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Sorry to exist feat Ariël
Invité
Dim 14 Mai - 13:44
Aujourd'hui encore Guro est allé à l'étale de légume avec son petit panier, récupérer les légumes abîmés dont personne ne veut, la vendeuse lui a demandé comment ça allait, comme toujours la petite a répondu que ça allait bien. Mais est-ce que ça va vraiment ... ? Elle-même ce pose la question, prise par les doutes qui l'assaillent depuis quelque semaine. Sur elle, sur son père et sur ce que cela peut bien faire d'elle. Elle ne sait pas comment se définir, comment se voir, parfois elle se demande si elle est le monstre que son père lui a dit qu'elle était, un monstre capable de tuer les êtres qui lui sont chères quand la bête prend le dessus. Quand elle repense a certain événement de sa vie passée, elle se dit qu'elle est peut-être bien ce monstre, un monstre qu'il a eu raison de tuer, qu'il a eu raison de le faire pour protéger sa famille, mais d'autre jour elle se dit que le monstre c'est lui, lui le monstre qui a tué son propre enfant, qui l'a traité de monstre lui reprochant la mort de sa femme, mais ce qu'il ne comprend pas ce que ce jour-là elle aussi elle a perdu quelqu'un, elle a perdu sa mère. Le monstre capable de tuer les êtres qui lui sont chères ce n'est pas elle, c'est lui, capable de tuer par peur, mais il aurait tout aussi pu lui faire confiance, confiance pour qu'elle résister à ses pulsions. S'il avait bien voulu la croire, peut-être que les choses ne seraient pas comme elles le sont actuellement, avec elle qui le regarde la peur dans les yeux lui qui se reculent d'un pas en s'excusant pour l'avoir percuter. Il ne l'avait pas vu, elle est petite, elle ne l'avait pas vu, dans ses pensées. Son panier tombe, renversant son contenu sur le sol, les légumes roules sur le chemin, indifférents à ce qu'il va se passer. Les yeux rouges par nature de la petite prenne une teinte rougeoyante et meurtrière, ses doigts se crispe, sa bouche s'ouvre sur ses petites dents qui ne demandent qu'à ce gorger d'un venin mortel. L'homme recule encore d'un pas comprenant tout juste ce qu'il passe sous ses yeux, qui à leur tour reflète la peur, la peur de mourir comme sa défunte femme, sous les pulsions de la folie d'un dérivé. Déjà la petite s'apprête à lui sauter dessus, incontrôlable, la folie l'habite, elle va mettre fin à l'existence de cette source de terreur constante qu'est son père.
Sorry to exist feat Ariël
Invité
Dim 14 Mai - 14:38

Tu cours. Encore et encore. Que fuis-tu ? Un couloir sombre, qui ne semble avoir de fin. Tes jambes écorchées te portent, teintant le sol de gouttelettes carmin. Ton cœur bat la chamade, prêt à bondir de ta poitrine. Aux bords de tes lèvres. Que crains-tu ? Quelle est cette peur qui s’est logée au creux de tes reins ? Pourquoi te sens-tu partir ? Pourquoi ne peux-tu plus respirer. Respire. Un. Deux. Un…

Tu ouvres les yeux brusquement, inspirant soudainement, ta main venant frapper ton thorax. Tu étouffes, Ariël. Tu tousses, le souffle court, le corps tremblant. Panique. Elle est présente. Tu attends un court instant avant de te redresser, prenant appui sur le poteau de bois taillé sir lequel tu t’étais assoupi. Tu t’étais pris ta pause du jour, les clients ne cessant d’aller et venir. Epuisé par tes numéros. Tu retrouvais bien vite ton sourire habituel, mettant ce mauvais rêve dans un coin de ton esprit. T’y pencher dessus ne servirait à rien, tu n’avanceras pas. Tu y reviendras plus tard, quand tu te sentiras mieux. Plus léger. Tu faisais une rapide inspection de ta tente, lorgnant les nombreuses plantes qui l’ornait.

Tu étirais un sourire soulagé, ton calme revenant lentement à chaque minute passée à observer tes alentours. Tu avais besoin d’air et pas de clients dans le coin. Tu décidais d’allonger ta pause, ne te sentant guère opérationnel pour prodiguer des conseils à la prochaine tête venue. Tu fermais doucement ta tente, chantonnant au rythme de pompons qui se balançaient sur ton chapeau. Tu étais étrange. Un bouffon, tout droit sorti d’une autre époque. Tu adorais être ainsi, tu étais toi. Et personne d’autre. Réellement ? Tu fronçais les sourcils à cette remarque intérieure, secouant la tête pour prendre la direction de l’avenue commerçante. Marcher, uniquement marcher, sous les regards surpris de la foule. Tu étais un énergumène après tout. Tu souriais, saluant tout le monde, taisant cette voix au fond de toi.

Cette même voix qui te menait la vie dure depuis un paquet d’années. Cette même voix que tu ignorais, ne voulant rien entendre. Rien voir. Tu fermais juste les yeux. Seulement, tu ne pouvais fermer les yeux sur la scène qui prenait place face à toi. Cette bouille, tu la connaissais ? Tu en étais sûr. Cette petite fille, aux cheveux blé. Aux prunelles rubescentes. C’était ton petit Varan, la petite Guro ? Tu restais un instant estomaqué, ne sachant que faire. Qu’allais-tu lui dire ? Elle, elle t’avait oublié, n’est-ce-pas ? Tu le savais. Cette loi étrange, qui régissait les êtres comme toi. Vous mourriez et le monde vous oubliait. Vous n’existiez plus aux yeux de personne. Effacés. Tu n’avais jamais revu Guro. Tu l’avais cherché un temps et t’étais fait à l’idée que malgré qu’elle ait voulu se rappeler à toi, tout cela serait enterré.

Alors comment te sentais-tu, face à cela ? Partagé ? Joie ? Appréhension ? Joie. Un sourire gamin prenait place sur tes lèvres tandis que tu venais vers elle pour lui sauter dessus, tout guilleret que tu étais. Seulement, un dernier seulement, la petite fille était étrange. Tu te stoppais et te souvenais vaguement de ce qu’elle était. Un animal, qui pouvait partir hors de contrôle à tout moment. Tu observais le visage inquiet de la personne qui se tenait face au petit Varan. Apeuré serait le meilleur terme. Ni une ni deux, ton esprit fit vite le lien et tu te précipitais entre les deux.

« GURO ! »


Tu restais face à elle, jetant un œil à l’homme qui se tenait derrière toi, lui disant de déguerpir. Tu le savais, que le petit Varan allait te malmener. Tu réfléchissais, toisant la foule qui vous entourait, soupirant longuement. Tu venais de gaffer, toi. Haut et fort, en la nommant. Ne pas y penser. Tu avais d’autres choses plus importantes à faire, comme calmer un varan sauvage ?

« Calmes-toi. Tu vas avoir des ennuis. Tu ne veux pas qu’on aille discuter ailleurs ? »

Parler, parler pour la tenir occuper. Parler pour trouver une stratégie et vite. Parler pour oublier ton propre tumulte intérieur. Parler pour taire cette voix. Voix qui se raillait de toi. Tu posais doucement une main sur l’épaule de la petite, te mettant à sa hauteur.

« On ferait mieux d’y aller, tu ne crois pas… ? Ce bon monsieur ne t’as rien fait. Ne fait rien qui puisse te mettre dans le mal. »

Tu souriais, comme tu avais toujours souris. Une voix calme, tu tentais de ne pas la bousculer. Mais tu ne savais guère, que cet homme, la petite avait toutes les raisons du monde de lui en vouloir. Tu ne savais guère qui était cette personne que tu protégeais. Oh, tu es maladroit Ariël, si maladroit.

Memory is a curse.

©endlesslove.
Sorry to exist feat Ariël
Invité
Dim 14 Mai - 18:11
On l'appelle, on appelle son nom, mais elle ignore cette voit, trop concentrée sur sa cible, prête à lui sauter dessus, tout le reste lui parait lointain, comme si elle n'était pas là. Pourtant, cette voix est réelle, car une personne apparaît entre elle et son père, ce n'est qu'un obstacle. Cette personne semble lui parler, elle le regarde, ne le reconnait pas, ne cherche pas à le faire d'ailleurs, tout ce qui compte pour elle c'est de laisser libre court à la folie qui l'emporte déjà, il est sur son chemin, elle le percute, le fait tomber, s'agrippe à lui, plante ses dents dans ses chaires qui appuient sur la glande à venin qui se trouve dans sa bouche qui déverse déjà son liquide mortel dans la plaie, arrachant d'un mouvement de tête un morceau de chaire, il a du sang beaucoup de sang. Elle relève les yeux cherchent sa cible des yeux, il n'est plus là il est parti, tout ce qu'elle voit c'est le regard effrayé des passants, un regard emplit de peur et de dégoût, elle continue de le chercher du regard, toujours a genoux sur sa victime. Elle croise finalement son propre reflet dans la vitre d'une devanture de magasin. Ses yeux perdent leur lueur meurtrière, pour prendre une couleur plus terne semblable à celle du sang qui entoure sa bouche, elle regarde à nouveau autour d'elle. "Non, non, non je n'ai pas fait ça... je ne suis pas un monstre, il se trompe, je ne suis pas un monstre. " Elle baisse les yeux vers sa victime, dans l'esprit de la petite ce rejoue une scène de son passé, une scène de son enfance, les larmes coulent le long de ses joue ce mélangeant au sang qui couvre une par de son visage. Elle revoit sa mère, sa mère qu'elle a vue mourir sous ses yeux sous le coup des morsures d'un dérivé, lui aussi emporté par ses pulsions. " Je ne suis pas comme lui, je suis désolée maman, je n'ai pas réussi à te sauver. " Elle reste amorphe quelque seconde avant d'entendre une voie appeler les secours, enfin ses yeux ne voient plus le fantôme sa mère, mais le jeune homme, qui est en train de perdre son sang sur les pavés de la rue. " Merde merde merde qu'est-ce que j'ai fait " Ses mains commencent déjà à s'activer faisant pression sur la blessure qu'elle lui a infligée. " Je suis désolée tellement désolée. " Elle pleure toujours, consciente que ses mots ne sont que de bien piètre excuses par rapport à ce qu'elle vient de lui infliger. " Les secours vont bientôt arriver quelqu'un les a appelé. " Elle veut croire que ça va aller, que ça va bien se passer, elle veut croire qu'elle n'est pas un monstre, elle refuse qu'une nouvelle personne meurt par sa faute.
Sorry to exist feat Ariël
Invité
Dim 14 Mai - 20:32

Tu t’y attendais. Tu l’avais vu venir de loin. Tu savais déjà quel calvaire allait te tomber sur le bout du nez en choisissant de sauver ce parfait inconnu. Tu savais ce qu’elle était, ta petite tête blonde. Tu ne lui en voulais pas. Tu préférais subir pour protéger une vie. Subir une douleur que tu ne ressentais plus depuis longtemps. Seul ton esprit, se plaisait à imaginer comment serait cette douleur. Une douleur fantôme, un réflexe bénin qu’il te reste de ces sombres années. Alors tout naturellement quand le sang commençait à salir ta chemise blanche, ton corps réagissait. Réaction violente. Tu sentais le sang battre brusquement contre tes tempes. Vibrations désagréables qui se répercutaient tout aussi vite dans ton corps entier.

Suivait cette douleur imaginaire d’un sang qui se durcit, se fige dans ton organisme. Oh, tu ne lui en voulais pas. Tu ne pouvais lui en vouloir. Tu la connaissais. Voilà tout. Malgré cette douleur que ton cerveau peinait à retranscrire, tu gardais le sourire. Malgré ce souffle et cette gorge sèche que tu avais, tu souriais, tranquille. Tu éternuais une nuée de gouttes rougeâtres, ta vue se troublant peu à peu. Quelle saloperie ce venin, c’est cela qu’elle te dit cette voix ? Ah, cette voix, elle n’est pas ravie que tu ne fasses rien. Que tu ne blâmes pas la petite d’être ce qu’elle est.


Pourquoi ne te défends-tu pas ?!
Tu as appris cela à l’armée !
Pourquoi es-tu si tolérant ?
Tu peux la dégager, elle n’est rien, juste un monstre !
Pourquoi souris-tu ? Tu vas crever, sans avoir rien fait ?!
Pourquoi t’es comme ça, Ariël ?!
Pourquoi t’as laissé tomber ton prestige pour finir ainsi ?!
A faire le con dans les rues ? Tu vaux mieux que ça !
T’es mieux que ça.
Pourquoi tu te fous à leur hauteur, à tous ces êtres ?
Pourquoi tu ne le tues pas ce monstre ?
Défends-toi, fais quelque chose !


Rien. Tu ne faisais rien. Tu grimaçais, secouant la tête, les sourcils froncés. N’allait-elle pas se taire, cette maudite voix ?

« Ferme-la… »

Te glissais-tu, alors que la foule s’agglutinait autour de la petite et toi. Tes prunelles vaironnes revenaient vite vers elle, ton sourire ne quittant pas ton visage.

« Tu n’es pas un monstre, Guro. »

Tu toussais, peinant à garder une cadence correcte. Parler te coutais. Tu sentais que tu allais cracher chaque organe de ton corps. Chaleur subite, tu crevais de chaud, d’un coup. Pourtant ton corps tremblait, pris de légers spasmes. Tu continuais de la rassurer alors qu’elle tentait de stopper l’hémorragie.

« Tu t’y prends mal… »

Tu posais doucement tes mains sur celles de l’enfant, exerçant une pression plus forte, réunissant tes dernières forces comme tu pouvais.

« Tu vois, comme cela… Cela va le faire. Cesse de pleurer, tu veux… ? Ce n’est pas grave… »

Tu riais, léger, sentant ta conscience te poser un lapin. Bourdonnement. De l’orage ? C’était le tonnerre dans ton esprit. Cette voix t’accompagnait, suivi d’un bourdonnement sourd, grave. Constant. Tu perdais le fil.

« Ne t’excuse pas… Les secours arrivent, alors tout va bien… »

Tu étirais un sourire enfantin, soufflant longuement. Ton cœur ralenti, ta respiration se calme. Lente, si lente… Tu déconnectes.

« On se retrouve aux urgences, hein… ? »

Tu es con, quand tu le veux Ariël. Tu n’allais pas mourir, pas tout de suite. Tu avais trop à faire. Tu sombrais dans les méandres de ton esprit, la toxine ayant eu raison de ta personne. Tu allais te réveiller aux urgences en pleine forme. Toi, c’est ainsi que tu voyais les choses. Quel idéaliste. Et quel crétin.

Memory is a curse.

©endlesslove.
Sorry to exist feat Ariël
Invité
Jeu 25 Mai - 16:55

Comment, comment peut-il rester aussi calme ? Comment peut-il ne pas lui en vouloir ? Il est bienveillant avec elle alors qu'il devrait grimacer de douleur et avoir peur d'elle. Elle l'a agressé pour la simple raison qu'il s'est trouvé entre elle et son père. Mais pourquoi, pourquoi s'est-il interposé entre elle et lui ? Il lui sourit, il l'appelle pas son prénom pour lui dire qu'elle n'est pas un monstre. A ce moment là elle voit encore le visage du sien à la place du sien, le visage de sa mère qui cherche à la réconforter, car elle doit être la seule à croire en elle, car elle sait, elle sait que ce n'est pas de sa faute, que rien de ce qui est arrivé est de sa faute. Mais il y a ce moment où elle reprend conscience de la situation, il y a ce moment où elle comprend ce qu'elle vient de faire à ce pauvre inconnu. Elle prend peur, peur d'elle-même et des conséquences de ces actes. Elle refuse de laisser ce jeun homme mourir elle refuse de le voir sombrer dans l'inconscient, lu elle ne le laissera pas partie, elle le sauvera. Elle appuie donc ses petites mains contre la blessure qu'elle lui a infligée tentant de stopper le flux du sang qui s'écoule sur les pavés de la rue, elle doit craindre de lui faire encore plus mal, car elle ne semble pas appuyer suffisamment fort stopper l'hémorragie. Dans un état de semi-conscience elle le laisse guider ses mains pour faire une plus grande pression.

Pas grave qu'il dit ? Il doit être aveugle, car pour Guro cela parait on ne peut plus grave, elle ne voit pas comment ça peut aller après ce qu'elle lui a fait. Elle lui a fait du mal et pourtant il est si gentil avec elle, il aura beau essayer de la rassurer il ne saurât pas stopper le flot des larmes de Guro, car ce flot-là est encore plus inarrêtable, elle s'en veut, elle s'en veut tellement. Quand elle se rend compte qu'il perd conscience elle pleure d'autant plus, appuyant d'autant plus fort, effrayer a l'idée d'être responsable de la mort d'un innocent, effrayer de voir une nouvelle personne mourir sous ses yeux.

Après combien de temps les secours sont arrivés ? Elle ne saurait le dire, sa mémoire est brouiller, tout lu parait si flou, elle se souvient du sang, elle se souvient des hurlements, de ses propres hurlements, elle a beaucoup crié et pleuré pour le réveiller, mais il ne semblait pas vouloir se réveiller. Elle croit avoir fait un malaise, après que les secours aient pris le relais elle s'est sentie faible et son petit corps est tombée à la renverse elle ne se souvient pas de la suite. Pourtant, maintenant qu'elle est réveillée elle est là à le regarder, plein de regret dans les yeux, incapable de prononcer un mot. Elle a peur de briser le silence et de le réveiller, il semble dormir dans ce lit blanc, dans cette ambiance aseptisée. Elle regarde la petite marque sur son poignet en jouant du pouce dessus comme il lui arrive souvent de faire quand elle est dans ses pensées. Il n'est pas mort, elle ne l'a pas tué, et pourtant elle se dégoûte.
Sorry to exist feat Ariël
Invité
Jeu 25 Mai - 19:07

Des pleurs. Elle pleure. Pourquoi pleure-t-elle ? Tout va bien, non ?

Es-tu satisfait, Ariël ?
Es-tu satisfait de t’être laissé avoir par cette morveuse ?
D’avoir protégé des vies qui n’en valaient pas la peine ?
Pour qui te prends-tu ? Pour qui te prennent-ils ? Pourquoi ?
Pourquoi dois-tu toujours te rabaisser de la sorte ?!
Pourquoi ne peux-tu donc pas penser à toi ?!
Elle n’en valait pas la peine, ta morveuse ! Tout comme ce vioc ! Comme toutes ces vies ! Ils ne te le rendront jamais, tu le sais, Ariël !

« Bordel… Ferme-la, toi... »

Tu plissais des yeux, les ténèbres qui t’enveloppaient se dissipant. Blanc. Tout était blanc autour de toi. Tu clignais des paupières, laissant ta main sur ton front, te sentant encore assommé. Ton corps était si lourd… Où étais-tu ? Que c’était-il passé ? Tu avais revu Guro. C’est cela. Tu l’avais revue et… Et elle allait attaquer un homme. Tu t’étais interposé. Et te voici ici… Dans cette chambre d’hôpital. Tu te redressais vivement, un air hébété au visage, insouciant, détaillant le lieu de tes prunelles disparates.

« Oh… Je vis ! »

Lâchais-tu d’une voix enfantine, gloussant, les lèvres pincées avant de vérifier ton épaule. Tu large bandage te couvrait celle-ci, remontant jusqu’à ton cou. Tu soupirais, tapotant celui-ci, embêté.

« Eh beh, ils se sont bien débrouillés ! »

Un rire léger, tandis que tu secouais la tête pour te stopper brusquement, les sourcils froncés. Ta tête te semblait plus légère que d’habitude. Est-ce l’absence de neurones ? Non, non. Tu tâtais ta tignasse, les yeux écarquillés.

« Mon chapi-chapeau ! Qu’est-ce qu’ils en ont fait ? »

Ah oui, tu l’adorais ton chapeau et c’est légèrement paniqué que tu remarquais sa présence. Tu cessais dès lors ta scène, inspirant avant d’étirer un sourire jovial.

« Tu es là, Guro ! Tu n’as rien ? »

Tu dégageais ta couette d’un mouvement de pied, t’asseyant en tailleurs au bout de ton lit, ton regard  ne lâchant pas la jeune fille. Elle semblait s’en vouloir. Ses yeux étaient couverts du voile du regret, te faisant arborer un court instant une moue contrite. Moue contrite qui laissait bien vite place à ton sourire et enthousiasme habituels, alors que tu chantonnais doucement.

« Tu vois, on se retrouve ! »

Tu n’étais pas possible, à tout prendre à la légère. Ta blessure te faisait à peine souffrir et tout ce qui comptait était de savoir si Guro allait bien. Tu levais les yeux au plafond, l’index sous le menton, pensif.

« Le monsieur, va-t-il bien ? Et puis ne tire pas une tête pareille, moi je vais très bien, regarde ! »


Tu faisais des moulinets de ton épaule, toujours aussi innocent, la banane aux lèvres. En fait, tu étais soucieux pour elle, dans le fond, non ? Ce n’était pas Guro, de s’en prendre ainsi à un parfait inconnu. Tu espérais que c’était un simple quiproquo, rien de plus grave. V

Memory is a curse.

©endlesslove.
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