-il plus heureux ? Pourquoi s’excuser ? Il n’a pas fait d’erreur non plus. Non... pas d’erreur non plus. Je dois lui signifier, l’humain doit croire qu’il a fait une erreur et c’est pour cela qu’il s’excuse. Même si s’excuser à une machine est inutile. Si je lui dis qu’il n’a pas fait d’erreur, il va de nouveau sourire et recommencer à ‘danser’ parce qu’il sera heureux. Oui, ça, c’est lui ‘venir en aide’ et je dois ‘venir en aide’ aux humains.

« Ne vous excusez pas, humain, vous n’avez commis aucune ‘erreur’. »

L’humain sourit à nouveau. Ai-je réussi ? Je ne sais pas très bien si c’est grâce à mes mots que son sourire est revenu mais le résultat est là. Si cet humain est de nouveau heureux, alors je suis ‘content’. Il s’adresse alors à moi, du moins je crois. Si je ‘veux’ me joindre à lui... ? C’est... une étrange demande à faire à un être synthétique. Je cligne une fois, deux fois des yeux et penche la tête sur le côté. ‘Vouloir’ ? Je ne ‘veux’ pas, puisque je n’ai aucun ‘désir’. C’est un état qui m’est complètement inconnu. Habituellement, je ne reçois que des ordres, mais on ne me demande pas mon ‘avis’...puisque je n’en ai aucun. C’est le propre des organiques de ‘vouloir’ et non du mien. N’a-t-il pas compris que je ne suis qu’une machine au service de ses semblables ? Peut-être. Peut-être que son masque brouille trop ses perceptions, même si ma voix métallique suffit à me ‘trahir’ normalement. Etrange, étrange humain, mais il en existe des centaines et des centaines de sortes. Ils ne sont pas fabriqués selon un plan d’assemblage précis après tout...Et ils ont le droit de ‘penser’ et de ‘choisir’. « Est-ce que je ‘veux danser’ ? », la phrase change et se transforme peu à peu dans mon module cérébral. « Est-ce que cet humain aimerait que je danse avec lui ? » est la véritable question pour moi. Et puisqu’à nouveau, il a recommencé ses mouvements aléatoires, tournoyant sur lui-même, émettant de drôle de sons qui ne sont ni des ‘paroles’, ni des ‘rires’, j’en déduis que oui, il aimerait que je le suive.

« Oui, ‘j’aimerai beaucoup’ »

C’est ce que je dois dire. C’est une ‘réponse appropriée’, une de celles qui me vient quand je réponds aux demandes des organiques. Mécaniquement, je souris et m’avance pour accompagner sa ‘danse’. Au début, je tente de l’imiter, un peu perplexe de ne pourvoir reproduire la ‘danse’ qu’il m’avait ‘enseigné’ un peu plus tôt. Mais je ne peux pas atteindre ses mains, alors je me contente de l’imiter et de tournoyer. Je n’ai jamais fait ça auparavant. C’est étrange, tourner ainsi ‘brouille’ mes capteurs visuels et ma perception de l’espace. Tout se perd en un ‘tout’ flou... mais, ce n’est pas ‘mal’. Je ne ‘vois’ plus bien, j’entends des sons -des rires ?- qui semblent provenir de plusieurs endroits en même temps, mais ce n’est pas ‘mal’. Ah... que se passe-t-il ? Une notification s’impose à ma vision. Mon corps tangue dangereusement. Il semblerait que ‘danser’ ainsi diminue mon équilibre. Je dois me stopper pour ne pas tomber. Je d-- .... Trop tard. Je glisse sur les pavés mouillés par la pluie et trébuche au sol. Contrairement aux humains, je ne ressens pas la moindre ‘douleur’ et mon visage reste souriant. Pendant plusieurs secondes, le ‘monde’ tourne encore autour de moi et je dois re-calibrer mes capteurs pour de nouveau percevoir mon environnement correctement. Je note : ‘danser en tournant sur soi-même augmente les risques de chute et brouille mes capteurs sensoriels’. Intéressante découverte, le créateur ne me l’a jamais dit. Peut-être que cela se trouve écrit sur l’un de ses carnets, mais je ne les ai jamais lus et ne les lirai jamais. Ils ne sont pas ‘à moi’. D’ailleurs, rien ne m’appartient. Après ces quelques instants, je me relève et suis directement interpelé par un autre organique qui sort de la foule. ‘Foule’ n’est plus vraiment le mot approprié puisque seuls une dizaine de personnes sont encore présentes autour du piano.

« Est-ce que ça va ? » Est-ce vraiment à moi qu’il s’adresse ? Bien sûr que je vais ‘bien’, ce n’est pas une petite chute qui peut endommager mes circuits. Le créateur m’a fabriqué très solide. Puis, aucune alerte ne m’indique un problème, c’est que je ‘vais bien’. J’acquiesce alors à sa question, même si je n’ai guère le temps de répondre proprement. « Voilà ce qui se passe quand on ne fait pas attention à où on met les pieds ! Vous devriez vous abriter tous les deux, vous allez attraper la mort sous la pluie comme ça. »

.... « Attraper la ‘mort’ ? ». Mon sourire s’efface. On peut réellement « attraper la ‘mort’ » ? C’est...c’est « la mort » qui a fait que le créateur s’est ‘arrêté’ ! C’est très ‘mal’ pour les humains. Très ‘mal’. Quand un humain ‘s’arrête’, il ne repart plus jamais ! Ils ne peuvent pas redémarrer comme les machines ! Si ‘l’humain dansant’ reste sous la pluie, il va s’arrêter ! Non, je ne savais pas ça ! Je ne savais pas que certains humains pouvaient s’arrêter à cause de la pluie ! D’urgence, mon protocole premier s’allume. « Un robot ne peut porter atteinte à un être humain, ni, en restant passif, permettre qu'un être humain soit exposé au danger » Je dois protéger l’humain. Je dois mettre l’humain à l’abri ou il va « attraper la mort » ! Avec hâte, j’attrape la main de ‘l’humain dansant’.

« Humain, vous devez ‘vous mettre à l’abri’ de la pluie ou vous ‘attraperez la mort’. Suivez-moi. »

Quand je suis mon ‘protocole de protection de l’humanité’, je peux outrepasser l’autorisation des organiques. Je me mets donc en route, et attire dans ma course ‘l’humain dansant’. Où se situe l’abri le plus proche... ? Je dois faire vite ! Cela fait douze minutes et trente-sept secondes que la pluie a recommencé à tomber. Je balaye la place du regard à la recherche d’un abri. Là ! Un des ‘stands de nourriture’ ! Le plus rapidement possible, je me faufile au travers la foule clairsemée, tirant l’humain derrière moi. Quelques personnes s’écartent, un peu étonnée de l’agitation. Ne voit-il pas que je dois sauver cet humain ? Le créateur dit que je dois faire attention à ma ‘force’, parce que je ne la sens pas, mais je n’ai pas le temps pour cela. Je dois protéger l’humain de ‘la mort’. La foule traversée, nous rejoignons l’abri. Je lâche alors la main de l’organique. J’ai accompli ma fonction, je l’ai aidé. C’est ce que je dois faire. Je l’ai aidé, je suis ‘content’. Je souris.


« Vous êtes ‘à l’abri de la pluie’. Veuillez, s’il-vous-plait, ne plus vous y exposer pour votre propre sécurité. »

Rainy day - Marshall I. Lewis
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