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F.L.Y : First Love Yourself, others will come later. [Ame-chou]
Invité
Dim 14 Mai - 16:21

Nuit. Tes pupilles disparates se perdaient dans l’immensité du ciel étoilé. Tu soupirais, croisant les bras derrière ta nuque. Les légers nuages commençaient leur danse, éclipsée par quelques étoiles passagères. L’avantage de vivre comme tu vis, te dirais-tu. Hors de tout, isolé du monde, dans ta petite tente, dans ton petit monde. Ce genre de vie t’offrait ce type de plaisirs chaque soir après une journée éreintante. Tu ne cessais pas un instant. Tu trouvais cela étrange, tout cet attroupement soudain. Il semblerait qu’il y ait de l’agitation ces derniers temps. Tu te perdais dans tes pensées, feuilletant les vieux souvenirs du passé. T’en venais à te demander si tu devrais retourner là-bas, dans l’armée. Il fallait dire que tes dernières nuits ne t’aidaient guère à ne pas ressasser.

Des questions, moult questions. Que ferais-tu là-bas ? Tu veillais de loin, aidais quand tu pouvais. Il fallait croire que tes talents dans le domaine médical et technologique avaient leurs utilités. Même pour un fantôme du passé. Un sourire se dessinait sur tes lèvres, te redressant. Tu avais besoin de marcher un peu, te vider le crâne. Tu enfilais ta tenue habituelle, faisant de toi un bouffon coincé dans la mauvaise époque. C’était tout sourire que tu t’éclipsais, fermant ta tente, ton esprit galopant au gré du vent. Le vent. Il te détendait tant, actuellement. Pourquoi ne pas être le vent ? Chose compliquée que voilà. Désir impossible que voici. Tu te stoppais, à mi-chemin d’une forêt, le regard dans le vague. Une feuille s’envolait sous tes pupilles, te rendant perplexe. Et pourquoi pas ? Tu prendrais sur toi un temps.

Devenir une simple feuille, ne penser à rien et te laisser porter par le vent. Cela te semblait être une bonne idée. Sans plus attendre, ton corps changeait, pour devenir exactement cette même feuille que tu venais de lorgner. Tu laissais le vent te soulever, chantant dans ta caboche, à défaut de pouvoir le faire actuellement. Une feuille avec une bouche, cela se saurait. Ton escapade durait un temps et tu en profitais pour observer les paysages sous un autre angle. Une nouvelle sensation, jusqu’ici inconnue. Tu en avais connue d’autres, moins agréables. C’est alors que le vent décida de te jouer un petit tour. Tu t’envolais subitement, pris dans un tourbillon pour descendre tout aussi brusquement. Dans ta chute gracieuse pour une feuille, tu avais reconnu la tête sur laquelle tu allais finir.

Cette tête blonde, tu la côtoyais depuis un moment, à présent. Et tu l’adorais. Tu en sautais de joie mentalement. Tu te demandais comment ce crétin allait réagir à ta venue feuillesque sur son crâne. Allait-il te dégager ? Allait-il t’éviter ? Ou juste s’en moquer ? Tu en avais aucune idée, c’était là la surprise pour toi. Tu te posais délicatement entre ses mèches, le vent se faisant clément pour cet atterrissage. Etre une feuille, c’est bien un moment. Tu te laisses porter et cela s’arrête là. Le reste du temps, tu subissais. Comme par le passé.

What if I fall ? Oh, but my darling, what if you fly ?

©endlesslove.
F.L.Y : First Love Yourself, others will come later. [Ame-chou]
Invité
Lun 12 Juin - 14:28

ft. Papounet ♥

ft. Amebaka

「F.L.Y : First Love Yourself, others will come later.」
« Conforming to society's expectations is like a living hell.»

Comme un écrin qui prenait soin de conserver les quelques derniers délires d’un couple fougueux, lui n’avait que ses yeux pour se soustraire de sa monotonie. Le corps souple grinça, fit écho au vent qui se mêlait à ses quelques mèches dorées, soufflant un rire moqueur près de ses oreilles. L’une d’elle l’aperçut comme un sifflement, l’autre semblait presque sourde, abîmée par le poids du passé. Venait-il vraiment de perdre l’ouïe d’un côté ?

« Ce n’est qu’une question de temps
, lui avait-on rétorqué. »

Une question de temps ? Vraiment ? Comme il a été difficile de retrouver un semblant de forme ? Le félin se mouvait avec grâce et souplesse, toujours gracieux et pourtant si lourd. Handicapé d’une douleur encrée en lui. La sincérité que lui criait le vent à travers une brise qu’il n’était qu’un cas perdu. Une vive douleur imprégna le morceau de chaire encore vivant de son corps. Dévorante, il avait l’impression qu’elle était encore à vif. Il fit un pas en avant, l’alliage grinça faiblement, mais ne passa pas inaperçu à son ouïe bien trop développée. Qu’allait-il faire maintenant ? Maintenant qu’il ne serait plus jamais utile. Maintenant qu’il avait le droit de vivre. Maintenant qu’il était libre. Les orbes bleutés s’élevèrent jusqu’aux astres qui brûlaient en quelques étincelles blanchâtres le manteau sombre de la nuit. Le temps semblait arrêté, et la nuit se trouvait être chaude. Et pour peu, le blond ne semblait pas vouloir se poser et dormir en paix. Quelque chose semblait presque lui dire qu’il n’en aurait jamais le droit. Que même si la mort se décidait à le faucher, il reviendrait tatoué de la marque des ombres.

« Maudit…. »

Voilà donc les quelques mots qu’il s’évertuait à se répéter, il le savait presque trop bien qu’au fond de lui, c’est ce qu’il était. Une pauvre épave oubliée, martyrisée, et probablement maudite par les grands soins de ce fichu dieu mégalo. De sa main de chaire, le blond se massa le visage – autant éviter avec celle de métal, le connaissant, il se serait cassé le nez. Les quelques mèches dorées formèrent des arabesques au gré du vent, marqué au centre par un regard douloureux. Il aurait dû s’estimer heureux, il était en vie ‘lui’, d’autres n’avaient pas eu cette chance. Il ne se serait jamais douté qu’un jour des êtres comme des terriens seraient montés sur Ariesten. Comme un flash, un regard de biche aux longs cils avait heurté son cœur, trop naïf.  Son cœur battait encore son rythme effréné et sauvage. La passion était différente, et cette fois sans doute aucun, ses crocs et de par sa volonté, il tuerait cette femme.

Un nouveau soupir échappa à l’emprise de ses lèvres. Le regard s’arracha à l’emprise que ce ciel avait sur son moral. Le poignard de glace qui lui glaçait le sang, la poitrine, s’éclata et lui donna à nouveau la sensation de vivre à nouveau. Stupidement, il finissait par y croire, la tristesse envolée, ou simplement il avait juste enfermé cette colère, parce qu’il le savait, un jour ses crocs se planteraient dans la gorge de cette femme.

Les fantômes hantent encore, mais parfois, il faut savoir passer par-delà la frontière, voir au-dessus et avancer. Juste se reconstruire – voire simplement se construire – et s’animer d’une véritable vie éclairée. Pour cela, en avait-il seulement le droit ? Après avoir arraché des vies, détruit des familles, les mains couvertes de sang, il aurait juste fallu le soutenir à bras le corps faire abstraction de ce passé pesant pour lequel Ameraw n’avait pas eu le choix. Une cicatrice profonde qu’il ne cachait qu’avec un air benêt. L’animal laissa sa masse corporelle s’effondrer à même le sol, dos contre un arbre. Il ne savait comment il s’était retrouvé ici, mais la forêt avait le don de l’apaiser. Le sentiment de sérénité parvenait enfin à éteindre ce feu qui faisait battre le muscle dans sa poitrine, à tamiser l’angoisse qui explosait au fond de ses entrailles. Puis doucement, tout se détendit. Un frêle sourire tendit ses lèvres. Il avait la chance d’avoir une personne qui comptait pour lui. Une vraie, sans méfiance et sans trahison.

La cime des arbres répondait au vent par un chant feuillu. Les deux résonnaient dans la forêt comme un orchestre symphonique naturel, berçant peu à peu le félin doré. Puis une jolie feuille s’écrasa sur son museau. Il la renifla un instant, l’odeur, impossible à oublier, mais il préféra passer pour le crétin qu’il était – preuve de son incompétence à retourner se salir les mains à nouveau. Il lorgna le petit végétal marbré par des sillons épais. Un large sourire marqua ses lèvres.

« Mais ! C’est un signe du destin ! »

Un cri d’émoi ! Il caressa le dos de la petite feuille qui s’était après quelques gracieuses foulées, retrouvée sur le bout de son nez.

« Je vais t’appeler Fleurette ! »


Presque un mot d’amour s’y était infiltré dans cette exclamation, le destin ne lui était peut-être pas si maudit pour réussir à lui avoir rapporter son père droit sur lui.

F.L.Y : First Love Yourself, others will come later. [Ame-chou]
Invité
Mer 14 Juin - 20:31

Un signe du destin, croyait-il ? Tu restais feutré dans ta silhouette végétale, écoutant patiemment les mots de ton ami. Ah, à l’entendre, tu supposais que ce crétin avait deviné. Quelle feuille, par cette nuit, irait poser miraculeusement ses fe-fesses sur le nez d’un parfait inconnu ? Possibilités que cela arrive ? Tu n’avais pas calculé. Tu n’avais pas envie de jouer les stratèges ce soir. Uniquement de fuir une mauvaise nuit. Par contre cela, tu ne t’y étais pas vraiment attendu. Cet abruti était bien en train de te grattouiller, tu ne rêvais pas, là ? A quoi jouait-il ? Il voulait te faire onduler de la tige et te tuer de rire ? Sans sous-entendus, bien sûr. Tu poussais tes idées graveleuses dans un coin de ta caboche, retenant un rire mental et de te tortiller dans tous les sens, risquant de dénoncer ta couverture. Couverture cramée, te rappelais-tu. Fleurette… Tu ne pouvais te retenir plus longtemps et commençais à exploser de rire, récupérant d’une pierre de coup ton apparence originelle, finissant à califourchon sur les épaules de ton crétin d’ami.

Tu prenais un certain temps à calmer ton fou rire, tapotant le crâne de la tête blonde, les larmes aux yeux.

« Fleurette… Mais que t’es con bon dieu, Ame… ! »

Tu inspirais longuement, essayant de calmer les soubresauts qui te prenais, soufflant, un large sourire aux lèvres.

« Et dire que je voulais me foutre de toi, c’est plié ! »

Tu ne bougeais guère, te moquant de la position dans laquelle tu te retrouvais, qui pouvait laisser certains esprits, quelque peu perché, s’imaginer des choses. Tu secouais la tête, ravi, jouant avec les pompons de ton bonnet.

« Qu’est-ce que tu fichais ici, bêta ? J’étais bien moi, sur ton nez…. »


Tu gonflais les joues, enfantin, décidant finalement de te dégager du colosse d’un bond gracieux, finissant en tailleurs face à lui, le détaillant. Quelque chose… Ne tournait pas rond. Une chose, au plus profond de toi te le disait. Ame, tu le connaissais depuis un moment, maintenant. Tu étais un peu son ami, son frère et son papa-poule. Toujours là pour lui, toujours à l’écoute et toujours présent pour panser ses plaies. Physiques comme psychiques. Tu faisais une petite moue à cette idée, commençant à te faire un vague mouron. Pourquoi irait-il mal, ton ami ? Tu n’aimes pas cela. Cette impression qui te siffle que quelque chose coince. Un sentiment non naturel, une intuition ? Tu ne savais guère. Tu te contentais de lui tirer les joues, le tripatouillant dans tous les sens, rigolant bêtement. Une façon de masquer ton inquiétude naissante. Tu restais un moment stoppé dans tes mouvements, tenant une mèche de la tête blonde, l’air perdu.

« Meh, un truc ne va pas, andouille ? Cela ne te ressemble pas de venir ici ! »

Tu prenais une pause, frappant dans la paume de ta main, soudainement surpris.

« Ou alors tu as trouvé un truc magique et tu ne veux pas me le dire, c’est cela ?! »

Que tu es con, Ariël. Il n’y avait qu’avec lui, où tu te laissais aller de la sorte. Il fallait bien que tu décompresses toi aussi. A ta manière.

What if I fall ? Oh, but my darling, what if you fly ?

©endlesslove.
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