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[Mission | Le Lac aux Larmes] Lacie & Diosa - Les Enquêtrices d'Ariesten: Épisode 1
Invité
Dim 14 Mai - 19:16
Le Lac aux Larmes
Diosa & Lacie

Comme chaque jours, tu vas dormir entre la période d'Or et de l'Or-Evoir. Tu as ton petit rituel à présent. Tu sais très bien ce que tu fais. Tu peux vivre de jour et de nuit. Bien que la nuit soit plus courte, porter ton masque ne te dérange pas plus que cela. Ton masque est devenu vraiment important depuis notre arrivée. Peut-être l'objet le plus précieux que tu possèdes. C'est original. On peut s'attacher à n'importe quoi. Malgré tout, ce que tu préférais était de fermer les yeux et rêver durant des petites heures. À quoi rêves-tu ? Ton passé ? L'avenir ? Tu ne m'en parles pas tellement de tes rêves. Je me rappelle que c'était ce que tu aimais le plus.. avant... Tu te souviens de ton rêve de voir la forêt ? De l'eau à perte de vue ? Est-ce que tu continues à imaginer cela ?

Comme un coq le fait durant ses beaux jours, un cri te réveille en sursaut. Déjà l'heure de se réveiller ? Un cri de panique. Une voix trouble comme un homme ivre. Ivre par l'alcool ou bien de panique? Tu ne peux le confirmer au premier cri mais ceux qui suivent se rapprochent du tuyau géant te servant de maison. Tes paupières sont très lourdes et ton cerveau pas encore en place mais tu comprends directement que quelque chose ne va pas. Le sentiment de peur te monte au cœur et te fait un peu souffrir. Quelque chose va venir détruite ta maison ? Pourquoi est-ce qu'un homme réveille tout le monde avec ses cris de barge ? On y comprend rien en plus !

Diosa – « As-tu vu comment tu parles ? Tu es vulgaire aujourd'hui, Prae ! »

Moi ? Vulgaire ? Un cri vient de te réveiller et tu es déjà si douce ? C'est insensé... Soit, je me calme. Probablement que mon énervement et les hurlements du Bourré empêchent les pensées de venir à ta petite tête encore ronde par le sommeil. C'est un peu stupide de ma part, je l'admets. Tu t'étires comme un chat. Tes yeux blanchissent, Diosa. Ton masque et ta cécité te font pâlirent les yeux. Encore une chance que je peux toujours rester plongé dans ton regard. D'une façon ou d'une autre, tes cheveux paraissent plus blancs avec cette « nouvelle couleur d’œil ». Une nuit interrompue te fait bailler encore plus fort que cet homme. D'ailleurs.. En parlant de cet homme. Ton oreille se tend vers les cris incessants. À cette allure, il a déjà dû réveiller une bonne partie d'Ariesten. Ta petite tête dépasse du tuyau géant. Comme on passe sa tête à travers une fenêtre. À la différence que tu n'as ni porte ni fenêtre. L'homme s'approche toujours autant paniquer. Qu'est-ce qui lui prend, à la fin ? Tu veux arrêter cela. Tu veux qu'il respecte les autres malgré la peur. Tu veux l'aider également, ton bon cœur t'oblige à l'aider. Après tout, tu étais réveillée pour de bon, impossible de se rendormir après tout ce vacarme. Sans t'en rendre forcément compte, tu descends de ta maisonnette et coupe le chemin à cet ignorant.

Diosa - « Ce que vous faites n'est pas juste, Monsieur ! »

D'où te vient cette phrase ? Tu te crois vraiment crédible avec ses vieux vêtements pour qu'un homme veuille écouter à ton petit discours ? Je te soutiens mais là je ne pense pas que ça mènera à grand chose. Quoique... tu auras probablement des informations sur ce brouhaha...
Oooh, je vois. Tu as vu cette phrase dans le journal. Les journaux, tu les aime bien. « Ils tiennent chauds », comme tu dis. Le justicier d'Ariesten en premier plan, tu l'admires un peu.. Mars, c'est ça ?  Il est un peu partout dans les journaux. D'ailleurs, tu apprends plus ou moins la langue grâce à eux. Forcément que tu as entendu parler de ce jeune homme. Tu tentes de faire de même avec l'homme ivre ? En t'arrêtant sur son chemin et lui en lui disant qu'il a tort de faire cela, tu veux faire une bonne cause ? Une nouvelle justicière ? Peu t'importe, tout ce que tu veux c'est arrêter cet homme. Tu ne dois pas être la première à être réveillée de toute manière mais tu ne veux pas pour autant qu'il continue dans cette quête. Monsieur l'Anti-Marchand de sable. Un beau surnom, non ?

Homme - « Mademoiselle ! Enfin quelqu'un qui daigne à m'écouter. Dieu soit loué ! Je.. *kffkoff*..  Une lumière.. Je jure avoir vu une lumière en rentrant chez moi ! Elle était au dessus du lac, dansant comme un fantôme. J'ai peur que cette lumière me hante à présent, aidez-moi ! »

Il continue à tousser, encore et encore. Crier autant doit lui avoir déshydrater la gorge. Sa voix  enétait cassé. Tu ne comprends pas tout à fait de quoi il parle ni même du sens du mot fantôme. Ta tête tourne un peu, tu ne tiens pas beaucoup sur tes jambes. Tu étais réveillée en sursaut et cela que depuis dix minutes ! Ceci peut expliquer pourquoi ta tête est encore toute retournée et ton insouciance face au « danger ».

Cela te rappelle un peu l'histoire de Papa. Le conte qu'il avait habitude de te raconter serait-il réel ? Pourtant, cette histoire date des années, impossible que personne n'est pas vu la femme aux larmes depuis. Dios avait vraiment vu cette dame ? Cette lumière blanche dansant sur le lac ? Ce conte est-il connu dans Ariesten ? Tu chuchotais ce conte, pas suffisamment fort pour que l'homme en face de toi l'entende mais qu'il comprenne que tu l'écoutes dans son délire. Comme un flashback te revient, papa entrain de te bercer, te racontant cette histoire que tu adorais tant. Tu te revois, petite, encore dans cette pièce sombre mais chaude par la lumière de ta bougie face à cette triste histoire.

« Élisabeth, une femme aimant son mari plus que tout était atteinte d'une maladie. Son mari, fou de tristesse voulait absolument gagner de l'argent pour sauver sa dulcinée. De jour comme de nuit, il s’acharnait sur ton travail afin de subvenir aux finances pour le traitement. Les sous manquaient et elle ne pouvait pas être hospitalisée dans une clinique spécialisée. Sa santé se dégradait à vue d’œil jusqu'à qu'elle disparaisse pour de bon... La tristesse touchait tellement le cœur d'Elisabeth qu'elle ne pouvait s'arrêter de pleurer... Ses larmes de la jeune Dame ont fait ce Lac. Le Lac des Larmes. On dit que son âme reste encore à danser au-dessus de cette eau. »

Dans ta langue, tout semblait plus clair mais dans celle d'Ariesten, l'argent.. tu ne connaissais pas ça et tu ne sais pas non plus que c'est la principale source de « vie » ici. Sans sous, tu ne peux rien faire, mais tu t'en sors très bien, crois-moi. Comment Dios connaissait cette histoire ? Comment savait-il qu'elle était réelle ? Tu es naïve, tu y crois vraiment à cette histoire. Mais c'est probablement quelqu'un qui a un gros coup dans le nez et qui raconte des bêtises afin d'avoir l'attention de X et d'Y. L'homme a même pas dit que c'était une femme mais une lanterne ! Je me demande qui est le fou ici, sincèrement.

D'un pas décidé, tu te diriges « tout droit », dans le vide. À la recherche du Lac. Une bonne façon d'être une enquêtrice de renom. Tu veux ton nom sur le journal également. Tu pourras le rajouter à ton rideau de journaux, si ça se trouve. Le lac, tu ne sais même pas où il se trouve. Tu regardes les panneaux sans trop comprendre ce qu'il y a écrit dessus. Tu cherches une grosse tâche bleue sur la carte. De toute façon, tant que tu t'éloignes de la civilisation, il y aura toujours un lac. L'anti-Marchand est reparti bruyamment. « Il aura été bruyant jusqu'au bout celui-là !* » Il ne t'a même pas dit de quel lac il parle... Il doit y avoir qu'un seul Lac ici, après tout. Tu te sens plus libre, malgré la nuit tu arrives à voir à plus de deux mètres, sans même une bougie ! La cécité t'aura aidé à développer ta vue dans le noir ? Bizarre.

Les arbres, les feuilles, le bruit de l'eau. Tes sens sont moins développer comparé à lorsque tu as ton fardeau de fer sur le bout de ton petit nez rond. Mais tu comprends que cette Élisabeth et ses larmes sont proches. Le lac, tu y es presque. Un miracle. Le nom de cette dame, tu l’appropries à celle d'une lumière blanche à présent, non à une Dame. L'histoire de Papa ne tient pas la route lorsque tu y penses. Pourquoi elle pleure tant, cette lumière ? La disparition de son corps lui faisait tant de mal que ça ? Elle était perdue ? Si jamais l'homme Ivre avait vraiment vu une lumière au dessus de ce Lac, Dios aurait raison ? Pwah ! N'importe quoi ! Je te jure Diosa, ton mental me joue presque des tours !

Tes yeux s’écarquillent, ils brillent. T'y es arrivée, avec un peu de mal mais tu y es. Tu cherches partout sauf autour du Lac... Lorsqu'enfin tu daignes à tourner la tête vers l'eau, tu aperçois une fille. Ton cœur s'emballe. Le conte de Papa était réel ! Attends... Quelque chose cloche. Certes, il y a bien une dame mais.. Elle ne brille pas ! Quoiqu'il en soit, ça doit bien être la fameuse Élisabeth. Tu ne vois aucune aura blanche mais quelque chose est différent chez cette dame de chez nous. Elle a des oreilles et une queue de « chat », comme tu dis. Un chat, c'est le seul animal que tu connais à fourrure. Tu le connais parce qu'en face de chez toi, il y a en a plein ! Tu en es certaine, cette dame c'est bien elle.

Diosa - « ÉLISABETH ? »

Ce prénom, tu voulais pas vraiment le dire. Après tout, papa a pu attribué ce prénom sans que ce soit le réel prénom de celle-ci. La « Dame-Chat », donc, devait te prendre pour une folle maintenant. Une idiote criant dans le vide. Tu t'approches un petit peu, d'un pas timide. Un petit sourire gêné pour avoir laissé échapper ce prénom. Ta tête laisse facilement deviné que tu t'excuses. Tu crains un peu qu'elle prenne peur et qu'elle disparaisse comme papa le disait. Un fantôme peut toujours se téléporter, pas vrai ? « Si quelqu'un a d'autre a pu voir cette dame, pourquoi est-ce qu'on voit pas Prae ? » Ton sourire persistes malgré tes pensées et ta maladresse. Je te trouve vraiment.. ridicule de penser que cette fille est la Maudite du Lac. Mais tu as l'air têtue sur ce coup-là.
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Mer 31 Mai - 23:00


LE LAC AUX LARMES
FT - DIOSA

Avant même qu'elle ait pu toucher leurs ailes brillantes comme du jaspe, les papillons de nuit qui virevoltaient autour d'elle s'envolèrent silencieusement et transcendèrent la profonde beauté nocturne du soir... abandonnant sur leurs chemin des poussières si scintillantes que tout œil y confondrait avec de la poudre de fée émanant depuis leurs membres déployés et ailés. Les hétérocères s'élevaient vers le ciel tandis qu'elle, jeune louve et simple créature terrestre, les regardait s'éloigner. Elle était là. Seule, en plein forêt adossée au pied d'un arbre, admirant ce triste ciel démuni de couleur à la belle étoile. L'impuissant sommeil ne parvenait pas à la conquérir, pourtant ses yeux rouges amarante commencèrent à perdre de leurs éclats, elle pouvait sentir ses paupières se faire rudement lourdes, presque pesantes, n'attendant qu'à ce qu'elle cède à la fatigue pour s’apaiser. Quitte à assouvir ses désirs de confort, elle préférait encore lutter contre l'épuisement pour se remémorer du temps passé avec eux ... Ces souvenirs qui s'amenuisaient chaque jour un peu plus, sombrant dans les méandres de sa mémoire.

Fort de ce constat, elle tâchait de supporter bravement la terrible solitude, mais, ces derniers temps, cela devenait de plus en plus difficile. Elle pouvait sentir le poison du désespoir s'infiltrer peu à peu dans son cœur souffrant imprégné d'un désir éphémèrement éperdu de s'évader ailleurs. "Ailleurs"... mais où ? Incapable d'apporter une réponse concrète à ses propres mœurs, elle-même n'en savait rien. Havre de songes qu'est la nuit où les étoiles sont allumées par ce vaste ciel noir, et moment idéal permettant une rétrospection sur soi, Lacie y avait réfléchi plus d'une fois à la question. Pourrait-elle un jour gagner sa liberté et briser les chaînes abyssales qui maintiennent en permanence son corps et son esprit prisonnier des tréfonds ténébreux ? Et s'il existait réellement un moy-- ... Inutile. Vaines sont les innombrable fois où elle avait tenté de forcer les portes de la liberté à s'ouvrir sans en posséder les clés et elle en est jamais parvenue à un résultat concluant. Pourtant, la jeune louve savait pertinemment que Dieu ne l'avait pas complètement abandonné à son sort. Un nom prononcé dans une prière muette puis subvenait un soupire exaspéré qu'elle venait de laissé échapper, sa fatigue était telle qu'elle venait à rompre le silence glacial qui régnait en outre sur les lieux. Cliché atypique de la princesse Raiponce des temps modernes, il n'était en rien flagrant de la comparer avec l'héroïne d'une histoire en manque de quelque chose même si toutefois une vertu plus alambiquée teint la vraie vérité, elle désirait simplement récupérer la liberté qui lui appartenait par le passé et qui lui avait été volé.

Détachant son dos de l'arbre d'un mouvement si fugace qu'il ne pouvait être feint, elle baillait bruyamment à s'en décrocher la mâchoire et, à force de somnoler passivement adossé à l'arbre elle pouvait sentir de désagréable douleurs musculaires parcourir le long de son corps. Elle tentait de les soulager en s'étirant exagérément les membres inférieurs en arrière d'un grand geste presque théâtrale, le buste bombé par l'inspiration, puis relâchait l'étreinte qu'elle s'exerçait sur elle-même. En une fois, elle chassait toutes les contractures qui menaçaient son bien-vivre. Pourtant soulagée de ses petits maux, ses oreilles de loup étaient de nouveau retombantes. Sous sa capuche l'expression de la louve ne trahissait rien d'autre que l'épuisement qu'elle disait ressentir. Ses yeux légèrement baissés semblaient auréolés de tristesse. Ses oreilles de loup d'ordinaire crânement dressées étaient couchées et sa queue dont elle tirait tant de fierté était recroquevillée contre elle. Qu'elle se remémorait sans cesse le passé avec tant de nostalgie prouvait qu'elle ne feignait pas son sentiment de solitude. Ses premiers pas modèrent le sol en direction du lac qui lui paraissait le plus proche... Bien qu'il serait plus approprier de dire que c'est l'unique lac à sa connaissance sur le terrain et elle n'en connaissait pas d'autre. Si elle avait volontairement choisie de s'y rendre, ce n'était sûrement pas à l'aveuglette, elle ressentait le besoin de reposer son esprit sous l'eau et refroidir sa démotivation qui tentait de bel à refaire surface.

À une dizaine de pas restant elle aurait pu entrevoir le bout du tunnel forestier mais étrangement elle ne les fit pas. Sa marche s'était interrompue lorsqu'elle cru apercevoir à l'instant une douce et faible clarté inhabituelle émaner depuis l'endroit où elle s'apprêtait à se rendre. Son instinct animal parlait instinctivement, elle reniflait l'odeur du lieu voisinage et, pour affiner sa déduction elle retirait délibérément d'une main hésitante sa capuche laissant alors paraître ses oreilles dissimuler. Pour le peu qu'il soit elle n'apprécierait pas que quiconque la surprend queue et oreilles dévoilées, même dans cette forêt qui est sienne sa vigilance ne retombait jamais à zéro, elle était la mieux placée pour savoir que l'homme ne connaissait pas la notion de la limite des territoires. Elle avait décidé de dévoiler au grand jour ses organes félins dans cette zone suspecte pour la simple et bonne cause que l'odorat ne lui suffisait pas pour chasser ce sentiment d'insécurité l'alarmant d'un potentiel danger, elle avait besoin de combiner ouïe et flair pour ajuster son intuition. A vrai dire, elle s'attendait à recueillir au moins des indices au cœur de l'intrigue mais rien de tout cela. Seul le bruissement des vagues remontait à son appareil auditif et elle ne détectait pas la moindre présence depuis son odorat. Ses sens feignaient qu'il n'y avait rien d’inhabituel or l'air du vent soufflait à son oreille qu'elle ne faisait pas fausse route et qu'elle avait raison de douter. Contrariée, elle grinça légèrement des dents et laissa s'évader un petit rictus amer. Pour sûr que ça ne l'enchantait pas le moindre du monde quand ses dons ne se révélèrent d'aucune utilité dans une telle situation alors que dans certains cas, ils pouvaient atteindre l'apogée de l'efficience. Plus futée qu'elle ne le laissait paraître, elle n'était pas sotte au point d'imaginer que le danger ne menaçait pas les environs et en est même arrivée à la conclusion que si elle ne rembobinait pas sa route dès l'or, sa découverte ne présageait de bien. Fuis, loin d'ici. Son instinct lui dictait de déguerpir aussitôt mais son esprit bien trop têtu l'empêchait de faire demi-tour. Son visage agité de tics nerveux et sa queue balancée de gauche à droite, branlée comme une balance mesurant l'étendue de nocuité trahissait son hésitation. Que faire ? Au final, sa curiosité bien trop imposante parvenait à départager le pour et le contre. D'un pas décidé elle s'avança, expulsant les derniers doutes qui tentaient d'influencer sur sa décision.

« ... Que ? » Les paroles de la jeune hybride figèrent l'air d'un instant.

Un rai de lumière troua l'obscurité, prise d'étonnement elle oublia presque de respirer. Ses pupilles brillèrent intensément dans les ténèbres, parfaite incarnation du prédateur examinant ses environs. Les oreilles auparavant dressées de suspicion furent maintenant baissées et une expression légèrement renfrognée vint remplacer son scepticisme. Ses yeux qui étaient irisés de méfiance quelques secondes plus tôt furent presque fermés, aveuglée par la source de lumière émanant depuis ce corps éblouissant planant aux dessus des eaux. Sur ses gardes, elle montra légèrement les crocs et lâcha un petit grognement. Lorsque l'aura irradiante s'atténua elle feint apercevoir la silhouette d'une ... fille ? Cette étrange lumière retraçant les traits pittoresques d'une humaine attisa toute son attention, sa curiosité avait raison d'elle. Elle s'avança d'un, deux, trois pas. Quand soudain ...

« ÉLISABETH ? »

Ses yeux s'agrandirent de surprise, elle ne put s'empêcher de frissonner et de retenir sa respiration. Tournant sa tête vers la voix qui l’interpellait Lacie se raidit et dévisagea la jeune femme d'un air ahuri. Elle était tellement captivée par le spectacle qu'elle n'avait pas senti la présence de cette dernière. La louve grimaça de frustration, indignée ne pas s'être perçue plus tôt de cette odeur empestant l'homme qu'elle abhorrait tant. Méfiante à l'égard de celle-ci, son expression se renferma et ses cils, quant à eux s’épaissirent. «Elisabeth» ? Avait-elle une tête à s'appeler Elisabeth ? À voir la jeune inconnue s'avancer vers elle, la louve se hâta de reculer. Elle claqua des dents et sa queue s'hérissa.

« Je ne suis pas Elisabeth. » Grommela-t-elle d'une petite voix ferme, avant de pointer du doigt la silhouette flottante au dessus du lac. « C'est sûrement elle, là-bas. »


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